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Pourquoi les touches blanches et noires ?

Je vous explique ici pourquoi le clavier d’un piano a des touches blanches et des touches noires, en rapport avec la structure profonde de la musique.

 

Transcription texte de la vidéo :

Bonjour à tous, c’est Marie-Cécile du blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/.

 

  • Aujourd’hui je vais vous expliquer quelque chose mais face à des pions du jeu de Dames.

Je ne vous l’explique pas justement au clavier pour que vous compreniez la structure de fond qu’il y a derrière le clavier.

Si je vous montre le clavier vous allez être aveuglé par celui-ci.

 

 

En musique on a 12 couleurs sonores. 12 vibrations différentes qui existent.

Ces 12 vibrations peuvent être distribuées à plusieurs auteurs.

Parce que bien sûr on n’entend pas que 12 sons possibles. L’oreille humaine entend, capte à peu près une centaine de hauteur de notes. On va résumer comme ça.

 

Mais dans ces 100 notes on a 12 couleurs différentes qui reviennent cycliquement.

Donc :

1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12

Et la première qui vient juste après la douzième va être la même que la première mais à la hauteur différente.

Donc si par exemple sur 13 notes, je choisis que celle-ci, c’est la première et que j’ai fais mes 12, à la treizième je reviens sur la première couleur sonore que sur la première.

Donc ça va sonner différemment.

On est vraiment sur la même couleur sonore.

Là je vous ai pris qu’un seul tronçon des 100 qu’on pourrait entendre.

Mais imaginez bien que ça continue. C’est-à-dire un fil mais l’oreille humaine est quand même limitée à certaines fréquences.

 

Donc là je vous ai limité à 12 pour comprendre comment fonctionne la musique, mais imaginez toujours la suite, à droite et à gauche.

 

 

En musique, pour que ça sonne bien, qu’on entende bien, que ce ne soit pas cacophonique, il faut qu’on fasse des choix.

 

La musique c’est une succession de choix de notes dans ces 12 sonorités, dans ces 12 couleurs. On en choisit seulement certaines pendant un temps donné.

Ça peut être :

  • Pendant un temps
  • Pendant deux temps
  • Pendant une mesure
  • Pendant un morceau
  • Pendant une carrure

On a un choix qui a été fait.

Et si ce choix n’est pas respecté, c’est là qu’on va se dire « Tiens, il y a une fausse note ». Et d’ailleurs inconsciemment vous le sentez vous-même.

Vous vous dites « Tiens, mais il y a une fausse note, pourquoi ça sonne faux cette note ? »

C’est parce que le choix de base qui a été proposé au début du morceau n’a pas été respecté.

 

 

Ces choix on peut les appeler de différentes manières :

  • Des modes (gammes)
  • Des accords

Je ne vais pas rentrer dans la théorie plus profondément, mais les accords, ce sont des choix. On en retire certaines et on en garde.

Les modes c’est pareil. Les gammes et les modes c’est pareil. C’est sur le même principe de base.

 

Une gamme, ou un mode

Je vais parler essentiellement de ça aujourd’hui.

C’est un choix de 7 notes sur les 12.

On en choisit que 7.

Le plus courant, c’est le Mode Majeur.

Il a 7 noms de notes différents. 7 notes différentes.

Sur notre base :

1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12

On fait le choix de retirer la 2, la 4, la 7, la 9 et la 11.

On a donc le choix sur cette ligne de base le choix du Mode Majeur :

1-3-5-6-8-10-12

On a retiré 5 notes sur les 12, il nous en reste donc 7 différentes.

Et bien sûr on a le retour ici à la 13ème note à la même que la 1.

Donc la note 1 et la note 13 vont s’appeler pareil.

 

 

Maintenant, si je positionne, sur les notes que j’ai retirées, des pions noirs.

Est-ce que ça ne vous rappelle rien ?

On a la 2 et la 4 un peu regroupées et ensuite la 7, la 9 et la 11 qui sont un peu regroupées.

Je pense que c’est clair et que j’espère que ça vous rappelle le clavier.

Sinon ça veut dire que vous n’avez peut-être pas assez regardé un clavier.

Un clavier, bien sûr sur une petite zone, on a les 2 touches noires puis les 3 touches noires du clavier.

 

 

Le clavier est construit sur le Mode Majeur.

Il est construit, même, sur la gamme précise de Do Majeur.

C’est-à-dire que toutes ces touches blanches vont s’appeler avec le nom des notes qu’on connait.

Do-Ré-Mi-Fa-Sol-La-Si

Et ensuite on repart sur le Do.

 

Il y a une juste chose qu’on ne voit pas sur le clavier.

On a l’impression que toutes les touches blanches se valent, qu’on a le même espace entre toutes les touches blanches.

Sauf que regardez bien.

Entre la 1 et la 3, entre la 3 et la 5, et entre la 5 et la 6, on n’a pas le même espace.

C’est ça qui est trompeur dans notre clavier.

On pourrait croire qu’il y a les mêmes espaces alors que non.

Entre Mi-Fa et Si-Do, nous avons un demi-ton.

Elles sont resserrées.

 

Donc c’est construit sur la gamme de Do, et c’est bien pratique quand on est en Do. Sauf qu’en fait, on est en Do que très peu de temps.

On est en Do sur très peu de morceaux. Et même sur des morceaux en Do on va bouger ailleurs.

C’est pour ça qu’on va avoir besoin de ces autres notes-là, les noires.

 

Alors bien sûr on va s’en servir de ces notes-là parce qu’on va bouger, on va changer de choix en cours de route.

 

 

C’était important pour moi de vous expliquer aujourd’hui ça, parce qu’il y a trop de confusion par rapport à ça.

Sous prétexte qu’on a des blanches là, on joue très longtemps, d’ailleurs uniquement sur ces touches-là, alors qu’en fait il faut considérer la musique avec les 12 sons.

 

 

Donc pour illustrer ce phénomène je vais vous prendre une mélodie très simple qui s’appelle « Au clair de la lune ».

  • Au début elle se fait juste avec 3 notes différentes, qui sont les 3 premières de la gamme majeure.

Voici l’ordre des touches :

Juste pour que vous compreniez bien, je vais nommer chaque degré de cette gamme par un numéro.

1-1-1-2-3  -2-  1-3-2-2-1

Voilà « Au clair de la lune ».

Vous comprenez bien que je ne suis pas en train de parler des principales notes en musique.

J’ai fait ces choix déjà de retirer les 2 premières notes noires.

 

 

Maintenant, ce que je voudrais que vous fassiez, pour bien illustrer ça, c’est de mettre cette série de notes où vous voulez.

  • Vous commencez par exemple sur cette touche noire (la 4)
  • Vous en sautez une (la 6), touche blanche
  • Vous en sautez une (la 8), touche blanche

Ce sera donc :

4-4-4-6-8  -6-  4-8-6-6-4

 

  • Ensuite vous partez de celle-là, soyons fou, la 7 (touche noire)
  • Ensuite la 9 (touche noire)
  • Ensuite la 11 (touche noire)

Ça donnera donc :

7-7-7-9-11  -9-  7-11-9-9-7

 

Vous voyez, ça fonctionne partout.

Sauf qu’il ne faut pas éliminer dans notre tête :

Les touches noires il faut les visualiser comme faisant partie des touches blanches.

 

Voilà c’est un petit exercice. Vous partez d’où vous voulez sur votre clavier, vous mettez vos 3 notes avec une note entre chaque.

On appelle ça transposer.

 

Vous partez de n’importe quelle touche et vous construisez « Au clair de la lune » où vous voulez. Comme ça vous êtes capable de faire ce morceau en Do, en Mi, en Fa, en ce que vous voulez.

 

 

Vous commencez à avancer vers un peu plus d’autonomie en musique !

 

Bonne journée et à bientôt,

Au revoir.

 

 

Comment mémoriser la notation internationale des notes de musique

Avez-vous déjà rencontré des partitions avec des portées ou des paroles de chanson surmontées de lettres majuscules, suivies ou nom de caractères spéciaux ? Cela se présente comme ceci :

 

Accords en notation internationale

 

ou même sous forme de grille comme ceci :

 

Une grille d'accord

 

Il s’agit de la notation des accords qui composent une chanson, mais en notation internationale. C’est très pratique quand on sait la déchiffrer, car cela permet de trouver rapidement un accompagnement de la chanson à la main gauche, ou au deux mains si quelqu’un chante, sans avoir besoin de déchiffrer une partition. Mais encore faut il savoir ce que tout ceci signifie…

La première étape pour déchiffrer les grilles d’accord des chansons est de savoir ce que les lettres en majuscule veulent dire. C’est ce qu’on appelle communément la notation internationale des notes de musique.

La notation internationale des notes de musique :

Il faut savoir que tous les pays d’origine catholique, comme la France, utilisent le système appelé “solfégique”. Cela signifie que les notes s’appelle do, ré, mi, fa, sol, la, si. Mais il n’en est pas de même partout. Dans tous les pays d’origine protestante, le système des notes est resté sur celui d’origine (encore une histoire de religion…) qui est :

  • A pour la
  • B pour si
  • C pour do
  • D pour
  • E pour mi
  • F pour fa
  • G pour sol

Comme vous pouvez le constater, ce système utilise l’ordre alphabétique, mais en partant de la note la. Cette note est un “repère” dans beaucoup de cas en musique et il s’agit entre autre de la note référence du diapason. La note sur laquelle les instruments s’accordent dans un orchestre (surtout la famille des cordes) avant de jouer. Bon je sais, c’est dommage… le do aurait été plus pratique. Mais il en est ainsi.

 

La notation internationale au piano

 

Oui mais voilà, pour nous qui ne sommes pas habitués à ce système, il n’est pas simple de mémoriser encore une nouvelle façon de nommer les notes. On a déjà eu bien du mal à apprendre do ré mi etc… !

Je me suis creusée la tête dernièrement afin de trouver un système mnémotechnique pour mémoriser enfin la correspondance avec notre système de nom des notes. Et j’ai trouvé quelques astuces que je vous livre ici.

