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Apprendre le piano par les chansons, interview de Cécile Emery

Les deux volume de la méthode Apprendre le piano par les chansons

La méthode Apprendre le piano par les chansons, en deux volumes

Voici une interview réalisée au salon Musicora 2017 de Cécile Emery, co-hauteur de la méthode Apprendre le piano par les chansons.

Cette méthode est particulièrement intéressante pour former l’oreille harmonique, apprendre à accompagner des chansons, se former globalement sur la musique en apprenant le piano. Elle est extrêmement complète sur les différents aspects musicaux et se base sur un répertoire très varié, allant de la musique de film à Schumann, en passant par la variété ou les chansons de répertoire traditionnel français et populaire. Elle s’adresse aux enfants (à côté de la méthode traditionnelle), ainsi qu’aux adultes débutants (ou reprenant) le piano et souhaitant se former musicalement sur des bases solides.

Je vous laisse découvrir…

Prochainement la transcription la texte de la vidéo ci-dessous.

NoteWorks, une application pour les petits et grands geeks musiciens

De nombreux enfants et adultes butent sur la lecture de note de partition, et prennent ça comme un pince-homme. Les parents ont bien du mal à motiver leurs enfants et à les aider, ne sachant pas eux-même lire les notes. Ceci est bien compréhensible, car la lecture solfégique est un processus qui demande une gymnastique au cerveau particulièrement contre-nature et couteuse en énergie. Alors on trouve toujours une bonne raison de repousser à plus tard son entrainement.

Je suis une grande fan d’application téléphone. Je trouve que pouvoir réviser quelque chose de n’importe où n’importe quand, dans un temps “perdu”, est vraiment intéressant alors que nous manquons tous tant de temps. J’ai déjà parlé de l’application NoteRush sur ce site, et vous avez été nombreux à apprécier. Et bien en voici une autre bien rigolote.

Avec cette application il n’y aura plus d’excuses, à part celle de ne pas avoir de SmartPhone ou de tablette. En effet, on la trouve à la fois sur l’Apple Store, et sur Android (par Google Play ou Amazon).

Application lecture de note

Icône sur tablette

Il s’agit de NoteWorks. Une application conçue comme un petit jeu vidéo, très conviviale et comportant de nombreux réglages qui permettent de l’adapter à tous les niveaux entre 0 et 7 ans de piano.

Une interface joyeuse et attractive :

En effet, une petite musique de fond guillerette vous accueille dès l’ouverture et vous met déjà dans une ambiance ludique. Elle est très colorée et un petit personnage croque les notes si vous avez donné la bonne réponse, ou qui les laissent aller “se brûler les ailes du coté gauche” si vous avez fait une erreur. Les enfants adorent, de 7 à 77 ans ! Un système de point et de niveaux permet d’évaluer son avancée, et de motiver les personnes attirés par une idée de performance.

Un intérêt bonus pour les plus avancés :

On entends également le son de la note sur piano à sa bonne octave (hauteur) juste après avoir répondu, ce qui présente l’intérêt pour les élèves plus confirmés de travailler leur oreille et notamment de vérifier la justesse de leur écoute interne.

Pour les débutants, cela peut certainement aussi les habituer aussi à ne pas concevoir une note sans notion de hauteur de son, ce qui est souvent le cas dans un apprentissage classique de la lecture de note.

De nombreux réglages :

21 Niveaux :

Les niveaux de 1 à 6 sont sans altérations. La progression se fait en écartant progressivement la zone travaillée, en commençant par un empans (une zone) de 5 notes. On a le choix d’apprendre les clés de sol et de fa de manière séparée, ou ensemble en partant du do centrale entre les deux portées et en écartant petit à petit. L’application peut donc suivre parfaitement une progression classique employée par la plupart des professeurs. A partir du niveau 7, se rajoute des altérations (les dièses et les bémols pour les touches noires), et toutes les tonalités majeures et leur relatifs sont passés en revue. Mais les altérations sont notés uniquement à l’armure (à la clé), donc on se retrouve bien en situation réelle de jeu comme face à une partition. Et ça, c’est d’un grand intérêt !

 

Une application modulable

Les préférences

 

Préférences (réglage généraux) :

  • Quatre clés proposées : Les clés de sol, fa, les deux assemblées dans la “grande portée” du pianiste (mais attention, uniquement sur tablette pour des questions évidentes de place sur l’écran) et les clés d’ut 4 et ut 3 (des clés utiles pour d’autres instruments que le piano ou pour les niveaux avancés chez les pianistes, notamment pour la transpositions rapide d’un morceau).
  • Trois façons de répondre : avec un clavier, ou les notes écrites en toute lettre selon le système français do ré mi etc ou international C D E etc. On a la possibilité de répondre par des notes altérées.
  • Elle peut aussi s’adapter à quelqu’un qui connait déjà ses notes et qui veut juste accélérer sa vitesse de lecture.
  • Bien que le concepteur soit anglophone d’après ce que j’ai compris, il est possible de régler la langue en français ou 11 autres langues. Délicate attention tout de même.
Interface sur Smart Phone

L’interface sur Smart Phone

Réglages des jeux :

Chaque partie peut avoir accès à différents réglages plus poussée comme :

  • La vitesse de présentation des notes. Quatre vitesses possibles
  • Avec aide ou sans aide. Si l’on met trop de temps à répondre, la réponse est indiquée en vert. Cela permet de rester dans une dynamique de lecture, sans se focaliser sur une note qui bloque.

 

Visuel de NoteWorks sur tablette

Interface sur tablette

 

Intérêt pour les parents et professeurs :

Cette application permet également d’ouvrir plusieurs sessions pour plusieurs joueurs. C’est d’un grand intérêt pour les enseignants qui peuvent donc garder la progression pour chaque élève d’un cours à l’autre sans être obligé de perdre du temps à modifier les réglages. Un grand avantage également pour les parents de plusieurs apprentis musicien.

 

En ouvrant NoteWorks

Jeu en fonction de la progression ou réglage ponctuel.

Et sinon, on peut créer également un “jeu sur mesure” à n’importe quel moment sur la session en cours pour un musicien qui passe par là de manière ponctuelle ou si l’on veut soit-même essayer un autre niveau que celui en cours.

 

Un regret :

Un seul regret pour moi, est qu’il manque la lecture des notes à plusieurs lignes supplémentaires sur la grande portée. En effet, sur ce mode de jeu, les notes ne vont pas plus loin que le si en dessous de la clé de fa et le si au dessus de la clé de sol. Mais ce défaut est largement compensé par le fait que le mode de jeu pour les clés seules vont jusqu’à 3 lignes supplémentaires au dessus et en dessous. Donc il est tout à fait possible de s’entrainer tout de même pour ces notes souvent négligées.

Une application ludique pour apprendre les notes de musique

Icône sur téléphone

Bref, je pense que vous avez compris maintenant les atouts de cette application que vous pourrez acquérir pour quelques euros. Je l’adore, comme tous les outils actuels qui peuvent nous faciliter l’apprentissage et nous rendre les choses ludiques.

Si cet article vous a intéressé, vous m’aiderez beaucoup en le partageant sur les réseaux sociaux. J’aimerai pouvoir atteindre le plus de monde possible pour informer, enseigner et partager sur la musique et le piano.

La formation musicale en conservatoire, interview de Didier Courty

Comment enseigner la formation musicale, chanter et entendre juste, l’oreille absolue et relative, enseigner le rythme et la lecture de note. Autant de questions cruciales pour tout enseignant ou étudiant en musique. Je les pose à mon professeur de formation musicale au CRR de St Maur des Faussés.

Didier Courty est un enseignant qui sait se poser des questions et qui se donne beaucoup pour ses élèves. J’ai énormément de considération pour lui, car je lui dois beaucoup. J’ai enfin compris l’intérêt du “solfège” au cours des années passées dans sa classe. Il sait rire, plaisanter, ou se fâcher quand il faut secouer le cocotier. Mais surtout il donne du sens à sa matière avec un lien constant entre la théorie, l’écoute des oeuvres et l’instrument pratiqué. Il a une vision globale de la “formation musicale”.

Vous trouverez plus bas des liens vers les ouvrages cités, ainsi que des références que j’ai jugé utile.

Bonne écoute ! et abonnez vous à la chaîne Youtube pour être tenu au courant des prochaines publications de ce type !

La méthode de référence pour plusieurs générations d’étudiants :

 

Le livre de lecture de note de Michel Ricquier :

 

La méthode de Marie-Claude Arbaretaz :

 

Une interview pour découvrir Marie-Claude Arbaretaz, la musicienne derrière la pédagogue.

Interview d’Alain Stoffen du jeu Drôles de Notes

Voici aujourd’hui une interview d’Alain Stoffen qui nous parle de son super jeu de cartes Drôles de Notes, pour apprendre les notes de musique en s’amusant en famille. Cette entrevue a été réalisée au salon Musicora en avril 2017. Je m’excuse par avance pour la mauvaise qualité de la prise de son. Je ne savais pas à ce moment là comment faire mieux… Pour découvrir le jeu.

