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Les bases à connaître pour démarrer la lecture de rythme.

 

Pour jouer son morceau préféré, nous devons lire les bonnes notes oui… mais avec le bon rythme aussi ! Car il n’y a rien qui déforme le plus la musique que de fausser son rythme. Et pour cela, il est important d’identifier les éléments d’écriture d’une partition qui correspondent au rythme, comprendre le caractère rythmique global du morceau, et savoir exécuter les différents rythmes en faisant appel à sa mémoire. Il est clair que la première fois que vous voyez une cellule rythmique, vous ne savez pas comment elle doit sonner. Vous avez besoin qu’on vous montre. Mais une fois travaillée, vous pouvez la reconnaître et la reproduire.

Mais c’est quoi une “cellule rythmique” ?Confus

Alors pour que vous compreniez bien, il faut que vous distinguiez une valeur de durée, d’un rythme ou cellule rythmique.

  • Une indication de durée est la ronde, la blanche, la noire par exemple
  • Un rythme ou une cellule rythmique est un ensemble de durées assemblées pour former une sorte de “mot” rythmique.

 

Quelques exemples de cellules rythmique à connaitre :

Noire deux croches

Demi soupir croche

Croche pointée double noire

Mais il en existe beaucoup d’autres…

 

Dans cet article cependant, nous n’allons pas commencer les cellules rythmiques. Nous allons plutôt nous attarder sur la signification des signes qui nous indiquent le “contexte” rythmique d’un morceau. Ils ont souvent un point commun : des lignes verticales…

Deux plans de lecture du rythme :

Il est important quand on démarre de distinguer deux niveaux de lecture :

  • La mesure : vous devez apprendre à vous mettre dans un contexte d’appui tout 2, 3 et 4 temps. Cet appui est appelé temps fort.
  • Le temps dans lequel s’insère les différentes cellules rythmiques.

 

Voici ces deux éléments en détails.

 

Le premier élément rythmique global du morceau : la mesure.

Toute musique est composée rythmiquement d’appuis et de levées. Les appuis sont appelés les temps forts et les levées les temps faibles. Pour mieux comprendre, pensez à quand vous écoutez une musique entraînante, dansante. Vous avez en général envie de taper du pied à intervalles réguliers. Ces moments sont ce qu’on appelle les temps fort.

L’exemple le plus simple à comprendre est celui de la valse. Les danseurs posent leurs pieds tous les trois temps. La valse comporte une succession permanente de temps fort suivie de deux temps faibles. On a envie de compter 1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3 etc… Donc une valse va comporter des mesures de trois temps.

 

 

 

C’est également sur les temps forts que changent la plupart du temps les harmonies (accords) du morceau. Regardez et écoutez encore la valse de Chopin ci-dessus. A chaque basse n’avez-vous pas envie de taper du pied ou de hocher la tête ?

On doit donc savoir tous les combien de temps nous avons les temps forts avant de commencer à jouer. Pour cela on regarde les chiffres indicateurs de mesure.

 

Les chiffres indicateurs de mesure :

Pour connaitre le caractère global du morceau sur le plan rythmique et bien appliquer le rythme ensuite, il est fondamental de regarder cet élément en premier. Ils se trouvent toujours au début de la première mesure du morceau.

Chiffres indicateurs de mesure

 

Ils indiquent donc la contenance d’une mesure dans la partition. Et on peut en déduire le nombre de temps ensuite.

Pour bien comprendre ces chiffres, il faut comprendre que le chiffre du haut compte quelque chose, alors que le chiffre du bas est employé comme symbole.

le chiffre du haut indique “COMBIEN”…

le chiffre du bas indique “DE QUOI”…

…par mesure.

 

Je commence par le chiffre du bas pour faciliter la compréhension.

Chiffre du bas, un symbole :

  • Le chiffre 1 symbolise la ronde
  • Le chiffre 2 symbolise la blanche
  • Le chiffre 4 symbolise la noire
  • Le chiffre 8 symbolise croche
  • Le chiffre 16 symbolise la double croche

C’est à savoir par cœur et puis c’est tout ! Clignement d'œil

 

Remarque : vous n’aurez donc jamais en bas de 6 ou de 9 par exemple.

Attention  ! cette valeur trouvée sur le chiffre du bas n’est pas toujours la valeur du temps…

Chiffre du haut :

Il vous indique combien il y a de … (durée que vous avez trouvé au chiffre du bas) par mesure.

 

 

Quelques exemples :

Exemple chiffre indicateur

 

Dans ce cas, le 4 du bas représentant la noire, il y a l’équivalent en durée de 4 noires dans chaque mesure de ce morceau.

 

 

 

Exemple chiffre indicateur de mesure

 

Dans ce cas, le 4 du bas représentant la noire, il y a l’équivalent en durée de trois noires dans chaque mesure de ce morceau.

 

 

 

Mesure à 6-8

 

Dans ce cas, le 8 du bas représentant la croche, il y a l’équivalent en durée de six croches dans chaque mesure de ce morceau.

Dans ce cas précis ou le chiffre huit se trouve en bas, vous êtes dans la plupart des cas en ternaire et donc il faudra diviser le chiffre du haut par trois pour trouver le nombre de temps (article à venir). Donc ici vous aurez deux temps par mesures…

 

Je sais c’est pas évident ! Courage ! Sourire

Mais concrètement sur le papier c’est quoi une mesure ? c’est tout l’espace que l’on trouve entre les barres qui traversent verticalement les portées à espace régulier. Ces barres s’appellent logiquement les barres de mesure. Dans l’exemple ci-dessous, nous avons donc 8 mesures.

 

Barres de mesure

Les barres de mesure :

Les barres de mesure permettent plusieurs choses :

  • Visualiser d’un coup d’œil où se positionnent les temps forts d’un morceau, car ce sont tous les premiers temps qui suivent une barre de mesure.
  • Poser un cadre, une structure de lecture afin de la faciliter.
  • Quand on est à plusieurs sur des partitions différentes, d’indiquer plus facilement un endroit précis où reprendre lors de répétitions. En effet, on peut dire par exemple “on reprend à la mesure 6”, et tout le monde peut reprendre sans crainte de cacophonie.

Les rythmes eux-même :

La hampe :

C’est le trait vertical qui part de la tête de note vers le haut pour toutes les notes situées dans la partie basse de la porté ou vers le bas pour toutes les notes vers le haut. Ceci dans un esprit d’optimisation de l’espace entre les différentes portées afin de pouvoir en mettre un maximum par page.

Les hampes

Vous remarquerez que la note sur la ligne du milieu peut posséder une hampe vers haut ou le bas. Ce n’est pas une règle absolue cependant et d’autres éléments rentrent en ligne de compte.

Ces hampes donc permettent d’indiquer le rythme en y accrochant le crochet ou la ligature (voir ce mot plus bas) des différents types de croches.

Croches et hampes

Dans le cas de la blanche, c’est uniquement la tête de note qui la différencie de la noire. Voir la dernière note de l’image ci-dessous.

Hampes et ligatures

 

Une rondeRemarque : L’unique cas dans lequel une tête de notes est sans hampe est celui de la ronde.

 

 

 

 

Différents niveaux de valeurs rythmiques

les ligatures :

Cet élément est extrêmement pratique. Il apparait à partir des croches dans le tableau des valeurs ci-dessus. Une croche seule possède un crochet, mais dès qu’elles sont deux ou plus, ce crochet devient ligature. Il permet de :

  • repérer d’un seul coup d’œil toutes les croches (ou doubles ou triples croches) comprises dans un temps, et par là même de repérer ce temps. Dans l’image ci-dessous par exemple, on peut repérer trois groupes, donc certainement trois temps. Mais ce n’est pas toujours le cas, nous le verrons.
  • d’avoir un indice pour savoir si le morceau est en binaire ou en ternaire. Nous verrons cela dans un prochain article.

Ce sont donc les traits horizontaux et épais qui regroupent les hampes des croches entre elles, et par temps. Elles indiquent le degré de multiplication de la vitesse par rapport à la noire.

Les ligatures

  • Les croches ont donc toujours une ligature accrochée à leur hampe
  • Les doubles croches deux ligatures accrochée à leur hampe
  • Les triples croches trois ligatures accrochée à leur hampe
  • etc…

Dans l’exemple ci-dessus, les quatre premières notes sont donc des doubles croches, la suivante une croche (pointée mais je parlerai de cela plus bas), la suivante une double croche et les deux dernières des croches.

Attention ! la ligature est remplacée par un crochet lorsqu’une croche est seule dans le temps, quand elle est par exemple précédée ou suivie d’un silence !

Le crochet d'une croche

 

Les points, mais pas n’importe lesquels :

Un point situé à droite d’une tête de note est un indicateur rythmique. Il permet de prolonger la valeur rythmique d’une note. En effet, notre écriture musicale comporte un inconvénient. Avez-vous remarqué dans la pyramide des rythmes ci-dessus que lorsque qu’on passe d’une ronde à une blanche, puis d’une blanche à une noire etc… on double la vitesse ? Donc on passe de la vitesse 1 à 2 fois plus vite. Oui mais alors comment fait-on pour écrire quand on veut passer à 1 fois et demi plus rapide seulement ?

Et bien c’est là qu’intervient le point. Il prolonge la durée d’une moitié.

Une noire par exemple que l’on voudrait plus longue, pas autant qu’une blanche mais à “mi-chemin”, est une noire pointée.

Le point de prolongation

Attention, ils ne sont pas à confondre avec le point au dessus ou en dessous de la tête de note. Ce point là est une indication de ponctuation. Il indique que l’on doit couper la résonnance du son immédiatement après son attaque. C’est le piqué ou staccato !