 

Mnémotechnique pour apprendre la notation internationale des notes de musique :

 

A :

Pensez “Ah la la !”, c’est le la.

B :

Servez-vous de la phrase suivante : “Bébé basSIne la Baby-SItter.”

Bébé bassine la baby-sitter

 

C :

Visualisez un bonhomme dans le C qui fait le dos rond. Le do rond…

C comme un do rond

(Hum… suis pas une pro du dessin.)

D :

Comparez la forme de la lettre D avec une clé à mollette, et pensez au mot “DesserREr”, soit D c’est ré.

Comme le mot desserrer

E :

Visualisez que la lettre E bascule vers la droite et se transforme en M, pour MI

E tombe pour devenir M

 

F :

Celle-ci ne présente pas de difficulté en général, il s’agit du FA, donc même initiale.

 

G :

Servez-vous de la phrase : “Pour Germer, une Graine a besoin de SOLeil”.

La note G comme Germe au soleil

Ou alors, vous avez le très simple “Gssuie le Sol” (J’essuie le sol). Excellent ! Merci beaucoup à la personne qui me l’a indiqué sur un groupe Facebook 🙂 !

 

Et voilà ! En appliquant ces moyens mnémotechniques, et en mémorisant par là de quelles notes il s’agit, vous vous ôtez déjà une énorme épine du pied pour la lecture des grilles d’accord.

Pour en revenir à notre chanson, cette fameuse lettre écrite est votre basse qui doit être jouée à ce moment précis de la partition. Vous allez donc pouvoir vous entraîner à poser votre cinquième doigt de la main gauche sur la note trouvée, dans les graves (octave 3 en partant de la gauche du clavier de 88 touches).

Il vous restera bien sûr à savoir construire dans votre tête et jouer l’accord qui correspond à cette basse. Et cette étape demandera beaucoup de pratique. Si vous souhaitez en savoir plus sur la construction des accord, rendez-vous sur cet article.

J’espère que toutes ces mnémotechniques vous aiderons à rapidement mémoriser ces lettres-notes. Si cela vous a aidé, partagez cet article avec vos amis. Cela m’aide beaucoup.

Comment repérer les temps sur une partition (débutant)

Je publie enfin la réponse à une question qui m’a été posée il y a plusieurs mois par une fidèle lectrice par mail. C’est une première pour ce type de format de vidéo, donc pardonnez mes hésitations. C’est un véritable cours de formation musicale sur la lecture d’une partition d’une durée de vingt minutes. N’hésitez pas à la regarder en plusieurs fois, à faire des pauses, à revenir en arrière…

J’ai tourné cette vidéo il y a quelques mois déjà mais ayant rencontré un problème de dimension d’écran, je l’ai laissé de coté jusqu’à maintenant. J’ai enfin trouvé la solution donc la voici. Ah ! les problèmes techniques si vous saviez…

Comment écouter de la musique aujourd’hui

Je tiens à vous parler aujourd’hui d’un sujet extrêmement important pour toute personne désireuse de jouer d’un instrument. Or c’est un sujet qui est finalement peu abordé car considéré comme allant de soi la plupart du temps. Vous vous en doutez par le titre de l’article, il s’agit du fait d’écouter de la musique.

Vous pouvez vous dire, “bah c’est évident que quelqu’un qui joue d’un instrument aime la musique et donc en écoute”. Cependant dans les faits ce n’est pas automatique. En effet, comme toute chose qu’on apprend à comprendre de l’intérieur et intellectuellement, il est parfois difficile de continuer d’en profiter avec son coeur comme le ferait un enfant. Mais à mon sens, c’est indispensable pour progresser à long terme.

 

Pourquoi écouter de la musique est indispensable pour un musicien

  • Pour garder le contact avec le plaisir de la musique :

En effet, comme je vous le disais à l’instant, quand on rentre dans le comment faire de la musique, qu’on essaie d’expliquer comment elle est construite, cela donne des outils et des moyens de la pratiquer soi-même. Il est indispensable de passer par ce chemin d’intellectualisation, comme je vous l’évoquait dans mon dernier podcast sur l’importance du solfège. Et l’apprentissage du savoir faire demande des procédures logiques et pragmatiques. Mais dans le même temps il faut être conscient qu’on s’éloigne de l’essence profonde de cet art qui s’adresse à tous et non uniquement aux initiés. En concert, qui prend le plus plaisir à l’écoute ? l’enfant ? l’amateur de musique ? le débutant en piano ? ou le professionnel dont c’est le métier ?… vous pourriez être surpris de la réponse je vous assure. Il suffit de se souvenir de l’enfant qui danse parfois en écoutant un musicien de rue sous le sourire amusé des adultes, et sans le moindre complexe…

Prendre du plaisir à écouter de la musique

  • Pour nourrir son inspiration :

Pour apprendre à jouer du piano de manière approfondie et durable, il faut apprendre les connaissances théoriques, le savoir faire et la créativité. Oui mais alors vous pourriez vous dire ” que reste t’il de la créativité si je ne fais qu’appliquer des partitions déjà écrites par d’autres ?” Et bien il vous reste à créer le son, sa qualité, sa couleur, son timbre. Et cela n’est pas écrit sur la partition… Vous avez la hauteur des notes, leur rythme, leur nuance, ponctuation et articulation. Mais tout cela N’EST PAS la musique. Ce n’est qu’une recette, un graphisme froid sur du papier en noir et blanc. Il vous appartient d’assembler tout cela, de créer votre son et votre propre interprétation, ce qui va faire que la façon dont vous jouerez sera unique et intéressante. Un langage de coeur à coeur qui nous touche. Et ne me dites pas “ou la mais moi j’en suis pas encore là…”, car je peux vous dire que tout le monde a un son qui lui est propre et à tous les niveaux. Simplement pour cela on doit laisser libre cours à son imagination, son inspiration. Mais comment être inspiré ?

Et bien justement c’est là qu’intervient l’écoute. Si pour vous le piano a toujours le même son quelque soit la façon dont on joue dessus, que toutes les interprétations se valent, c’est que vous devez en écouter plus. Et pas uniquement du piano d’ailleurs, car le piano est un instrument qui en évoque tant d’autres !

Ecouter ce qui sort du piano

Et c’est un conseil que je me donne moi-même régulièrement. Qui d’entre nous prend le temps à l’heure actuelle d’écouter de la musique de manière attentive ? Je ne parle pas de mettre de la musique pour mieux faire passer la corvée de vaisselle (même si c’est aussi très bien ! ), comme sur les publicités pour enceintes bluetooth. Je parle de se poser dans un fauteuil et d’écouter la musique, de se laisser entrainer par elle vers un monde indescriptible avec des mots. Ou même de se lever d’un bond et de danser follement quitte à faire rire vos proches s’il sont là. Cela vous fera du bien et vous vous re-connecterez à ce pourquoi vous avez voulu faire de la musique pour la plupart d’entre vous. Ce pourquoi la musique a été imaginée il y a bien longtemps chez nos ancêtres des cavernes…

Il va de soit qu’aller au concert est encore mieux, car vous ne pouvez faire autre chose (sauf si vous êtes encore les yeux rivés sur votre téléphone 😉 ), et le son en direct vous traverse de part en part. Vous faites le lien avec le geste des musiciens et le “spectre” du son est entier. Votre oreille capte des subtilités de timbre dont vous n’êtes même pas vous-même conscient. Il s’agit donc d’une expérience sensorielle complète.

Magnifique salle de concert avec piano à queue

Votre oreille interne doit engranger des sons, des timbres, des subtilités sonores de plus en plus fines, afin que vous ayez une banque de sons dans votre mémoire dans laquelle pourra puiser votre inspiration.

L’inspiration se nourrit de la mémoire.

Et pour l’improvisation il s’agit du même phénomène. Tous les grands improvisateurs, quel que soit le style de musique, ont toujours écouté beaucoup de musique. Et, après avoir travaillé bien sûr, il peuvent se laisser aller et laisser sortir d’eux des choses qu’ils n’auraient même pas soupçonnés eux-même. En gros, la musique ne peut s’exprimer à travers vous que si vous l’avez beaucoup écouté, apprécié et maniée (avec les mains 🙂 ).

 

Les moyens concrets d’écouter de la musique aujourd’hui :

Afin de vous aider à vous nourrir régulièrement, je vous lance quelques pistes pour avoir accès à une écoute régulière sans trop de frais. Ces dernières années le monde du disque et des appareils pour les écouter a considérablement évolué. Nos habitudes d’écoute en ont été particulièrement chamboulés. Notre temps est aussi souvent passé à d’autres occupations comme les réseaux sociaux par exemple.

Voici donc les moyens à ma connaissance :

Les plateformes d’écoute :

Des plateformes payantes de streaming :

Toutes les services dont je vais vous parler ci-dessous sont, au moment où j’écris, au prix d’une dizaine d’euros d’abonnement par mois et sans engagement. Vous pouvez y écouter de manière illimité et en qualité moyenne (mais très suffisante sur les appareils d’écoute que nous utilisons la plupart du temps) une grande partie de la musique enregistré et en vente dans les magasins actuellement. Ces enregistrements ne vous appartiennent pas, mais vous pouvez les écouter autant de fois que souhaité. Le gros avantage, c’est de pouvoir se permettre d’être curieux, de tester des styles de musique ou des compositeurs vers lesquels on ne serait pas allé naturellement. C’est comme la photo numérique, vous pouvez faire des erreurs puisque ça ne coute pas plus cher, mais du coup vous pouvez aussi faire de très belles expériences.

Et sachez que si après écoute, vous souhaitez acheter un enregistrement que vous avez particulièrement apprécié, il vous sera possible de le faire pour le télécharger et le graver sur un disque avec votre ordinateur.