Transcription texte de la vidéo :

Marie-Cécile 

Bonjour Alain Stoffen. Je suis très contente de te retrouver aujourd’hui à Musicora. On est accueilli par le stand Qobuz aujourd’hui. Donc merci beaucoup Qobuz.

Je voudrais qu’on parle un petit peu de ton jeu, parce que j’en ai déjà parlé sur mon blog. J’ai fait un article que vous pouvez retrouver sur https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/apprendre-a-lire-les-notes-en-samusant-en-famille/.

Pour présenter un petit peu ton jeu, j’aimerais que tu en parles. Comment t’ais venu cette idée de faire un jeu de société sur l’apprentissage des notes ? Quel a été ton but ?

Alain

L’idée de faire un jeu de société forcément c’était pas difficile à comprendre, parce que je sors d’une famille où on a une culture de jeux de société. Donc depuis tout petit, à chaque fois qu’il y a une réunion de famille, on est autour de jeux de société la plupart du temps. On passe des soirées absolument inoubliables à enchaîner des parties endiablées.

Et comme ça fait très longtemps que j’enseigne le piano, et forcément comme tout prof on a tous constaté que le solfège n’est pas forcément ce qui fait sauter de joie les enfants et même les adultes.

Ça fait très longtemps que moi, ce qui me tient à cœur en tant que prof, c’est de proposer une pédagogie où le plaisir est vraiment central. Donc forcément plaisir, jeu, solfège ça a fait un mélange dans ma tête. Et puis assez rapidement j’ai commencé à développer des petits jeux ludiques pour apprendre le solfège de façon sympathique.

Dans la foulée, petit à petit, je suis arrivé à dire « Maintenant je vais faire un jeu de société, mais un jeu de société où le jeu est tellement sympa, où les gamins sont tellement éclatés et pris par le jeu qu’ils en oublient l’apprentissage du solfège, et que l’apprentissage se fasse naturellement. »

Et c’est vrai que comme la majeure partie de mes élèves adorent jouer, adorent faire des petits boogies, des petits morceaux sympas, apprendre l’improvisation. Mais dès qu’il faut lire une note, c’est vraiment la croix et la bannière.

Du coup pour moi ça a été évident. Il fallait absolument un outil en premier pour justement apprendre à lire les notes. D’où « Drôles de Notes ».

Marie-Cécile

Voilà, donc le jeu s’appelle « Drôles de Notes », tu viens de le dire. Il est conçu pour apprendre la clé de Sol et la clé de Fa, jusqu’à 2 lignes supplémentaires il me semble.

Alain

Voilà c’est ça. En Clé de Sol on part du Do donc première ligne supplémentaire en-dessous de la portée que la portée jusqu’au Do deuxième ligne supplémentaire au-dessus de la portée.

Et en Clé de Fa, c’est pareil, c’est-à-dire qu’on part du Do deuxième ligne supplémentaire en-dessous de la portée, jusqu’au Do première ligne supplémentaire au-dessus de la portée.

Donc déjà à partir du moment où les enfants maîtrisent parfaitement ces notes-là, ils ont déjà un énorme confort. Et c’était le but du jeu.

Marie-Cécile

C’est un jeu où on a plusieurs niveaux de difficultés. C’est ça qui est l’avantage. On n’est pas obligé de déjà savoir lire ces notes. Au contraire, on apprend avec le jeu, progressivement, je crois que le premier niveau il y a 5 notes ?

Alain

Oui 5 notes. C’est-à-dire que pour moi le challenge était double.

Je voulais quelque chose qui soit extrêmement ludique, mais en plus je voulais aussi que les gens qui partent de zéro puissent aussi apprendre en partant de zéro.

Parce que c’était important.

Et en plus, ce qui est encore plus important, comme c’est un jeu, un outil pédagogique que j’avais destiné pour les familles, il fallait que les parents, que les grands-parents puissent aussi jouer. Et là plupart du temps, l’objection des parents c’est « Oui oui je veux bien mais je ne connais rien à la musique. Donc du coup je peux pas aider mon enfant. »

Alors que moi je voulais absolument que les parents puissent accompagner leurs enfants, ou pour les grands-parents leurs petits enfants dans cet apprentissage de la musique. Donc il fallait qu’ils puissent aussi, même s’ils partaient de zéro, prendre en main le jeu.

Parce que l’adulte dans le jeu va voir « le rôle de pédagogue ». C’est lui qui va guider l’enfant. Et comment faire en sorte que les parents puissent guider l’enfant s’ils ne connaissent pas la lecture des notes ?

Donc du coup on part à zéro. Il y a 4 niveaux d’apprentissage.

On part avec 5 notes au départ, aussi bien en Clé de Sol qu’en Clé de Fa.

En plus dans le petit manuel pédagogique qui accompagne le jeu il y a des anti-sèches. Donc au départ on peut tricher et utiliser des anti-sèches.

Ce qui est très sympa c’est que le « Drôles de Notes », on enseigne des petites parties qui sont très courtes, très dynamiques, très vivantes.

Il suffit de 2 ou 3 petites parties qui peuvent durer 2 ou 3 minutes, donc en 10 minutes on fixe très rapidement les 5 premières notes, on n’a plus besoin des anti-sèches, aussi bien pour les enfants que pour les parents. Après ils peuvent partir vraiment dans des petites stratégies du jeu.

Le but du jeu, j’ai avantagé les enfants, parce que les dés sont un peu pipés dans le sens où les enfants, dans le jeu, vont disposer de certains atouts dont ne disposent pas l’adulte. Du coup c’est pratiquement tout le temps l’enfant qui va gagner.

L’idée pour l’enfant, le but pour l’enfant, c’est de flanquer la super pâtée à l’adulte. Et ça ils adorent. Donc du coup ça c’est l’aspect motivation.

Marie-Cécile

Ça je confirme ! Ils adorent !

Alain

Moi en fait, quand je joue avec mes élèves, ce qui est très drôle, c’est que c’est rare que je gagne. Donc du coup mes élèves trouvent ça absolument aberrant de ma part d’avoir créé un jeu en tant que prof, où moi en tant que prof je perds.

Ce qui est très drôle, parce que j’ai plusieurs petits élèves qui sont dans la même classe, et comme je l’ai dit, le but pour l’enfant c’est de flanquer la pâtée, la raclée, à l’adulte.

Le jeu est basé sur le même principe que le Uno. Donc on a un certain nombre de cartes, il faut s’en débarrasser le plus vite possible. Celui qui perd, donc forcément l’adulte la plupart du temps, va avoir un certain nombre de cartes et va, en fonction des cartes qu’il va encore avoir en main, avoir des points de pénalités.

Donc l’enfant va essayer vraiment de faire en sorte que l’adulte est un maximum de points de pénalités et pour ça il a des petites cartes bonus, des cartes maudites, avec lesquelles il va vraiment pouvoir alourdir les points de pénalités.

Et ce qui est très drôle dans mes élèves quand j’étais dans ma phase test, parce que pendant un an je l’ai testé pour pouvoir complètement le paramétrer, il y avait 2 gamins qui étaient dans la même classe, qui avaient cours le même jour. Donc moi avec mes élèves je joue toujours 10 minutes ou un quart d’heure en début de cours.

Leur idée c’était vraiment de dire « Tiens voilà toi hier t’as eu un cours avec Alain, tu lui as flanqué 800 points de pénalités, et ben moi j’en ai fait 950 ! » Du coup ils faisaient la course tu vois, à qui aller en fait me flanquer la plus grande raclée.

Marie-Cécile

Oui j’ai constaté aussi la même chose.

Alain

Après il y a des profs qui ont dit « Voilà il faut, pour les parents ou les profs, monter une cellule psychologique parce qu’on fait que perdre ».

Mais en fait l’idée, en tant qu’adulte, en tant que prof, il faut jouer le jeu parce que ça permet vraiment de faire en sorte que les gamins sont tellement pris par le jeu, qu’ils vont développer en permanence des petites stratégies pour gagner, et en cherchant des petites stratégies, parce que ce jeu se joue à jeu ouvert.

D’habitude dans les jeux de cartes, on n’a pas le droit de regarder le jeu des autres parce que du coup on triche. Là on peut tricher parce qu’on joue à jeu ouvert. Donc tout le monde voit le jeu de l’autre adversaire.

Donc un gamin qui a envie vraiment de gêner l’adulte, de bloquer l’adulte dans son jeu, il va regarder les cartes qu’il a dans son jeu, il va regarder les cartes que l’adulte a dans son jeu, donc du coup en permanence, pour élaborer des petites stratégies, la gymnastique de lecture va être en permanence active. Donc il lit en permanence.

Du coup l’acquisition des notes se fait extrêmement rapidement.

Marie-Cécile

Oui, c’est vraiment un mode ludique effectivement. J’ai un petit Louis, si Louis tu me regardes, qui est très très très content de me mettre des points de pénalités à chaque fois.

Alain

Oui ils adorent !

