Comment travailler l’égalité des accords ?

Je réponds aujourd’hui à la question de Céline sur le prélude de Chopin op.28 n°4.

Il est parfois délicat d’enfoncer les 3 ou 4 touches d’un accords au même moment. Surtout quand ceux-ci sont répétés plusieurs fois et dans la nuance piano. Voici quelques pistes de travail.

  •  
    39
    Partages
  • 39
  •   
  •  
  •  
  •  
  •  

Les 6 erreurs les plus courantes en lecture de note

La petite méthode gratuite dont il est parlé dans cette vidéo est la même que celle qui vous a été proposée en arrivant sur ce blog la première fois :). Si vous souhaitez la télécharger à nouveau, entrez à nouveau votre prénom et email dans le champs sous la photo à droite.

Pour accéder à la méthode C.L.É.É. cliquez ici.

D’autres vidéos pour vous aider sur la lecture au piano arrivent dans la semaine !

Comment trouver un tempo sans métronome

Comment trouver quoi ? … et oui, en effet peut-être que vous ne savez pas ce qu’est un tempo et un métonome, alors je vais définir d’abord tout cela. Si vous savez déjà de quoi je parle, allez directement plus bas à “comment faire concrètement”.

Le tempo est la vitesse du déroulé d’une musique dans le temps. Et comme toute perception du temps qui passe, elle est subjective. Vous pouvez vous lever un matin très en forme et avoir tendance à jouer plus rapidement qu’un autre matin ou vous avez “la gueule de bois”… 🙂 Vous pouvez aussi trouver plus rapide une musique un jour que le lendemain alors qu’il s’agit du même enregistrement.

Pour rendre objectif un tempo, on a inventé un outil : le métronome. Il indique un tempo à l’aide de chiffre qui correspondent au nombre de battement par minutes d’une pulsation (battement régulier qui sert de base pour la mise en place du rythme et qui est toujours sous-jacent à celui-ci). Vous pouvez voir cela au début des morceaux au dessus des premières notes sur les partitions. 

Visuel de l’indication de tempo au métronome.

Il peut arriver parfois qu’on ait une indication de tempo, mais pas de métronome sous la main. Cet instrument est très pratique, mais comme tout outil nous avons tendance à croire qu’on ne serait pas capable de s’en passer… Hors il est tout à fait possible de trouver un tempo par ses propres moyens, avec un peu d’entraînement bien sûr.

Comme tout élément musical, nous sommes capables de mémoriser un tempo en nous trouvant des points de repères, des éléments de comparaison qui nous sont personnels. Et il est donc possible de retrouver un tempo de 60, 90 ou 120 par exemple… sans métronome.

On parle souvent d’oreille absolue pour la capacité de retrouver une hauteur de note sans références. Hors il s’agit d’un entrainement plus ou moins conscient de la mémoire auditive. Il en est de même pour ce que l’on pourrait appeler par extension le “tempo absolu”. Tout cela n’est qu’une histoire de mémoire. Il s’agit de se créer des références faciles à ramener rapidement à la conscience et d’en déduire ce qu’on souhaite. Il suffit par exemple de mémoriser à quelle vitesse va telle ou telle oeuvre ou chanson connue pour retrouver une pulsation approchant de très près le tempo recherché. Voyons cela en détail.

Voici comment faire concrètement pour trouver un tempo :

Il faut chercher une œuvre, une chanson, n’importe quelle musique qu’on est capable de se rappeler et de se chanter à n’importe quel moment sans avoir à réfléchir. Je suis sûre que vous en avez ! C’est pas forcément des choses compliquées. Ça peut être tout et n’importe quoi du moment qu’il s’agit de quelque chose qu’il vous est impossible d’oublier.

Si vous êtes français par exemple, la Marseillaise notre hymne national est parfait pour cela : en effet cette chanson populaire est en général jouée à 60 à chaque appui.

“Allons enfants de la patri-i-e le jour de gloi-re est _ arri.”