Voici donc les services que je connais :

  • Qobuz, une plateforme de grande qualité tant sur le plan de la qualité sonore que sur le plan de la richesse du catalogue en musique classique et jazz, tout en ne négligeant nullement les autres musiques de qualité et indépendantes. Je l’utilise moi-même depuis quelques temps et en suis ravie ! J’ai toute la musique dans mon téléphone où que je sois et quoi que je fasse (même la vaisselle 🙂 ). Et c’est une entreprise française, alors cocorico profitons-en !
  • Deezer, qui a un gigantesque catalogue dans tous les styles de musiques populaires contemporains, mais il manque encore des choses en musique classique et jazz même si c’est tout à fait honorable. Mes enfants l’utilisent et en sont ravis pour écouter leur groupe ou chanteur/rapeur préféré :).
  • MusicMe, que je connaissais il y a quelques années mais je ne suis pas allé voir depuis quelques temps. Vous pouvez y écouter beaucoup de musique gratuitement.
  • Spotify, que je ne connais pas mais qui m’a l’air plus tourné sur la musique de variété.

Si vous connaissez les deux derniers et que vous les utilisez, dites-moi dans les commentaires ce que vous en pensez.

Ces outils ne sont bien sûr utilisables que si vous possédez un ordinateur, une tablette ou un SmartPhone.

Vous avez aussi des boutiques en lignes pour acheter la musique :

Faites entrer la musique dans votre vie

Des plateformes gratuites :

  • IMSLP, où vous pouvez trouver des enregistrements qui sont passés dans le domaine public, et les télécharger pour les écouter. Il faut être un peu habitué à manier l’informatique.
  • Youtube, qui n’est plus à présenter pour la plupart d’entre vous, mais au cas où vous n’auriez pas pensé à ce moyen d’écouter de la musique, je vous le signale tout de même. Vous pouvez y trouver un peu tout et n’importe quoi, en partant de l’apprenti pianiste qui veut partager son bonheur de jouer (et il a tout à fait raison de le faire) à de grands pianistes et compositeurs vivants ou non comme Rubinstein, Petrucciani, ou Olafur Arnalds et bien d’autres.
  • SoundCloud, qui est une plateforme de partage de musique où tout le monde peut publier.
  • DailyMotion, est une autre plateforme vidéo mais sur laquelle vous pouvez trouver de belles choses en fouinant.

 

Les CD en magasin :

Grace ou à cause de l’avènement d’internet, le prix du disque a fait une chute vertigineuse ces dernières années et vous pouvez donc trouver beaucoup d’enregistrements pour moins de 10€ en magasin physique ou virtuel.

  • Sur internet, comme Amazon, Price Minister etc…
  • A la Fnac, Virgin ou chez les magasins spécialistes de maisons de disque. Mais pour combien de temps… ?
  • Pensez aux vides-greniers !!

 

Les concerts :

Bien sûr comme je vous le disais plus haut, rien ne remplacera la musique “en live”, qu’elle soit émise par un grand musicien célèbre ou par un bon musicien qui a envie de partager. Soyez curieux et prenez parfois le risque d’aller écouter des illustres inconnus. Ces derniers ont l’avantage d’être encore abordables sur le plan du prix et de vous offrir un spectacle vivant auquel vous-même participez. Comme le dit très bien Alexandre Tharaud dans son livre Montrez-moi vos mains, le concert est un spectacle qui se crée par le musiciens ET son public, comme une alchimie mystérieuse et qui ne peux s’appréhender qu’en la vivant. Avec son coeur et non avec sa tête…

Piano à queue sur scène

Renseignez-vous auprès de votre mairie sur les salles de concert, ou tapez “concert (le nom de votre ville)” sur votre moteur de recherche. Prenez les programmes et épluchez-les. Bref, faites votre petite enquête. Votre pratique du piano en ressentira les bienfaits !

Voilà ce qui est à ma connaissance possible de faire à l’heure actuelle pour écouter de la musique et “travailler” par là-même son instrument d’une autre manière. Mais j’ai parfaitement conscience de ne pas être une spécialiste en matière de diffusion musicale. Donc n’hésitez-pas à compléter cet article par vos propres connaissances et expériences dans les commentaires.

A bientôt !

 

 

 

Solfège ou tuto ?

Voici aujourd’hui un podcast sur une question récurrente, et qui fait beaucoup couler d’encre et de salive : celui du solfège. Faut-il faire du solfège ou suivre des tutoriels sur internet ?

Le format audio (ou podcast) est pour moi un moyen de vous parler en direct de manière simple de ce qui me tient à coeur, sans prendre trop de temps de préparation et de montage comme le fait la vidéo. Je parle un peu comme ça vient sur un sujet comme je le ferais dans une conversation avec vous en buvant un café. Si vous voulez suivre les prochaines publications de ce type, vous pouvez les suivre en plus du blog sur Itunes, en tapant apprendre à jouer du piano.

 

Ci-dessous la transcription texte de ce podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile, du blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

Je voulais vous parler aujourd’hui d’une question, d’un sujet, qui revient souvent dans les cours, qu’on me pose souvent.

Un sujet qui fait peur, c’est celui du solfège.

C’est une chose qui fait peur, et je trouve qu’on ne devrait pas en avoir peur à ce point.

C’est une croyance qu’on a développé ces dernières années. Il y a même très longtemps maintenant je pense.

Une croyance que le solfège est difficile.

Oui il a été difficile pour beaucoup de monde dans certains contextes. C’est-à-dire en école de musique, en conservatoire, avec certains professeurs qui n’étaient pas forcément heureux de faire ce qu’ils faisaient. Mais bon, ils faisaient ce qu’ils pouvaient avec les moyens qu’ils avaient. Ils essayaient d’apprendre la lecture de notes, le rythme, à leurs élèves. Mais voilà, eux ils auraient bien aimé faire de la musique, se faire plaisir. Ce n’était pas leur truc d’enseigner le solfège.

Pourtant moi j’ai connu des profs, par contre, qui adorent faire ça. Vraiment. C’est leur truc. Ils sortent d’un cours de solfège, ils sont vraiment en joie d’avoir pu partager la musique. Et je pense qu’avec ces profs-là ça se passe beaucoup mieux.

Donc il faut arrêter avec ce sujet quoi. Il y a un moment où stop quoi.

En fait la question de fond c’est « Qu’est-ce que vous voulez faire ? ». « Qu’est-ce que vous voulez faire au piano ? »

Parce que si vous m’écoutez c’est pour faire du piano.

  • Qu’est-ce que vous voulez au piano ?
  • Vous cherchez quoi ?
  • Vous cherchez à jouer quoi ?
  • Est-ce que vous cherchez à jouer juste une musique que mamie aime bien et le lui jouer dimanche prochain parce que ça la surprendrait et ça lui ferait plaisir ?
  • Est-ce que vous voulez jouer une polonaise de Chopin ?
  • Est-ce que vous voulez faire des concerts ?
  • Est-ce que vous voulez être prof de piano ?
  • Qu’est-ce que vous voulez faire ? Quel est votre but ?

Je vais vous le dire très clairement. Si vous voulez jouer les grands tubes du piano, j’en parlais dernièrement sur le blog.

Si vous voulez jouer ces grands tubes du piano, oubliez les tutos.

C’est pas possible.

Alors si, si vous voulez faire juste le thème et puis ça vous convient. C’est-à-dire juste apprendre la mélodie et vous trouvez ça chouette et ça vous suffit, là alors le solfège il n’y en a pas besoin.

En revanche si vous voulez jouer tout le morceau et qu’au bout d’un moment vous avez appris la mélodie et vous trouvez que ça ne vous suffit pas, que vraiment c’est dommage, comme y’a pas la main gauche ça sonne pas bien, et que vous êtes frustrés, bon ben là il va falloir vous y mettre.

Il n’y a pas le choix.

Les tubes du classique, ce n’est pas possible d’apprendre ça sur un tuto. Il faut arrêter cette croyance.

C’est pas possible.

Je ne dis pas que les tutos c’est mal. Vraiment pas. C’est pas mon sujet.

Les tutos c’est super parce que ça permet à certaines personnes qui veulent juste jouer leurs morceaux favoris, leur thème favori, d’essayer. Et en plus ça leur permet peut-être de toucher pour la première fois au piano. Et puis sans peur, sans prof, ils peuvent repasser le truc mille fois.

En plus c’est du boulot les gens qui font du tuto.

Moi maintenant, qui me suis penchée sur la vidéo, je sais que c’est difficile.

Je ne suis pas là du tout pour critiquer ça.

Je pense que ça a sa place le tuto actuellement. C’est vraiment un super moyen de démarrer. De commencer à jouer.

Parce que finalement quel est le premier frein de n’importe quel pianiste ?

C’est le fait de ne pas jouer.

Donc au moins le tuto ça vous met devant le piano et ça vous dit « Maintenant tu enfonces cette touche-là. ». C’est quand même la première base avant toute chose.

Mais après si vous voulez jouer des morceaux classiques, du Bach, du Mozart, du Beethoven.

J’en ai plein qui arrivent en cours, qui voudraient jouer ça. Je suis ravie parce que je vois que la musique classique a encore de beaux jours devant elle.

Là il va falloir vous y mettre au solfège. Et ce n’est pas si compliqué que ça.

Il faut arrêter avec cette croyance.

Oui c’est du travail. Un petit peu tous les jours. Mais vous allez y arriver, il n’y a pas de souci.

  • Il faut les bonnes méthodes.
  • Il faut pratiquer.
  • Il faut bousculer de temps en temps les méthodes et des fois en changer.

Et puis ça va venir.

Je sais pourquoi, beaucoup de gens ont de mauvais souvenirs donc ils en parlent de manière traumatique.

Mais il y a vraiment moyen d’apprendre ça en ayant toujours le lien avec l’instrument. En essayant toujours de voir dans la musique pourquoi on apprend ça. Y’a moyen. Vraiment.

Il faut que vous arrêtiez de croire que c’est pas possible, que c’est dur etc.

Apprendre la lecture de notes ça se fait.

Apprendre la clé de sol et la clé de fa, vous bossez régulièrement pendant 6 mois, presque tous les jours, et c’est bon ! Vous connaissez la clé de sol et la clé de fa !