Marie-Cécile

Voilà. Au tout début, les premiers cours, ils ne lisent pas forcément. Ils regardent juste la note. Mais en fait, petit à petit, ils sont obligés, quand ils apprennent le jeu, il y a une phase un petit peu plus tranquille où on n’est pas obligé d’utiliser toutes les cartes, les cartes maudites etc.

Donc on apprend petit à petit, et après on passe à quelque chose où automatiquement ils ont envie de savoir quel est le nom de la note, puisqu’ils sont obligés par le jeu lui-même.

Alain

Oui, c’est-à-dire que plus ils vont maitriser les notes, plus ils vont pouvoir élaborer des stratégies justement pour bloquer l’adulte. Et ça c’est vraiment l’élément clé de ce jeu.

C’est vrai que la pédagogie en tant qu’elle je l’ai développé depuis très longtemps. Après je voulais que le jeu soit tellement top et que les gamins soient vraiment pris par le jeu, soient motivés à fond, que développer la mécanique du jeu ça a été vraiment été la partie la plus importante parce que c’est vraiment ça qui donne le succès du jeu.

Aujourd’hui j’en ai vendu énormément et les retours sont super top. C’est vrai que tous les parents, tous les profs, tous les grands-parents, quand ils me contactent ils sont unanimes. Les gens adorent flanquer une pâtée aux adultes et en plus ils apprennent à lire les notes à une vitesse absolument incroyable.

Marie-Cécile

Oui c’est ça oui. Et donc ça peut être utilisé soit en cours, soit à la maison.

Alain

Oui. Initialement moi je l’ai créé comme étant un outil pédagogique à utiliser au sein des familles, parce qu’on joue soit un adulte contre un enfant, ou un adulte contre deux enfants, donc du coup en petit comité.

Mais c’est vrai qu’il y a beaucoup de profs qui l’utilisent au sein des cours. C’est vrai que quand on est prof particulier, forcément on est dans cette relation en tête à tête.

Marie-Cécile

Et on a un petit peu plus de temps aussi.

Alain

Voilà. C’est plus pratique. Après c’est vrai que quand on est cours d’FM, quand on a une classe devant soi, c’est un tout petit peu plus difficile à mettre en place.

Marie-Cécile

Oui tout à fait. Et ce jeu on peut le trouver actuellement par ton site ? On peut le trouver sur Amazon ? On peut le trouver où en fait ?

Alain

Le jeu est disponible sur le site http://droles-de-notes.com/.

Marie-Cécile

Très bien donc on le commande directement comme ça, on le reçoit par La Poste.

Alain

Ouais. Moi je traite les commandes en direct. Donc ça arrive chez moi, je passe tout de suite faire le petit colis, je le dépose à La Poste qui est juste à côté de ma maison donc c’est très rapide, et normalement, si vous êtes en France métropolitaine, vous avez le jeu sous 48H.

Marie-Cécile

Pour les francophones qui nous écouteraient, mais qui ne sont pas en France, pour l’instant c’est pas encore distribué à l’extérieur de la France ?


Alain

Si si. Ce qui est très bien c’est que je suis très copain avec les gens de La Poste et surtout celui qui s’occupe des comptes professionnels du coup il m’a très bien conseillé. Et les frais de port qui sont sur le site, qui sont de 5 euros, en fait c’est un prix unique pour toutes les destinations du monde entier. Parce que j’ai déjà eu des commandes d’Australie, du Canada, de la Guadeloupe, de la Martinique.

Marie-Cécile

Voilà donc aucun problème, n’importe où dans le monde on peut commander le jeu.

Alain

Exactement.

Marie-Cécile

D’accord. Très bien.

Merci beaucoup !

Alain

Merci Marie-Cécile !

Marie-Cécile

Et puis n’hésitez pas, c’est vraiment chouette, les petits enfants sont ravis de jouer. Ils cherchent des stratégies, ils regardent, ils inventent.

Moi je sais que mes petits élèves inventent même des nouvelles règles. J’en ai un qui, dernièrement, ne trouvait pas juste du tout que je n’ai pas droit aux cartes maudites. Alors il m’a obligé à prendre des cartes maudites.

Voilà ! C’est très très drôle.

Alain

Moi j’ai aussi un de mes petits élèves, et il est d’ailleurs sur une de mes vidéos sur mon site, parce que sur mon site il y a une page témoignages avec plusieurs de mes gamins, d’autres gamins, et des profs qui ont laissé leurs témoignages.

Et il y a un gamin notamment qui a, derrière mon dos, après il me l’a montré, il a créé un petit bouquin avec des dessins etc, qui explique, qui était destiné aux autres joueurs, où il apprenait toutes ces astuces et il voulait communiquer et partager toutes ses astuces pour gagner et pour tricher contre le prof. C’était « Le petit manuel du tricheur de Drôles de Notes » il l’avait appelé.

Marie-Cécile

Ah oui voilà, ça pousse la créativité.

Alain

Ouais, exactement. C’était le but.

Marie-Cécile

Merci beaucoup Alain et à bientôt !

Alain

Je t’en prie. À bientôt, tchao !

Les bases à connaître pour démarrer la lecture de rythme.

 

Pour jouer son morceau préféré, nous devons lire les bonnes notes oui… mais avec le bon rythme aussi ! Car il n’y a rien qui déforme le plus la musique que de fausser son rythme. Et pour cela, il est important d’identifier les éléments d’écriture d’une partition qui correspondent au rythme, comprendre le caractère rythmique global du morceau, et savoir exécuter les différents rythmes en faisant appel à sa mémoire. Il est clair que la première fois que vous voyez une cellule rythmique, vous ne savez pas comment elle doit sonner. Vous avez besoin qu’on vous montre. Mais une fois travaillée, vous pouvez la reconnaître et la reproduire.

Mais c’est quoi une “cellule rythmique” ?Confus

Alors pour que vous compreniez bien, il faut que vous distinguiez une valeur de durée, d’un rythme ou cellule rythmique.

  • Une indication de durée est la ronde, la blanche, la noire par exemple
  • Un rythme ou une cellule rythmique est un ensemble de durées assemblées pour former une sorte de “mot” rythmique.

 

Quelques exemples de cellules rythmique à connaitre :

Noire deux croches

Demi soupir croche

Croche pointée double noire

Mais il en existe beaucoup d’autres…

 

Dans cet article cependant, nous n’allons pas commencer les cellules rythmiques. Nous allons plutôt nous attarder sur la signification des signes qui nous indiquent le “contexte” rythmique d’un morceau. Ils ont souvent un point commun : des lignes verticales…

Deux plans de lecture du rythme :

Il est important quand on démarre de distinguer deux niveaux de lecture :

  • La mesure : vous devez apprendre à vous mettre dans un contexte d’appui tout 2, 3 et 4 temps. Cet appui est appelé temps fort.
  • Le temps dans lequel s’insère les différentes cellules rythmiques.

 

Voici ces deux éléments en détails.

 

Le premier élément rythmique global du morceau : la mesure.

Toute musique est composée rythmiquement d’appuis et de levées. Les appuis sont appelés les temps forts et les levées les temps faibles. Pour mieux comprendre, pensez à quand vous écoutez une musique entraînante, dansante. Vous avez en général envie de taper du pied à intervalles réguliers. Ces moments sont ce qu’on appelle les temps fort.

L’exemple le plus simple à comprendre est celui de la valse. Les danseurs posent leurs pieds tous les trois temps. La valse comporte une succession permanente de temps fort suivie de deux temps faibles. On a envie de compter 1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3 etc… Donc une valse va comporter des mesures de trois temps.

 

 

 

C’est également sur les temps forts que changent la plupart du temps les harmonies (accords) du morceau. Regardez et écoutez encore la valse de Chopin ci-dessus. A chaque basse n’avez-vous pas envie de taper du pied ou de hocher la tête ?

On doit donc savoir tous les combien de temps nous avons les temps forts avant de commencer à jouer. Pour cela on regarde les chiffres indicateurs de mesure.

 

Les chiffres indicateurs de mesure :

Pour connaitre le caractère global du morceau sur le plan rythmique et bien appliquer le rythme ensuite, il est fondamental de regarder cet élément en premier. Ils se trouvent toujours au début de la première mesure du morceau.

Chiffres indicateurs de mesure

 

Ils indiquent donc la contenance d’une mesure dans la partition. Et on peut en déduire le nombre de temps ensuite.

Pour bien comprendre ces chiffres, il faut comprendre que le chiffre du haut compte quelque chose, alors que le chiffre du bas est employé comme symbole.

le chiffre du haut indique “COMBIEN”…

le chiffre du bas indique “DE QUOI”…

…par mesure.

 

Je commence par le chiffre du bas pour faciliter la compréhension.

Chiffre du bas, un symbole :

  • Le chiffre 1 symbolise la ronde
  • Le chiffre 2 symbolise la blanche
  • Le chiffre 4 symbolise la noire
  • Le chiffre 8 symbolise croche
  • Le chiffre 16 symbolise la double croche

C’est à savoir par cœur et puis c’est tout ! Clignement d'œil

 

Remarque : vous n’aurez donc jamais en bas de 6 ou de 9 par exemple.