 

Et bien voilà ! Bravo d’avoir lu jusque là ! Vous êtes prêt maintenant à lire les rythmes comme un champion. Si cet article vous a plu, je vous serais très reconnaissante de le partagez autour de vous.

Comment enrichir ses compositions ou improvisations au piano avec les renversements d’accord.

 

Je laisse aujourd’hui la parole à Bruno qui va nous expliquer comment varier et enrichir une succession d’accords au piano. Nous écrivant de Montréal au Québec, plusieurs expressions peuvent vous sembler étranges ou maladroites, mais c’est simplement comme cela qu’on parle outre-atlantique ! Et ça fait du bien un peu de voyager pas vrai ? Par exemple, on dit “la” doigté et non le comme en France ! Rire Merci Bruno !

 

 

Transcription texte de la vidéo :

 

Bien le bonjour!

Je suis Bruno du blog ComposerSimplement et je vous souhaite la bienvenue dans cette nouvelle vidéo!

Pour Marie-Cécile et le blog Apprendre à jouer du piano, j’ai décidé de faire une vidéo invité sur les renversements d’accords.

Il n’y a pas longtemps, M-C avait commencé à parler des intervalles et des accords à 3 notes. En même temps, je lui ai proposé de faire un article sur les renversements d’accords. Et elle a accepté, d’où la raison pourquoi je fais cette vidéo!

Qu’est-ce qu’un renversement d’accord? C’est une technique qu’on utilise pour modifier les accords pour les jouer différemment pour obtenir une sonorité différente et plusieurs de variétés pour les accords.

J’ai mon piano devant moi. Je mets mes écouteurs, tourne la caméra et je vais vous montrer c’est quoi un renversement d’accord!

Pour cet exemple, je vais utiliser un accord de Do Majeur. C’est vraiment très de base. Donc, la fondamentale est Do, la tierce est Mi et la quinte est Sol. On met ça ensemble et ça donne un accord de Do Majeur. Ce que je viens de vous montrer est l’état fondamental de l’accord. Quand on fait un renversement, il y a des notes qui sont jouées un octave plus haut ou plus bas. Dans cet exemple c’est Mi-Sol-Do, la différence est que la note de Do est jouée un octave plus haut.

Dans ce deuxième exemple, la note de Do et celle de Mi seront joués un octave plus haut. Donc, ça ressemble à Sol-Do-Mi. Et voilà! L’état fondamental, le 1er renversement et le 2e renversement.

Quand vous faites des progressions d’accords, c’est bon d’utiliser cette technique parce que ça va rajouter plus de variété parce que sinon, ça va toujours jouer la même doigté et ça va être monotone. Écoutez la progression que je vais jouer. C’est C-F-C-G (Accords de Do-Fa-Do-Sol). Mais avez-vous remarqué ma doigté? Elle n’a pas bougé! La fameuse technique de patte d’ours!! Quand je vous dis que ça rend la musique monotone! Je vais appliquer les renversements d’accords ici, mais sans trop bouger ma main. Et voilà! Quand vous faites des renversements dans vos progressions, ça rajoute plus de variété!

C’était ce que j’avais à vous présenter et oui, ça l’a été assez court! C’est sûr que M-C vous a montré les accords à 3 notes et les intervalles, c’est plus familier pour que je vous parle des renversements, surtout quand vous composez votre musique au piano! Mais ça peut s’appliquer dans d’autres instruments, comme la guitare par exemple, mais j’ai montré ça au piano parce que bon « Apprendre à jouer du piano »!! Aussi, parce que je trouve ça plus simple pour vous repérer au niveau des intervalles. C’est sûr que j’ai parlé seulement des accords à 3 notes, mais il existe aussi des renversements pour les accords à 4 et à 5 notes. Ça devient beaucoup plus complexe, mais en même temps, ça varie plus avec plus de couleur, mais malheureusement, mon but est de rester le plus simple possible et c’est pour ça que les accords à 3 notes sont toujours gagnants!

Donc, j’espère que vous avez aimé cette vidéo! Écrivez-moi vos commentaires en dessous. Je suis curieux de vous entendre sur les renversements d’accords. Est-ce quelque chose que vous utilisez beaucoup? Est-ce que vous composez votre musique avec ça? Écrivez-moi vos commentaires et ça va me faire plaisir d’y répondre.

Donc, c’était la vidéo « Les Renversements d’accords ». Je suis Bruno du blog ComposerSimplement et je vous dis portez-vous bien!

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Un exercice de base essentiel pour préparer le rythme

Voici un exercice que je fais souvent faire dans mes propres cours de piano. Il fait travailler le passage d’une pulsation donnée à son double de vitesse, puis à son triple. C’est LA difficulté fondamentale de tout travail sur le rythme : changer de niveau de valeur rythmique de manière précise (comme passer d’un étage à un autre sur le tableau ci-dessous).

Les valeurs ryhtmiques

Les différents niveaux de valeurs rythmiques

Vous pouvez écouter en cliquant sur le bouton Play en haut à gauche, ou télécharger le MP3 en cliquant sur ce lien.

 

Voici la transcription texte du podcast :

 

Bonjour, c’est Marie-Cécile, du blog Apprendre à jouer du piano.

 

Je voulais vous enregistrer aujourd’hui le premier podcast consacré au rythme.

Je pense que je ferais souvent ce format pour le rythme, car c’est le format à mon avis idéal. Vous n’êtes pas encombré par l’image et vous pouvez vous concentrer sur ce que vous écoutez.

 

Ce premier exercice est un petit exercice que j’ai souvent donné quand je donnais des cours de formation musicale, qui est un exercice à faire sans partition, uniquement avec le métronome.

 

Donc vous prenez votre métronome, vous le réglez sur 50. Ce qui donne cette vitesse-là :

1—1—1—1—1

Vous augmentez le son pour pouvoir être bien dans l’écoute.

 

Comme à chaque fois qu’on travaille avec le métronome, moi ce que je vous conseille c’est de ne pas le regarder. Mais plutôt le mettre à côté de vous, ou derrière vous, ou avec votre main vous le mettez derrière votre tête. En tout cas, ne le regardez pas.

Parce que sinon vous risquez d’avoir envie de l’attendre. Il ne faut pas que vous cherchiez à attendre le métronome, sinon c’est vite insupportable et ce n’est pas le but.

Ce qu’il faut c’est que vous rentriez dans le même rythme que lui.

 

Un métronome ça s’accompagne.

C’est comme si vous essayez de prendre un train en marche qui ne va pas trop vite bien sûr, vous commencez à courir à côté de lui. Vous essayez déjà de vous mettre à la même vitesse de lui. Et après vous allez vous accrocher dessus.

Le métronome c’est pareil. D’abord vous allez l’écouter. Et puis vous allez essayer vous-même de frapper une pulsation ou de compter une pulsation à la même vitesse, en tout cas de faire un mouvement physique à la même vitesse que lui.

Tant que vous n’êtes pas capable vous-même d’être un métronome à l’intérieur et d’être à la même vitesse que le métronome extérieur, c’est même pas la peine de commencer quoi que ce soit comme autre exercice.

 

Voilà pourquoi souvent on conseille de compter, avant de partir, 2 temps, ou 4 temps.

Ce qui finalement correspond à une mesure entière.

On vous demande de compter 2 à 3 mesures :

  • Avant de partir dans un morceau
  • Avant de déchiffrer
  • Avant de faire un exercice
  • Avant de lire la lecture de notes

Il est bon de compter un certain nombre de pulsation avant de partir. Comme ça vous vous mettez vraiment dans le même rythme que le métronome lui-même ou que la pulsation qui est demandée.

Voilà donc ça c’était une petite introduction.

 

Pour cet exercice que je voudrais vous faire faire, vous mettez votre métronome à 50.

Vous l’écoutez bien. Vous rentrez dans le même rythme que lui. Au besoin vous balancez un peu à la même vitesse.

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que votre corps fasse un geste en même temps que le métronome pour que vous rentriez physiquement dans le rythme.

 

  • Maintenant je commence l’exercice. Vous allez dire 1 en même temps que lui.

1—1—1—1—1—1—1

 

  • Après, ce qu’il va falloir faire, c’est découper cette pulsation que vous donne le métronome. Ce tempo que vous donne le métronome. Vous allez le découper en deux. Vous allez créer un débit, une pulsation 2 fois plus rapide. Vous allez donc compter 1–2 dans chaque pulsation.

Mais attention, ne regroupez pas le 1–2 au début de chaque pulsation. Parce qu’il faut que l’on arrive à quelque chose d’aussi régulier qu’un métronome lui-même.

Ça donne donc ceci. Vous rentrez dans le rythme. Vous vous balancez. Ou avec votre pied vous tapez. Ou vous tapez dans vos mains.

1–2–1–2–1–2–1–2–1–2–1–2–1–2

Vous voyez, je suis régulière.

 

Évitez de faire 1-2—1-2—1-2—1-2. Ou alors 1—2-1—1—2-1—2-1.

Vous entendez, je ne suis pas régulière dans ce que je compte.

Donc c’est vraiment 1–2–1–2–1–2–1–2–1–2.

Là vous venez de passer à un débit, ou à une pulsation 2 fois plus rapide.

Ça va vous aider par exemple à trouver la vitesse des croches si votre pulsation est la noire.

 

  • La suite de l’exercice c’est de diviser maintenant la pulsation en 3.

Donc même principe, vous allez compter 1-2-3 dedans. Mais sans regrouper. En faisant quelque chose de régulier.

1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3.