Je vous ai indiqué les syllabes de ces appuis en gras pour que vous puissiez retrouver facilement et ne pas vous tromper (le avant le mot “arrivé” est une pulsation hors paroles).

Maintenant que vous avez la vitesse 60, il vous suffit de doubler pour trouver la vitesse 120, ou de taper avec votre pied sur chaque syllabe “-fants de la pa-tri”.

Il existe aussi une autre oeuvre assez connue qui n’est pas loin de ce tempo. Il s’agit du Boléro de Ravel. Cette œuvre est en général assez facile à retrouver de mémoire et ne varie quasiment pas de tempo. Il vous suffit de vous la chanter intérieurement et de battre la pulsation avec votre pied.

Il est préférable en général de prendre des marches militaires ou des musiques dansante ou entrainantes pour cela. Car celle-ci risquent moins de se laisser influencer par l’affect et donc les variations de tempi. Ah oui, pour les puristes en italien tempo au singulier devient tempi au pluriel… 🙂

D’autres exemples :

 

Une autre astuce pour trouver la vitesse 60 d’un métronome :

Regarder une trotteuse de montre, un chronomètre ou un minuteur électronique. Bref, tout ce qui peut vous indiquer les secondes. Et comme il y a 60 secondes dans une minute, vous aurez automatiquement la vitesse 60 d’un métronome.

Et ce qui est magique, c’est qu’il est fort possible que vous soyez tout à fait capable en fermant vos yeux d’imaginer une trotteuse de montre en action. Soit que vous imaginiez son tic tac, soit que vous visualisiez son déplacement régulier. Il vous est certainement arrivé dans votre vie de regarder une montre (un chronomètre) ou d’entendre une horloge dans le silence d’une pièce. Votre mémoire l’a peut-être déjà mémorisé sans même que vous vous en rendiez compte. Faites l’expérience. Fermer les yeux et imaginez une trotteuse de montre. Ne la voyez-vous pas avancer progressivement. Si c’est le cas, bonne nouvelle, vous avez mémorisé la vitesse 60.

Et pour avoir 120, il vous suffira donc de doubler la vitesse.

Oui mais maintenant comment trouver d’autres vitesses ?

Eh bien il va falloir vous servir de ce que vous savez faire en rythme. A partir de 60 on peut en retrouver beaucoup d’autres.

Par exemple pour trouver la vitesse 90, il vous suffit de :

  • taper à 60 des croches avec votre main gauche
  • passer à la noire avec cette même main en tapant une pulsation de seconde sur deux (ce qui vous amènera à 30)
  • puis faire des triolets à la main droite sur chaque noire de main gauche.
  • lâchez la main gauche sans modifier votre main droite et écoutez là. Il s’agit du tempo 90.

Si vous êtes plus avancé en rythme et que vous avez pratiqué le trois pour deux de ma dernière vidéo vous pouvez :

  • Taper des croches à 60 avec votre main gauche
  • puis faire directement des triolets à la main droite ce qui donnera un trois pour deux avec la main gauche
  • Ecoutez votre main droite, elle va à 90.

Il vous suffira de doubler pour trouver la vitesse 180.

Maintenant que vous pouvez trouver 60 et 120, puis 90 et donc 180, vous avez de quoi faire il me semble…

S’amuser avec le temps est excellent pour le rythme :

Amusez-vous aussi à repérer tous les battements réguliers qui vous entourent. Cela ne peut être qu’excellent surtout si vous avez des difficultés de rythme !

Le battement de votre coeur par exemple. Cela dépends bien sûr de votre santé et de votre coté sportif ou non, mais en général il est aux environs de 80. Quand vous avez repéré la vitesse de votre propre coeur au repos, cela peut aussi vous servir de repère.

A quelle vitesse marchez-vous normalement dans la rue aussi ? J’ai repéré que je marchais à 100 la plupart du temps en démarche normale.

Bref ! il y a de quoi faire :).

