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Comment trouver un tempo sans métronome

Comment trouver quoi ? … et oui, en effet peut-être que vous ne savez pas ce qu’est un tempo et un métonome, alors je vais définir d’abord tout cela. Si vous savez déjà de quoi je parle, allez directement plus bas à “comment faire concrètement”.

Le tempo est la vitesse du déroulé d’une musique dans le temps. Et comme toute perception du temps qui passe, elle est subjective. Vous pouvez vous lever un matin très en forme et avoir tendance à jouer plus rapidement qu’un autre matin ou vous avez “la gueule de bois”… 🙂 Vous pouvez aussi trouver plus rapide une musique un jour que le lendemain alors qu’il s’agit du même enregistrement.

Pour rendre objectif un tempo, on a inventé un outil : le métronome. Il indique un tempo à l’aide de chiffre qui correspondent au nombre de battement par minutes d’une pulsation (battement régulier qui sert de base pour la mise en place du rythme et qui est toujours sous-jacent à celui-ci). Vous pouvez voir cela au début des morceaux au dessus des premières notes sur les partitions. 

Visuel de l’indication de tempo au métronome.

Il peut arriver parfois qu’on ait une indication de tempo, mais pas de métronome sous la main. Cet instrument est très pratique, mais comme tout outil nous avons tendance à croire qu’on ne serait pas capable de s’en passer… Hors il est tout à fait possible de trouver un tempo par ses propres moyens, avec un peu d’entraînement bien sûr.

Comme tout élément musical, nous sommes capables de mémoriser un tempo en nous trouvant des points de repères, des éléments de comparaison qui nous sont personnels. Et il est donc possible de retrouver un tempo de 60, 90 ou 120 par exemple… sans métronome.

On parle souvent d’oreille absolue pour la capacité de retrouver une hauteur de note sans références. Hors il s’agit d’un entrainement plus ou moins conscient de la mémoire auditive. Il en est de même pour ce que l’on pourrait appeler par extension le “tempo absolu”. Tout cela n’est qu’une histoire de mémoire. Il s’agit de se créer des références faciles à ramener rapidement à la conscience et d’en déduire ce qu’on souhaite. Il suffit par exemple de mémoriser à quelle vitesse va telle ou telle oeuvre ou chanson connue pour retrouver une pulsation approchant de très près le tempo recherché. Voyons cela en détail.

Voici comment faire concrètement pour trouver un tempo :

Il faut chercher une œuvre, une chanson, n’importe quelle musique qu’on est capable de se rappeler et de se chanter à n’importe quel moment sans avoir à réfléchir. Je suis sûre que vous en avez ! C’est pas forcément des choses compliquées. Ça peut être tout et n’importe quoi du moment qu’il s’agit de quelque chose qu’il vous est impossible d’oublier.

Si vous êtes français par exemple, la Marseillaise notre hymne national est parfait pour cela : en effet cette chanson populaire est en général jouée à 60 à chaque appui.

“Allons enfants de la patri-i-e le jour de gloi-re est _ arri.”

Je vous ai indiqué les syllabes de ces appuis en gras pour que vous puissiez retrouver facilement et ne pas vous tromper (le avant le mot “arrivé” est une pulsation hors paroles).

Maintenant que vous avez la vitesse 60, il vous suffit de doubler pour trouver la vitesse 120, ou de taper avec votre pied sur chaque syllabe “-fants de la pa-tri”.

Il existe aussi une autre oeuvre assez connue qui n’est pas loin de ce tempo. Il s’agit du Boléro de Ravel. Cette œuvre est en général assez facile à retrouver de mémoire et ne varie quasiment pas de tempo. Il vous suffit de vous la chanter intérieurement et de battre la pulsation avec votre pied.

Il est préférable en général de prendre des marches militaires ou des musiques dansante ou entrainantes pour cela. Car celle-ci risquent moins de se laisser influencer par l’affect et donc les variations de tempi. Ah oui, pour les puristes en italien tempo au singulier devient tempi au pluriel… 🙂

D’autres exemples :

 

Une autre astuce pour trouver la vitesse 60 d’un métronome :

Regarder une trotteuse de montre, un chronomètre ou un minuteur électronique. Bref, tout ce qui peut vous indiquer les secondes. Et comme il y a 60 secondes dans une minute, vous aurez automatiquement la vitesse 60 d’un métronome.

Et ce qui est magique, c’est qu’il est fort possible que vous soyez tout à fait capable en fermant vos yeux d’imaginer une trotteuse de montre en action. Soit que vous imaginiez son tic tac, soit que vous visualisiez son déplacement régulier. Il vous est certainement arrivé dans votre vie de regarder une montre (un chronomètre) ou d’entendre une horloge dans le silence d’une pièce. Votre mémoire l’a peut-être déjà mémorisé sans même que vous vous en rendiez compte. Faites l’expérience. Fermer les yeux et imaginez une trotteuse de montre. Ne la voyez-vous pas avancer progressivement. Si c’est le cas, bonne nouvelle, vous avez mémorisé la vitesse 60.

Et pour avoir 120, il vous suffira donc de doubler la vitesse.

Oui mais maintenant comment trouver d’autres vitesses ?

Eh bien il va falloir vous servir de ce que vous savez faire en rythme. A partir de 60 on peut en retrouver beaucoup d’autres.

Par exemple pour trouver la vitesse 90, il vous suffit de :

  • taper à 60 des croches avec votre main gauche
  • passer à la noire avec cette même main en tapant une pulsation de seconde sur deux (ce qui vous amènera à 30)
  • puis faire des triolets à la main droite sur chaque noire de main gauche.
  • lâchez la main gauche sans modifier votre main droite et écoutez là. Il s’agit du tempo 90.

Si vous êtes plus avancé en rythme et que vous avez pratiqué le trois pour deux de ma dernière vidéo vous pouvez :

  • Taper des croches à 60 avec votre main gauche
  • puis faire directement des triolets à la main droite ce qui donnera un trois pour deux avec la main gauche
  • Ecoutez votre main droite, elle va à 90.

Il vous suffira de doubler pour trouver la vitesse 180.

Maintenant que vous pouvez trouver 60 et 120, puis 90 et donc 180, vous avez de quoi faire il me semble…

S’amuser avec le temps est excellent pour le rythme :

Amusez-vous aussi à repérer tous les battements réguliers qui vous entourent. Cela ne peut être qu’excellent surtout si vous avez des difficultés de rythme !

Le battement de votre coeur par exemple. Cela dépends bien sûr de votre santé et de votre coté sportif ou non, mais en général il est aux environs de 80. Quand vous avez repéré la vitesse de votre propre coeur au repos, cela peut aussi vous servir de repère.

A quelle vitesse marchez-vous normalement dans la rue aussi ? J’ai repéré que je marchais à 100 la plupart du temps en démarche normale.

Bref ! il y a de quoi faire :).

Si vous avez-vous d’autres idées, écrivez-les moi en commentaire et amusez-vous bien. On est pas ici pour souffrir… 😉

Recherches utilisées pour trouver cet article :commentecouterdes^pianistes, jouer a grande vitesse piano, qui a dit du Bolero de Ravel ! c est de le musique de bazar mais geniale

Comment retenir facilement le mode majeur et mineur

Vous vous rappelez les “anti-sèches” qu’on se faisait parfois sur la main à l’école pour ne pas rater les contrôles ? et bien c’est le moment de reprendre les bonnes vieilles habitudes pour mémoriser facilement le mode majeur et mineur :)…

 

Voici la vidéo d’où a été posée la question de Coraly : Pourquoi les touches blanches et noires au piano.