C’est fait et on en parle plus !

Qu’est-ce que c’est dans une vie 6 mois ! 6mois de 5 minutes par jour de lecture de notes.

C’est quoi franchement ?!

Oui ‘est sûr, c’est pas demain. C’est pas demain. C’est pas « Apprenez le solfège en un jour » que je vous conseille.

Mais c’est pas non plus 6 ans.

Alors bien sûr il y a des choses que vous ne saurez pas tout de suite. Mais la lecture de notes c’est bon. Ça se fait. Lecture de rythme c’est un peu plus compliqué parce qu’il y a plusieurs façons de l’aborder et puis ça dépend de choses plus corporelles. Ça dépend de votre passé.

Donc ça c’est un peu plus complexe.

Mais même les rythmes, je veux dire les rythmes simples, en quelques mois c’est acquis.

Vous les lisez bien et puis vous pouvez vous faire plaisir sur vos premiers petits morceaux.

La question de base elle n’est pas « Solfège ou pas solfège ? ». Elle est « Qu’est-ce que vous voulez faire ? »

Je l’ai déjà dit tout à l’heure mais je le redis.

C’est pas possible d’apprendre même un morceau. Vous pourriez vous dire « Bon allez un morceau je vais peut-être y arriver. ». Mais non, ce n’est pas possible. Le cerveau ne peut pas gérer une telle complexité d’écriture.

C’est comme si vous preniez un enfant de 5 ans et puis vous essayez de lui faire apprendre par cœur, s’il est motivé, une pièce de Racine ou un roman. C’est complexe !  C’est quelque chose de très long. Il faudra qu’il le répète par cœur. Mot par mot.

Ce n’est pas possible ! Il faut d’abord qu’il sache lire pour découper par petits bouts, pour comprendre chaque phrase de l’intérieur pour se la répéter, la relire…

C’est pas possible. C’est pas gérable. C’est trop complexe.

Autant c’est possible en variétés. Sur certaines chansons. Ce sont des harmonies qui peuvent être assez simples.

Et quand je dis ça ce n’est pas du tout péjoratif. C’est juste que souvent les chansons elles sont construites sur 3 ou 4 accords.

Donc vous apprenez ces 3 ou 4 accords, vous apprenez la mélodie par cœur, là sur un tutoriel, et allez hop c’est parti !

Là effectivement vous pouvez commencer à vous faire plaisir et vous avez jamais appris la moindre note de musique.

Et je peux même vous dire qu’il y a des musiciens de variétés, de rock, des musiciens professionnels, qui ne connaissent rien, y’en a de moins en moins mais quand même, il y en a beaucoup encore je suis sûre, qui ne connaissent pas une note de solfège. Et ils n’ont jamais fait de rythme solfégique.

Et ils gagnent leur vie quand même avec la musique.

Donc je ne suis pas en train de dire que vous ne pouvez pas faire votre métier dans la musique sans savoir le solfège.

Mais en tout cas, si vous cherchez à faire du classique, ça ne sera pas possible.

Voilà. Voilà pourquoi, ce n’est quand même pas un hasard quand même que dans les écoles de musique on apprend le solfège aux gens.

Ce n’est pas forcément toujours bien fait, c’est difficile à faire.

C’est compliqué à associer.

On a un passif d’école de musique et des structures qui sont difficiles à changer.

Elles évoluent avec le temps. Et ça va toujours de mieux en mieux.

Mais c’est long à faire et c’est normal.

Mais voilà, ce n’est pas un hasard.

Ce n’est pas possible.

J’espère que j’ai répondu à vos questions, à votre questionnement sur le sujet.

C’est mon opinion à l’heure actuelle.

J’ai vu plusieurs élèves ces dernières années qui arrivaient avec des tutoriels et j’ai joué le jeu. J’ai dit « D’accord, par de problème, on fait à partir du tutoriel. »

Je leur ai montré le tutoriel, je les ai même aidés, je leur ai remontré moi-même sur l’instrument. Et bien ça ne rentre pas.

Ça ne rentre pas.

Alors il y en a qui ont une bonne mémoire et qui arrivent à aller vraiment très très loin dans l’apprentissage. Mais ça ne va pas au bout.

Ça ne peut pas aller au bout.

Ça peut aller au bout sur des morceaux assez simples et puis c’est vrai qu’il y en a qui ont une mémoire vraiment exceptionnelle.

Mais dans la plupart des cas ça ne passe pas.

C’est surtout pourquoi décider que c’est difficile ?

Forcément si on dit que c’est difficile, et c’est un peu ça le problème de fond, notre époque aussi par rapport à ce sujet-là. C’est que tout le monde dit que c’est difficile. Alors comment voulez-vous qu’on apprenne ça de manière fluide ?

En commençant en disant « Ah ça va être difficile. ». Non.

Oui c’est du travail un peu tous les jours, mais non. On finit toujours par y arriver.

Moi j’étais loin d’être un crack. J’ai eu des difficultés d’apprentissage à l’école. Ça a été long mais j’ai fini par avoir une médaille d’or de solfège.

Bon ça s’appelle formation musicale maintenant en école de musique. Mais j’ai eu ma médaille d’or de formation musicale même avant celle de piano.

Parce que j’ai aussi rencontré les bonnes personnes. Ça joue quand même aussi hein.

Ça vient. Et ne serait-ce que ça. Dans votre tête.

Changez la façon de voir ça. Ne vous dites pas que c’est difficile. Dites-vous « Allez le solfège c’est facile, ça va venir ! »

Le solfège si on bosse ça vient. Et pour n’importe qui. Faut pas être intelligent. Ça vient. Pas de souci.

Voilà j’espère que ce type de podcast vous a plu.

Si ça vous a plu n’hésitez pas à me laisser un commentaire, à vous inscrire à ce podcast, ou sur le blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com.

Bonne musique !

Bon piano !

Au revoir.

Recherches utilisées pour trouver cet article :quest c suun cours de solfège

Apprendre le piano par les chansons, interview de Cécile Emery

Les deux volume de la méthode Apprendre le piano par les chansons

La méthode Apprendre le piano par les chansons, en deux volumes

Voici une interview réalisée au salon Musicora 2017 de Cécile Emery, co-hauteur de la méthode Apprendre le piano par les chansons.

Cette méthode est particulièrement intéressante pour former l’oreille harmonique, apprendre à accompagner des chansons et se former globalement sur la musique tout en apprenant le piano. Elle est extrêmement complète sur les différents aspects musicaux et se base sur un répertoire très varié, allant de la musique de film à Schumann, en passant par la variété ou les chansons de répertoire traditionnel français et populaire. Elle s’adresse aux enfants (à côté de la méthode traditionnelle), ainsi qu’aux adultes débutants (ou reprenant) le piano et souhaitant se former musicalement sur des bases solides.

Je vous laisse découvrir…

Transcription la texte de la vidéo :

Marie-Cécile

Bonjour Cécile.

Cécile Emery

Bonjour.

Marie-Cécile

Je voulais vous parler aujourd’hui parce que j’ai découvert dernièrement par le groupe Facebook « L’art d’enseigner le piano », votre méthode qui s’appelle « Apprendre à jouer du piano par les chansons ».

Ça m’intéressait beaucoup de vous rencontrer parce que c’est vrai que je regrette souvent que les élèves n’aient pas d’oreille, ne chantent pas intérieurement quand ils jouent, donc le titre m’a interpelé. Voilà.

Donc vous êtes Cécile Emery, et professeur de piano ?

Cécile Emery

Je suis professeur de piano au conservatoire d’Amiens depuis de nombreuses années. Et depuis disons une dizaine d’années, je travaille en collaboration avec Bruno Puren. Nous avons rencontré un jury de DE, c’était une bonne occasion de parler de pédagogie. Et depuis ce moment-là nous avons animé des stages ensemble. Et petit à petit une idée est venue de faire une méthode en commun parce que lui est professeur d’accompagnement, et moi de piano.

Marie-Cécile

D’accord.

Cécile Emery

Nous avons joint nos efforts pour faire une méthode piano et accompagnement. C’est-à-dire que l’un des objectifs c’est d’apprendre à jouer du piano, mais pour s’accompagner, pour s’accompagner lorsqu’on chante, pour accompagner un autre instrument également. Ne pas rester tout seul dans son instrument.

Et puis petite à petit, cette organisation autour des chansons a fait qu’on a monté toute une pédagogie progressive où on inclut la technique de piano mais aussi le travail de l’oreille. On travaille beaucoup avec la transposition. On apprend assez rapidement l’improvisation.

C’est une méthode globale de formation musicale et piano.

Marie-Cécile

D’accord. Il y a combien de volumes ?

Cécile Emery

Il y a actuellement 2 volumes.

Un volume « Apprendre le Piano par les chansons & leur accompagnement Volume 1 », volume bleu, qui correspond aux 4 premières années de piano à peu près. Il couvre le premier cycle des conservatoires.  C’est un ouvrage qui correspond aussi aux recommençants adultes qui, grâce au site internet, peuvent avoir les exercices et compléments d’informations qu’ils ne trouveront peut-être pas dans la méthode.

Un second volume « Apprendre le Piano par les chansons & leur accompagnement Volume 2 », volume orange, à partir de la 5ème année qui correspond au milieu 2ème cycle et 3ème cycle.

Donc c’est pour les enfants et c’est pour les adultes aussi.

Marie-Cécile

Donc le site internet c’est https://apprendrelepianoparleschansons.com.

C’est aux éditions Fortin-Armiane.

Cécile Emery

C’est ça. Éditeur de chansons, de chansons françaises mais également de pédagogie, de violoncelles… Voilà ils ont 2 registres.

Donc nous on était à la jonction entre la pédagogie et les chansons.

Marie-Cécile

Comment vous ait venu l’idée de cette méthode ?