 

Vous voyez, vous entendez, je ne dis pas 1-2-3—1-2-3—1-2-3—1-2-3—1-2-3—1-2-3.

 

Faites-le en même temps que moi.

On va recommencer. 1—2

1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3.

 

Rentrez vraiment dans ce 3.

Quand vous êtes à l’aise avec les deux, c’est-à-dire le fait de diviser le temps par 2 ou diviser le temps par 3, vous allez essayer de faire l’un et puis l’autre à la suite.

Si c’est la première fois que vous écoutez cet exercice, coupez ici, ce n’est pas la peine d’aller plus loin. Mais vous allez revenir plus tard et là vous le ferez en même temps que moi.

 

  • Maintenant que vous avez bien travailler le fait de diviser votre temps par 2 ou par 3, c’est parti pour mixer les deux. 1—2—3—4

1–2–1–2–1–2–1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1–2–1–2–1–2–1–2–1–2-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3.

 

Donc ça c’est un exercice que je donne souvent parce que c’est vraiment la base du rythme, d’être capable de diviser une pulsation par deux ou par trois.

  • Si vous êtes capable de diviser par deux, vous pouvez diviser par quatre ou par huit.
  • Si vous êtes capable de diviser par trois, vous êtes capable de diviser par six également.
  • Donc vous êtes capable de faire du ternaire, du binaire. Si vous connaissez ces mots vous voyez ce que je veux dire. Sinon ce n’est pas grave oubliez tout de suite ce que je viens de dire.

 

Voilà, faites régulièrement cet exercice et on en reparlera quand on parlera des rythmes de croches, triolets, quatre doubles, tous ces rythmes qu’il va falloir que vous appreniez.

Je vous souhaite une bonne après-midi, une bonne soirée, selon où vous en êtes et je vous dis à bientôt sur le blog http://apprendre-a-jouer-du-piano.com.

Au revoir.

 

Recherches utilisées pour trouver cet article :methode de piano tagrine

Les accords de trois sons expliqués au piano

Que vous ayez toujours rêvé de trouver facilement des accords donnés pour accompagner une chanson, improviser ou composer, je vous montre dans cette vidéo comment vous y prendre pour vous entraîner. Il s’agit plus précisément des accords de trois sons en position fondamentale et serrée.

 

Voici la transcription texte de cette vidéo :

 

Bonjour et bienvenue sur le blog Apprendre à jouer du piano.

Aujourd’hui je vais vous faire une vidéo pour vous expliquer, face au piano, comment construire les accords.

Image non cliquable.

accords de trois sons au piano

 

Alors déjà, qu’est-ce que c’est qu’un accord ?

C’est à partir de 3 notes jouées en même temps.

  • Une seule note: c’est une note.
  • Deux notes: c’est un intervalle.
  • Trois notes: c’est un accord.

Les accords se présentent soit de façon écartée au piano. Si je vous joue ça, c’est la position écartée.

Accords en position écartée

Maintenant si je prends le même accord mais que je le ressers, donc le Do qui était là se retrouve là. Le Mi qui était là se retrouve là. Là il est en position serrée.

Accords en position sérrée

Ce dont je vais vous parler aujourd’hui, c’est des accords de 3 sons en position serrée. Puis on verra plus tard pour la suite.

 

À quoi ça sert de savoir construire des accords ?

Ça vous permet, si vous avez des partitions de variétés, avec la notation internationale, au-dessus des paroles, de savoir avec quoi vous allez pouvoir vous accompagner.

D’autre part, si vous jouez dans un groupe, on peut vous demander par exemple « Tiens tu pourrais nous jouer tel accord, l’accord de Do, l’accord de Sol à tel endroit ». Et si vous ne savez pas de quoi on vous parle, ça va être compliqué.

 

Comment on construit concrètement un accord ?

L’accord de trois sons, en général, en position serrée et fondamentale, va se construire d’abord sur une note fondamentale (1). Puis je saute par-dessus une touche, on a la tierce (3). Et je saute encore par-dessus une touche, ça me donne la quinte (5).

L'accord de do de trois sons

Alors pourquoi je parle de tierce ?

Parce que je parle de la première intervalle par rapport à la fondamentale, puis la quinte toujours par rapport à la fondamentale.

C’est ces deux intervalles qui vont construire l’accord quand elles sont jouées en même temps.

 

En position serrée vous avez des accords majeurs comme celui-ci.

 

Accord de do majeur

Et des accords mineurs comme celui-là.

Accord de do mineur

Il n’y a qu’une seule chose qui change, c’est la tierce. C’est-à-dire la note du milieu.

Si je vous donne quelque chose d’un petit peu plus écarté, d’un petit peu plus élaboré, ça donne ça en majeur.

Accord de do majeur en position écartée

Et ça en mineur.

Accord de do mineur en position écartée

Tous les accords entendus étaient les mêmes simplement là j’ai doublé les basses, doublé les notes.

Donc en position serrée, je suis comme ça, et il y a une seule chose qui change c’est la tierce.

C’est pour ça que je vais vous parler d’abord de la tierce parce que c’est vraiment ce qui donne la couleur à l’accord.

 

Qu’est-ce que c’est qu’une tierce ?

Je vous en ai parlé dans l’article précédent. Si vous ne l’avez pas encore lu, vous pouvez cliquer sur ce lien.

La tierce, c’est 1, 2, 3. Ça c’est une tierce.

Une tierce au piano

Je vais m’entraîner à les repérer un peu partout. Je fais exprès de prendre que les touches blanches pour le moment pour que ça vous semble plus simple.

Ça c’est une tierce majeure parce qu’elle est composée de deux tons. Pour l’instant ne vous embêtez pas forcément avec ce que je viens de dire sur les deux tons.

Moi je vais vous donner une manière très simple de construire ça. Il faut que vous fassiez attention aux endroits où il n’y a pas de touches noires entre les touches blanches.

Je vais partir des intervalles qui sont construites uniquement à partir de notes naturelles. Comme Do Mi, Mi Sol, Sol Si. Je ne touche pas du tout aux touches noires.

Pour bien que vous compreniez et que ce soit étape par étape.

Au-dessus, c’est une intervalle majeure parce qu’il n’y a pas de demi-ton dedans.

Là il y a le fameux demi-ton qui se trouve ici qui va raccourcir. Regardez, il n’y a que deux touches. Alors que précédemment y’en a 3.

Tierce naturelle mineur

Donc la première est plus grande dans le son que la seconde, puisque dans la seconde il y a moins de touches, moins de notes entre les deux notes.

  • La première est du majeur: 3 touches entre les notes.
  • La seconde est du mineur: 2 touches entre les notes parce qu’il y a le demi-ton à l’intérieur.

Vous pouvez vous entrainer vous-même chez vous à faire la même chose que moi, en partant de Do-Mi. Majeur, mineur, mineur, majeur, majeur, mineur, mineur, majeur.

Ça c’est uniquement si vous avez des notes naturelles sur les deux notes de la tierce.

 

Maintenant, si vous voulez transformer une mineur en majeur par exemple. Il faut l’agrandir. Je vous rappelle que majeur c’est plus grand que mineur, comme son nom l’indique. Donc du coup je vais me mettre sur la note noire, pour qu’il y ait bien 3 touches entre. Donc une tierce majeure à partir de Ré, c’est Ré-Fa dièse. Même si vous ne connaissez pas encore le principe des dièses, il faut que vous vous mettiez sur la touche noire qui est juste au-dessus.

Tierce mineur au piano

Inversement, si je suis sur du majeur. J’ai 3 touches. Je vais réduire l’espace entre mes doigts et là je vais aller sur la touche noire qui est juste à côté. Il faut bien se placer ici car sinon ce n’est plus une tierce mais une seconde. Donc je me mets là, et là c’est une tierce mineure.

Si je veux réduire une tierce mineure mais par le bas cette fois-ci. Je vais descendre ma basse et je vais aller sur la touche noire.

Attention, ça ne va plus s’appeler une tierce qui part du La. Ça va s’appeler une tierce qui part du La Bémol. Si je suis sur cette mineure-là, je vais descendre le Mi et ça va faire un Mi Bémol. Mi Bémol – sol.

Attention de ne pas l’appeler Ré Dièse-Sol, parce qu’à ce moment-là, Ré Mi Fa Sol, ça donne une quarte. On est d’accord, ça sonne pareil. Mais vous risquez de vous embrouiller. Il faut vraiment que vous l’appeliez Mi Bémol-Sol.

 

Maintenant si je passe à la quinte.

La quinte est beaucoup plus facile. Il n’y a pas de majeur ou de mineur. C’est une quinte qui est juste ou qui n’est pas juste. Tout simplement.

D’ailleurs on emploie véritablement le mot de quinte juste.

Ce qui est très pratique avec la quinte, c’est que si vous êtes sur touche blanche en bas, vous serez aussi sur touche blanche en haut. Si vous comptez bien, bien sûr. Il faut compter le bon nombre. 1 2 3 4 5, je suis sur la 1, et sur la 5.

Une quinte juste au piano

Et j’ai ma quinte juste à partir de Do. Si je vais à côté, toujours pareil, ça fonctionne. J’ai le même nombre de touches entre.

Il y a une seule quinte qui n’est pas bonne car elle est trop petite.

Je suis obligée de l’agrandir par la droite, c’est la quinte à partir du Si, pour les accords du Si.

La quinte juste à partir du fa

Ou par la gauche ici, c’est la quinte de La dièse ou l’accord de Si bémol. Ça ne s’appellera plus l’accord de Si.

La quinte juste en descendant du fa

Je suis partie exprès pour cette vidéo que de notes naturelles. Mais bien sûr, si cette quinte est juste et que je veux faire Do Dièse, l’accord de Do Dièse avec une quinte, je vais tout décaler sur les touches noires et ça va marcher aussi.