Transcription texte du podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile, du blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

 

Je voulais aujourd’hui répondre à la question que Coralie m’a posé sous la vidéo où j’expliquais le pourquoi des touches blanches et des touches noires.

Coralie m’a dit dans les commentaires : « Bonjour, géniale l’explication. » Et bien Coralie Merci.

 

« C’est la première fois que je vois exposer aussi facilement la base des notes. Et pour trouver les gammes majeures et en retour les mineures, comment on s’y prend pour les retenir aussi facilement ? »

 

Merci Coralie d’avoir posé ta question. Ça va me permettre effectivement de vous donner aujourd’hui une petite astuce très pratique.

 

Comme je vous l’ai dit dans cette vidéo dont je parle, et je vous mettrais le lien en-dessous.

Une gamme, ou un mode, c’est le fait de faire un choix et d’enlever certaines notes sur les 12 possibles dans une octave.

Quand on est en majeur ou en mineur, on a 7 notes.

On en a enlevé 5 et il nous en reste donc 7.

 

Petite parenthèse.

Si vous regardez des théories ou d’autres vidéos, il est possible qu’on vous parle de 8 notes. Moi je parle de 7 notes parce que je trouve que ça porte moins à confusion de parler de 7 notes.

Sachant que la 8ème c’est la même que la première mais à l’octave au-dessus.

C’est pour ça que je parle uniquement de 7 notes.

 

 

Comment retenir les gammes majeures et les gammes mineures et les retrouver facilement sur votre clavier ?

 

Dans la vidéo dont je vous parle j’ai retiré des notes.

  • Entre 2 notes où j’ai retiré une note, il y a une distance de 1 ton.

 

  • Entre 2 notes entre lesquelles je n’ai pas retiré de note, il y a une distance d’un demi-ton.

Donc déjà entrainez-vous à sauter des notes pour trouver des tons et à ne pas en sauter pour trouver les demi-tons.

Ça c’est la première chose.

 

  • Si vous sautez des notes à chaque fois, c’est-à-dire que vous jouez une note sur deux, vous allez faire un mode que l’on appelle le mode par ton.

 

  • Si au contraire vous ne sautez pas de note et que vous jouez les 12 notes les unes après les autres, vous faites ce qu’on appelle une gamme chromatique.

 

 

Donc si je reviens aux gammes majeures et mineures.

Il s’agit en fait d’une association de tons et de demi-tons à la suite.

Il y a plus de tons que de demi-tons.

Précisément c’est 5 tons et 2 demi-tons.

 

Alors personnellement, je vais vous faire un aveu. J’ai mis un temps fou à retenir cette fameuse succession de tons et de demi-tons en majeur et en mineur.

Je me souviens des cours de solfège au conservatoire où j’essayais de retenir les tons, tons, demi-tons, tons etc. Je trouvais ça d’un ennui mortel.

 

J’ai trouvé une autre astuce qui pour moi est beaucoup plus pratique.

C’est de retenir entre quelles notes il y a les demi-tons. C’est beaucoup plus avantageux.

Puisqu’il y a moins de demi-tons que de tons, autant retenir 2 informations que 5 informations ou même 7 informations.

Puisque quand on apprend cette succession ton – ton – demi-ton – ton – etc, on est obligé de retenir 7 informations.

Donc ne trouvez-vous pas que ce serait plus pratique de retenir que 2 informations ? Moi je trouve ça plutôt sympa.

 

Donc vous allez voir qu’avec cette astuce, vous pouvez retenir en très très peu de temps ces 2 modes.

  • Le mode majeur
  • Le mode mineur

 

Il y a donc 2 endroits où vous avez des demi-tons dans les 2 gammes.

Sauf qu’ils ne vont pas être au même endroit.

Notez-le sur un petit bloc-notes, ou sur votre main même, et gardez-le pendant 2 ou 3 jours. Je suis sûre que vous allez retenir ça très facilement.

 

Le mode majeur :

Il a un demi-ton entre la 3ème et la 4ème note et entre la 7ème et la 1ère note.

Donc notez quelque part 3-4, 7-1.

 

Le mode mineur :

Il a un demi-ton entre la 2ème note et la 3ème note et entre la 5ème note et la 6ème note.

Donc notez 2-3, 5-6.

 

Pour construire une gamme majeure :

Il vous suffit après de choisir n’importe quelle note sur votre clavier. Vous l’appelez la note 1 et vous faites que des tons sauf quand vous êtes entre la 3ème et la 4ème note, et entre la 7ème et la 1ère note.

 

Pour construire une gamme mineure :

Vous choisissez n’importe quelle touche sur votre clavier. Vous l’appelez la note 1 puis vous allez vers la droite en faisant que des tons sauf si vous êtes entre la note 2 et 3 et entre la note 5 et 6.

 

 

J’espère que cette astuce va vous aider et qu’enfin vous pourrez manier le majeur et le mineur avec beaucoup de facilité et surtout vous amuser à vous promener sur votre clavier en majeur et en mineur pour le plus grand plaisir de vos oreilles.

 

N’oubliez pas quand même que c’est le but.

 

Si ce podcast vous a plu, partagez-le avec vos amis musiciens ou sur les réseaux sociaux.

Et à bientôt sur le blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

 

Au revoir.

Comment comprendre la différence entre binaire et ternaire

Je réponds dans cette vidéo à la question posée sur ma chaîne YouTube (Marie-Cécile Baritou). Cette question était : “Pourriez vous expliquer la différence entre le binaire et le ternaire. Quel est l’impact sur le jeux ? Est ce que cela s’entend ? merci

Pensez à vous abonner à la chaine ! 😉

Transcription texte de la vidéo :

Bonjour,

 

Je voulais répondre aujourd’hui à une question qui m’a été posé dernièrement sur ma chaine YouTube.

« Quelle est la différence entre le binaire et le ternaire ? »

  • A quoi ça correspond ?
  • De quoi s’agit-il et en quoi ça change le jeu au piano ou dans la musique ?

 

 

Pour bien comprendre cela, il faut être capable de diviser une pulsation.

Une pulsation c’est quelque chose que je vais taper de manière régulière. Un bruit quelque part qu’on fait de manière régulière.

Tap – – – Tap – – – Tap

 

Et dans cette pulsation qui découpe le temps, je vais mettre plusieurs pulsations.

Je vais diviser ce temps que je suis en train de taper en deux ou en trois.

Tap – 1 – 2 – Tap – 1 – 2 – Tap

Là, j’ai divisé cette pulsation que je tape avec mes mains en deux.

Maintenant je vais la diviser en trois.

Tap – 1-2-3- Tap – 1-2-3- Tap

 

Vous voyez, c’est régulier aussi dans ce que je dis. Je ne fais pas des paquets. Je dis ma petite pulsation avec les numéros de manière très très régulière.

 

Quelle est la différence entre ce que je dis et ce que je tape ?

Ce que je tape, ce que j’ai décidé de taper là, c’est la pulsation. Le temps.