Cécile Emery

Petit à petit je me suis aperçue que les élèves, comme vous l’avez dit tout à l’heure très justement, n’entendent pas assez ce qu’ils jouent, n’anticipent pas assez ce qu’ils vont jouer. Et je pense que l’éducation de l’oreille c’est une chose absolument primordiale dans l’éducation musicale, dans l’éducation pour le piano, la guitare, tout instrument. Il faut débloquer cette oreille, il faut entendre ce qu’on va jouer avant de le jouer.

C’est « avant de jouer c’est bien d’entendre jouer ». Ça ça me semble très important. C’est parti de ça.

On va développer les 2 lignes.

La mélodie. On la mémorise.

La ligne verticale. L’harmonie. À reconnaitre la couleur, les accords, aussi travailler la polyphonie, qui est une difficulté du piano.

Au cours des 10 chapitres de la méthode on aborde à peu près tous les sujets, les thèmes techniques, les façons de jouer.

Les mains ensembles, l’initiation à la polyphonie, la phase musicale, le jeu essencifie, les accords, le jeu rebondissant, les appuis, appuis et allègements, l’indépendance des mains, la polyphonie, le piano rythmé, et les déplacements. À chaque fois on met une thématique par chapitre.

Marie-Cécile

D’accord, tout ça sur le premier volume hein ?

Cécile Emery

Tout ça sur le premier volume.

Marie-Cécile

Donc il y a 2 volumes, mais j’ai cru comprendre qu’il y a du projet.

Cécile Emery

Nous avons un projet oui de volume intermédiaire. Je ne sais pas encore comment nous l’appellerons. Sans doute « Manuel pratique à l’usage ».

Alors là ce sera très ciblé, début de 2ème cycle, pour donner les clés d’organisation de travail, de méthode de travail, comment déchiffrer, comment accompagner une mélodie, comment s’organiser pour travailler. Enfin des choses très très concrètes mais toujours à base de chansons et d’exercices techniques.

On mélange toujours les 2.

Le répertoire, les chansons, les musiques de films aussi. Tous les styles.

Et puis le répertoire classique puisque le but c’est quand même d’amener les enfants et les élèves en général vers la grande musique, comme Schubert.

Marie-Cécile

Au niveau des âges vous l’avez dit vous l’avez dit tout à l’heure, cette méthode peut s’adresser à des enfants, à des petits, ou même des adultes.

Cécile Emery

Oui, moi je commence avec pour mes élèves de 6-7 ans. Comme c’est une méthode qui est assez dense puisque le cahier couvre 4 années, il faut intercaler d’autres morceaux, d’autres petites partitions, le professeur est libre de garder tout à fait ses méthodes habituelles, que ce soit la méthode rose ou une autre, et de l’intercaler au milieu du chapitre. C’est là le bien nécessaire.

Marie-Cécile

Donc là pour une formation vraiment complète. Ce n’est pas qu’une méthode de piano. C’est une méthode aussi, d’après ce que je comprends, globale, de formation musicale globale.

Cécile Emery

Voilà. C’est une nouvelle façon d’appréhender la musique qui semble assez importante je trouve à l’heure actuelle, où les enfants viennent au piano pour pouvoir jouer des choses qu’ils ont entendu à la radio ou sur internet, donc ils ont besoin d’avoir cette formation de l’harmonie et de l’oreille.

Marie-Cécile

Oui bien sûr. Donc au niveau de la progression le volume 1 est pour tout ce qui est du 1er cycle, et volume 2 plutôt à partir de la 5ème année voire plus.

Cécile Emery

Oui voire 3ème cycle. Moi je fais souvent travailler avec 3ème cycle. Après on pioche un peu à droite et à gauche. On prend suivant les thèmes qu’on veut aborder.

Si on a envie de travailler par exemple sur un chapitre un petit peu pointu, on va directement au chapitre 5. Si on veut travailler la polyphonie, là j’ai mis un exercice à chanter à 3 élèves différents. Et on peut le faire 1 au piano, 2 autres qui chantent, ou inverser.

C’est une façon aussi de travailler la pédagogie de groupe, qu’on peut travailler avec une classe de 15 élèves.

Marie-Cécile

Voilà c’est ce que vous m’avez dit tout à l’heure c’est possible effectivement de travailler à plusieurs.

Cécile Emery

Oui voilà. Un qui chante, ou même qui joue au violon, pendant que l’autre joue. C’est une méthode qui donne des idées aux professeurs.

Marie-Cécile

Oui, pour faire le lien entre les classes éventuellement dans les écoles de musique.

Cécile Emery

Absolument.

Marie-Cécile

Ça c’est un bon moyen parce que des fois on ne sait pas trop quoi faire pour intégrer les autres instrumentistes.

Est-ce que ça peut être travaillé par quelqu’un qui est sans professeur ou est-ce que ce n’est pas trop conseillé ?

Cécile Emery

Avec un adulte qui veut commencer tout seul oui. Je crois que c’est possible avec l’aide du site. Il peut aller compléter son enseignement sur le site par les exercices, par les conseils. On a mis beaucoup de conseils de travail, d’organisation.

Donc là je crois que c’est tout à fait possible. Il y a même des exercices de lecture de notes pour ceux qui prennent à la base.

Pour un enfant de 7-8 ans je crois que le professeur est indispensable.

Marie-Cécile

Et oui. On est d’accord. Donc au niveau du répertoire il y a un peu de tout d’après ce que j’ai vu.

Cécile Emery

Alors il y a un peu de tout. Si je prends le 1er volume on passe de Adèle à Bach, en passant par Bartók, Led Zeppelin, Harry Potter, musiques de films, Les choristes, Titanic, Chostakovitch…

Marie-Cécile

C’est vraiment très très varié. Films, variétés.

Cécile Emery

Mais on a à chaque fois cherché des belles chansons, des beaux textes. On n’a pas pris des choses qui ne nous plaisaient pas. C’est notre avis, ça ne peut pas plaire à tout le monde, mais ce sont des choses qu’on a vraiment choisies.

Marie-Cécile

Les notions solfégiques elles sont expliquées ?

Cécile Emery

Alors les notions solfégiques sont expliquées au début.

Il y a 2 pages qui s’appellent « La musique » et « Le corps et l’esprit ».

Le corps à gauche et l’esprit à droite.

Sur la page de gauche, avec quelques exercices de bases, de techniques.

Et puis sur la page de droite, l’esprit : les transpositions, les tons, demi tons, très symboliques, mais l’élève peut se référer à ces 2 pages du début à tout moment.

Ce sont les mêmes mots qui seront employés par la suite.

Marie-Cécile

Est-ce qu’il y a aussi des exercices techniques ?

Cécile Emery

Alors à chaque chapitre il y a des exercices techniques. On commence toujours l’exercice partout. Pour apprendre à faire un petit peu tout ce qu’il faut savoir faire au piano. Au début c’est très simple.

Jeu déplié, jeu détaché, savoir se déplacer, bouger son pouce d’une note sur l’autre.

À chaque chapitre on a un exercice qui correspond. Là le chapitre 2 ce sont « Les mains ensembles ». On va avoir des exercices d’appui. Sentir le poids du bras au bout de ses doigts. Et puis on a des exercices très basiques de 5 doigts. Des exercices digitaux.

Marie-Cécile

Très bien. On peut se la procurer où ?

Cécile Emery

On peut se la procurer dans tous les magasins de musique. À Paris il y en a dans à peu près tous les magasins de musique, et en province ça commence bien. On peut se la procurer chez l’éditeur également sur www.armiane.fr.

On peut aussi se la procurer sur le site de la méthode https://apprendrelepianoparleschansons.com/.

Marie-Cécile

D’accord. Et bien merci beaucoup Cécile Emery.

Cécile Emery

De rien.

Marie-Cécile

On rappelle aussi que c’est Bruno Puren qui est professeur au conservatoire du Mans, qui vous a aidé dans la création de cette méthode.

Merci beaucoup !

Cécile Emery

Merci à vous.

Marie-Cécile

Au revoir.

Merci à Cécile Emery pour sa gentillesse et le temps qu’elle nous a consacré.

NoteWorks, une application pour les petits et grands geeks musiciens

De nombreux enfants et adultes butent sur la lecture de note de partition, et prennent ça comme un pince-homme. Les parents ont bien du mal à motiver leurs enfants et à les aider, ne sachant pas eux-même lire les notes. Ceci est bien compréhensible, car la lecture solfégique est un processus qui demande une gymnastique au cerveau particulièrement contre-nature et couteuse en énergie. Alors on trouve toujours une bonne raison de repousser à plus tard son entrainement.

Je suis une grande fan d’application téléphone. Je trouve que pouvoir réviser quelque chose de n’importe où n’importe quand, dans un temps “perdu”, est vraiment intéressant alors que nous manquons tous tant de temps. J’ai déjà parlé de l’application NoteRush sur ce site, et vous avez été nombreux à apprécier. Et bien en voici une autre bien rigolote.

Avec cette application il n’y aura plus d’excuses, à part celle de ne pas avoir de SmartPhone ou de tablette. En effet, on la trouve à la fois sur l’Apple Store, et sur Android (par Google Play ou Amazon).

Application lecture de note

Icône sur tablette

Il s’agit de NoteWorks. Une application conçue comme un petit jeu vidéo, très conviviale et comportant de nombreux réglages qui permettent de l’adapter à tous les niveaux entre 0 et 7 ans de piano.

Une interface joyeuse et attractive :

En effet, une petite musique de fond guillerette vous accueille dès l’ouverture et vous met déjà dans une ambiance ludique. Elle est très colorée et un petit personnage croque les notes si vous avez donné la bonne réponse, ou qui les laissent aller “se brûler les ailes du coté gauche” si vous avez fait une erreur. Les enfants adorent, de 7 à 77 ans ! Un système de point et de niveaux permet d’évaluer son avancée, et de motiver les personnes attirés par une idée de performance.

Un intérêt bonus pour les plus avancés :

On entends également le son de la note sur piano à sa bonne octave (hauteur) juste après avoir répondu, ce qui présente l’intérêt pour les élèves plus confirmés de travailler leur oreille et notamment de vérifier la justesse de leur écoute interne.