Donc si vous avez par exemple un accord de Mi Bémol à construire, vous vous mettez d’abord sur Mi et vous descendez tout sur les touches noires. Il y aura de toute façon le même nombre de touches au milieu.

Si je veux faire un accord de sol dièse, c’est pareil. Je cherche d’abord la quinte de sol, et je monte sur les touches noires. J’aurai le même nombre de touches.

Prenez bien le temps au départ. Quand vous aurez l’habitude vous le ferez directement.

 

  • Donc vous vous entrainez d’abord pour la tierce, d’abord en vous disant si c’est majeur ou si c’est mineur.
  • Puis après vous essayez de modifier une majeure en mineure ou une mineure en majeure.
  • Et puis après vous vous entrainez sur la quinte. Soyez attentif aux quintes justes.

 

Si vous voulez faire des accords, il vous suffira d’associer les deux.

  • L’accord de Do, parce qu’on les appelle toujours par la basse, c’est Do Mi Sol.
  • L’accord de Fa, je me mets sur Fa, je fais une tierce, puis une quinte. C’est Fa La Do.
  • L’accord de Ré, une tierce, et une quinte. C’est Ré Fa La.

 

La seule chose qui va changer entre tous ces accords-là, bien sûr c’est leur nom à la base, et leur qualification.

Ça c’est un accord majeur parce que la tierce est majeure.

Accord majeur

Ça c’est un accord mineur parce que la tierce est mineure.

Accord mineur au piano

La quinte ne change rien. C’est uniquement la tierce.

 

Voilà en gros vous savez comment construire des accords.

 

Bravo en tout cas d’être arrivé jusque-là. Si vous avez aimé cette vidéo, cliquez sur le pouce bleu.

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À bientôt sur le blog !

 

Recherches utilisées pour trouver cet article :liste des accords et notes musicales, accords music touche naturelles au piano, jouer les avec les accords, les accords de trois son de piano, les accords pour le chanson mat7asebnich sherine, nu look accords de piano

La base pour construire les accords au piano : Les intervalles (débutant)

Il est intéressant de savoir nommer une intervalle dans toute pratique musicale. Tout ce qui est nommé est plus facile à concevoir et à percevoir. Si vous voulez improviser ou même composer, vous allez avoir besoin de connaitre les accords (l’harmonie). Or un accord est l’association et la superposition de plusieurs intervalles. Si vous voulez travailler votre oreille, vous allez également avoir besoin de travailler chaque intervalle, car toute mélodie est la succession de plusieurs intervalles mélodiques. Pour la lecture, cette notion est également importante, car pour être un bon lecteur et lire rapidement on a besoin d’une lecture relative entre les notes.

 

Mais qu’est-ce qu’une intervalle ?

C’est une mesure de distance entre deux notes. Et on la détermine en comptant le nombre de nom de notes (do ré mi…) en partant de l’une pour aller à l’autre par mouvement conjoints (comme quand on récite l’ordre des notes). Ce sont les « briques », les matériaux de base qui construisent les accords en musique.

Voici leur différents nom à connaitre pour les plus courantes :

La seconde, la tierce, la carte, la quinte, la sixte, la septième, l’octave…

Voici maintenant en détail les noms des différentes intervalles qui existent avec un exemple d’intervalle ascendante (montante):

Rappel : Deux notes conjointes, sont deux notes qui se touchent dans l’ordre des notes, comme sol-la. Deux notes disjointes sont deux notes éloignées d’au moins une note comme si-mi.

  • La seconde correspond à deux notes conjointes, comme par exemple ré et mi en montant : je compte ré et mi, ça fait 2.
  • La tierce correspond à trois notes. Elle saute donc par-dessus une note, comme par exemple mi-sol en montant : je compte mi, fa, sol, ça fait 3.
  • La quarte correspond à quatre notes. Elle saute par-dessus deux notes, comme fa-si en montant : je compte fa, sol, la, si, ça fait 4.
  • La quinte correspond à cinq notes. Elle saute par-dessus trois notes, comme ré-la en montant : compte ré, mi, fa, sol, ça fait 5
  • La sixte correspond à six notes. Elle saute par-dessus quatre notes, comme
  • La septième correspond à sept notes. Elle saute par-dessus cinq notes, comme
  • L’octave correspond à huit notes. Elle comporte comme point de départ et d’arrivée deux notes de même nom. Comme par exemple fa-fa à l’étage plus aiguë (à droite sur le piano).

La neuvième et la dixième existent, mais il n’est pas utile de s’y pencher pour le moment si vous n’êtes pas à l’aise avec celles ci-dessus.

 

Ce qu'il faut savoir avant de démarrer les accords

Image de Marc Biarnès

Passons maintenant à la pratique !

Comment trouver au piano l’intervalle entre deux notes :

Vous devez prendre le nom de la note de départ, la compter comme numéro 1, et énumérer le nom des notes (sans vous tromper de sens dans l’ordre des notes) jusqu’à arriver à votre deuxième note que vous compterez également. Par exemple : Fa-Si

 

Quarte au piano

Fa est le 1

Sol le 2

La le 3

si le 4

Vous avez compté quatre notes, comprenant la note de départ et la note d’arrivée. Il s’agit donc d’une quarte.

 

Des intervalles faciles à repérer au piano :

 

La seconde : c’est deux touches l’une à côté de l’autre.

Seconde au piano

 

L’octave : elle est composée de deux notes de même emplacement à un “étage” de différence sur le clavier comme dans l’exemple ci-dessous, fa-fa.

Octave au piano

La tierce : deux notes séparées d’une seule note.

Tierce au piano

Si vous ne savez pas encore lire les notes sur une partition, passez directement au chapitre “Comment repérer les intervalles à l’oreille”.

 

Comment repérer sur une partition les intervalles sans compter:

Il est intéressant de se pencher sur le graphisme de chaque intervalle dans les partitions. Cela va vous permettre de déchiffrer avec beaucoup plus de rapidité et de réflexes.

Rappel de vocabulaire : Je vais parler ci-dessous de deux “familles” de notes. Il y a les notes positionnées sur les lignes,

Notes sur les lignes

et les notes positionnées sur les interlignes.

Notes sur les interlignes

 

Graphisme des intervalles :

Les plus faciles à repérer :

Pour la seconde harmonique (les deux notes sont jouées en même temps), elle est assez facile à repérer, car elle a une petite particularité. En effet les deux têtes de notes sont collées les unes aux autres, et décalées au niveau vertical, bien quels soit accrochées toutes les deux à la même hampe (barre verticale indiquant le rythme de la note). Elle ressemble à deux cerises collées l’une à l’autre de manière décalée. Il s’agit donc d’une note sur une ligne et d’une autre sur un interligne.

Seconde harmonique

Pour la tierce il s’agira de deux notes positionnées sur une ligne ou sur des interlignes.

Tierce harmonique

Pour la quinte, c’est exactement comme la tierce, mais en sautant un étage, donc soit une ligne, soit une interligne.

Quinte harmonique

 

La septième, c’est exactement comme la tierce et la quinte, mais en sautant deux étages, donc soit deux lignes, soit deux interlignes :

Septième harmonique

 

Plus difficile à repérer :

 

Ce sont toutes des intervalles qui ont une note sur une ligne et l’autre sur une interligne.

Pour la quarte, vous aurez toujours une ligne en entre les deux notes.Quarte harmonique

 

Pour la sixte, vous aurez toujours deux lignes entre les deux notes.La sixte

 

Pour l’octave, vous aurez toujours trois lignes entre les deux notes.

L'octave

 

Remarque pour les intervalles dans une mélodie :

Vous prenez la première note, et vous procéder de la même manière que précédemment, mais en étant bien vigilant de ne pas vous tromper de direction dans l’ordre des notes. Par exemple do-fa en montant ne donnera pas la même intervalle que do-fa en descendant…

dans le premier cas c’est une quarte :

Intervalle médodique

et dans le second une quinte…

Intervalle mélodique descendante

Petit exercice pratique :

Entrainez-vous à nommer les intervalles entre chaque note ci-dessous. Par exemple pour commencer, do-mi tierce, mi-sol tierce, sol-do quarte etc…

Exercice trouver intervalles

 

 

Comment repérer à l’oreille les intervalles :

Il s’agit d’un travail de longue haleine, mais il vaut le coup, car il vous permettra au bout du chemin d’entendre dans votre tête une mélodie que vous lisez sur une partition. C’est le travail à faire pour toute personne qui n’a pas l’oreille absolue, mais qui veut arriver à entendre une musique et la reproduire sur le piano, ou lire une partition et l’entendre dans sa tête. Je suis dans ce cas maintenant parce que j’ai travaillé mon oreille par des exercices systématiques sur les intervalles.

Je ne vais pas rentrer trop dans les détails ici, mais je vous indique une des manières les plus efficaces pour commencer ce travail. Il y a bien sûr beaucoup d’autres méthodes possibles pour approfondir ensuite.

Pour apprendre comment sonne une intervalle, le premier pas est de partir de votre propre mémoire. Pour chaque intervalle, il faut associer une mélodie qui commence par cette même intervalle et que vous connaissez sur le bout de vos oreilles. Vous devez pouvoir retrouver cette mélodie n’importe où, n’importe quand. Je parle de thèmes de chansons très très connus comme l’hymne national de votre pays, Happy Birthday to you, un chant de noël ou quelque chose de très simple comme une berceuse de votre enfance. Du moment que pour vous c’est possible de vous la rappeler instantanément.