 

Il faut bien comprendre :

  • Qu’il y a plusieurs niveaux dans le rythme de conception.
  • Qu’il y a plusieurs niveaux de rapidité.

 

Il faut bien comprendre les termes qu’on emploi en rythme et les notions.

 

Dans le rythme il y a plein de niveaux, de grandeurs.

Un petit peu comme si vous preniez une photo et que vous la regardiez de près ou de loin.

En rythme on a, si on regarde sur le morceau, des passages, des parties.

 

Le rythme

Par exemple on va avoir des morceaux qui vont être en A – B – A sur une partie etc.

A ce moment-là c’est le rythme global, entier, de la pièce.

On appelle ça aussi du rythme.

 

La carrure

Après si je fais plus petit, si je me rapproche un petit peu, là on va trouver les carrures.

Les carrures c’est un ensemble de mesures regroupées qui vont former des phrases.

Et à ce moment-là il va y avoir des carrures de, en général, 4 mesures ou 2 mesures, qui vont former des phrases.

Et là aussi on peut parler de rythme parce que des fois il y a des carrures plus ou moins grandes, des accélérations, des décélérations dans ces carrures.

 

La mesure

La mesure c’est quoi ?

C’est, sur les partitions, ce que vous voyez entre les grandes barres verticales qui croisent toutes les lignes de la grande portée de clé de sol, de clé de fa, qui traversent tout.

Dans cette mesure vous pouvez avoir la plupart du temps :

  • 2 temps
  • 3 temps
  • 4 temps

 

Les temps

Qu’est-ce que c’est que les temps ?

Je me rapproche encore. Les temps c’est, à l’intérieur des mesures, quand je tape mes pulsations, ce sont les pulsations qui délimitent les différents temps dans les mesures.

Là j’insiste sur le fait que la pulsation et le temps c’est pas tout à fait la même notion.

 

  • La pulsation délimite de temps.
  • Le temps c’est ce qui se déroule entre chaque pulsation.

 

 

Le débit

Si je me rapproche encore dans le temps et que je rentre à l’intérieur du temps, là on a des petites pulsations également. On a des divisions du temps.

Et ces divisions ont plusieurs noms en fonction du style dans lequel vous êtes.

Souvent on peut l’appeler le débit interne à l’intérieur du temps.

 

 

 

Et c’est là où on va parler de la différence entre binaire et ternaire.

 

  • Vous pouvez avoir une mesure qui à 2 temps, qui est en binaire ou en ternaire.
  • Vous pouvez avoir une mesure à 3 temps, qui est en binaire ou en ternaire.

 

 

  • Ce n’est pas parce qu’on est à 3 temps qu’on est en ternaire.
  • Ce n’est pas parce qu’on est à 2 temps dans chaque mesure qu’on est en binaire.

 

C’est à l’intérieur du temps. C’est de ça dont on parle. C’est le début en-dessous dans le temps.

 

Voilà pourquoi au tout début j’ai commencé par cet exercice de pulsation, de temps, en comptant dedans le débit à l’intérieur du temps et non le temps.

 

Pour ceux qui me suivent depuis un certain temps, j’avais fait un podcast il y a quelques mois sur cet exercice-là.

Pour moi cet exercice est fondamental. Il est tout simple.

Vous tapez une pulsation et vous comptez le débit et de manière très régulière.

 

Je vous mettrais le lien en-dessous de la vidéo vers ce podcast si vous voulez travailler cet exercice, parce que pour moi c’est vraiment très important et c’est pourtant tout simple.

 

  • Donc quand on est à un débit interne qui se découpe par 2 à l’intérieur du temps on est en binaire.
  • Et quand on découpe le temps par 3 on est en ternaire.

 

 

Comment concrètement au piano ça se passe ?

 

En fait c’est des appuis que vous allez sentir régulièrement.

 

Exemple du ternaire :

Sur ce thème-ci, j’ai un appui là, et un là. J’ai 2 temps dans cette mesure.

Vous voyez, je suis à 2 temps, mais à l’intérieur je peux diviser mon temps en 3.

Je vais maintenant compter. Je ne compte plus les temps mais les subdivisions à l’intérieur du temps.

 

 

Petite astuce

Au bout d’un moment, on ne sait plus ce qu’on compte.

  • Est-ce qu’on compte les temps ?
  • Est-ce qu’on compte le débit ?

Donc vous pouvez compter à l’intérieur du temps, mais d’une autre manière qu’avec des numéros parce que sinon vous allez confondre avec les temps.

Vous pouvez dire :

  • Et – Puis
  • Et

 

Alors, j’arrive, parce que là vous devez vous dire « Mais qu’est-ce qu’elle me dit ?! ». On va faire simple, je suis une mesure à 2 temps.

  • Je compte les temps :

1 – 2

  • A l’intérieur du temps je vais dire :

Et (pour le binaire) : 1 – Et – 2 – Et – 1 – Et – 2 – Et

Et – Puis (pour le ternaire) : 1 – Et – Puis – 2 – Et – Puis – 1 – Et – Puis – 2 – Et – Puis

 

Ça permet de diviser l’intérieur du temps mais de ne pas perdre le comptage des temps en même temps.

Alors bien sûr au début il faut prendre l’astuce.

Voilà ça c’est une petite astuce pour comprendre le ternaire.

 

 

Maintenant je vais vous donner un exemple du binaire.

Ce thème-là est en binaire.

Vous allez le comprendre. Je suis à 3 temps. Je commence par le 3ème temps. J’entends à 3 temps, mais le débit interne je l’entends à 2 temps. Il se découpe en 2.

Ce qui me fait 1 – Et – 2 – Et – 3 – Et – 1 – Et – 2 – Et

Je vais le ralentir beaucoup pour que vous l’entendiez bien. Ecoutez bien.

Vous voyez j’ai un appui.

  • C’est quoi finalement les temps ?

C’est un appui qu’on a à espace régulier.

Donc là on est en binaire et on a une division par 2.

 

 

Maintenant je vous ai trouvé un exemple de ternaire.

Là on est aussi à 3 temps comme ça ça permet de bien comparer les 2.

1 – 2 – 3 – 1 – 2 – 3

On met bien en place cette pulsation en premier.

Et dedans on rajoute :

1 – et – puis – 2 – et – puis – 3 – et – puis – 1 – et – puis – 2 – et – puis – 3

Je ne fais que la main gauche pour l’instant. Et ensuite je mets la main droite.

Vous voyez ?

On a 3 temps et dans chaque temps on a une division du temps par 3.

 

 

Dernière petite transformation de ce morceau-là.

Je vais le transformer en binaire.

Du coup je ne peux pas tout jouer bien sûr. Je ne peux pas jouer toutes les notes puisque je suis obligée d’en enlever puisque j’en avais 3 avant et maintenant j’en aurais 2.

Je vais mettre 2 notes avec exactement la même succession harmonique.

Ça va me donner :

1 – et – 2 – et – 3 – et – 1 – et – 2 – et – 3

 

 

Donc pour résumer :

  • En binaire : 1 – et – 2 – et – 3 – et – 1 – et – 2 – et – 3

 

  • En ternaire : 1 – et – puis – 2 – et – puis – 3 – et – puis – 1 – et – puis – 2 – et – puis – 3

 

 

Voilà nous avons terminé maintenant cette vidéo.

J’espère que vous avez compris la différence entre le binaire et le ternaire sur le plan auditif.