Pour les débutants, cela peut certainement aussi les habituer aussi à ne pas concevoir une note sans notion de hauteur de son, ce qui est souvent le cas dans un apprentissage classique de la lecture de note.

De nombreux réglages :

21 Niveaux :

Les niveaux de 1 à 6 sont sans altérations. La progression se fait en écartant progressivement la zone travaillée, en commençant par un empans (une zone) de 5 notes. On a le choix d’apprendre les clés de sol et de fa de manière séparée, ou ensemble en partant du do centrale entre les deux portées et en écartant petit à petit. L’application peut donc suivre parfaitement une progression classique employée par la plupart des professeurs. A partir du niveau 7, se rajoute des altérations (les dièses et les bémols pour les touches noires), et toutes les tonalités majeures et leur relatifs sont passés en revue. Mais les altérations sont notés uniquement à l’armure (à la clé), donc on se retrouve bien en situation réelle de jeu comme face à une partition. Et ça, c’est d’un grand intérêt !

 

Une application modulable

Les préférences

 

Préférences (réglage généraux) :

  • Quatre clés proposées : Les clés de sol, fa, les deux assemblées dans la “grande portée” du pianiste (mais attention, uniquement sur tablette pour des questions évidentes de place sur l’écran) et les clés d’ut 4 et ut 3 (des clés utiles pour d’autres instruments que le piano ou pour les niveaux avancés chez les pianistes, notamment pour la transpositions rapide d’un morceau).
  • Trois façons de répondre : avec un clavier, ou les notes écrites en toute lettre selon le système français do ré mi etc ou international C D E etc. On a la possibilité de répondre par des notes altérées.
  • Elle peut aussi s’adapter à quelqu’un qui connait déjà ses notes et qui veut juste accélérer sa vitesse de lecture.
  • Bien que le concepteur soit anglophone d’après ce que j’ai compris, il est possible de régler la langue en français ou 11 autres langues. Délicate attention tout de même.
Interface sur Smart Phone

L’interface sur Smart Phone

Réglages des jeux :

Chaque partie peut avoir accès à différents réglages plus poussée comme :

  • La vitesse de présentation des notes. Quatre vitesses possibles
  • Avec aide ou sans aide. Si l’on met trop de temps à répondre, la réponse est indiquée en vert. Cela permet de rester dans une dynamique de lecture, sans se focaliser sur une note qui bloque.

 

Visuel de NoteWorks sur tablette

Interface sur tablette

 

Intérêt pour les parents et professeurs :

Cette application permet également d’ouvrir plusieurs sessions pour plusieurs joueurs. C’est d’un grand intérêt pour les enseignants qui peuvent donc garder la progression pour chaque élève d’un cours à l’autre sans être obligé de perdre du temps à modifier les réglages. Un grand avantage également pour les parents de plusieurs apprentis musicien.

 

En ouvrant NoteWorks

Jeu en fonction de la progression ou réglage ponctuel.

Et sinon, on peut créer également un “jeu sur mesure” à n’importe quel moment sur la session en cours pour un musicien qui passe par là de manière ponctuelle ou si l’on veut soit-même essayer un autre niveau que celui en cours.

 

Un regret :

Un seul regret pour moi, est qu’il manque la lecture des notes à plusieurs lignes supplémentaires sur la grande portée. En effet, sur ce mode de jeu, les notes ne vont pas plus loin que le si en dessous de la clé de fa et le si au dessus de la clé de sol. Mais ce défaut est largement compensé par le fait que le mode de jeu pour les clés seules vont jusqu’à 3 lignes supplémentaires au dessus et en dessous. Donc il est tout à fait possible de s’entrainer tout de même pour ces notes souvent négligées.

Une application ludique pour apprendre les notes de musique

Icône sur téléphone

Bref, je pense que vous avez compris maintenant les atouts de cette application que vous pourrez acquérir pour quelques euros. Je l’adore, comme tous les outils actuels qui peuvent nous faciliter l’apprentissage et nous rendre les choses ludiques.

Si cet article vous a intéressé, vous m’aiderez beaucoup en le partageant sur les réseaux sociaux. J’aimerai pouvoir atteindre le plus de monde possible pour informer, enseigner et partager sur la musique et le piano.

La formation musicale en conservatoire, interview de Didier Courty

Comment enseigner la formation musicale, chanter et entendre juste, l’oreille absolue et relative, enseigner le rythme et la lecture de note. Autant de questions cruciales pour tout enseignant ou étudiant en musique. Je les pose à mon professeur de formation musicale au CRR de St Maur des Faussés.

Didier Courty est un enseignant qui sait se poser des questions et qui se donne beaucoup pour ses élèves. J’ai énormément de considération pour lui, car je lui dois beaucoup. J’ai enfin compris l’intérêt du “solfège” au cours des années passées dans sa classe. Il sait rire, plaisanter, ou se fâcher quand il faut secouer le cocotier. Mais surtout il donne du sens à sa matière avec un lien constant entre la théorie, l’écoute des oeuvres et l’instrument pratiqué. Il a une vision globale de la “formation musicale”.

Vous trouverez plus bas des liens vers les ouvrages cités, ainsi que des références que j’ai jugé utile.

Bonne écoute ! et abonnez vous à la chaîne Youtube pour être tenu au courant des prochaines publications de ce type !

La méthode de référence pour plusieurs générations d’étudiants :

 

Le livre de lecture de note de Michel Ricquier :

 

La méthode de Marie-Claude Arbaretaz :

 

Une interview pour découvrir Marie-Claude Arbaretaz, la musicienne derrière la pédagogue.

Interview d’Alain Stoffen du jeu Drôles de Notes

Voici aujourd’hui une interview d’Alain Stoffen qui nous parle de son super jeu de cartes Drôles de Notes, pour apprendre les notes de musique en s’amusant en famille. Cette entrevue a été réalisée au salon Musicora en avril 2017. Je m’excuse par avance pour la mauvaise qualité de la prise de son. Je ne savais pas à ce moment là comment faire mieux… Pour découvrir le jeu.

Transcription texte de la vidéo :

Marie-Cécile 

Bonjour Alain Stoffen. Je suis très contente de te retrouver aujourd’hui à Musicora. On est accueilli par le stand Qobuz aujourd’hui. Donc merci beaucoup Qobuz.

Je voudrais qu’on parle un petit peu de ton jeu, parce que j’en ai déjà parlé sur mon blog. J’ai fait un article que vous pouvez retrouver sur http://apprendre-a-jouer-du-piano.com/apprendre-a-lire-les-notes-en-samusant-en-famille/.

Pour présenter un petit peu ton jeu, j’aimerais que tu en parles. Comment t’ais venu cette idée de faire un jeu de société sur l’apprentissage des notes ? Quel a été ton but ?

Alain

L’idée de faire un jeu de société forcément c’était pas difficile à comprendre, parce que je sors d’une famille où on a une culture de jeux de société. Donc depuis tout petit, à chaque fois qu’il y a une réunion de famille, on est autour de jeux de société la plupart du temps. On passe des soirées absolument inoubliables à enchaîner des parties endiablées.

Et comme ça fait très longtemps que j’enseigne le piano, et forcément comme tout prof on a tous constaté que le solfège n’est pas forcément ce qui fait sauter de joie les enfants et même les adultes.

Ça fait très longtemps que moi, ce qui me tient à cœur en tant que prof, c’est de proposer une pédagogie où le plaisir est vraiment central. Donc forcément plaisir, jeu, solfège ça a fait un mélange dans ma tête. Et puis assez rapidement j’ai commencé à développer des petits jeux ludiques pour apprendre le solfège de façon sympathique.

Dans la foulée, petit à petit, je suis arrivé à dire « Maintenant je vais faire un jeu de société, mais un jeu de société où le jeu est tellement sympa, où les gamins sont tellement éclatés et pris par le jeu qu’ils en oublient l’apprentissage du solfège, et que l’apprentissage se fasse naturellement. »

Et c’est vrai que comme la majeure partie de mes élèves adorent jouer, adorent faire des petits boogies, des petits morceaux sympas, apprendre l’improvisation. Mais dès qu’il faut lire une note, c’est vraiment la croix et la bannière.

Du coup pour moi ça a été évident. Il fallait absolument un outil en premier pour justement apprendre à lire les notes. D’où « Drôles de Notes ».

Marie-Cécile

Voilà, donc le jeu s’appelle « Drôles de Notes », tu viens de le dire. Il est conçu pour apprendre la clé de Sol et la clé de Fa, jusqu’à 2 lignes supplémentaires il me semble.

Alain

Voilà c’est ça. En Clé de Sol on part du Do donc première ligne supplémentaire en-dessous de la portée que la portée jusqu’au Do deuxième ligne supplémentaire au-dessus de la portée.

Et en Clé de Fa, c’est pareil, c’est-à-dire qu’on part du Do deuxième ligne supplémentaire en-dessous de la portée, jusqu’au Do première ligne supplémentaire au-dessus de la portée.

Donc déjà à partir du moment où les enfants maîtrisent parfaitement ces notes-là, ils ont déjà un énorme confort. Et c’était le but du jeu.

Marie-Cécile

C’est un jeu où on a plusieurs niveaux de difficultés. C’est ça qui est l’avantage. On n’est pas obligé de déjà savoir lire ces notes. Au contraire, on apprend avec le jeu, progressivement, je crois que le premier niveau il y a 5 notes ?

Alain

Oui 5 notes. C’est-à-dire que pour moi le challenge était double.

Je voulais quelque chose qui soit extrêmement ludique, mais en plus je voulais aussi que les gens qui partent de zéro puissent aussi apprendre en partant de zéro.

Parce que c’était important.