Voici quelques exemples dans lesquels je souligne les deux syllabes de l’intervalle recherchée :

  • Au clair de la lune pour la seconde,
  • A la clai-re fontaine pour la tierce,
  • Allons en-fants de la patrie, pour la quarte,

 

Mais il peut aussi s’agir du thème de Star Wars, si vous avez adoré cette série de film, et dont le thème commence par une quinte (pardon pour ceux qui ne lisent pas la musique… Yeux roulants) :

Quinte Star Wars

 

Ou, toujours pour la quinte, de “Ah vous dirais-je maman” de Mozart :

Quinte Mozart

 

Un repère très simple à retenir, si vous y êtes habitué, sont les différentes sirènes qui ponctuent notre paysage sonore urbain… Même si elles augurent souvent des événements bien malheureux, elles sont bien pratiques pour notre travail ici.

 

Un petit tour des sirènes d’urgence françaises :

Remarque rigolote : elles sont toutes construites sur le la du diapason ! Ecoutez !

Les pompiers pour la seconde, soit la-si :

 

Ici la sirène de police pour la quarteRire La-ré :

 

Ou le SAMU pour la quinte, la-mi :

 

Et pour finir ce tour des sirènes française, la gendarmerie pour la sixte, la-fa :

 

Bref ne prenez pas des thèmes qui ne vous disent rien à vous, mais plutôt ce qui vous parle tout de suite !

Mais je peux faire de la musique sans connaître toute cette théorie !

Oui, vous pouvez jouer de la musique à partir de partition ou de tutoriel en appliquant ce qui vous est indiqué sans chercher plus loin. Mais vous serez toujours dépendant de la partition, de votre mémoire gestuelle ou visuelle des touches pour jouer. Si vous n’avez pas de partition et que votre mémoire vous fait défaut, vous ne pourrez pas vous raccrocher à une compréhension et une écoute plus consciente de votre morceau. Plus vous comprenez de l’intérieur la construction de ce que vous jouez, moins vous aurez d’effort à fournir pour l’apprendre.

C’est un effort certain pour le moment, mais il vous fera gagner du temps à long terme… A vous de choisir en toute conscience ce qui vous convient pour ce que vous voulez faire au piano. Si vous voulez juste jouer un morceau facile effectivement ça n’est pas la pein. Mais plus vous voudrez apprendre des morceaux compliqués, plus ils seront intéressants et plus vous aurez besoin de les entendre de l’intérieur et de les comprendre.

A vous de choisir… Sourire

 

Petit détour en anglais pour les plus avancé d’entre vous :

Il est intéressant de remarquer qu’en anglais, une différence est faite entre les notes conjointes, les notes disjointes proches et éloignées.

  • Step est employé pour les mouvements conjoints.
  • Skip pour les mouvement disjoint d’une seule note, une tierce.
  • Et leap, pour les intervalles plus grandes que la tierce.

Il n’existe pas d’équivalent à ma connaissance en français pour ces trois termes et en tout cas pas dans le fait de distinguer les notes disjointes en tierce des intervalles plus grandes. Je trouve que c’est toujours intéressant de trouver des distinctions qui existent dans une autre langue que sa langue maternelle. En effet, il semble intéressant pour les anglophones de distinguer la seconde et la tierce, qui sont les éléments de base, des autres intervalles qui sont construites à partir des deux premiers. J’ai moi-même remarqué, que ça soit dans la formation de l’oreille, la lecture, ou l’étude des accords, que si vous n’êtes pas à l’aise avec les deux éléments de base qui sont la seconde et la tierce, le reste ne suivra pas. C’est pour cela que je vais particulièrement insister sur ces deux intervalles dans mes articles à venir.

 

J’espère que cet article vous a permis d’y voir plus clair dans la notion des intervalles. Si vous pensez qu’il peut aider d’autres personnes, partagez-le en envoyant le lien à cette personne. A bientôt !

Recherches utilisées pour trouver cet article :vocabulaire solfège anglais, COURS PIANO INTERVAL SELON L\OCTAVE, exercice du piano des intervalles de tierce quinte sixte et octave, Imag de construction de piano com, les accord piano et intervalle

Les 5 bases à connaître pour démarrer dans la lecture de notes

 

Pour bien comprendre la série d’articles à venir sur l’écriture de la musique, et ici en particulier l’écriture de la hauteur des notes, il est indispensable de connaitre les termes et notions qui vont suivre.

1-La portée :

Comme son nom l’indique, la portée “porte” les notes. Elle est constituée de cinq lignes, et de quatre interlignes. Les interlignes sont les espaces entre chaque ligne. Historiquement, on a commencé à écrire les notes avec une seule ligne, puis deux, et augmenté régulièrement le nombre jusqu’à cinq. Je ne sais pourquoi nous nous sommes arrêté à ce chiffre, mais il me semble être en tout cas issu du bon sens. Au delà, en effet, l’œil aurait de toute façon bien du mal à reconnaître une note sans la confondre avec une autre (voir plus bas).

Portée

2-Les notes :

C’est ce qu’on appelle de manière plus précise les têtes de notes. C’est-à-dire les cercles pleins ou vides (sans le trait vertical, appelé hampe) que l’on trouve “accrochés” dans les portées, comme des oiseaux posés sur des fils électriques. Ils indiquent la hauteur de la note et son nom.

Tête de notes

On écrit ces têtes de notes obligatoirement à cheval sur une ligne ou insérée dans une interligne. Il n’y a pas d’autres possibilités.

Ce qui donne 5 notes pour les lignes :

Notes sur les lignes

Et 4 notes pour les interlignes :

Notes sur les interlignes

Nous avons donc la possibilité d’écrire 9 notes par portées uniquement :

Notes interlignes et lignes mélangées

Ces notes correspondent à 9 touches blanches qui se suivent. Les touches noires sont indiquées d’une autre façon.

Mais c’est là qu’il y a un réel problème au piano avec cette façon d’écrire la musique ! Nous avons 52 touches blanches sur un clavier… Il nous reste donc 43 touches à “caser”. C’est là qu’intervient le système de plusieurs portées.

 

3-Le système :

Ce mot indique l’association de plusieurs portées regroupées ensemble pour être lues et jouées simultanément. On les repère en regardant à gauche les accolades ou lignes simples qui les relient. Il peut arriver dans les partitions d’ensembles de plusieurs musiciens de n’avoir qu’un seul système par page comme dans cette partition :

Système d'une page

 

Pour le piano il s’agit, dans la plupart des cas de deux portées assemblées par une accolade comme celle que vous voyez en bleu ci-dessous.

Système de portées de piano

 

Pourquoi deux portées ? Déjà parce ça nous permet de multiplier par deux le nombre de notes écrites, ce qui fait maintenant 18. C’est déjà mieux ! Mais vous vous en doutez, ce n’est pas fini. Il nous en manque encore 32.

Remarque : il peut arriver de parler de “grande portée” pour indiquer la même chose qu’un système. Je sais ce n’est pas simple…

 

4-Les lignes supplémentaires :

C’est ce qui va nous permettre de combler les manques des portées. Ce sont des lignes qui existent en permanence et qui encadrent les portées, mais restent invisibles pour plus de clarté. Car voici à quoi ressemblerait la portée pour 52 notes (en rouge les lignes de portées habituelles):

 

Grande portée de 26 lignes pour le piano

 

Il nous faut ici pas moins de 26 lignes !!!! Imaginez un peu la difficulté de lecture ! On a donc rendue invisibles les lignes noires sur l’image ci-dessus. Elle n’apparaîtront que si des notes se posent dessus, un peu comme l’homme invisible qui ne se révèle que lorsqu’il s’habille.

Remarques importantes:

  • A partir de deux lignes supplémentaires, et au delà, toutes les lignes se trouvant entre la note et la portée habituelle apparaissent à la verticale (voir image ci-dessous).
  • il n’y a qu’une seule ligne supplémentaire entre les deux portées rouges. C’est la ligne du do qui se trouve en face de vous sur le piano, le do 4 (voir image ci-dessous). Il n’existe donc que 3 notes différentes possibles dans cette zone du milieu.

Voici comment apparaissent les 15 notes situés sur les lignes supplémentaires :

Trois zones de lignes supplémentaires

 

Notez le visuel des 17 notes situées sur les interlignes dans ces mêmes zones :

Les interlignes supplémentaires au piano

Ce qui nous fait 32 notes supplémentaires qui, additionnées aux 18 dans les portées nous amènent aux 52 dont nous avions besoin. Nous avons donc maintenant comblé tous les manques.

Dernière remarque : le do du milieu avec une ligne supplémentaire peut appartenir soit à la clé de sol, s’il est collée à celle-ci, soit à la clé de fa, s’il est de même collé à celle-là comme ci-dessous.

Do du milieu ou do 4

5-La clé :

C’est ce qui indique le nom d’une note qui va servir de point de repère pour trouver toutes les autres. Il existe trois clés :

La clé de sol, qui indique où se trouve le sol avec la ligne qui passe au centre de sa “coquille d’escargot”. Elle est obligatoirement associée à la moitié aigue des notes (à votre droite sur le piano).

Point de repère sol

La clé de fa, qui indique où se trouve le fa avec la ligne qui passe entre ses deux points. Elle est obligatoirement associée à la moitié grave des notes (à votre gauche sur le piano). Gauche comme Grave.

Point de repère fa

La clé d'ut

Et la clé d’ut (do). Mais cette dernière n’est pas utilisée au piano. Vous pouvez donc l’oublier Sourire.