 

Si vous avez aimé cette vidéo Likez la, aimez la, et partagez la à vos amis.

 

On se retrouve bientôt pour une autre vidéo.

Au revoir.

 

Recherches utilisées pour trouver cet article :binaire ternaire difference, astuce pour savoir binair ou terinair, cest quoi un morceaux binaire et tertiaire, formation@apprendre-a-jouer-dupiano fr, la difference entre binaire et maitenence, que comprenez-vous par la mesure binaire?

Pourquoi les touches blanches et noires ?

Je vous explique ici pourquoi le clavier d’un piano a des touches blanches et des touches noires, en rapport avec la structure profonde de la musique.

 

Transcription texte de la vidéo :

Bonjour à tous, c’est Marie-Cécile du blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/.

 

  • Aujourd’hui je vais vous expliquer quelque chose mais face à des pions du jeu de Dames.

Je ne vous l’explique pas justement au clavier pour que vous compreniez la structure de fond qu’il y a derrière le clavier.

Si je vous montre le clavier vous allez être aveuglé par celui-ci.

 

 

En musique on a 12 couleurs sonores. 12 vibrations différentes qui existent.

Ces 12 vibrations peuvent être distribuées à plusieurs auteurs.

Parce que bien sûr on n’entend pas que 12 sons possibles. L’oreille humaine entend, capte à peu près une centaine de hauteur de notes. On va résumer comme ça.

 

Mais dans ces 100 notes on a 12 couleurs différentes qui reviennent cycliquement.

Donc :

1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12

Et la première qui vient juste après la douzième va être la même que la première mais à la hauteur différente.

Donc si par exemple sur 13 notes, je choisis que celle-ci, c’est la première et que j’ai fais mes 12, à la treizième je reviens sur la première couleur sonore que sur la première.

Donc ça va sonner différemment.

On est vraiment sur la même couleur sonore.

Là je vous ai pris qu’un seul tronçon des 100 qu’on pourrait entendre.

Mais imaginez bien que ça continue. C’est-à-dire un fil mais l’oreille humaine est quand même limitée à certaines fréquences.

 

Donc là je vous ai limité à 12 pour comprendre comment fonctionne la musique, mais imaginez toujours la suite, à droite et à gauche.

 

 

En musique, pour que ça sonne bien, qu’on entende bien, que ce ne soit pas cacophonique, il faut qu’on fasse des choix.

 

La musique c’est une succession de choix de notes dans ces 12 sonorités, dans ces 12 couleurs. On en choisit seulement certaines pendant un temps donné.

Ça peut être :

  • Pendant un temps
  • Pendant deux temps
  • Pendant une mesure
  • Pendant un morceau
  • Pendant une carrure

On a un choix qui a été fait.

Et si ce choix n’est pas respecté, c’est là qu’on va se dire « Tiens, il y a une fausse note ». Et d’ailleurs inconsciemment vous le sentez vous-même.

Vous vous dites « Tiens, mais il y a une fausse note, pourquoi ça sonne faux cette note ? »

C’est parce que le choix de base qui a été proposé au début du morceau n’a pas été respecté.

 

 

Ces choix on peut les appeler de différentes manières :

  • Des modes (gammes)
  • Des accords

Je ne vais pas rentrer dans la théorie plus profondément, mais les accords, ce sont des choix. On en retire certaines et on en garde.

Les modes c’est pareil. Les gammes et les modes c’est pareil. C’est sur le même principe de base.

 

Une gamme, ou un mode

Je vais parler essentiellement de ça aujourd’hui.

C’est un choix de 7 notes sur les 12.

On en choisit que 7.

Le plus courant, c’est le Mode Majeur.

Il a 7 noms de notes différents. 7 notes différentes.

Sur notre base :

1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12

On fait le choix de retirer la 2, la 4, la 7, la 9 et la 11.

On a donc le choix sur cette ligne de base le choix du Mode Majeur :

1-3-5-6-8-10-12

On a retiré 5 notes sur les 12, il nous en reste donc 7 différentes.

Et bien sûr on a le retour ici à la 13ème note à la même que la 1.

Donc la note 1 et la note 13 vont s’appeler pareil.

 

 

Maintenant, si je positionne, sur les notes que j’ai retirées, des pions noirs.

Est-ce que ça ne vous rappelle rien ?

On a la 2 et la 4 un peu regroupées et ensuite la 7, la 9 et la 11 qui sont un peu regroupées.

Je pense que c’est clair et que j’espère que ça vous rappelle le clavier.

Sinon ça veut dire que vous n’avez peut-être pas assez regardé un clavier.

Un clavier, bien sûr sur une petite zone, on a les 2 touches noires puis les 3 touches noires du clavier.

 

 

Le clavier est construit sur le Mode Majeur.

Il est construit, même, sur la gamme précise de Do Majeur.

C’est-à-dire que toutes ces touches blanches vont s’appeler avec le nom des notes qu’on connait.

Do-Ré-Mi-Fa-Sol-La-Si

Et ensuite on repart sur le Do.

 

Il y a une juste chose qu’on ne voit pas sur le clavier.

On a l’impression que toutes les touches blanches se valent, qu’on a le même espace entre toutes les touches blanches.

Sauf que regardez bien.

Entre la 1 et la 3, entre la 3 et la 5, et entre la 5 et la 6, on n’a pas le même espace.

C’est ça qui est trompeur dans notre clavier.

On pourrait croire qu’il y a les mêmes espaces alors que non.

Entre Mi-Fa et Si-Do, nous avons un demi-ton.

Elles sont resserrées.

 

Donc c’est construit sur la gamme de Do, et c’est bien pratique quand on est en Do. Sauf qu’en fait, on est en Do que très peu de temps.

On est en Do sur très peu de morceaux. Et même sur des morceaux en Do on va bouger ailleurs.

C’est pour ça qu’on va avoir besoin de ces autres notes-là, les noires.

 

Alors bien sûr on va s’en servir de ces notes-là parce qu’on va bouger, on va changer de choix en cours de route.

 

 

C’était important pour moi de vous expliquer aujourd’hui ça, parce qu’il y a trop de confusion par rapport à ça.

Sous prétexte qu’on a des blanches là, on joue très longtemps, d’ailleurs uniquement sur ces touches-là, alors qu’en fait il faut considérer la musique avec les 12 sons.

 

 

Donc pour illustrer ce phénomène je vais vous prendre une mélodie très simple qui s’appelle « Au clair de la lune ».

  • Au début elle se fait juste avec 3 notes différentes, qui sont les 3 premières de la gamme majeure.

Voici l’ordre des touches :

Juste pour que vous compreniez bien, je vais nommer chaque degré de cette gamme par un numéro.

1-1-1-2-3  -2-  1-3-2-2-1

Voilà « Au clair de la lune ».

Vous comprenez bien que je ne suis pas en train de parler des principales notes en musique.

J’ai fait ces choix déjà de retirer les 2 premières notes noires.

 

 

Maintenant, ce que je voudrais que vous fassiez, pour bien illustrer ça, c’est de mettre cette série de notes où vous voulez.