Si vous avez-vous d’autres idées, écrivez-les moi en commentaire et amusez-vous bien. On est pas ici pour souffrir… 😉

Interview d’Alan Fraser à Musicora 2017

Je vous présente aujourd’hui une interview d’Alan Fraser réalisée à Musicora en avril 2017. Il s’agit de quelqu’un qui s’est beaucoup penché sur l’aspect corporel de la technique du piano afin qu’elle soit la plus physiologique possible.

Monsieur Fraser est un pianiste et pédagogue canadien. Il est l’auteur de nombreux livres sur la technique du piano en langue anglaise :
– L’art de toucher le piano (non traduit)
– Affiner l’image du soi pianistique (traduit en français et disponible en librairie)
– Nos deux mains gauches : la technique du piano bien coordonnée (traduit en français)
– L’Etre-là au piano : Transformer l’image du soi pianistique (non traduit).

Sites d’Alan Fraser :
http://www.alanfraserinstitute.com/index-french.php
https://app.pianotechnique.org/

 

Comment retenir facilement le mode majeur et mineur

Vous vous rappelez les “anti-sèches” qu’on se faisait parfois sur la main à l’école pour ne pas rater les contrôles ? et bien c’est le moment de reprendre les bonnes vieilles habitudes pour mémoriser facilement le mode majeur et mineur :)…

 

Voici la vidéo d’où a été posée la question de Coraly : Pourquoi les touches blanches et noires au piano.

Transcription texte du podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile, du blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

 

Je voulais aujourd’hui répondre à la question que Coralie m’a posé sous la vidéo où j’expliquais le pourquoi des touches blanches et des touches noires.

Coralie m’a dit dans les commentaires : « Bonjour, géniale l’explication. » Et bien Coralie Merci.

 

« C’est la première fois que je vois exposer aussi facilement la base des notes. Et pour trouver les gammes majeures et en retour les mineures, comment on s’y prend pour les retenir aussi facilement ? »

 

Merci Coralie d’avoir posé ta question. Ça va me permettre effectivement de vous donner aujourd’hui une petite astuce très pratique.

 

Comme je vous l’ai dit dans cette vidéo dont je parle, et je vous mettrais le lien en-dessous.

Une gamme, ou un mode, c’est le fait de faire un choix et d’enlever certaines notes sur les 12 possibles dans une octave.

Quand on est en majeur ou en mineur, on a 7 notes.

On en a enlevé 5 et il nous en reste donc 7.

 

Petite parenthèse.

Si vous regardez des théories ou d’autres vidéos, il est possible qu’on vous parle de 8 notes. Moi je parle de 7 notes parce que je trouve que ça porte moins à confusion de parler de 7 notes.

Sachant que la 8ème c’est la même que la première mais à l’octave au-dessus.

C’est pour ça que je parle uniquement de 7 notes.

 

 

Comment retenir les gammes majeures et les gammes mineures et les retrouver facilement sur votre clavier ?

 

Dans la vidéo dont je vous parle j’ai retiré des notes.

  • Entre 2 notes où j’ai retiré une note, il y a une distance de 1 ton.

 

  • Entre 2 notes entre lesquelles je n’ai pas retiré de note, il y a une distance d’un demi-ton.

Donc déjà entrainez-vous à sauter des notes pour trouver des tons et à ne pas en sauter pour trouver les demi-tons.

Ça c’est la première chose.

 

  • Si vous sautez des notes à chaque fois, c’est-à-dire que vous jouez une note sur deux, vous allez faire un mode que l’on appelle le mode par ton.

 

  • Si au contraire vous ne sautez pas de note et que vous jouez les 12 notes les unes après les autres, vous faites ce qu’on appelle une gamme chromatique.

 

 

Donc si je reviens aux gammes majeures et mineures.

Il s’agit en fait d’une association de tons et de demi-tons à la suite.

Il y a plus de tons que de demi-tons.

Précisément c’est 5 tons et 2 demi-tons.

 

Alors personnellement, je vais vous faire un aveu. J’ai mis un temps fou à retenir cette fameuse succession de tons et de demi-tons en majeur et en mineur.