Attention  ! cette valeur trouvée sur le chiffre du bas n’est pas toujours la valeur du temps…

Chiffre du haut :

Il vous indique combien il y a de … (durée que vous avez trouvé au chiffre du bas) par mesure.

 

 

Quelques exemples :

Exemple chiffre indicateur

 

Dans ce cas, le 4 du bas représentant la noire, il y a l’équivalent en durée de 4 noires dans chaque mesure de ce morceau.

 

 

 

Exemple chiffre indicateur de mesure

 

Dans ce cas, le 4 du bas représentant la noire, il y a l’équivalent en durée de trois noires dans chaque mesure de ce morceau.

 

 

 

Mesure à 6-8

 

Dans ce cas, le 8 du bas représentant la croche, il y a l’équivalent en durée de six croches dans chaque mesure de ce morceau.

Dans ce cas précis ou le chiffre huit se trouve en bas, vous êtes dans la plupart des cas en ternaire et donc il faudra diviser le chiffre du haut par trois pour trouver le nombre de temps (article à venir). Donc ici vous aurez deux temps par mesures…

 

Je sais c’est pas évident ! Courage ! Sourire

Mais concrètement sur le papier c’est quoi une mesure ? c’est tout l’espace que l’on trouve entre les barres qui traversent verticalement les portées à espace régulier. Ces barres s’appellent logiquement les barres de mesure. Dans l’exemple ci-dessous, nous avons donc 8 mesures.

 

Barres de mesure

Les barres de mesure :

Les barres de mesure permettent plusieurs choses :

  • Visualiser d’un coup d’œil où se positionnent les temps forts d’un morceau, car ce sont tous les premiers temps qui suivent une barre de mesure.
  • Poser un cadre, une structure de lecture afin de la faciliter.
  • Quand on est à plusieurs sur des partitions différentes, d’indiquer plus facilement un endroit précis où reprendre lors de répétitions. En effet, on peut dire par exemple “on reprend à la mesure 6”, et tout le monde peut reprendre sans crainte de cacophonie.

Les rythmes eux-même :

La hampe :

C’est le trait vertical qui part de la tête de note vers le haut pour toutes les notes situées dans la partie basse de la porté ou vers le bas pour toutes les notes vers le haut. Ceci dans un esprit d’optimisation de l’espace entre les différentes portées afin de pouvoir en mettre un maximum par page.

Les hampes

Vous remarquerez que la note sur la ligne du milieu peut posséder une hampe vers haut ou le bas. Ce n’est pas une règle absolue cependant et d’autres éléments rentrent en ligne de compte.

Ces hampes donc permettent d’indiquer le rythme en y accrochant le crochet ou la ligature (voir ce mot plus bas) des différents types de croches.

Croches et hampes

Dans le cas de la blanche, c’est uniquement la tête de note qui la différencie de la noire. Voir la dernière note de l’image ci-dessous.

Hampes et ligatures

 

Une rondeRemarque : L’unique cas dans lequel une tête de notes est sans hampe est celui de la ronde.

 

 

 

 

Différents niveaux de valeurs rythmiques

les ligatures :

Cet élément est extrêmement pratique. Il apparait à partir des croches dans le tableau des valeurs ci-dessus. Une croche seule possède un crochet, mais dès qu’elles sont deux ou plus, ce crochet devient ligature. Il permet de :

  • repérer d’un seul coup d’œil toutes les croches (ou doubles ou triples croches) comprises dans un temps, et par là même de repérer ce temps. Dans l’image ci-dessous par exemple, on peut repérer trois groupes, donc certainement trois temps. Mais ce n’est pas toujours le cas, nous le verrons.
  • d’avoir un indice pour savoir si le morceau est en binaire ou en ternaire. Nous verrons cela dans un prochain article.

Ce sont donc les traits horizontaux et épais qui regroupent les hampes des croches entre elles, et par temps. Elles indiquent le degré de multiplication de la vitesse par rapport à la noire.

Les ligatures

  • Les croches ont donc toujours une ligature accrochée à leur hampe
  • Les doubles croches deux ligatures accrochée à leur hampe
  • Les triples croches trois ligatures accrochée à leur hampe
  • etc…

Dans l’exemple ci-dessus, les quatre premières notes sont donc des doubles croches, la suivante une croche (pointée mais je parlerai de cela plus bas), la suivante une double croche et les deux dernières des croches.

Attention ! la ligature est remplacée par un crochet lorsqu’une croche est seule dans le temps, quand elle est par exemple précédée ou suivie d’un silence !

Le crochet d'une croche

 

Les points, mais pas n’importe lesquels :

Un point situé à droite d’une tête de note est un indicateur rythmique. Il permet de prolonger la valeur rythmique d’une note. En effet, notre écriture musicale comporte un inconvénient. Avez-vous remarqué dans la pyramide des rythmes ci-dessus que lorsque qu’on passe d’une ronde à une blanche, puis d’une blanche à une noire etc… on double la vitesse ? Donc on passe de la vitesse 1 à 2 fois plus vite. Oui mais alors comment fait-on pour écrire quand on veut passer à 1 fois et demi plus rapide seulement ?

Et bien c’est là qu’intervient le point. Il prolonge la durée d’une moitié.

Une noire par exemple que l’on voudrait plus longue, pas autant qu’une blanche mais à “mi-chemin”, est une noire pointée.

Le point de prolongation

Attention, ils ne sont pas à confondre avec le point au dessus ou en dessous de la tête de note. Ce point là est une indication de ponctuation. Il indique que l’on doit couper la résonnance du son immédiatement après son attaque. C’est le piqué ou staccato !

 

Et bien voilà ! Bravo d’avoir lu jusque là ! Vous êtes prêt maintenant à lire les rythmes comme un champion. Si cet article vous a plu, je vous serais très reconnaissante de le partagez autour de vous.

Comment enrichir ses compositions ou improvisations au piano avec les renversements d’accord.

 

Je laisse aujourd’hui la parole à Bruno qui va nous expliquer comment varier et enrichir une succession d’accords au piano. Nous écrivant de Montréal au Québec, plusieurs expressions peuvent vous sembler étranges ou maladroites, mais c’est simplement comme cela qu’on parle outre-atlantique ! Et ça fait du bien un peu de voyager pas vrai ? Par exemple, on dit “la” doigté et non le comme en France ! Rire Merci Bruno !

 

 

Transcription texte de la vidéo :

 

Bien le bonjour!

Je suis Bruno du blog ComposerSimplement et je vous souhaite la bienvenue dans cette nouvelle vidéo!

Pour Marie-Cécile et le blog Apprendre à jouer du piano, j’ai décidé de faire une vidéo invité sur les renversements d’accords.

Il n’y a pas longtemps, M-C avait commencé à parler des intervalles et des accords à 3 notes. En même temps, je lui ai proposé de faire un article sur les renversements d’accords. Et elle a accepté, d’où la raison pourquoi je fais cette vidéo!

Qu’est-ce qu’un renversement d’accord? C’est une technique qu’on utilise pour modifier les accords pour les jouer différemment pour obtenir une sonorité différente et plusieurs de variétés pour les accords.

J’ai mon piano devant moi. Je mets mes écouteurs, tourne la caméra et je vais vous montrer c’est quoi un renversement d’accord!

Pour cet exemple, je vais utiliser un accord de Do Majeur. C’est vraiment très de base. Donc, la fondamentale est Do, la tierce est Mi et la quinte est Sol. On met ça ensemble et ça donne un accord de Do Majeur. Ce que je viens de vous montrer est l’état fondamental de l’accord. Quand on fait un renversement, il y a des notes qui sont jouées un octave plus haut ou plus bas. Dans cet exemple c’est Mi-Sol-Do, la différence est que la note de Do est jouée un octave plus haut.

Dans ce deuxième exemple, la note de Do et celle de Mi seront joués un octave plus haut. Donc, ça ressemble à Sol-Do-Mi. Et voilà! L’état fondamental, le 1er renversement et le 2e renversement.

Quand vous faites des progressions d’accords, c’est bon d’utiliser cette technique parce que ça va rajouter plus de variété parce que sinon, ça va toujours jouer la même doigté et ça va être monotone. Écoutez la progression que je vais jouer. C’est C-F-C-G (Accords de Do-Fa-Do-Sol). Mais avez-vous remarqué ma doigté? Elle n’a pas bougé! La fameuse technique de patte d’ours!! Quand je vous dis que ça rend la musique monotone! Je vais appliquer les renversements d’accords ici, mais sans trop bouger ma main. Et voilà! Quand vous faites des renversements dans vos progressions, ça rajoute plus de variété!