  • Vous commencez par exemple sur cette touche noire (la 4)
  • Vous en sautez une (la 6), touche blanche
  • Vous en sautez une (la 8), touche blanche

Ce sera donc :

4-4-4-6-8  -6-  4-8-6-6-4

 

  • Ensuite vous partez de celle-là, soyons fou, la 7 (touche noire)
  • Ensuite la 9 (touche noire)
  • Ensuite la 11 (touche noire)

Ça donnera donc :

7-7-7-9-11  -9-  7-11-9-9-7

 

Vous voyez, ça fonctionne partout.

Sauf qu’il ne faut pas éliminer dans notre tête :

Les touches noires il faut les visualiser comme faisant partie des touches blanches.

 

Voilà c’est un petit exercice. Vous partez d’où vous voulez sur votre clavier, vous mettez vos 3 notes avec une note entre chaque.

On appelle ça transposer.

 

Vous partez de n’importe quelle touche et vous construisez « Au clair de la lune » où vous voulez. Comme ça vous êtes capable de faire ce morceau en Do, en Mi, en Fa, en ce que vous voulez.

 

 

Vous commencez à avancer vers un peu plus d’autonomie en musique !

 

Bonne journée et à bientôt,

Au revoir.

 

 

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Comment mémoriser la notation internationale des notes de musique

Avez-vous déjà rencontré des partitions avec des portées ou des paroles de chanson surmontées de lettres majuscules, suivies ou nom de caractères spéciaux ? Cela se présente comme ceci :

 

Accords en notation internationale

 

ou même sous forme de grille comme ceci :

 

Une grille d'accord

 

Il s’agit de la notation des accords qui composent une chanson, mais en notation internationale. C’est très pratique quand on sait la déchiffrer, car cela permet de trouver rapidement un accompagnement de la chanson à la main gauche, ou au deux mains si quelqu’un chante, sans avoir besoin de déchiffrer une partition. Mais encore faut il savoir ce que tout ceci signifie…

La première étape pour déchiffrer les grilles d’accord des chansons est de savoir ce que les lettres en majuscule veulent dire. C’est ce qu’on appelle communément la notation internationale des notes de musique.

La notation internationale des notes de musique :

Il faut savoir que tous les pays d’origine catholique, comme la France, utilisent le système appelé “solfégique”. Cela signifie que les notes s’appelle do, ré, mi, fa, sol, la, si. Mais il n’en est pas de même partout. Dans tous les pays d’origine protestante, le système des notes est resté sur celui d’origine (encore une histoire de religion…) qui est :

  • A pour la
  • B pour si
  • C pour do
  • D pour
  • E pour mi
  • F pour fa
  • G pour sol

Comme vous pouvez le constater, ce système utilise l’ordre alphabétique, mais en partant de la note la. Cette note est un “repère” dans beaucoup de cas en musique et il s’agit entre autre de la note référence du diapason. La note sur laquelle les instruments s’accordent dans un orchestre (surtout la famille des cordes) avant de jouer. Bon je sais, c’est dommage… le do aurait été plus pratique. Mais il en est ainsi.

 

La notation internationale au piano

 

Oui mais voilà, pour nous qui ne sommes pas habitués à ce système, il n’est pas simple de mémoriser encore une nouvelle façon de nommer les notes. On a déjà eu bien du mal à apprendre do ré mi etc… !

Je me suis creusée la tête dernièrement afin de trouver un système mnémotechnique pour mémoriser enfin la correspondance avec notre système de nom des notes. Et j’ai trouvé quelques astuces que je vous livre ici.

 

Mnémotechnique pour apprendre la notation internationale des notes de musique :

 

A :

Pensez “Ah la la !”, c’est le la.

B :

Servez-vous de la phrase suivante : “Bébé basSIne la Baby-SItter.”

Bébé bassine la baby-sitter

 

C :

Visualisez un bonhomme dans le C qui fait le dos rond. Le do rond…

C comme un do rond

(Hum… suis pas une pro du dessin.)

D :

Comparez la forme de la lettre D avec une clé à mollette, et pensez au mot “DesserREr”, soit D c’est ré.

Comme le mot desserrer

E :

Visualisez que la lettre E bascule vers la droite et se transforme en M, pour MI

E tombe pour devenir M

 

F :

Celle-ci ne présente pas de difficulté en général, il s’agit du FA, donc même initiale.

 

G :

Servez-vous de la phrase : “Pour Germer, une Graine a besoin de SOLeil”.

La note G comme Germe au soleil

Ou alors, vous avez le très simple “Gssuie le Sol” (J’essuie le sol). Excellent ! Merci beaucoup à la personne qui me l’a indiqué sur un groupe Facebook 🙂 !

 

Et voilà ! En appliquant ces moyens mnémotechniques, et en mémorisant par là de quelles notes il s’agit, vous vous ôtez déjà une énorme épine du pied pour la lecture des grilles d’accord.

Pour en revenir à notre chanson, cette fameuse lettre écrite est votre basse qui doit être jouée à ce moment précis de la partition. Vous allez donc pouvoir vous entraîner à poser votre cinquième doigt de la main gauche sur la note trouvée, dans les graves (octave 3 en partant de la gauche du clavier de 88 touches).

Il vous restera bien sûr à savoir construire dans votre tête et jouer l’accord qui correspond à cette basse. Et cette étape demandera beaucoup de pratique. Si vous souhaitez en savoir plus sur la construction des accord, rendez-vous sur cet article.

J’espère que toutes ces mnémotechniques vous aiderons à rapidement mémoriser ces lettres-notes. Si cela vous a aidé, partagez cet article avec vos amis. Cela m’aide beaucoup.

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Comment repérer les temps sur une partition (débutant)

Je publie enfin la réponse à une question qui m’a été posée il y a plusieurs mois par une fidèle lectrice par mail. C’est une première pour ce type de format de vidéo, donc pardonnez mes hésitations. C’est un véritable cours de formation musicale sur la lecture d’une partition d’une durée de vingt minutes. N’hésitez pas à la regarder en plusieurs fois, à faire des pauses, à revenir en arrière…

J’ai tourné cette vidéo il y a quelques mois déjà mais ayant rencontré un problème de dimension d’écran, je l’ai laissé de coté jusqu’à maintenant. J’ai enfin trouvé la solution donc la voici. Ah ! les problèmes techniques si vous saviez…

Comment écouter de la musique aujourd’hui

Je tiens à vous parler aujourd’hui d’un sujet extrêmement important pour toute personne désireuse de jouer d’un instrument. Or c’est un sujet qui est finalement peu abordé car considéré comme allant de soi la plupart du temps. Vous vous en doutez par le titre de l’article, il s’agit du fait d’écouter de la musique.

Vous pouvez vous dire, “bah c’est évident que quelqu’un qui joue d’un instrument aime la musique et donc en écoute”. Cependant dans les faits ce n’est pas automatique. En effet, comme toute chose qu’on apprend à comprendre de l’intérieur et intellectuellement, il est parfois difficile de continuer d’en profiter avec son coeur comme le ferait un enfant. Mais à mon sens, c’est indispensable pour progresser à long terme.