Et en plus, ce qui est encore plus important, comme c’est un jeu, un outil pédagogique que j’avais destiné pour les familles, il fallait que les parents, que les grands-parents puissent aussi jouer. Et là plupart du temps, l’objection des parents c’est « Oui oui je veux bien mais je ne connais rien à la musique. Donc du coup je peux pas aider mon enfant. »

Alors que moi je voulais absolument que les parents puissent accompagner leurs enfants, ou pour les grands-parents leurs petits enfants dans cet apprentissage de la musique. Donc il fallait qu’ils puissent aussi, même s’ils partaient de zéro, prendre en main le jeu.

Parce que l’adulte dans le jeu va voir « le rôle de pédagogue ». C’est lui qui va guider l’enfant. Et comment faire en sorte que les parents puissent guider l’enfant s’ils ne connaissent pas la lecture des notes ?

Donc du coup on part à zéro. Il y a 4 niveaux d’apprentissage.

On part avec 5 notes au départ, aussi bien en Clé de Sol qu’en Clé de Fa.

En plus dans le petit manuel pédagogique qui accompagne le jeu il y a des anti-sèches. Donc au départ on peut tricher et utiliser des anti-sèches.

Ce qui est très sympa c’est que le « Drôles de Notes », on enseigne des petites parties qui sont très courtes, très dynamiques, très vivantes.

Il suffit de 2 ou 3 petites parties qui peuvent durer 2 ou 3 minutes, donc en 10 minutes on fixe très rapidement les 5 premières notes, on n’a plus besoin des anti-sèches, aussi bien pour les enfants que pour les parents. Après ils peuvent partir vraiment dans des petites stratégies du jeu.

Le but du jeu, j’ai avantagé les enfants, parce que les dés sont un peu pipés dans le sens où les enfants, dans le jeu, vont disposer de certains atouts dont ne disposent pas l’adulte. Du coup c’est pratiquement tout le temps l’enfant qui va gagner.

L’idée pour l’enfant, le but pour l’enfant, c’est de flanquer la super pâtée à l’adulte. Et ça ils adorent. Donc du coup ça c’est l’aspect motivation.

Marie-Cécile

Ça je confirme ! Ils adorent !

Alain

Moi en fait, quand je joue avec mes élèves, ce qui est très drôle, c’est que c’est rare que je gagne. Donc du coup mes élèves trouvent ça absolument aberrant de ma part d’avoir créé un jeu en tant que prof, où moi en tant que prof je perds.

Ce qui est très drôle, parce que j’ai plusieurs petits élèves qui sont dans la même classe, et comme je l’ai dit, le but pour l’enfant c’est de flanquer la pâtée, la raclée, à l’adulte.

Le jeu est basé sur le même principe que le Uno. Donc on a un certain nombre de cartes, il faut s’en débarrasser le plus vite possible. Celui qui perd, donc forcément l’adulte la plupart du temps, va avoir un certain nombre de cartes et va, en fonction des cartes qu’il va encore avoir en main, avoir des points de pénalités.

Donc l’enfant va essayer vraiment de faire en sorte que l’adulte est un maximum de points de pénalités et pour ça il a des petites cartes bonus, des cartes maudites, avec lesquelles il va vraiment pouvoir alourdir les points de pénalités.

Et ce qui est très drôle dans mes élèves quand j’étais dans ma phase test, parce que pendant un an je l’ai testé pour pouvoir complètement le paramétrer, il y avait 2 gamins qui étaient dans la même classe, qui avaient cours le même jour. Donc moi avec mes élèves je joue toujours 10 minutes ou un quart d’heure en début de cours.

Leur idée c’était vraiment de dire « Tiens voilà toi hier t’as eu un cours avec Alain, tu lui as flanqué 800 points de pénalités, et ben moi j’en ai fait 950 ! » Du coup ils faisaient la course tu vois, à qui aller en fait me flanquer la plus grande raclée.

Marie-Cécile

Oui j’ai constaté aussi la même chose.

Alain

Après il y a des profs qui ont dit « Voilà il faut, pour les parents ou les profs, monter une cellule psychologique parce qu’on fait que perdre ».

Mais en fait l’idée, en tant qu’adulte, en tant que prof, il faut jouer le jeu parce que ça permet vraiment de faire en sorte que les gamins sont tellement pris par le jeu, qu’ils vont développer en permanence des petites stratégies pour gagner, et en cherchant des petites stratégies, parce que ce jeu se joue à jeu ouvert.

D’habitude dans les jeux de cartes, on n’a pas le droit de regarder le jeu des autres parce que du coup on triche. Là on peut tricher parce qu’on joue à jeu ouvert. Donc tout le monde voit le jeu de l’autre adversaire.

Donc un gamin qui a envie vraiment de gêner l’adulte, de bloquer l’adulte dans son jeu, il va regarder les cartes qu’il a dans son jeu, il va regarder les cartes que l’adulte a dans son jeu, donc du coup en permanence, pour élaborer des petites stratégies, la gymnastique de lecture va être en permanence active. Donc il lit en permanence.

Du coup l’acquisition des notes se fait extrêmement rapidement.

Marie-Cécile

Oui, c’est vraiment un mode ludique effectivement. J’ai un petit Louis, si Louis tu me regardes, qui est très très très content de me mettre des points de pénalités à chaque fois.

Alain

Oui ils adorent !

Marie-Cécile

Voilà. Au tout début, les premiers cours, ils ne lisent pas forcément. Ils regardent juste la note. Mais en fait, petit à petit, ils sont obligés, quand ils apprennent le jeu, il y a une phase un petit peu plus tranquille où on n’est pas obligé d’utiliser toutes les cartes, les cartes maudites etc.

Donc on apprend petit à petit, et après on passe à quelque chose où automatiquement ils ont envie de savoir quel est le nom de la note, puisqu’ils sont obligés par le jeu lui-même.

Alain

Oui, c’est-à-dire que plus ils vont maitriser les notes, plus ils vont pouvoir élaborer des stratégies justement pour bloquer l’adulte. Et ça c’est vraiment l’élément clé de ce jeu.

C’est vrai que la pédagogie en tant qu’elle je l’ai développé depuis très longtemps. Après je voulais que le jeu soit tellement top et que les gamins soient vraiment pris par le jeu, soient motivés à fond, que développer la mécanique du jeu ça a été vraiment été la partie la plus importante parce que c’est vraiment ça qui donne le succès du jeu.

Aujourd’hui j’en ai vendu énormément et les retours sont super top. C’est vrai que tous les parents, tous les profs, tous les grands-parents, quand ils me contactent ils sont unanimes. Les gens adorent flanquer une pâtée aux adultes et en plus ils apprennent à lire les notes à une vitesse absolument incroyable.

Marie-Cécile

Oui c’est ça oui. Et donc ça peut être utilisé soit en cours, soit à la maison.

Alain

Oui. Initialement moi je l’ai créé comme étant un outil pédagogique à utiliser au sein des familles, parce qu’on joue soit un adulte contre un enfant, ou un adulte contre deux enfants, donc du coup en petit comité.

Mais c’est vrai qu’il y a beaucoup de profs qui l’utilisent au sein des cours. C’est vrai que quand on est prof particulier, forcément on est dans cette relation en tête à tête.

Marie-Cécile

Et on a un petit peu plus de temps aussi.

Alain

Voilà. C’est plus pratique. Après c’est vrai que quand on est cours d’FM, quand on a une classe devant soi, c’est un tout petit peu plus difficile à mettre en place.

Marie-Cécile

Oui tout à fait. Et ce jeu on peut le trouver actuellement par ton site ? On peut le trouver sur Amazon ? On peut le trouver où en fait ?

Alain

Le jeu est disponible sur le site http://droles-de-notes.com/.

Marie-Cécile

Très bien donc on le commande directement comme ça, on le reçoit par La Poste.

Alain

Ouais. Moi je traite les commandes en direct. Donc ça arrive chez moi, je passe tout de suite faire le petit colis, je le dépose à La Poste qui est juste à côté de ma maison donc c’est très rapide, et normalement, si vous êtes en France métropolitaine, vous avez le jeu sous 48H.

Marie-Cécile

Pour les francophones qui nous écouteraient, mais qui ne sont pas en France, pour l’instant c’est pas encore distribué à l’extérieur de la France ?


Alain

Si si. Ce qui est très bien c’est que je suis très copain avec les gens de La Poste et surtout celui qui s’occupe des comptes professionnels du coup il m’a très bien conseillé. Et les frais de port qui sont sur le site, qui sont de 5 euros, en fait c’est un prix unique pour toutes les destinations du monde entier. Parce que j’ai déjà eu des commandes d’Australie, du Canada, de la Guadeloupe, de la Martinique.

Marie-Cécile

Voilà donc aucun problème, n’importe où dans le monde on peut commander le jeu.

Alain

Exactement.

Marie-Cécile

D’accord. Très bien.

Merci beaucoup !

Alain

Merci Marie-Cécile !

Marie-Cécile

Et puis n’hésitez pas, c’est vraiment chouette, les petits enfants sont ravis de jouer. Ils cherchent des stratégies, ils regardent, ils inventent.

Moi je sais que mes petits élèves inventent même des nouvelles règles. J’en ai un qui, dernièrement, ne trouvait pas juste du tout que je n’ai pas droit aux cartes maudites. Alors il m’a obligé à prendre des cartes maudites.

Voilà ! C’est très très drôle.

Alain

Moi j’ai aussi un de mes petits élèves, et il est d’ailleurs sur une de mes vidéos sur mon site, parce que sur mon site il y a une page témoignages avec plusieurs de mes gamins, d’autres gamins, et des profs qui ont laissé leurs témoignages.

Et il y a un gamin notamment qui a, derrière mon dos, après il me l’a montré, il a créé un petit bouquin avec des dessins etc, qui explique, qui était destiné aux autres joueurs, où il apprenait toutes ces astuces et il voulait communiquer et partager toutes ses astuces pour gagner et pour tricher contre le prof. C’était « Le petit manuel du tricheur de Drôles de Notes » il l’avait appelé.

Marie-Cécile

Ah oui voilà, ça pousse la créativité.

Alain

Ouais, exactement. C’était le but.