C’était ce que j’avais à vous présenter et oui, ça l’a été assez court! C’est sûr que M-C vous a montré les accords à 3 notes et les intervalles, c’est plus familier pour que je vous parle des renversements, surtout quand vous composez votre musique au piano! Mais ça peut s’appliquer dans d’autres instruments, comme la guitare par exemple, mais j’ai montré ça au piano parce que bon « Apprendre à jouer du piano »!! Aussi, parce que je trouve ça plus simple pour vous repérer au niveau des intervalles. C’est sûr que j’ai parlé seulement des accords à 3 notes, mais il existe aussi des renversements pour les accords à 4 et à 5 notes. Ça devient beaucoup plus complexe, mais en même temps, ça varie plus avec plus de couleur, mais malheureusement, mon but est de rester le plus simple possible et c’est pour ça que les accords à 3 notes sont toujours gagnants!

Donc, j’espère que vous avez aimé cette vidéo! Écrivez-moi vos commentaires en dessous. Je suis curieux de vous entendre sur les renversements d’accords. Est-ce quelque chose que vous utilisez beaucoup? Est-ce que vous composez votre musique avec ça? Écrivez-moi vos commentaires et ça va me faire plaisir d’y répondre.

Donc, c’était la vidéo « Les Renversements d’accords ». Je suis Bruno du blog ComposerSimplement et je vous dis portez-vous bien!

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Un exercice de base essentiel pour le rythme

Voici un exercice que je fais souvent faire dans mes propres cours de piano. Il fait travailler le passage d’une pulsation donnée à son double de vitesse, puis à son triple. C’est LA difficulté fondamentale de tout travail sur le rythme : changer de niveau de valeur rythmique de manière précise (comme passer d’un étage à un autre sur le tableau ci-dessous).

Les valeurs ryhtmiques

Les différents niveaux de valeurs rythmiques

Vous pouvez écouter en cliquant sur le bouton Play en haut à gauche, ou télécharger le MP3 en cliquant sur ce lien.

 

Voici la transcription texte du podcast :

 

Bonjour, c’est Marie-Cécile, du blog Apprendre à jouer du piano.

 

Je voulais vous enregistrer aujourd’hui le premier podcast consacré au rythme.

Je pense que je ferais souvent ce format pour le rythme, car c’est le format à mon avis idéal. Vous n’êtes pas encombré par l’image et vous pouvez vous concentrer sur ce que vous écoutez.

 

Ce premier exercice est un petit exercice que j’ai souvent donné quand je donnais des cours de formation musicale, qui est un exercice à faire sans partition, uniquement avec le métronome.

 

Donc vous prenez votre métronome, vous le réglez sur 50. Ce qui donne cette vitesse-là :

1—1—1—1—1

Vous augmentez le son pour pouvoir être bien dans l’écoute.

 

Comme à chaque fois qu’on travaille avec le métronome, moi ce que je vous conseille c’est de ne pas le regarder. Mais plutôt le mettre à côté de vous, ou derrière vous, ou avec votre main vous le mettez derrière votre tête. En tout cas, ne le regardez pas.

Parce que sinon vous risquez d’avoir envie de l’attendre. Il ne faut pas que vous cherchiez à attendre le métronome, sinon c’est vite insupportable et ce n’est pas le but.

Ce qu’il faut c’est que vous rentriez dans le même rythme que lui.

 

Un métronome ça s’accompagne.

C’est comme si vous essayez de prendre un train en marche qui ne va pas trop vite bien sûr, vous commencez à courir à côté de lui. Vous essayez déjà de vous mettre à la même vitesse de lui. Et après vous allez vous accrocher dessus.

Le métronome c’est pareil. D’abord vous allez l’écouter. Et puis vous allez essayer vous-même de frapper une pulsation ou de compter une pulsation à la même vitesse, en tout cas de faire un mouvement physique à la même vitesse que lui.

Tant que vous n’êtes pas capable vous-même d’être un métronome à l’intérieur et d’être à la même vitesse que le métronome extérieur, c’est même pas la peine de commencer quoi que ce soit comme autre exercice.

 

Voilà pourquoi souvent on conseille de compter, avant de partir, 2 temps, ou 4 temps.

Ce qui finalement correspond à une mesure entière.

On vous demande de compter 2 à 3 mesures :

  • Avant de partir dans un morceau
  • Avant de déchiffrer
  • Avant de faire un exercice
  • Avant de lire la lecture de notes

Il est bon de compter un certain nombre de pulsation avant de partir. Comme ça vous vous mettez vraiment dans le même rythme que le métronome lui-même ou que la pulsation qui est demandée.

Voilà donc ça c’était une petite introduction.

 

Pour cet exercice que je voudrais vous faire faire, vous mettez votre métronome à 50.

Vous l’écoutez bien. Vous rentrez dans le même rythme que lui. Au besoin vous balancez un peu à la même vitesse.

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que votre corps fasse un geste en même temps que le métronome pour que vous rentriez physiquement dans le rythme.

 

  • Maintenant je commence l’exercice. Vous allez dire 1 en même temps que lui.

1—1—1—1—1—1—1

 

  • Après, ce qu’il va falloir faire, c’est découper cette pulsation que vous donne le métronome. Ce tempo que vous donne le métronome. Vous allez le découper en deux. Vous allez créer un débit, une pulsation 2 fois plus rapide. Vous allez donc compter 1–2 dans chaque pulsation.

Mais attention, ne regroupez pas le 1–2 au début de chaque pulsation. Parce qu’il faut que l’on arrive à quelque chose d’aussi régulier qu’un métronome lui-même.

Ça donne donc ceci. Vous rentrez dans le rythme. Vous vous balancez. Ou avec votre pied vous tapez. Ou vous tapez dans vos mains.

1–2–1–2–1–2–1–2–1–2–1–2–1–2

Vous voyez, je suis régulière.

 

Évitez de faire 1-2—1-2—1-2—1-2. Ou alors 1—2-1—1—2-1—2-1.

Vous entendez, je ne suis pas régulière dans ce que je compte.

Donc c’est vraiment 1–2–1–2–1–2–1–2–1–2.

Là vous venez de passer à un débit, ou à une pulsation 2 fois plus rapide.

Ça va vous aider par exemple à trouver la vitesse des croches si votre pulsation est la noire.

 

  • La suite de l’exercice c’est de diviser maintenant la pulsation en 3.

Donc même principe, vous allez compter 1-2-3 dedans. Mais sans regrouper. En faisant quelque chose de régulier.

1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3.

 

Vous voyez, vous entendez, je ne dis pas 1-2-3—1-2-3—1-2-3—1-2-3—1-2-3—1-2-3.

 

Faites-le en même temps que moi.

On va recommencer. 1—2

1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3.

 

Rentrez vraiment dans ce 3.

Quand vous êtes à l’aise avec les deux, c’est-à-dire le fait de diviser le temps par 2 ou diviser le temps par 3, vous allez essayer de faire l’un et puis l’autre à la suite.

Si c’est la première fois que vous écoutez cet exercice, coupez ici, ce n’est pas la peine d’aller plus loin. Mais vous allez revenir plus tard et là vous le ferez en même temps que moi.

 

  • Maintenant que vous avez bien travailler le fait de diviser votre temps par 2 ou par 3, c’est parti pour mixer les deux. 1—2—3—4

1–2–1–2–1–2–1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1–2–1–2–1–2–1–2–1–2-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3.

 

Donc ça c’est un exercice que je donne souvent parce que c’est vraiment la base du rythme, d’être capable de diviser une pulsation par deux ou par trois.

  • Si vous êtes capable de diviser par deux, vous pouvez diviser par quatre ou par huit.
  • Si vous êtes capable de diviser par trois, vous êtes capable de diviser par six également.
  • Donc vous êtes capable de faire du ternaire, du binaire. Si vous connaissez ces mots vous voyez ce que je veux dire. Sinon ce n’est pas grave oubliez tout de suite ce que je viens de dire.

 

Voilà, faites régulièrement cet exercice et on en reparlera quand on parlera des rythmes de croches, triolets, quatre doubles, tous ces rythmes qu’il va falloir que vous appreniez.

Je vous souhaite une bonne après-midi, une bonne soirée, selon où vous en êtes et je vous dis à bientôt sur le blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com.

Au revoir.

 

Les accords de trois sons expliqués au piano

Que vous ayez toujours rêvé de trouver facilement des accords donnés pour accompagner une chanson, improviser ou composer, je vous montre dans cette vidéo comment vous y prendre pour vous entraîner. Il s’agit plus précisément des accords de trois sons en position fondamentale et serrée.

 

Voici la transcription texte de cette vidéo :

 

Bonjour et bienvenue sur le blog Apprendre à jouer du piano.

Aujourd’hui je vais vous faire une vidéo pour vous expliquer, face au piano, comment construire les accords.

Image non cliquable.

accords de trois sons au piano

 

Alors déjà, qu’est-ce que c’est qu’un accord ?

C’est à partir de 3 notes jouées en même temps.

  • Une seule note: c’est une note.
  • Deux notes: c’est un intervalle.
  • Trois notes: c’est un accord.

Les accords se présentent soit de façon écartée au piano. Si je vous joue ça, c’est la position écartée.

Accords en position écartée

Maintenant si je prends le même accord mais que je le ressers, donc le Do qui était là se retrouve là. Le Mi qui était là se retrouve là. Là il est en position serrée.