 

Pourquoi écouter de la musique est indispensable pour un musicien

  • Pour garder le contact avec le plaisir de la musique :

En effet, comme je vous le disais à l’instant, quand on rentre dans le comment faire de la musique, qu’on essaie d’expliquer comment elle est construite, cela donne des outils et des moyens de la pratiquer soi-même. Il est indispensable de passer par ce chemin d’intellectualisation, comme je vous l’évoquait dans mon dernier podcast sur l’importance du solfège. Et l’apprentissage du savoir faire demande des procédures logiques et pragmatiques. Mais dans le même temps il faut être conscient qu’on s’éloigne de l’essence profonde de cet art qui s’adresse à tous et non uniquement aux initiés. En concert, qui prend le plus plaisir à l’écoute ? l’enfant ? l’amateur de musique ? le débutant en piano ? ou le professionnel dont c’est le métier ?… vous pourriez être surpris de la réponse je vous assure. Il suffit de se souvenir de l’enfant qui danse parfois en écoutant un musicien de rue sous le sourire amusé des adultes, et sans le moindre complexe…

Prendre du plaisir à écouter de la musique

  • Pour nourrir son inspiration :

Pour apprendre à jouer du piano de manière approfondie et durable, il faut apprendre les connaissances théoriques, le savoir faire et la créativité. Oui mais alors vous pourriez vous dire ” que reste t’il de la créativité si je ne fais qu’appliquer des partitions déjà écrites par d’autres ?” Et bien il vous reste à créer le son, sa qualité, sa couleur, son timbre. Et cela n’est pas écrit sur la partition… Vous avez la hauteur des notes, leur rythme, leur nuance, ponctuation et articulation. Mais tout cela N’EST PAS la musique. Ce n’est qu’une recette, un graphisme froid sur du papier en noir et blanc. Il vous appartient d’assembler tout cela, de créer votre son et votre propre interprétation, ce qui va faire que la façon dont vous jouerez sera unique et intéressante. Un langage de coeur à coeur qui nous touche. Et ne me dites pas “ou la mais moi j’en suis pas encore là…”, car je peux vous dire que tout le monde a un son qui lui est propre et à tous les niveaux. Simplement pour cela on doit laisser libre cours à son imagination, son inspiration. Mais comment être inspiré ?

Et bien justement c’est là qu’intervient l’écoute. Si pour vous le piano a toujours le même son quelque soit la façon dont on joue dessus, que toutes les interprétations se valent, c’est que vous devez en écouter plus. Et pas uniquement du piano d’ailleurs, car le piano est un instrument qui en évoque tant d’autres !

Ecouter ce qui sort du piano

Et c’est un conseil que je me donne moi-même régulièrement. Qui d’entre nous prend le temps à l’heure actuelle d’écouter de la musique de manière attentive ? Je ne parle pas de mettre de la musique pour mieux faire passer la corvée de vaisselle (même si c’est aussi très bien ! ), comme sur les publicités pour enceintes bluetooth. Je parle de se poser dans un fauteuil et d’écouter la musique, de se laisser entrainer par elle vers un monde indescriptible avec des mots. Ou même de se lever d’un bond et de danser follement quitte à faire rire vos proches s’il sont là. Cela vous fera du bien et vous vous re-connecterez à ce pourquoi vous avez voulu faire de la musique pour la plupart d’entre vous. Ce pourquoi la musique a été imaginée il y a bien longtemps chez nos ancêtres des cavernes…

Il va de soit qu’aller au concert est encore mieux, car vous ne pouvez faire autre chose (sauf si vous êtes encore les yeux rivés sur votre téléphone 😉 ), et le son en direct vous traverse de part en part. Vous faites le lien avec le geste des musiciens et le “spectre” du son est entier. Votre oreille capte des subtilités de timbre dont vous n’êtes même pas vous-même conscient. Il s’agit donc d’une expérience sensorielle complète.

Magnifique salle de concert avec piano à queue

Votre oreille interne doit engranger des sons, des timbres, des subtilités sonores de plus en plus fines, afin que vous ayez une banque de sons dans votre mémoire dans laquelle pourra puiser votre inspiration.

L’inspiration se nourrit de la mémoire.

Et pour l’improvisation il s’agit du même phénomène. Tous les grands improvisateurs, quel que soit le style de musique, ont toujours écouté beaucoup de musique. Et, après avoir travaillé bien sûr, il peuvent se laisser aller et laisser sortir d’eux des choses qu’ils n’auraient même pas soupçonnés eux-même. En gros, la musique ne peut s’exprimer à travers vous que si vous l’avez beaucoup écouté, apprécié et maniée (avec les mains 🙂 ).

 

Les moyens concrets d’écouter de la musique aujourd’hui :

Afin de vous aider à vous nourrir régulièrement, je vous lance quelques pistes pour avoir accès à une écoute régulière sans trop de frais. Ces dernières années le monde du disque et des appareils pour les écouter a considérablement évolué. Nos habitudes d’écoute en ont été particulièrement chamboulés. Notre temps est aussi souvent passé à d’autres occupations comme les réseaux sociaux par exemple.

Voici donc les moyens à ma connaissance :

Les plateformes d’écoute :

Des plateformes payantes de streaming :

Toutes les services dont je vais vous parler ci-dessous sont, au moment où j’écris, au prix d’une dizaine d’euros d’abonnement par mois et sans engagement. Vous pouvez y écouter de manière illimité et en qualité moyenne (mais très suffisante sur les appareils d’écoute que nous utilisons la plupart du temps) une grande partie de la musique enregistré et en vente dans les magasins actuellement. Ces enregistrements ne vous appartiennent pas, mais vous pouvez les écouter autant de fois que souhaité. Le gros avantage, c’est de pouvoir se permettre d’être curieux, de tester des styles de musique ou des compositeurs vers lesquels on ne serait pas allé naturellement. C’est comme la photo numérique, vous pouvez faire des erreurs puisque ça ne coute pas plus cher, mais du coup vous pouvez aussi faire de très belles expériences.

Et sachez que si après écoute, vous souhaitez acheter un enregistrement que vous avez particulièrement apprécié, il vous sera possible de le faire pour le télécharger et le graver sur un disque avec votre ordinateur.

Voici donc les services que je connais :

  • Qobuz, une plateforme de grande qualité tant sur le plan de la qualité sonore que sur le plan de la richesse du catalogue en musique classique et jazz, tout en ne négligeant nullement les autres musiques de qualité et indépendantes. Je l’utilise moi-même depuis quelques temps et en suis ravie ! J’ai toute la musique dans mon téléphone où que je sois et quoi que je fasse (même la vaisselle 🙂 ). Et c’est une entreprise française, alors cocorico profitons-en !
  • Deezer, qui a un gigantesque catalogue dans tous les styles de musiques populaires contemporains, mais il manque encore des choses en musique classique et jazz même si c’est tout à fait honorable. Mes enfants l’utilisent et en sont ravis pour écouter leur groupe ou chanteur/rapeur préféré :).
  • MusicMe, que je connaissais il y a quelques années mais je ne suis pas allé voir depuis quelques temps. Vous pouvez y écouter beaucoup de musique gratuitement.
  • Spotify, que je ne connais pas mais qui m’a l’air plus tourné sur la musique de variété.

Si vous connaissez les deux derniers et que vous les utilisez, dites-moi dans les commentaires ce que vous en pensez.

Ces outils ne sont bien sûr utilisables que si vous possédez un ordinateur, une tablette ou un SmartPhone.