Je me souviens des cours de solfège au conservatoire où j’essayais de retenir les tons, tons, demi-tons, tons etc. Je trouvais ça d’un ennui mortel.

 

J’ai trouvé une autre astuce qui pour moi est beaucoup plus pratique.

C’est de retenir entre quelles notes il y a les demi-tons. C’est beaucoup plus avantageux.

Puisqu’il y a moins de demi-tons que de tons, autant retenir 2 informations que 5 informations ou même 7 informations.

Puisque quand on apprend cette succession ton – ton – demi-ton – ton – etc, on est obligé de retenir 7 informations.

Donc ne trouvez-vous pas que ce serait plus pratique de retenir que 2 informations ? Moi je trouve ça plutôt sympa.

 

Donc vous allez voir qu’avec cette astuce, vous pouvez retenir en très très peu de temps ces 2 modes.

  • Le mode majeur
  • Le mode mineur

 

Il y a donc 2 endroits où vous avez des demi-tons dans les 2 gammes.

Sauf qu’ils ne vont pas être au même endroit.

Notez-le sur un petit bloc-notes, ou sur votre main même, et gardez-le pendant 2 ou 3 jours. Je suis sûre que vous allez retenir ça très facilement.

 

Le mode majeur :

Il a un demi-ton entre la 3ème et la 4ème note et entre la 7ème et la 1ère note.

Donc notez quelque part 3-4, 7-1.

 

Le mode mineur :

Il a un demi-ton entre la 2ème note et la 3ème note et entre la 5ème note et la 6ème note.

Donc notez 2-3, 5-6.

 

Pour construire une gamme majeure :

Il vous suffit après de choisir n’importe quelle note sur votre clavier. Vous l’appelez la note 1 et vous faites que des tons sauf quand vous êtes entre la 3ème et la 4ème note, et entre la 7ème et la 1ère note.

 

Pour construire une gamme mineure :

Vous choisissez n’importe quelle touche sur votre clavier. Vous l’appelez la note 1 puis vous allez vers la droite en faisant que des tons sauf si vous êtes entre la note 2 et 3 et entre la note 5 et 6.

 

 

J’espère que cette astuce va vous aider et qu’enfin vous pourrez manier le majeur et le mineur avec beaucoup de facilité et surtout vous amuser à vous promener sur votre clavier en majeur et en mineur pour le plus grand plaisir de vos oreilles.

 

N’oubliez pas quand même que c’est le but.

 

Si ce podcast vous a plu, partagez-le avec vos amis musiciens ou sur les réseaux sociaux.

Et à bientôt sur le blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

 

Au revoir.

Résolutions 2018 pour progresser en piano

Nous sommes en janvier, et comme toujours c’est le temps des bonnes résolutions de nouvelle année. Il y a ceux qui décident de ne pas en avoir, comme cela ils ne seront pas déçus, et ils y a ceux qui mettent tous leurs espoirs dans de nouvelles activités qui pourraient améliorer leur vie. Quelle que soit façon d’accueillir la nouvelle année, on ne peut nier qu’il s’agisse d’une période de renouveau. Les jours rallongent, la grisaille laisse parfois place à un soleil prometteur et les oiseaux le chantent. Certains préparent leurs vacances en montagne pour faire le plein de lumière et d’autres envisagent même leurs vacances d’été !

Mais en musique, quelles pourraient être de bonnes résolutions ?

  • cette année, je me (re)mets au piano
  • cette année, je me (re)mets à travailler 🙂
  • cette année, je m’achète un bon piano acoustique
  • cette année, je (re)prends des cours de piano ou de solfège
  • j’apprends à improviser
  • j’apprends à lire les partitions etc…

Et bien d’autres choses encore. Mille choses peuvent être envisagées pour la pratique d’un instrument, en terme de renouveau.

Cet article s’inscrit dans le cadre du carnaval d’articles des musiciens-blogueurs organisé par le Blog Batteur Débutant, sur le thème : “Mon plan d’action pour progresser avec mon instrument en 2018”.