Accords en position sérrée

Ce dont je vais vous parler aujourd’hui, c’est des accords de 3 sons en position serrée. Puis on verra plus tard pour la suite.

 

À quoi ça sert de savoir construire des accords ?

Ça vous permet, si vous avez des partitions de variétés, avec la notation internationale, au-dessus des paroles, de savoir avec quoi vous allez pouvoir vous accompagner.

D’autre part, si vous jouez dans un groupe, on peut vous demander par exemple « Tiens tu pourrais nous jouer tel accord, l’accord de Do, l’accord de Sol à tel endroit ». Et si vous ne savez pas de quoi on vous parle, ça va être compliqué.

 

Comment on construit concrètement un accord ?

L’accord de trois sons, en général, en position serrée et fondamentale, va se construire d’abord sur une note fondamentale (1). Puis je saute par-dessus une touche, on a la tierce (3). Et je saute encore par-dessus une touche, ça me donne la quinte (5).

L'accord de do de trois sons

Alors pourquoi je parle de tierce ?

Parce que je parle de la première intervalle par rapport à la fondamentale, puis la quinte toujours par rapport à la fondamentale.

C’est ces deux intervalles qui vont construire l’accord quand elles sont jouées en même temps.

 

En position serrée vous avez des accords majeurs comme celui-ci.

 

Accord de do majeur

Et des accords mineurs comme celui-là.

Accord de do mineur

Il n’y a qu’une seule chose qui change, c’est la tierce. C’est-à-dire la note du milieu.

Si je vous donne quelque chose d’un petit peu plus écarté, d’un petit peu plus élaboré, ça donne ça en majeur.

Accord de do majeur en position écartée

Et ça en mineur.

Accord de do mineur en position écartée

Tous les accords entendus étaient les mêmes simplement là j’ai doublé les basses, doublé les notes.

Donc en position serrée, je suis comme ça, et il y a une seule chose qui change c’est la tierce.

C’est pour ça que je vais vous parler d’abord de la tierce parce que c’est vraiment ce qui donne la couleur à l’accord.

 

Qu’est-ce que c’est qu’une tierce ?

Je vous en ai parlé dans l’article précédent. Si vous ne l’avez pas encore lu, vous pouvez cliquer sur ce lien.

La tierce, c’est 1, 2, 3. Ça c’est une tierce.

Une tierce au piano

Je vais m’entraîner à les repérer un peu partout. Je fais exprès de prendre que les touches blanches pour le moment pour que ça vous semble plus simple.

Ça c’est une tierce majeure parce qu’elle est composée de deux tons. Pour l’instant ne vous embêtez pas forcément avec ce que je viens de dire sur les deux tons.

Moi je vais vous donner une manière très simple de construire ça. Il faut que vous fassiez attention aux endroits où il n’y a pas de touches noires entre les touches blanches.

Je vais partir des intervalles qui sont construites uniquement à partir de notes naturelles. Comme Do Mi, Mi Sol, Sol Si. Je ne touche pas du tout aux touches noires.

Pour bien que vous compreniez et que ce soit étape par étape.

Au-dessus, c’est une intervalle majeure parce qu’il n’y a pas de demi-ton dedans.

Là il y a le fameux demi-ton qui se trouve ici qui va raccourcir. Regardez, il n’y a que deux touches. Alors que précédemment y’en a 3.

Tierce naturelle mineur

Donc la première est plus grande dans le son que la seconde, puisque dans la seconde il y a moins de touches, moins de notes entre les deux notes.

  • La première est du majeur: 3 touches entre les notes.
  • La seconde est du mineur: 2 touches entre les notes parce qu’il y a le demi-ton à l’intérieur.

Vous pouvez vous entrainer vous-même chez vous à faire la même chose que moi, en partant de Do-Mi. Majeur, mineur, mineur, majeur, majeur, mineur, mineur, majeur.

Ça c’est uniquement si vous avez des notes naturelles sur les deux notes de la tierce.

 

Maintenant, si vous voulez transformer une mineur en majeur par exemple. Il faut l’agrandir. Je vous rappelle que majeur c’est plus grand que mineur, comme son nom l’indique. Donc du coup je vais me mettre sur la note noire, pour qu’il y ait bien 3 touches entre. Donc une tierce majeure à partir de Ré, c’est Ré-Fa dièse. Même si vous ne connaissez pas encore le principe des dièses, il faut que vous vous mettiez sur la touche noire qui est juste au-dessus.

Tierce mineur au piano

Inversement, si je suis sur du majeur. J’ai 3 touches. Je vais réduire l’espace entre mes doigts et là je vais aller sur la touche noire qui est juste à côté. Il faut bien se placer ici car sinon ce n’est plus une tierce mais une seconde. Donc je me mets là, et là c’est une tierce mineure.

Si je veux réduire une tierce mineure mais par le bas cette fois-ci. Je vais descendre ma basse et je vais aller sur la touche noire.

Attention, ça ne va plus s’appeler une tierce qui part du La. Ça va s’appeler une tierce qui part du La Bémol. Si je suis sur cette mineure-là, je vais descendre le Mi et ça va faire un Mi Bémol. Mi Bémol – sol.

Attention de ne pas l’appeler Ré Dièse-Sol, parce qu’à ce moment-là, Ré Mi Fa Sol, ça donne une quarte. On est d’accord, ça sonne pareil. Mais vous risquez de vous embrouiller. Il faut vraiment que vous l’appeliez Mi Bémol-Sol.

 

Maintenant si je passe à la quinte.

La quinte est beaucoup plus facile. Il n’y a pas de majeur ou de mineur. C’est une quinte qui est juste ou qui n’est pas juste. Tout simplement.

D’ailleurs on emploie véritablement le mot de quinte juste.

Ce qui est très pratique avec la quinte, c’est que si vous êtes sur touche blanche en bas, vous serez aussi sur touche blanche en haut. Si vous comptez bien, bien sûr. Il faut compter le bon nombre. 1 2 3 4 5, je suis sur la 1, et sur la 5.

Une quinte juste au piano

Et j’ai ma quinte juste à partir de Do. Si je vais à côté, toujours pareil, ça fonctionne. J’ai le même nombre de touches entre.

Il y a une seule quinte qui n’est pas bonne car elle est trop petite.

Je suis obligée de l’agrandir par la droite, c’est la quinte à partir du Si, pour les accords du Si.

La quinte juste à partir du fa

Ou par la gauche ici, c’est la quinte de La dièse ou l’accord de Si bémol. Ça ne s’appellera plus l’accord de Si.

La quinte juste en descendant du fa

Je suis partie exprès pour cette vidéo que de notes naturelles. Mais bien sûr, si cette quinte est juste et que je veux faire Do Dièse, l’accord de Do Dièse avec une quinte, je vais tout décaler sur les touches noires et ça va marcher aussi.

Donc si vous avez par exemple un accord de Mi Bémol à construire, vous vous mettez d’abord sur Mi et vous descendez tout sur les touches noires. Il y aura de toute façon le même nombre de touches au milieu.

Si je veux faire un accord de sol dièse, c’est pareil. Je cherche d’abord la quinte de sol, et je monte sur les touches noires. J’aurai le même nombre de touches.

Prenez bien le temps au départ. Quand vous aurez l’habitude vous le ferez directement.

 

  • Donc vous vous entrainez d’abord pour la tierce, d’abord en vous disant si c’est majeur ou si c’est mineur.
  • Puis après vous essayez de modifier une majeure en mineure ou une mineure en majeure.
  • Et puis après vous vous entrainez sur la quinte. Soyez attentif aux quintes justes.

 

Si vous voulez faire des accords, il vous suffira d’associer les deux.

  • L’accord de Do, parce qu’on les appelle toujours par la basse, c’est Do Mi Sol.
  • L’accord de Fa, je me mets sur Fa, je fais une tierce, puis une quinte. C’est Fa La Do.
  • L’accord de Ré, une tierce, et une quinte. C’est Ré Fa La.

 

La seule chose qui va changer entre tous ces accords-là, bien sûr c’est leur nom à la base, et leur qualification.

Ça c’est un accord majeur parce que la tierce est majeure.

Accord majeur

Ça c’est un accord mineur parce que la tierce est mineure.

Accord mineur au piano

La quinte ne change rien. C’est uniquement la tierce.

 

Voilà en gros vous savez comment construire des accords.

 

Bravo en tout cas d’être arrivé jusque-là. Si vous avez aimé cette vidéo, cliquez sur le pouce bleu.

Si vous voulez vous abonner, faites-le en dessous de la vidéo, et partagez-la.

 

À bientôt sur le blog !

 

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La base pour construire les accords au piano : Les intervalles (débutant)

Il est intéressant de savoir nommer une intervalle dans toute pratique musicale. Tout ce qui est nommé est plus facile à concevoir et à percevoir. Si vous voulez improviser ou même composer, vous allez avoir besoin de connaitre les accords (l’harmonie). Or un accord est l’association et la superposition de plusieurs intervalles. Si vous voulez travailler votre oreille, vous allez également avoir besoin de travailler chaque intervalle, car toute mélodie est la succession de plusieurs intervalles mélodiques. Pour la lecture, cette notion est également importante, car pour être un bon lecteur et lire rapidement on a besoin d’une lecture relative entre les notes.