Vous avez aussi des boutiques en lignes pour acheter la musique :

Faites entrer la musique dans votre vie

Des plateformes gratuites :

  • IMSLP, où vous pouvez trouver des enregistrements qui sont passés dans le domaine public, et les télécharger pour les écouter. Il faut être un peu habitué à manier l’informatique.
  • Youtube, qui n’est plus à présenter pour la plupart d’entre vous, mais au cas où vous n’auriez pas pensé à ce moyen d’écouter de la musique, je vous le signale tout de même. Vous pouvez y trouver un peu tout et n’importe quoi, en partant de l’apprenti pianiste qui veut partager son bonheur de jouer (et il a tout à fait raison de le faire) à de grands pianistes et compositeurs vivants ou non comme Rubinstein, Petrucciani, ou Olafur Arnalds et bien d’autres.
  • SoundCloud, qui est une plateforme de partage de musique où tout le monde peut publier.
  • DailyMotion, est une autre plateforme vidéo mais sur laquelle vous pouvez trouver de belles choses en fouinant.

 

Les CD en magasin :

Grace ou à cause de l’avènement d’internet, le prix du disque a fait une chute vertigineuse ces dernières années et vous pouvez donc trouver beaucoup d’enregistrements pour moins de 10€ en magasin physique ou virtuel.

  • Sur internet, comme Amazon, Price Minister etc…
  • A la Fnac, Virgin ou chez les magasins spécialistes de maisons de disque. Mais pour combien de temps… ?
  • Pensez aux vides-greniers !!

 

Les concerts :

Bien sûr comme je vous le disais plus haut, rien ne remplacera la musique “en live”, qu’elle soit émise par un grand musicien célèbre ou par un bon musicien qui a envie de partager. Soyez curieux et prenez parfois le risque d’aller écouter des illustres inconnus. Ces derniers ont l’avantage d’être encore abordables sur le plan du prix et de vous offrir un spectacle vivant auquel vous-même participez. Comme le dit très bien Alexandre Tharaud dans son livre Montrez-moi vos mains, le concert est un spectacle qui se crée par le musiciens ET son public, comme une alchimie mystérieuse et qui ne peux s’appréhender qu’en la vivant. Avec son coeur et non avec sa tête…

Piano à queue sur scène

Renseignez-vous auprès de votre mairie sur les salles de concert, ou tapez “concert (le nom de votre ville)” sur votre moteur de recherche. Prenez les programmes et épluchez-les. Bref, faites votre petite enquête. Votre pratique du piano en ressentira les bienfaits !

Voilà ce qui est à ma connaissance possible de faire à l’heure actuelle pour écouter de la musique et “travailler” par là-même son instrument d’une autre manière. Mais j’ai parfaitement conscience de ne pas être une spécialiste en matière de diffusion musicale. Donc n’hésitez-pas à compléter cet article par vos propres connaissances et expériences dans les commentaires.

A bientôt !

 

 

 

Solfège ou tuto ?

Voici aujourd’hui un podcast sur une question récurrente, et qui fait beaucoup couler d’encre et de salive : celui du solfège. Faut-il faire du solfège ou suivre des tutoriels sur internet ?

Le format audio (ou podcast) est pour moi un moyen de vous parler en direct de manière simple de ce qui me tient à coeur, sans prendre trop de temps de préparation et de montage comme le fait la vidéo. Je parle un peu comme ça vient sur un sujet comme je le ferais dans une conversation avec vous en buvant un café. Si vous voulez suivre les prochaines publications de ce type, vous pouvez les suivre en plus du blog sur Itunes, en tapant apprendre à jouer du piano.

 

Ci-dessous la transcription texte de ce podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile, du blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

Je voulais vous parler aujourd’hui d’une question, d’un sujet, qui revient souvent dans les cours, qu’on me pose souvent.

Un sujet qui fait peur, c’est celui du solfège.

C’est une chose qui fait peur, et je trouve qu’on ne devrait pas en avoir peur à ce point.

C’est une croyance qu’on a développé ces dernières années. Il y a même très longtemps maintenant je pense.

Une croyance que le solfège est difficile.

Oui il a été difficile pour beaucoup de monde dans certains contextes. C’est-à-dire en école de musique, en conservatoire, avec certains professeurs qui n’étaient pas forcément heureux de faire ce qu’ils faisaient. Mais bon, ils faisaient ce qu’ils pouvaient avec les moyens qu’ils avaient. Ils essayaient d’apprendre la lecture de notes, le rythme, à leurs élèves. Mais voilà, eux ils auraient bien aimé faire de la musique, se faire plaisir. Ce n’était pas leur truc d’enseigner le solfège.

Pourtant moi j’ai connu des profs, par contre, qui adorent faire ça. Vraiment. C’est leur truc. Ils sortent d’un cours de solfège, ils sont vraiment en joie d’avoir pu partager la musique. Et je pense qu’avec ces profs-là ça se passe beaucoup mieux.

Donc il faut arrêter avec ce sujet quoi. Il y a un moment où stop quoi.

En fait la question de fond c’est « Qu’est-ce que vous voulez faire ? ». « Qu’est-ce que vous voulez faire au piano ? »

Parce que si vous m’écoutez c’est pour faire du piano.

  • Qu’est-ce que vous voulez au piano ?
  • Vous cherchez quoi ?
  • Vous cherchez à jouer quoi ?
  • Est-ce que vous cherchez à jouer juste une musique que mamie aime bien et le lui jouer dimanche prochain parce que ça la surprendrait et ça lui ferait plaisir ?
  • Est-ce que vous voulez jouer une polonaise de Chopin ?
  • Est-ce que vous voulez faire des concerts ?
  • Est-ce que vous voulez être prof de piano ?
  • Qu’est-ce que vous voulez faire ? Quel est votre but ?

Je vais vous le dire très clairement. Si vous voulez jouer les grands tubes du piano, j’en parlais dernièrement sur le blog.

Si vous voulez jouer ces grands tubes du piano, oubliez les tutos.

C’est pas possible.

Alors si, si vous voulez faire juste le thème et puis ça vous convient. C’est-à-dire juste apprendre la mélodie et vous trouvez ça chouette et ça vous suffit, là alors le solfège il n’y en a pas besoin.

En revanche si vous voulez jouer tout le morceau et qu’au bout d’un moment vous avez appris la mélodie et vous trouvez que ça ne vous suffit pas, que vraiment c’est dommage, comme y’a pas la main gauche ça sonne pas bien, et que vous êtes frustrés, bon ben là il va falloir vous y mettre.

Il n’y a pas le choix.

Les tubes du classique, ce n’est pas possible d’apprendre ça sur un tuto. Il faut arrêter cette croyance.

C’est pas possible.

Je ne dis pas que les tutos c’est mal. Vraiment pas. C’est pas mon sujet.

Les tutos c’est super parce que ça permet à certaines personnes qui veulent juste jouer leurs morceaux favoris, leur thème favori, d’essayer. Et en plus ça leur permet peut-être de toucher pour la première fois au piano. Et puis sans peur, sans prof, ils peuvent repasser le truc mille fois.

En plus c’est du boulot les gens qui font du tuto.

Moi maintenant, qui me suis penchée sur la vidéo, je sais que c’est difficile.

Je ne suis pas là du tout pour critiquer ça.

Je pense que ça a sa place le tuto actuellement. C’est vraiment un super moyen de démarrer. De commencer à jouer.

Parce que finalement quel est le premier frein de n’importe quel pianiste ?

C’est le fait de ne pas jouer.