Je dois vous avouer qu’avec la création ces derniers mois de ma toute nouvelle plateforme de formation, j’ai laissé de coté mon magnifique piano. Il y a des moments où il faut savoir être concentré sur un projet à 100% pour qu’il puisse voir le jour. Mais maintenant il est temps de reprendre les choses en main. Je ne veux pas cependant tomber dans les bonnes résolutions traditionnelles qu’on ne tient pas. Alors j’ai d’abord pris de temps de réfléchir et de répertorier ce qui m’a aidé dans ma vie à progresser au piano. Qu’est-ce qui m’a aidé à passer du temps assis au piano ? Quels morceaux, quels exercices m’ont fait faire beaucoup de progrès ? Puis je me suis demandé comment réintroduire chaque chose progressivement dans mon quotidien d’aujourd’hui. Autant prendre des pratiques et astuces qui fonctionnent pour soi n’est-ce pas ?

Je me suis dit que cela pourrait vous donner des idées à vous aussi. Alors je vous partage ici ce que je mets en place cette année :

1- Je reprends une activité physique :

J’ai remarqué que je jouais toujours mieux après une activité physique, et plus généralement dans des périodes où je bougeais régulièrement. On a souvent tendance en tant que pianiste à négliger le corps et à croire que tout est dans la tête. C’est à la fois vrai et faux. Vrai parce que c’est notre cerveau qui commande notre corps, mais faux parce que notre corps est tout de même “l’outil” de notre cerveau pour actionner les touches et que sans une bonne connexion avec lui et la bonne santé de celui-ci…  rien ne se passe vraiment bien.

Le piano c’est beaucoup plus physique qu’on ne le pense naturellement.

2- Je positionne mon temps de musique en premier sur mon agenda :

Il y a toujours mieux à faire, plus urgent et plus important que le piano n’est-ce pas ? La plupart du temps notre pratique passe après tout le reste, et je n’échappe pas à la règle. Bien sûr que beigne dans la musique toute la journée, mais plus souvent pour les autres que pour moi. Alors je vais prendre l’habitude de positionner chaque soir un temps pour moi dans ma journée du lendemain entre 20 minutes et 1h maximum. Je dis bien un temps pour “moi en musique”. Je n’ai pas encore dis ce que j’y ferai. Et c’est là toute la subtilité pour que ça tienne sur la longueur.

A ce stade je ne fais que réserver du temps.

3-Je dégaine mon sablier :

Mais que viens donc faire un sablier dans l’histoire ? J’ai plusieurs sabliers de temps différents et il y en a un que j’affectionne tout particulièrement. C’est celui de 10 minutes. J’ai sauvé tellement de projet grâce à lui. C’est mon arme secrète contre la procrastination.

Voici l’astuce : Je retourne le sablier et je me lance dans l’activité ou la tache voulue pendant ce temps de manière obligatoire. Si le téléphone m’envoie un signal du genre “regarde-moi” “j’ai un truc super interessant” “Michèle a répondu à ton sms” ou autre, je l’ignore. Si je vois ou j’entends quelque chose qui se passe ou qui m’attire dans une autre pièce je l’ignore. Bref j’agis pendant 10 minutes sans aucune pression de rapidité ou d’obligation d’avoir fini quoi que ce soit à la fin.

Lorsque le sablier est vidé, je me laisse libre cette fois-ci d’arrêter ce que j’étais en train de faire, ou de continuer si j’en éprouve le besoin ou l’envie.

Cette astuce peut vous sembler très banale, un peu bizarre ou sans intérêt mais croyez-moi ! essayez la prochaine fois que vous n’avez pas envie de vous attaquer à votre vaisselle de trois jours, ou à la pile de papier qui menace de s’écrouler de votre bureau (j’ai la même). Mais soyez honnête avec vous -même. Si vous n’avez pas envie de continuer, ne continuez pas. Cependant je suis sûre que vous aurez beaucoup plus souvent envie de continuer que vous ne pensez.