 

Mais qu’est-ce qu’une intervalle ?

C’est une mesure de distance entre deux notes. Et on la détermine en comptant le nombre de nom de notes (do ré mi…) en partant de l’une pour aller à l’autre par mouvement conjoints (comme quand on récite l’ordre des notes). Ce sont les “briques”, les matériaux de base qui construisent les accords en musique.

Voici leur différents nom à connaitre pour les plus courantes :

La seconde, la tierce, la carte, la quinte, la sixte, la septième, l’octave…

Voici maintenant en détail les noms des différentes intervalles qui existent avec un exemple d’intervalle ascendante (montante):

Rappel : Deux notes conjointes, sont deux notes qui se touchent dans l’ordre des notes, comme sol-la. Deux notes disjointes sont deux notes éloignées d’au moins une note comme si-mi.

  • La seconde correspond à deux notes conjointes, comme par exemple ré et mi en montant : je compte ré et mi, ça fait 2.
  • La tierce correspond à trois notes. Elle saute donc par-dessus une note, comme par exemple mi-sol en montant : je compte mi, fa, sol, ça fait 3.
  • La quarte correspond à quatre notes. Elle saute par-dessus deux notes, comme fa-si en montant : je compte fa, sol, la, si, ça fait 4.
  • La quinte correspond à cinq notes. Elle saute par-dessus trois notes, comme ré-la en montant : compte ré, mi, fa, sol, ça fait 5
  • La sixte correspond à six notes. Elle saute par-dessus quatre notes, comme
  • La septième correspond à sept notes. Elle saute par-dessus cinq notes, comme
  • L’octave correspond à huit notes. Elle comporte comme point de départ et d’arrivée deux notes de même nom. Comme par exemple fa-fa à l’étage plus aiguë (à droite sur le piano).

La neuvième et la dixième existent, mais il n’est pas utile de s’y pencher pour le moment si vous n’êtes pas à l’aise avec celles ci-dessus.

 

Ce qu'il faut savoir avant de démarrer les accords

Image de Marc Biarnès

Passons maintenant à la pratique !

Comment trouver au piano l’intervalle entre deux notes :

Vous devez prendre le nom de la note de départ, la compter comme numéro 1, et énumérer le nom des notes (sans vous tromper de sens dans l’ordre des notes) jusqu’à arriver à votre deuxième note que vous compterez également. Par exemple : Fa-Si

 

Quarte au piano

Fa est le 1

Sol le 2

La le 3

si le 4

Vous avez compté quatre notes, comprenant la note de départ et la note d’arrivée. Il s’agit donc d’une quarte.

 

Des intervalles faciles à repérer au piano :

 

La seconde : c’est deux touches l’une à côté de l’autre.

Seconde au piano

 

L’octave : elle est composée de deux notes de même emplacement à un “étage” de différence sur le clavier comme dans l’exemple ci-dessous, fa-fa.

Octave au piano

La tierce : deux notes séparées d’une seule note.

Tierce au piano

Si vous ne savez pas encore lire les notes sur une partition, passez directement au chapitre “Comment repérer les intervalles à l’oreille”.

 

Comment repérer sur une partition les intervalles sans compter:

Il est intéressant de se pencher sur le graphisme de chaque intervalle dans les partitions. Cela va vous permettre de déchiffrer avec beaucoup plus de rapidité et de réflexes.

Rappel de vocabulaire : Je vais parler ci-dessous de deux “familles” de notes. Il y a les notes positionnées sur les lignes,

Notes sur les lignes

et les notes positionnées sur les interlignes.

Notes sur les interlignes

 

Graphisme des intervalles :

Les plus faciles à repérer :

Pour la seconde harmonique (les deux notes sont jouées en même temps), elle est assez facile à repérer, car elle a une petite particularité. En effet les deux têtes de notes sont collées les unes aux autres, et décalées au niveau vertical, bien quels soit accrochées toutes les deux à la même hampe (barre verticale indiquant le rythme de la note). Elle ressemble à deux cerises collées l’une à l’autre de manière décalée. Il s’agit donc d’une note sur une ligne et d’une autre sur un interligne.

Seconde harmonique

Pour la tierce il s’agira de deux notes positionnées sur une ligne ou sur des interlignes.

Tierce harmonique

Pour la quinte, c’est exactement comme la tierce, mais en sautant un étage, donc soit une ligne, soit une interligne.

Quinte harmonique

 

La septième, c’est exactement comme la tierce et la quinte, mais en sautant deux étages, donc soit deux lignes, soit deux interlignes :

Septième harmonique

 

Plus difficile à repérer :

 

Ce sont toutes des intervalles qui ont une note sur une ligne et l’autre sur une interligne.

Pour la quarte, vous aurez toujours une ligne en entre les deux notes.Quarte harmonique

 

Pour la sixte, vous aurez toujours deux lignes entre les deux notes.La sixte

 

Pour l’octave, vous aurez toujours trois lignes entre les deux notes.

L'octave

 

Remarque pour les intervalles dans une mélodie :

Vous prenez la première note, et vous procéder de la même manière que précédemment, mais en étant bien vigilant de ne pas vous tromper de direction dans l’ordre des notes. Par exemple do-fa en montant ne donnera pas la même intervalle que do-fa en descendant…

dans le premier cas c’est une quarte :

Intervalle médodique

et dans le second une quinte…

Intervalle mélodique descendante

Petit exercice pratique :

Entrainez-vous à nommer les intervalles entre chaque note ci-dessous. Par exemple pour commencer, do-mi tierce, mi-sol tierce, sol-do quarte etc…

Exercice trouver intervalles

 

 

Comment repérer à l’oreille les intervalles :

Il s’agit d’un travail de longue haleine, mais il vaut le coup, car il vous permettra au bout du chemin d’entendre dans votre tête une mélodie que vous lisez sur une partition. C’est le travail à faire pour toute personne qui n’a pas l’oreille absolue, mais qui veut arriver à entendre une musique et la reproduire sur le piano, ou lire une partition et l’entendre dans sa tête. Je suis dans ce cas maintenant parce que j’ai travaillé mon oreille par des exercices systématiques sur les intervalles.

Je ne vais pas rentrer trop dans les détails ici, mais je vous indique une des manières les plus efficaces pour commencer ce travail. Il y a bien sûr beaucoup d’autres méthodes possibles pour approfondir ensuite.

Pour apprendre comment sonne une intervalle, le premier pas est de partir de votre propre mémoire. Pour chaque intervalle, il faut associer une mélodie qui commence par cette même intervalle et que vous connaissez sur le bout de vos oreilles. Vous devez pouvoir retrouver cette mélodie n’importe où, n’importe quand. Je parle de thèmes de chansons très très connus comme l’hymne national de votre pays, Happy Birthday to you, un chant de noël ou quelque chose de très simple comme une berceuse de votre enfance. Du moment que pour vous c’est possible de vous la rappeler instantanément.

Voici quelques exemples dans lesquels je souligne les deux syllabes de l’intervalle recherchée :

  • Au clair de la lune pour la seconde,
  • A la clai-re fontaine pour la tierce,
  • Allons en-fants de la patrie, pour la quarte,

 

Mais il peut aussi s’agir du thème de Star Wars, si vous avez adoré cette série de film, et dont le thème commence par une quinte (pardon pour ceux qui ne lisent pas la musique… Yeux roulants) :

Quinte Star Wars

 

Ou, toujours pour la quinte, de “Ah vous dirais-je maman” de Mozart :

Quinte Mozart

 

Un repère très simple à retenir, si vous y êtes habitué, sont les différentes sirènes qui ponctuent notre paysage sonore urbain… Même si elles augurent souvent des événements bien malheureux, elles sont bien pratiques pour notre travail ici.

 

Un petit tour des sirènes d’urgence françaises :

Remarque rigolote : elles sont toutes construites sur le la du diapason ! Ecoutez !

Les pompiers pour la seconde, soit la-si :

 

Ici la sirène de police pour la quarteRire La-ré :

 

Ou le SAMU pour la quinte, la-mi :

 

Et pour finir ce tour des sirènes française, la gendarmerie pour la sixte, la-fa :

 

Bref ne prenez pas des thèmes qui ne vous disent rien à vous, mais plutôt ce qui vous parle tout de suite !

Mais je peux faire de la musique sans connaître toute cette théorie !

Oui, vous pouvez jouer de la musique à partir de partition ou de tutoriel en appliquant ce qui vous est indiqué sans chercher plus loin. Mais vous serez toujours dépendant de la partition, de votre mémoire gestuelle ou visuelle des touches pour jouer. Si vous n’avez pas de partition et que votre mémoire vous fait défaut, vous ne pourrez pas vous raccrocher à une compréhension et une écoute plus consciente de votre morceau. Plus vous comprenez de l’intérieur la construction de ce que vous jouez, moins vous aurez d’effort à fournir pour l’apprendre.