Petit truc pour mémoriser : la clé de sol ressemble à un S et la clé de fa à un F (avec les deux points comme les deux barres horizontales du F)

Type de partition le plus courant :

Voici donc à quoi ressemble un système ou une “grande portée” de piano :

Système type d'une partition de piano

La plupart du temps, la porté du bas est pour les notes qui doivent être jouées à la main gauche et la portée du haut pour les notes de la main droite.

 

Cas particuliers :

Mais il arrive aussi qu’une main s’échappe sur l’autre portée. Nous verrons plus tard comment ceci est noté.

D’autres fois, nous pouvons trouver deux clés de sol si les deux mains sont dans les notes aiguës (partie droite du clavier). Il faut s’imaginer alors avoir deux mains droites pour bien les positionner.

Portées piano deux clés de sol

 

Et nous pouvons trouver l’inverse, c’est à dire deux clés de fa si les deux mains doivent jouer dans les notes graves (la partie gauche du clavier). Nous avons alors deux mains gauches Confus.

Portées piano deux clés de fa

 

Important à retenir : Il n’est parfois pas facile de s’y retrouver dans tout ça, mais une chose ne peut absolument pas changer en revanche, c’est que la clé de sol est pour les notes aiguë et la clé de fa pour les graves. Alors qu’il n’est pas obligé que la clé de sol soit pour la main droite et la clé de fa pour la main gauche !

 

Et voilà ! J’espère avoir été claire et vous avoir rendu les choses simples pour comprendre les bases qui vont vous permettre d’aborder la lecture de note.

Si vous avez aimé, partagez !

Recherches utilisées pour trouver cet article :les 5 bases, les 5 bases a apprendre pour le piano

Pourquoi et comment se servir d’un métronome

 

Un métronome est un outil utile pour tout musicien à condition de s’en servir de la bonne façon. Il permet de donner un exemple sonore d’un battement régulier. Dans son déroulement dans le temps, la musique occidentale écrite ou non écrite est la plupart du temps construite avec des rythmes basés sur des battements réguliers que l’on appelle pulsations. Un exemple très concret de cela est ce que vous avez envie de taper avec votre pied ou ce que vous scandez régulièrement avec votre tête lorsque vous écoutez une musique que vous aimez. Lorsque vous dansez également, vous répétez un mouvement qui exprime corporellement une pulsation à espace régulier.

 

Métronome 1

 

La définition de la pulsation est donc : battement émis à espace régulier et qui délimite le temps qui s’écoule.

Une remarque importante qui découle de cela est qu’on ne doit pas confondre le terme et la notion de pulsation avec ce que l’on appelle en musique le temps, qui désigne plutôt le temps qui s’écoule entre chaque pulsation. Pour vous faire comprendre la différence, je vous donne tout de suite un élément simple de comparaison. La pulsation est comme le bip qui sonnerait toute les heures à un appareil vous donnant l’heure. Alors que le temps et comme le temps écoulé entre ces bips.

Pour en revenir à ce qui nous intéresse ici, il faut savoir que sans cette capacité à pourvoir scander, taper, et plus tard sentir intérieurement une pulsation régulière, et ce pendant que vous jouez, vous ne pourrez être un champion en rythme. C’est la difficulté fondamentale du rythme en musique.

Quand vous vous trouvez en présence d’un musicien ou de votre professeur, qui compte, tape dans ses mains ou vous scande sur l’épaule la pulsation, vous avez le meilleur des métronomes. En effet vous voyez, vous entendez et vous sentez avec cette personne une pulsation, mais comme il s’agit d’un être vivant et de plus formé à la musique, il peut parfois légèrement vous attendre pour ne pas vous mettre en stress. Cependant, il va être difficile d’emmener cette personne à votre domicile pour qu’elle vous aide tous les jours, sauf si vous êtes très riche… C’est là que le métronome est utile ! Il va pouvoir vous faire entendre un battement régulier avec le son d’un bip (ou ploc, tic ou tac…) à n’importe quelle vitesse souhaitée. Vous pouvez vous fier à lui les yeux fermés et les oreilles ouvertes. Sourire

 

Qu’est-ce que c’est précisément :

Métronome 2

Image de Kajojak

Un métronome se présente sous la forme d’un petit appareil mécanique ou électronique. On trouve également, depuis l’avènement d’internet et des nouvelles technologies, des sites, des applications ou logiciels qui font métronome (voir plus bas). Sur tous ces supports, vous devez régler la vitesse du bip. Vous avez pour cela des chiffres affichés allant en général de 40 à 200 sur les appareils physiques et de 0 à infini (même si être à 10 ou à 300 n’a que très peu d’intérêt…) sur beaucoup de métronomes dématérialisés. Cela correspond au nombre de battements possibles dans une minute d’un tempo (vitesse). C’est pourquoi par exemple, 60 correspondra à la même vitesse que celle de la seconde, puisqu’il y a 60 secondes dans une minute. Plus le chiffre sera bas, plus le tempo sera lent et inversement.

Explorons maintenant les différences entre métronomes. Si vous en avez déjà un, sautez directement au chapitre “Comment bien utiliser le métronome”.

 

 

Les différents types de métronome, avantages et inconvénients :

 

Les métronomes mécaniques :

Équipés d’un balancier, il faut les remonter régulièrement pour qu’ils fonctionnent correctement. J’ai souvent entendu dire de laissez régulièrement (une fois par semaine par exemple) la mécanique fonctionner jusqu’à l’arrêt, car sinon il risque de devenir plus vite irrégulier. La mécanique ne supporte pas de rester longtemps en tension.

Pour régler la vitesse, il faut monter ou descendre le poids.

 

Métronome 3

Image de Derek Gavey

 

Avantage : Il effectue un mouvement visuel qui permet de visualiser et d’anticiper l’arrivée de la pulsation.

Inconvénient : Ils ont tendance à devenir irréguliers avec le temps, ce qui perd totalement de son intérêt.

 

Les métronomes électronique :

Ils fonctionnent à piles. Pour régler la vitesse il faut tourner la molette. Pour les métronomes à touches, reportez-vous à la notice.

Métronome 4

Image de Robin Zebrowski

Avantage : Ils sont réguliers tant qu’il fonctionnent, on peut régler le volume sonore ou même parfois l’écouter au casque.

Inconvénients : Vous ne pouvez anticiper l’arrivée de la pulsation avec les yeux, puisque la plupart du temps le bip arrive sans aucun signe avant coureur. Mais certains présentent un petit écran reproduisant le mouvement de balancier du métronome mécanique.

 

Les métronomes en ligne :

 

Méronome en ligne

Cliquez sur l’image pour un exemple de site

Avantage : La plupart du temps ils sont gratuits

Inconvénient : Vous aurez besoin d’une connexion, et d’un ordinateur qui puisse être déplacé pour être proche de votre piano quand vous vous entrainez. Le son en fonction de vos enceintes d’ordinateur peut être trop bas par rapport à votre piano et donc vous ne pourrez entendre suffisamment le battement en jouant du piano.

 

Les applications pour Smartphone :

 

Métronome pour smartphone

Cliquez sur l’image pour voir celle que j’utilise sur mon IPhone

Avantage : leur prix est assez modeste (moins de 5€ pour la plupart), voir gratuit et le son peut être assez puissant. Mêmes fonctionnalités que les métronomes électroniques.

Inconvénient : Il n’est pas désolidarisé de votre téléphone. Vous risquez donc d’être distrait par vos diverses notifications, ou par un coup de téléphone. Pour palier à cela mettez votre téléphone en mode avion (sur Iphone glissez légèrement du bas de l’écran vers le milieu et touchez l’avion).

 

Comment bien utiliser le métronome :

 

Maintenant que vous avez votre métronome, et que vous savez le faire fonctionner, il va falloir apprendre à l’utiliser de la bonne manière et dans un but bien précis. En effet il est d’une grande aide pour vous faire entendre une pulsation régulière, pour travailler le rythme, mais ce n’est qu’une machine. Il sera intraitable et ne vous laissera pas la moindre marge de manœuvre en cas d’hésitations ou d’intention musicale. Ceci peut devenir très stressant. Et si vous travaillez votre piano en permanence avec, vous risquez de perdre toute qualité musicale et de devenir vous même une machine. Il va vous empêcher d’écouter le son de votre piano. Donc sachez l’utiliser avec parcimonie. Cela ne doit pas devenir une habitude ou une béquille dont vous ne pourriez pas vous passer.

Il faut savoir que le métronome n’a pas été construit au départ dans un but pédagogique. Il devait rendre objectif un tempo (vitesse en musique) pour tous quel que soit le lieu ou le moment auquel le musicien jouait. Mais rapidement, les pédagogues l’ont détournés pour le meilleur et pour le pire.

Il peut vous guider, vous indiquez si vous êtes sur la bonne voie ou non. Mais il ne vous donnera pas une pulsation interne que vous n’avez pas. Vous devez sentir toute pulsation dans votre propre corps au préalable, en marchant dans votre pièce en chantant la mélodie de votre morceau par exemple. Si vous devez aller à une vitesse donnée, écoutez votre métronome à cette vitesse et tapez du pied ou dans vos mains à cette vitesse pendant quelque temps avant de vous mettre au morceau en question.

Je trouve que là où il est le plus utile, c’est lors d’un travail sur le rythme pur sans piano. Lorsque vous travaillez une cellule rythmique spécifique par exemple comme “deux croches noire”, ou de courtes phrases rythmiques. Le geste corporel à effectuer est dans ce cas plus simple qu’au piano et vous pouvez vous concentrer uniquement sur une seule notion: le rythme. D’autre part vous ne serez pas en train de massacrer le morceau que vous aimez tant, ce qui vous allège de l’affect que vous pourriez y mettre.