Marie-Cécile

Merci beaucoup Alain et à bientôt !

Alain

Je t’en prie. À bientôt, tchao !

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Les bases à connaître pour démarrer la lecture de rythme.

 

Pour jouer son morceau préféré, nous devons lire les bonnes notes oui… mais avec le bon rythme aussi ! Car il n’y a rien qui déforme le plus la musique que de fausser son rythme. Et pour cela, il est important d’identifier les éléments d’écriture d’une partition qui correspondent au rythme, comprendre le caractère rythmique global du morceau, et savoir exécuter les différents rythmes en faisant appel à sa mémoire. Il est clair que la première fois que vous voyez une cellule rythmique, vous ne savez pas comment elle doit sonner. Vous avez besoin qu’on vous montre. Mais une fois travaillée, vous pouvez la reconnaître et la reproduire.

Mais c’est quoi une “cellule rythmique” ?Confus

Alors pour que vous compreniez bien, il faut que vous distinguiez une valeur de durée, d’un rythme ou cellule rythmique.

  • Une indication de durée est la ronde, la blanche, la noire par exemple
  • Un rythme ou une cellule rythmique est un ensemble de durées assemblées pour former une sorte de “mot” rythmique.

 

Quelques exemples de cellules rythmique à connaitre :

Noire deux croches

Demi soupir croche

Croche pointée double noire

Mais il en existe beaucoup d’autres…

 

Dans cet article cependant, nous n’allons pas commencer les cellules rythmiques. Nous allons plutôt nous attarder sur la signification des signes qui nous indiquent le “contexte” rythmique d’un morceau. Ils ont souvent un point commun : des lignes verticales…

Deux plans de lecture du rythme :

Il est important quand on démarre de distinguer deux niveaux de lecture :

  • La mesure : vous devez apprendre à vous mettre dans un contexte d’appui tout 2, 3 et 4 temps. Cet appui est appelé temps fort.
  • Le temps dans lequel s’insère les différentes cellules rythmiques.

 

Voici ces deux éléments en détails.

 

Le premier élément rythmique global du morceau : la mesure.

Toute musique est composée rythmiquement d’appuis et de levées. Les appuis sont appelés les temps forts et les levées les temps faibles. Pour mieux comprendre, pensez à quand vous écoutez une musique entraînante, dansante. Vous avez en général envie de taper du pied à intervalles réguliers. Ces moments sont ce qu’on appelle les temps fort.

L’exemple le plus simple à comprendre est celui de la valse. Les danseurs posent leurs pieds tous les trois temps. La valse comporte une succession permanente de temps fort suivie de deux temps faibles. On a envie de compter 1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3 etc… Donc une valse va comporter des mesures de trois temps.

 

 

 

C’est également sur les temps forts que changent la plupart du temps les harmonies (accords) du morceau. Regardez et écoutez encore la valse de Chopin ci-dessus. A chaque basse n’avez-vous pas envie de taper du pied ou de hocher la tête ?

On doit donc savoir tous les combien de temps nous avons les temps forts avant de commencer à jouer. Pour cela on regarde les chiffres indicateurs de mesure.

 

Les chiffres indicateurs de mesure :

Pour connaitre le caractère global du morceau sur le plan rythmique et bien appliquer le rythme ensuite, il est fondamental de regarder cet élément en premier. Ils se trouvent toujours au début de la première mesure du morceau.

Chiffres indicateurs de mesure

 

Ils indiquent donc la contenance d’une mesure dans la partition. Et on peut en déduire le nombre de temps ensuite.

Pour bien comprendre ces chiffres, il faut comprendre que le chiffre du haut compte quelque chose, alors que le chiffre du bas est employé comme symbole.

le chiffre du haut indique “COMBIEN”…

le chiffre du bas indique “DE QUOI”…

…par mesure.

 

Je commence par le chiffre du bas pour faciliter la compréhension.

Chiffre du bas, un symbole :

  • Le chiffre 1 symbolise la ronde
  • Le chiffre 2 symbolise la blanche
  • Le chiffre 4 symbolise la noire
  • Le chiffre 8 symbolise croche
  • Le chiffre 16 symbolise la double croche

C’est à savoir par cœur et puis c’est tout ! Clignement d'œil

 

Remarque : vous n’aurez donc jamais en bas de 6 ou de 9 par exemple.

Attention  ! cette valeur trouvée sur le chiffre du bas n’est pas toujours la valeur du temps…

Chiffre du haut :

Il vous indique combien il y a de … (durée que vous avez trouvé au chiffre du bas) par mesure.

 

 

Quelques exemples :

Exemple chiffre indicateur

 

Dans ce cas, le 4 du bas représentant la noire, il y a l’équivalent en durée de 4 noires dans chaque mesure de ce morceau.

 

 

 

Exemple chiffre indicateur de mesure

 

Dans ce cas, le 4 du bas représentant la noire, il y a l’équivalent en durée de trois noires dans chaque mesure de ce morceau.

 

 

 

Mesure à 6-8

 

Dans ce cas, le 8 du bas représentant la croche, il y a l’équivalent en durée de six croches dans chaque mesure de ce morceau.

Dans ce cas précis ou le chiffre huit se trouve en bas, vous êtes dans la plupart des cas en ternaire et donc il faudra diviser le chiffre du haut par trois pour trouver le nombre de temps (article à venir). Donc ici vous aurez deux temps par mesures…

 

Je sais c’est pas évident ! Courage ! Sourire

Mais concrètement sur le papier c’est quoi une mesure ? c’est tout l’espace que l’on trouve entre les barres qui traversent verticalement les portées à espace régulier. Ces barres s’appellent logiquement les barres de mesure. Dans l’exemple ci-dessous, nous avons donc 8 mesures.

 

Barres de mesure

Les barres de mesure :

Les barres de mesure permettent plusieurs choses :

  • Visualiser d’un coup d’œil où se positionnent les temps forts d’un morceau, car ce sont tous les premiers temps qui suivent une barre de mesure.
  • Poser un cadre, une structure de lecture afin de la faciliter.
  • Quand on est à plusieurs sur des partitions différentes, d’indiquer plus facilement un endroit précis où reprendre lors de répétitions. En effet, on peut dire par exemple “on reprend à la mesure 6”, et tout le monde peut reprendre sans crainte de cacophonie.

Les rythmes eux-même :

La hampe :

C’est le trait vertical qui part de la tête de note vers le haut pour toutes les notes situées dans la partie basse de la porté ou vers le bas pour toutes les notes vers le haut. Ceci dans un esprit d’optimisation de l’espace entre les différentes portées afin de pouvoir en mettre un maximum par page.

Les hampes

Vous remarquerez que la note sur la ligne du milieu peut posséder une hampe vers haut ou le bas. Ce n’est pas une règle absolue cependant et d’autres éléments rentrent en ligne de compte.

Ces hampes donc permettent d’indiquer le rythme en y accrochant le crochet ou la ligature (voir ce mot plus bas) des différents types de croches.

Croches et hampes

Dans le cas de la blanche, c’est uniquement la tête de note qui la différencie de la noire. Voir la dernière note de l’image ci-dessous.

Hampes et ligatures

 

Une rondeRemarque : L’unique cas dans lequel une tête de notes est sans hampe est celui de la ronde.

 

 

 

 

Différents niveaux de valeurs rythmiques

les ligatures :

Cet élément est extrêmement pratique. Il apparait à partir des croches dans le tableau des valeurs ci-dessus. Une croche seule possède un crochet, mais dès qu’elles sont deux ou plus, ce crochet devient ligature. Il permet de :

  • repérer d’un seul coup d’œil toutes les croches (ou doubles ou triples croches) comprises dans un temps, et par là même de repérer ce temps. Dans l’image ci-dessous par exemple, on peut repérer trois groupes, donc certainement trois temps. Mais ce n’est pas toujours le cas, nous le verrons.
  • d’avoir un indice pour savoir si le morceau est en binaire ou en ternaire. Nous verrons cela dans un prochain article.

Ce sont donc les traits horizontaux et épais qui regroupent les hampes des croches entre elles, et par temps. Elles indiquent le degré de multiplication de la vitesse par rapport à la noire.

Les ligatures

  • Les croches ont donc toujours une ligature accrochée à leur hampe
  • Les doubles croches deux ligatures accrochée à leur hampe
  • Les triples croches trois ligatures accrochée à leur hampe
  • etc…

Dans l’exemple ci-dessus, les quatre premières notes sont donc des doubles croches, la suivante une croche (pointée mais je parlerai de cela plus bas), la suivante une double croche et les deux dernières des croches.

Attention ! la ligature est remplacée par un crochet lorsqu’une croche est seule dans le temps, quand elle est par exemple précédée ou suivie d’un silence !

Le crochet d'une croche

 

Les points, mais pas n’importe lesquels :

Un point situé à droite d’une tête de note est un indicateur rythmique. Il permet de prolonger la valeur rythmique d’une note. En effet, notre écriture musicale comporte un inconvénient. Avez-vous remarqué dans la pyramide des rythmes ci-dessus que lorsque qu’on passe d’une ronde à une blanche, puis d’une blanche à une noire etc… on double la vitesse ? Donc on passe de la vitesse 1 à 2 fois plus vite. Oui mais alors comment fait-on pour écrire quand on veut passer à 1 fois et demi plus rapide seulement ?

Et bien c’est là qu’intervient le point. Il prolonge la durée d’une moitié.

Une noire par exemple que l’on voudrait plus longue, pas autant qu’une blanche mais à “mi-chemin”, est une noire pointée.

Le point de prolongation

Attention, ils ne sont pas à confondre avec le point au dessus ou en dessous de la tête de note. Ce point là est une indication de ponctuation. Il indique que l’on doit couper la résonnance du son immédiatement après son attaque. C’est le piqué ou staccato !

 

Et bien voilà ! Bravo d’avoir lu jusque là ! Vous êtes prêt maintenant à lire les rythmes comme un champion. Si cet article vous a plu, je vous serais très reconnaissante de le partagez autour de vous.

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