C’est un effort certain pour le moment, mais il vous fera gagner du temps à long terme… A vous de choisir en toute conscience ce qui vous convient pour ce que vous voulez faire au piano. Si vous voulez juste jouer un morceau facile effectivement ça n’est pas la pein. Mais plus vous voudrez apprendre des morceaux compliqués, plus ils seront intéressants et plus vous aurez besoin de les entendre de l’intérieur et de les comprendre.

A vous de choisir… Sourire

 

Petit détour en anglais pour les plus avancé d’entre vous :

Il est intéressant de remarquer qu’en anglais, une différence est faite entre les notes conjointes, les notes disjointes proches et éloignées.

  • Step est employé pour les mouvements conjoints.
  • Skip pour les mouvement disjoint d’une seule note, une tierce.
  • Et leap, pour les intervalles plus grandes que la tierce.

Il n’existe pas d’équivalent à ma connaissance en français pour ces trois termes et en tout cas pas dans le fait de distinguer les notes disjointes en tierce des intervalles plus grandes. Je trouve que c’est toujours intéressant de trouver des distinctions qui existent dans une autre langue que sa langue maternelle. En effet, il semble intéressant pour les anglophones de distinguer la seconde et la tierce, qui sont les éléments de base, des autres intervalles qui sont construites à partir des deux premiers. J’ai moi-même remarqué, que ça soit dans la formation de l’oreille, la lecture, ou l’étude des accords, que si vous n’êtes pas à l’aise avec les deux éléments de base qui sont la seconde et la tierce, le reste ne suivra pas. C’est pour cela que je vais particulièrement insister sur ces deux intervalles dans mes articles à venir.

 

J’espère que cet article vous a permis d’y voir plus clair dans la notion des intervalles. Si vous pensez qu’il peut aider d’autres personnes, partagez-le en envoyant le lien à cette personne. A bientôt !

Recherches utilisées pour trouver cet article :Jouer un chant avec les intervalles, Que donne lassociation simultanée de deux notes au piano?, LES PRINCIPAUX ACCORDS DU PIANO

Les 5 bases à connaître pour démarrer dans la lecture de notes

 

Pour bien comprendre la série d’articles à venir sur l’écriture de la musique, et ici en particulier l’écriture de la hauteur des notes, il est indispensable de connaitre les termes et notions qui vont suivre.

1-La portée :

Comme son nom l’indique, la portée “porte” les notes. Elle est constituée de cinq lignes, et de quatre interlignes. Les interlignes sont les espaces entre chaque ligne. Historiquement, on a commencé à écrire les notes avec une seule ligne, puis deux, et augmenté régulièrement le nombre jusqu’à cinq. Je ne sais pourquoi nous nous sommes arrêté à ce chiffre, mais il me semble être en tout cas issu du bon sens. Au delà, en effet, l’œil aurait de toute façon bien du mal à reconnaître une note sans la confondre avec une autre (voir plus bas).

Portée

2-Les notes :

C’est ce qu’on appelle de manière plus précise les têtes de notes. C’est-à-dire les cercles pleins ou vides (sans le trait vertical, appelé hampe) que l’on trouve “accrochés” dans les portées, comme des oiseaux posés sur des fils électriques. Ils indiquent la hauteur de la note et son nom.

Tête de notes

On écrit ces têtes de notes obligatoirement à cheval sur une ligne ou insérée dans une interligne. Il n’y a pas d’autres possibilités.

Ce qui donne 5 notes pour les lignes :

Notes sur les lignes

Et 4 notes pour les interlignes :

Notes sur les interlignes

Nous avons donc la possibilité d’écrire 9 notes par portées uniquement :

Notes interlignes et lignes mélangées

Ces notes correspondent à 9 touches blanches qui se suivent. Les touches noires sont indiquées d’une autre façon.

Mais c’est là qu’il y a un réel problème au piano avec cette façon d’écrire la musique ! Nous avons 52 touches blanches sur un clavier… Il nous reste donc 43 touches à “caser”. C’est là qu’intervient le système de plusieurs portées.

 

3-Le système :

Ce mot indique l’association de plusieurs portées regroupées ensemble pour être lues et jouées simultanément. On les repère en regardant à gauche les accolades ou lignes simples qui les relient. Il peut arriver dans les partitions d’ensembles de plusieurs musiciens de n’avoir qu’un seul système par page comme dans cette partition :

Système d'une page

 

Pour le piano il s’agit, dans la plupart des cas de deux portées assemblées par une accolade comme celle que vous voyez en bleu ci-dessous.

Système de portées de piano

 

Pourquoi deux portées ? Déjà parce ça nous permet de multiplier par deux le nombre de notes écrites, ce qui fait maintenant 18. C’est déjà mieux ! Mais vous vous en doutez, ce n’est pas fini. Il nous en manque encore 32.

Remarque : il peut arriver de parler de “grande portée” pour indiquer la même chose qu’un système. Je sais ce n’est pas simple…

 

4-Les lignes supplémentaires :

C’est ce qui va nous permettre de combler les manques des portées. Ce sont des lignes qui existent en permanence et qui encadrent les portées, mais restent invisibles pour plus de clarté. Car voici à quoi ressemblerait la portée pour 52 notes (en rouge les lignes de portées habituelles):

 

Grande portée de 26 lignes pour le piano

 

Il nous faut ici pas moins de 26 lignes !!!! Imaginez un peu la difficulté de lecture ! On a donc rendue invisibles les lignes noires sur l’image ci-dessus. Elle n’apparaîtront que si des notes se posent dessus, un peu comme l’homme invisible qui ne se révèle que lorsqu’il s’habille.

Remarques importantes:

  • A partir de deux lignes supplémentaires, et au delà, toutes les lignes se trouvant entre la note et la portée habituelle apparaissent à la verticale (voir image ci-dessous).
  • il n’y a qu’une seule ligne supplémentaire entre les deux portées rouges. C’est la ligne du do qui se trouve en face de vous sur le piano, le do 4 (voir image ci-dessous). Il n’existe donc que 3 notes différentes possibles dans cette zone du milieu.

Voici comment apparaissent les 15 notes situés sur les lignes supplémentaires :

Trois zones de lignes supplémentaires

 

Notez le visuel des 17 notes situées sur les interlignes dans ces mêmes zones :

Les interlignes supplémentaires au piano

Ce qui nous fait 32 notes supplémentaires qui, additionnées aux 18 dans les portées nous amènent aux 52 dont nous avions besoin. Nous avons donc maintenant comblé tous les manques.

Dernière remarque : le do du milieu avec une ligne supplémentaire peut appartenir soit à la clé de sol, s’il est collée à celle-ci, soit à la clé de fa, s’il est de même collé à celle-là comme ci-dessous.

Do du milieu ou do 4

5-La clé :

C’est ce qui indique le nom d’une note qui va servir de point de repère pour trouver toutes les autres. Il existe trois clés :

La clé de sol, qui indique où se trouve le sol avec la ligne qui passe au centre de sa “coquille d’escargot”. Elle est obligatoirement associée à la moitié aigue des notes (à votre droite sur le piano).

Point de repère sol

La clé de fa, qui indique où se trouve le fa avec la ligne qui passe entre ses deux points. Elle est obligatoirement associée à la moitié grave des notes (à votre gauche sur le piano). Gauche comme Grave.

Point de repère fa

La clé d'ut

Et la clé d’ut (do). Mais cette dernière n’est pas utilisée au piano. Vous pouvez donc l’oublier Sourire.

Petit truc pour mémoriser : la clé de sol ressemble à un S et la clé de fa à un F (avec les deux points comme les deux barres horizontales du F)

Type de partition le plus courant :

Voici donc à quoi ressemble un système ou une “grande portée” de piano :

Système type d'une partition de piano

La plupart du temps, la porté du bas est pour les notes qui doivent être jouées à la main gauche et la portée du haut pour les notes de la main droite.

 

Cas particuliers :

Mais il arrive aussi qu’une main s’échappe sur l’autre portée. Nous verrons plus tard comment ceci est noté.

D’autres fois, nous pouvons trouver deux clés de sol si les deux mains sont dans les notes aiguës (partie droite du clavier). Il faut s’imaginer alors avoir deux mains droites pour bien les positionner.

Portées piano deux clés de sol

 

Et nous pouvons trouver l’inverse, c’est à dire deux clés de fa si les deux mains doivent jouer dans les notes graves (la partie gauche du clavier). Nous avons alors deux mains gauches Confus.

Portées piano deux clés de fa

 

Important à retenir : Il n’est parfois pas facile de s’y retrouver dans tout ça, mais une chose ne peut absolument pas changer en revanche, c’est que la clé de sol est pour les notes aiguë et la clé de fa pour les graves. Alors qu’il n’est pas obligé que la clé de sol soit pour la main droite et la clé de fa pour la main gauche !

 

Et voilà ! J’espère avoir été claire et vous avoir rendu les choses simples pour comprendre les bases qui vont vous permettre d’aborder la lecture de note.

Si vous avez aimé, partagez !

Recherches utilisées pour trouver cet article :les 5 bases