Je reviendrai plus en détail sur les différentes bonnes façons d’utiliser le métronome dans de prochains podcasts sur le rythme.

 

Je n’ai pas de rythme…

Combien de fois ai-je entendu ça ! Soit parce qu’une proche avait eu des paroles malheureuses dans l’enfance, soit parce qu’une situation musicale inconfortable avait fait conclure ceci à la personne elle-même. Le rythme est certes plus facile pour certains que pour d’autres, mais comme toute chose il se travaille et peut s’apprendre et s’améliorer à tout âge. J’ai vu des gens à priori dépourvu de tout sens rythmique se débloquer et progresser en mixant travail régulier et juste détente corporelle. Pour moi, il y a un lien direct entre le rythme et le rapport au corporel. C’est un chemin qui vaut la peine, alors ne vous retranchez pas derrière cette croyance ! Et dansez dès que vous pouvez. La danse est un bon moyen de sentir la musique dans son corps sans que le mental n’intervienne trop.

 

J’espère que cet article vous aura aidé à choisir votre métronome, éclairé sur les possibilités qu’offre cet outil et ce qu’il ne peut pas faire.

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Recherches utilisées pour trouver cet article :apprendre a utiliser un metronome, formes des battement musicale, ouvrir takell piccolo, sè ki un metronome

Une application exceptionnelle pour améliorer le déchiffrage des partitions au piano

 

Avez-vous du mal à appliquer une partition au piano ? Vous êtes lents à trouver la touche qui correspond à la note écrite ? Je souhaite vous parler aujourd’hui d’une application pour smartphones que j’ai découvert dernièrement et qui est parfaite pour cela. Elle s’appelle Note Rush. Vous pouvez la trouver sur l’Apple Store si vous avez un IPhone ou un IPad, et sur Google Play si vous avez plutôt des appareils androïdes.

Note Rush

L’énorme avantage de cette application pour le piano :

De nombreuses applications existent pour améliorer le lien entre les notes de la partition et la touche devant être jouée. Elles fonctionnent par systèmes de cartes flash, c’est à dire qu’ellee vous montrent une note et vous devez la jouer sur un clavier. Cependant, elles proposent la plupart du temps de répondre en touchant un clavier qui se trouve directement sur votre écran. C’est très intéressant pour les premiers jours d’apprentissage de piano, mais cela devient vite limité, car le nombre de touches pouvant se tenir sur cette petite surface est trop restreint.

Sur tablette, il y aura parfois le total des touches (88 comme pour la plupart des pianos acoustiques), ce qui est déjà beaucoup mieux et vous permet d’avoir une vision globale du clavier. Ces applications peuvent servir dans un deuxième temps. Mais vous n’êtes toujours pas en situation réelle. Or l’emplacement réel dans l’espace des différentes touches par rapport à votre corps est une sensation indispensable pour être rapide. Les personnes qui déchiffrent bien au piano, sont des personnes qui ne nomment et ne regardent plus leur clavier, car ce sont des processus lents. Tout est devenu réflexe pour pouvoir se concentrer sur l’essentiel: la musique et le plaisir de jouer. Vous devez donc intégrer corporellement la position de chaque touche dans le grand espace qui se trouve entre vous et le piano.

Or l’application Note Rush est idéale pour cela, car elle vous propose d’écouter et de contrôler la justesse du son des notes de votre propre piano ! N’est-ce pas génial ?

 

Note Rush au piano

 

Une aide inestimable pour l’élève et les parents :

Il est souvent difficile pour un débutant de travailler chez lui le fait de trouver rapidement la bonne touches à partir d’une note écrite. Il ne peut pas se corriger lui-même et n’a souvent personne capable de l’aider dans sa pratique quotidienne. C’est donc quelque chose qu’il ne peut travailler qu’en cours avec son professeur, s’il a la chance d’en avoir un. Avec Note Rush, il aura un professeur virtuel pour le corriger. Car la note s’affichera tant qu’il n’aura pas joué la bonne. C’est donc d’une grande aide pour le professeur, qui pourra se concentrer plus longtemps sur d’autre choses pendant le cours qui passe souvent bien vite. Et pour le parent qui souhaite aider son enfant, il sera facile de contrôler qu’il joue la note correcte, sans qu’il ait la moindre notion de musique.

Comme je vous le disais dans mon article sur une bonne méthode pour la lecture de notes, il est important de travailler tout de suite avec la “grande portée” constituée par la portée de clé de sol et la portée de clé de fa. Vous avez aussi au piano 7 octaves pleines entre deux do avec quelques notes en plus dans les aigues et le graves. Quand vous lisez un fa, il ne suffit pas de jouer n’importe quel fa. Il faut aussi que vous sachiez trouver le fa de l’octave dont il s’agit.

 

Comment ça se passe concrètement :

C’est tout simple. Vous ouvrez l’application. Vous choisissez le niveau puis l’ambiance souhaitée. Vous êtes en suite immédiatement invité à vous mettre au piano pour une partie de jeu. Pour démarrer vous devez jouer le do qui se trouve normalement au milieu du piano. Il s’agit du do se trouvant au dessus des pédales et en dessous de l’indication de la marque si vous êtes sur piano acoustique ou du do numéro 4 si vous comptez à partir de la gauche sur un clavier de 88 touches. Si vous avez un clavier de 32, 49 ou 61 touches, reportez-vous à la notice de votre appareil.

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Une fois que vous avez appuyé sur ce do, la partie commence immédiatement. Un note vous est affichée n’importe où sur la grande portée et vous devez la jouer sur votre piano. Si vous jouez la bonne, l’application vous en proposera une autre. Dans le cas contraire, si vous jouez une mauvaise note, même si elle est de même nom mais pas au bon octave, elle restera à l’affichage. Si vraiment vous mettez trop de temps cependant, la note sera passé.

Au bout d’une à deux minutes environ, la partie s’arrête et vous recevez votre récompense sous forme d’étoiles, en fonction de la rapidité à laquelle vous avez répondu et le nombre de notes justes.

Rentrons maintenant plus en détail dans l’application.

 

Adaptable à tout niveau :

Cinq niveaux sont proposés, en partant des notes centrales de la grande portée jusqu’aux notes situées au dessus et en dessous de la clé de sol et fa. Voici les niveaux en détail :

– Niveau 1 : Uniquement les notes comprises entre le fa de la quatrième ligne en clé de fa, au sol de la deuxième ligne de clé de sol.

– Niveau 2 : Les notes comprises entre le do de la deuxième interligne (on appelle interligne l’espace entre les ligne de portée) en clé de fa et le do de la troisième interligne de clé de sol.

– Niveau 3 : Les notes comprises entre le fa sous la portée de clé de fa et le sol au dessus de la portée de clé de sol.

– Niveau 4 : Les notes comprises entre le do de la deuxième ligne supplémentaire (Lignes rajoutées en dessous au au dessus des portées pour pouvoir étendre les possibilités d’écriture dans ces zones, et visibles uniquement à l’emplacement des notes en question sous forme de petits traits horizontaux) sous la portée de clé de fa et le do de la deuxième ligne supplémentaire au dessus de la clé de sol.

– Niveau 5 : Même chose que le niveau 4, mais plus de note à chaque partie de jeu.

 

Un aspect ludique :

Le côté ludique n’est pas en reste, puisque l’application se présente sous la forme d’un petit jeu vidéo. Cela fera particulièrement plaisir aux plus “geek” d’entre vous.

 

Un affichage attractif :

Plusieurs thèmes d’affichages sont possibles à l’écran, rendant le visuel abstrait et en noir et blanc plus attractif. Vous pouvez régler cet affichage après avoir passer le stade du choix du niveau, en bas à gauche. Vous pourrez transformer la grande portée en :

une prairie verdoyante, et les notes seront des coccinelles

un terrain de foot, et les notes seront des ballons de foot

l’espace, et les notes seront des planètes

ou, si vous n’en êtes plus là pour accrocher votre volonté, une portée avec un aspect classique.

– de temps à autre un thème en fonction des fêtes de l’année comme Noël, St Valentin ou Pâques.

 

Thèmes Note Rush

Un système de récompense pour booster la motivation :

A la fin de chaque partie, vous recevez de une à trois étoiles pour votre performance, ainsi que l’indication de votre temps effectué. Ceci aidera particulièrement les enfants pour qui la compétition est souvent une source de motivation.

 

Récompenses Note Rush

Possibilité d’isoler une clé :

Si cependant vous souhaitez vous concentrer sur une seule clé, l’application Note Rush vous offre cette possibilité. Pour régler ceci, regardez en haut lors du choix du niveau de jeu, et cliquez sur la clé souhaitée. Sachez que l’application fonctionne également pour d’autres instruments, ce qui rentabilise l’investissement pour les familles multi-instrumentistes.

 

Un prix qui vaut largement le coût :

Vous pourrez vous procurer cette application pour quelques euros seulement. Mais je pense qu’elle vaut largement l’investissement, si on le compare aux difficultés que vous pouvez rencontrer tous les jours pour lire et appliquer vos partitions. Pensez le prix d’un livre de poche, ou d’un paquet de cigarette !

 

Deux remarques cependant :

– Par défaut, un bip de validation sera émis à chaque bonne note jouée. Mais je vous conseille de le désactiver en touchant la roue crantée en bas à droite affichée avant chaque partie, et après le choix du niveau. Mieux vaut entendre la note jouée que ce son perturbateur. Sauf peut-être pour les parents qui faisant autre chose en même temps (et je sais à quel point on est multifonction dans ce rôle…) voudrait contrôler si les notes joués par leur enfant sont justes.