Donc au moins le tuto ça vous met devant le piano et ça vous dit « Maintenant tu enfonces cette touche-là. ». C’est quand même la première base avant toute chose.

Mais après si vous voulez jouer des morceaux classiques, du Bach, du Mozart, du Beethoven.

J’en ai plein qui arrivent en cours, qui voudraient jouer ça. Je suis ravie parce que je vois que la musique classique a encore de beaux jours devant elle.

Là il va falloir vous y mettre au solfège. Et ce n’est pas si compliqué que ça.

Il faut arrêter avec cette croyance.

Oui c’est du travail. Un petit peu tous les jours. Mais vous allez y arriver, il n’y a pas de souci.

  • Il faut les bonnes méthodes.
  • Il faut pratiquer.
  • Il faut bousculer de temps en temps les méthodes et des fois en changer.

Et puis ça va venir.

Je sais pourquoi, beaucoup de gens ont de mauvais souvenirs donc ils en parlent de manière traumatique.

Mais il y a vraiment moyen d’apprendre ça en ayant toujours le lien avec l’instrument. En essayant toujours de voir dans la musique pourquoi on apprend ça. Y’a moyen. Vraiment.

Il faut que vous arrêtiez de croire que c’est pas possible, que c’est dur etc.

Apprendre la lecture de notes ça se fait.

Apprendre la clé de sol et la clé de fa, vous bossez régulièrement pendant 6 mois, presque tous les jours, et c’est bon ! Vous connaissez la clé de sol et la clé de fa !

C’est fait et on en parle plus !

Qu’est-ce que c’est dans une vie 6 mois ! 6mois de 5 minutes par jour de lecture de notes.

C’est quoi franchement ?!

Oui ‘est sûr, c’est pas demain. C’est pas demain. C’est pas « Apprenez le solfège en un jour » que je vous conseille.

Mais c’est pas non plus 6 ans.

Alors bien sûr il y a des choses que vous ne saurez pas tout de suite. Mais la lecture de notes c’est bon. Ça se fait. Lecture de rythme c’est un peu plus compliqué parce qu’il y a plusieurs façons de l’aborder et puis ça dépend de choses plus corporelles. Ça dépend de votre passé.

Donc ça c’est un peu plus complexe.

Mais même les rythmes, je veux dire les rythmes simples, en quelques mois c’est acquis.

Vous les lisez bien et puis vous pouvez vous faire plaisir sur vos premiers petits morceaux.

La question de base elle n’est pas « Solfège ou pas solfège ? ». Elle est « Qu’est-ce que vous voulez faire ? »

Je l’ai déjà dit tout à l’heure mais je le redis.

C’est pas possible d’apprendre même un morceau. Vous pourriez vous dire « Bon allez un morceau je vais peut-être y arriver. ». Mais non, ce n’est pas possible. Le cerveau ne peut pas gérer une telle complexité d’écriture.

C’est comme si vous preniez un enfant de 5 ans et puis vous essayez de lui faire apprendre par cœur, s’il est motivé, une pièce de Racine ou un roman. C’est complexe !  C’est quelque chose de très long. Il faudra qu’il le répète par cœur. Mot par mot.

Ce n’est pas possible ! Il faut d’abord qu’il sache lire pour découper par petits bouts, pour comprendre chaque phrase de l’intérieur pour se la répéter, la relire…

C’est pas possible. C’est pas gérable. C’est trop complexe.

Autant c’est possible en variétés. Sur certaines chansons. Ce sont des harmonies qui peuvent être assez simples.

Et quand je dis ça ce n’est pas du tout péjoratif. C’est juste que souvent les chansons elles sont construites sur 3 ou 4 accords.

Donc vous apprenez ces 3 ou 4 accords, vous apprenez la mélodie par cœur, là sur un tutoriel, et allez hop c’est parti !

Là effectivement vous pouvez commencer à vous faire plaisir et vous avez jamais appris la moindre note de musique.

Et je peux même vous dire qu’il y a des musiciens de variétés, de rock, des musiciens professionnels, qui ne connaissent rien, y’en a de moins en moins mais quand même, il y en a beaucoup encore je suis sûre, qui ne connaissent pas une note de solfège. Et ils n’ont jamais fait de rythme solfégique.

Et ils gagnent leur vie quand même avec la musique.

Donc je ne suis pas en train de dire que vous ne pouvez pas faire votre métier dans la musique sans savoir le solfège.

Mais en tout cas, si vous cherchez à faire du classique, ça ne sera pas possible.

Voilà. Voilà pourquoi, ce n’est quand même pas un hasard quand même que dans les écoles de musique on apprend le solfège aux gens.

Ce n’est pas forcément toujours bien fait, c’est difficile à faire.

C’est compliqué à associer.

On a un passif d’école de musique et des structures qui sont difficiles à changer.

Elles évoluent avec le temps. Et ça va toujours de mieux en mieux.

Mais c’est long à faire et c’est normal.

Mais voilà, ce n’est pas un hasard.

Ce n’est pas possible.

J’espère que j’ai répondu à vos questions, à votre questionnement sur le sujet.

C’est mon opinion à l’heure actuelle.

J’ai vu plusieurs élèves ces dernières années qui arrivaient avec des tutoriels et j’ai joué le jeu. J’ai dit « D’accord, par de problème, on fait à partir du tutoriel. »

Je leur ai montré le tutoriel, je les ai même aidés, je leur ai remontré moi-même sur l’instrument. Et bien ça ne rentre pas.

Ça ne rentre pas.

Alors il y en a qui ont une bonne mémoire et qui arrivent à aller vraiment très très loin dans l’apprentissage. Mais ça ne va pas au bout.

Ça ne peut pas aller au bout.

Ça peut aller au bout sur des morceaux assez simples et puis c’est vrai qu’il y en a qui ont une mémoire vraiment exceptionnelle.

Mais dans la plupart des cas ça ne passe pas.

C’est surtout pourquoi décider que c’est difficile ?

Forcément si on dit que c’est difficile, et c’est un peu ça le problème de fond, notre époque aussi par rapport à ce sujet-là. C’est que tout le monde dit que c’est difficile. Alors comment voulez-vous qu’on apprenne ça de manière fluide ?

En commençant en disant « Ah ça va être difficile. ». Non.

Oui c’est du travail un peu tous les jours, mais non. On finit toujours par y arriver.

Moi j’étais loin d’être un crack. J’ai eu des difficultés d’apprentissage à l’école. Ça a été long mais j’ai fini par avoir une médaille d’or de solfège.

Bon ça s’appelle formation musicale maintenant en école de musique. Mais j’ai eu ma médaille d’or de formation musicale même avant celle de piano.

Parce que j’ai aussi rencontré les bonnes personnes. Ça joue quand même aussi hein.

Ça vient. Et ne serait-ce que ça. Dans votre tête.

Changez la façon de voir ça. Ne vous dites pas que c’est difficile. Dites-vous « Allez le solfège c’est facile, ça va venir ! »

Le solfège si on bosse ça vient. Et pour n’importe qui. Faut pas être intelligent. Ça vient. Pas de souci.

Voilà j’espère que ce type de podcast vous a plu.

Si ça vous a plu n’hésitez pas à me laisser un commentaire, à vous inscrire à ce podcast, ou sur le blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com.

Bonne musique !

Bon piano !

Au revoir.

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