Et bien en musique pourquoi ce serait différent ? Je vais l’utiliser pour me mettre à ma pratique musicale au début de mes plages prévues dans mon agenda. Je ne vous ai toujours pas dit quelles activités… et bien je vous le dévoile maintenant.

4-Je varie les activités musicales :

Et c’est là la grande nouveauté de cette année. Je vais varier le plus possible mes activités en lien avec le piano et la musique dans ce temps réservé.

Ceci vient d’un constat sur mon rapport à la musique et au piano. En premier lieu je me considère musicienne, et ensuite pianiste. Le piano est pour moi l’instrument que j’ai appris pour exprimer la musique. Et donc pour moi, il est important que je travaille la musique au piano, plus que le piano pour la musique… Je veux progresser en musique de manière globale et le piano est l’instrument principal par lequel je peux le faire, mais il n’est pas le seul. Je joue aussi du violoncelle, du violon, du mélodica (sorte de petit clavier à vent) et surtout la musique dans ma tête, mon oreille interne ! On est pour moi d’abord musicien dans sa tête et dans son corps, avant de l’être sur son instrument.

Alors concrètement, je vais adapter mes activités musicales à mon humeur, mes envies, mes capacités physiques du moment, et le type d’activités de la journée. Et je pense que cela sera beaucoup plus durable comme résolution que de me dire “je travaille mon piano tous les jours”. La routine, le manque de créativité, c’est ce qui tue la motivation.

Je conseille souvent à mes élèves ceci : Quand on a couru partout toute la journée, ce n’est peut-être pas le jour pour jouer du Rachmaninoff à toute volée… mais pourquoi pas travailler sa musicalité dans des passages lent, son oreille. On peut aussi lire le chapitre d’un livre technique sur le piano, sur la pédagogie, ou la biographie d’un musicien. Et puis travailler sa lecture de note et de rythme dans un bon fauteuil ou dans son lit. Ainsi on travaille le musicien qui est en soi et donc le pianiste.

A contrario, si on n’a été plutôt dans une journée calme physiquement, il est bon de se réveiller le corps et de travailler des passages plus techniques de ses morceaux.

Si l’on a les oreilles fatiguées, pourquoi pas travailler son jeu mental. J’entends par là s’assoir confortablement avec sa partition et imaginer que l’on joue.

D’autres jours, on peut :

  • s’accompagner en chantant une chanson qu’on adore pour travailler les accords.
  • déchiffrer des morceaux faciles
  • travailler les gammes, les arpèges
  • transposer un morceau simple dans de multiples tonalités…

Il y a milles façons de travailler pour progresser et ce n’est pas forcément en travaillant son morceau du moment… ça peut-être aussi en écoutant tout simplement de la musique ! Ne négligez pas votre formation globale en musique, votre culture.

 

5-Je complète mon répertoire avec 10 morceaux :

Maintenant, il va falloir quand même travailler et jouer des morceaux en entier et avoir des objectifs précis. Car la motivation a aussi besoin de précision. Donc je me crée un cahier de suivi de programme. A voir si ce sera un cahier papier ou un fichier numérique.

  • Sur une page, je vais écrire les morceaux que je connais déjà et que j’aime jouer.
  • Sur une autre, les morceaux que j’ai déjà commencé et qui sont en progression
  • Sur une autre, les morceaux que je rêverai de jouer
  • Une autre ceux que je décide de faire en 2018
  • Sur une page par morceaux à travailler, je répertorie les passages difficiles pour moi ou qui me font peur.

 

J’aurai comme ça une possibilité de trouver facilement de quoi travailler en fonction de ma journée comme je l’ai dit plus haut, sans perdre du temps à chercher ce qu’il faut que je fasse.

Je vous tiendrai au courant de comment je m’y prends plus précisément dans un autre article. Mais je pense que vous avez déjà saisi l’idée générale de mon plan d’action.

L’intention c’est bien, mais l’action c’est mieux :).

Et vous, avez vous pris des décisions qui vous portent en ce début d’année ? Partagez-les avec moi dans les commentaires !