Il arrive qu’une note pourtant juste ne sois pas reconnue (arrive plus souvent sur clavier numérique), insistez en jouant plus fort ou en montant le volume de votre piano numérique.

– Seul inconvénient de cette application : elle est en anglais et non traduite en français. Mais c’est pour cela que j’ai bien détaillé toutes ses possibilités, et je pense qu’avec la lecture de cet article, vous devriez naviguer sans soucis à l’intérieur…

Dites-moi dans les commentaires ci-dessous si vous souhaitez une vidéo démonstrative, et je vous la ferai avec plaisir. N’oubliez pas aussi de partager cet article avec vos amis pour faire connaitre cette application qui mérite d’être connue !

Recherches utilisées pour trouver cet article :application montrant les notes du piano

Lire la musique en un clin d’oeil

 

Une méthode de lecture de note d’Alain Stoffen, particulièrement adaptée pour les pianistes, mais également pour les harpistes, les accordéonistes, les organistes, les clavecinistes et tout instrument utilisant la clé de sol et/ou de fa.

 

Lire la musique en un clin d'oeil

Alain Stoffen est professeur de piano et le créateur du très bon jeu Drôle de Notes dont je vous ai déjà parlé sur ce blog. C’est un passionné de pédagogie qui recherche inlassablement de nouvelles idées pour aider ses élèves à rentrer dans le monde merveilleux de la musique en prenant du plaisir. Il est également l’auteur du livre “Le solfège plaide non coupable”, malheureusement épuisé à l’heure actuelle. Mais il est toutefois possible de se le procurer d’occasion sur internet.

Voici maintenant en détail ce qu’offre “Lire la musique en un clin d’oeil” :

 

Tout d’abord un roman sur l’histoire de l’écriture musicale

Si vous n’avez jamais rien compris au solfège et que vous avez de mauvais souvenirs, cette méthode est faites pour vous. Dans le premier tiers du livre, il vous sera d’abord raconté de manière très agréable le pourquoi du solfège et comment il est apparu au fil du temps comme si vous lisiez un roman. Cette histoire va déjà vous éclairer sur certains aspect des notes et de la porté, ce qui vous permettra de savoir où vous entrez. Vous aurez “la clé” pour pouvoir explorer ce qu’on peut appeler “la maison des notes”.

 

La clé des partitions de piano

Photo de Fullempty / 123rf.com

Un test

Une très bonne idée est celle du test avant de commencer l’apprentissage proprement dit. Il ne faudra pas négliger cette étape qui est particulièrement importante pour la motivation. Pouvoir mesurer de manière concrète l’avancement permettra de vérifier régulièrement que l’effort plutôt “rébarbatif” de l’apprentissage des notes n’est pas en vain.

Ce test est à refaire régulièrement afin de mesurer les progrès et de pouvoir s’en réjouir !

 

Victoire

Photo de Michel JMartelly

Des exercices concrets pour poser les bases du déchiffrage pianistique

La suite du livre est consacré à des exercices systématiques pour chaque note utilisée au piano. Ils doivent être fait avec l’instrument. C’est le gros atout de cette méthode : le lien immédiat entre l’apprentissage d’une note et la touche en question. Je n’ai vu ceci pour l’instant nul part ailleurs.

 

D’abord les points de repère

Tout d’abord, sont présentés ce que l’ont appelle “les points de repères”, comme dans la célèbre méthode Dandelot. Tous les do et les sol en clé de sol, et tout les do et les fa en clé de fa. Et croyez-moi, si vous ne savez lire et positionner que celle-ci, c’est déjà énorme ! Vous aurez fait le plus dur. Vous pourrez trouver n’importe quelle autre note en moins de 10 secondes, car il n’y a que deux ou trois notes entre chaque point de repères.

Chaque point de repère est présenté d’abord sur la portée, entouré des autres qui l’entoure pour le placer dans son contexte. Puis il est positionné sur un schéma du clavier en entier, avec les 88 touches que comporte tout clavier de piano. L’idée de cette vision globale du clavier est excellente, car elle permet de le visualiser en plus petit et donc de mieux appréhender le placement de la note par rapport à l’ensemble.

 

Lire les points de repère

 

Puis il est demandé d’apprendre par cœur l’explication du positionnement des points de repères. Ne négligez pas cette étape de l’apprentissage des points de repères. Cela fait partie des détails qui font la différence de cette méthode. Qui peut expliquer avec des mots, peut visualiser. Or, si vous ne visualisez pas la position, vous ne pourrez pas reconnaître une note à cet emplacement. La lecture d’une note découle de la mémoire visuelle de son emplacement. Vous devez d’abord mémoriser l’image de la note à cette emplacement, pour pouvoir ensuite faire le lien entre cette image mémorisée et ce que vous avez sous les yeux.

Puis viennent des exercices d’écritures. Encore une très bonne idée d’Alain Stoffen. D’abord dessiner la note sur la portée, puis écrire son nom en dessous en toute lettre, et enfin la jouer. Le fait de répéter ces trois actions : dessiner, écrire et jouer, permet de rendre l’apprentissage actif, et d’ajouter des informations sensorielles à la mémorisation. Ceci me fait penser à l’apprentissage de la lecture selon la méthode Montessori où il est proposé à l’enfant de dessiner la lettre avec son doigt avant qu’il ne sache lire.

 

Combler les “trous” entre les points de repère, avec les notes voisines

Une fois que l’emplacement des points de repère sont intégrés, il va falloir vérifier et consolider au besoin la connaissance de l’ordre des notes et en particulier, la capacité à trouver rapidement les noms des notes se trouvant en dessous et au dessus du do, du sol et du fa. Il est proposé de mémoriser l’ordre des notes par 3 notes, en partant des points de repères, en montant et descendant. C’est là aussi très astucieux, car il est facile pour beaucoup de gens de dire l’ordre des notes mais à condition de partir du do et d’aller dans le sens ascendant. Mais en partant du fa et en descendant par exemple c’est beaucoup moins courant d’être à l’aise… Cette étape est très importante car elle conditionne toute la suite.

Puis, pour finir, vient l’apprentissage systématique de toutes les notes voisines. C’est la partie la plus longue et certainement la plus ardue au cours de laquelle il sera intéressant de refaire régulièrement le test pour garder la motivation. Arrivé à la fin de cette méthode, vous saurez lire et positionner toutes les notes des clés de sol et de fa jusqu’à trois lignes supplémentaires en haut de la clé de sol et en bas de la clé de fa. Entre les deux portés, la méthode va jusqu’à deux lignes supplémentaires.

 

Lire la musique page type

 

Points forts :

  • Ecriture des textes de manière attractive.
  • Association de la lecture, de l’écriture, et du son
  • Possibilité de refaire les exercices écrits à l’infini, grâce à la possibilité de son téléchargement en PDF.
  • Très adapté aux adultes qui ont souvent besoin de comprendre et d’avoir une vue d’ensemble avant de se lancer.

Points faibles :

  • beaucoup de texte et sera pour cette raison difficile d’accès à de jeunes enfants. Cependant si les parents se sentent impliqués dans l’apprentissage, il pourra utiliser les exercices pratiques, tout en étant guidé par l’adulte.
  • L’apprentissage des deux clés séparément.

Si vous souhaitez vous procurer cette méthode, cliquez ici

Apprendre à lire les notes en s’amusant en famille

 

Pour continuer sur le sujet de la lecture de note, voici un jeu de société conçu pour apprendre les notes de manière très ludique. Il est particulièrement adapté pour les enfants et permet le jeu en famille.

Drôles de notes :

 

Drôles de notes

 

Jeu conçu par Alain Stoffen, professeur de piano et auteur également de Lire la musique en un clin d’œil.

Un pour apprendre le solfège

 

Drôles de notes est un jeu de cartes qui tient dans une petite boite. Il peut donc s’emporter facilement n’importe où. Il est conseillé à partir de l’âge de 7 ans et peut se jouer entre 2 et 3 joueurs, comprenant un adulte ou un grand de la famille. Bien plus qu’un simple jeu, il est une méthode pédagogique qui passe inaperçue pour l’enfant. Il va apprendre, en s’amusant et en vivant un moment de convivialité, toutes les notes de clé de sol et de clé de fa, pas à pas. Alain Stoffen a construit son jeu sur la condition de base essentielle à toute lecture de note : la connaissance le l’ordre des notes et des notes conjointes entre elles. Il forme également l’œil à repérer la différence entre une note sur un ligne et une autre sur une interligne, ce qui n’est pas évident pour les débutants.

On peut adapter le niveau du jeu en fonction du niveau de lecture des participants. Le manuel pédagogique qui l’accompagne explique de manière très claire comment s’y prendre pour guider le parent, même s’il ne connait pas la musique. Une anti-sèche est d’ailleurs disponible à la fin.

Pour ceux qui n’ont pas l’habitude de jouer à des jeux de société, et afin de faciliter l’apprentissage des règles, l’auteur propose de commencer en version simplifiée. Puis une fois que l’on a joué quelques manches et que l’on se sent à l’aise, on intègre les fameuses cartes maudites, piment du jeu. Celles-ci apportent un avantage certain à l’enfant qui jubile d’avoir la possibilité, s’il a usé d’une bonne stratégie, de couler l’adulte au moment du décompte des points de pénalité en fin de partie.

En conclusion, foncez tester ce jeu si votre enfant a du mal à aborder la lecture des notes de musique . Le fait de jouer avec vous et de progresser à chaque partie lui donnera confiance en ses capacités. Il pourra même avoir la fierté de vous indiquer vos erreurs et se sentir plus compétent que vous dans un domaine. Parents ! N’hésitez pas à en abuser !

 

 

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