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Comment ne pas noyer son morceau de pédale

Aujourd’hui je réponds à une question de Jeanne sur la pédale. Je donne une astuce pour ne plus noyer son morceau dans un nuage de pédale qui gâche tout. Vous pouvez vous aussi me poser votre question ici.

Voici les deux articles dont je parle dans cette vidéo :

Comment mettre la pédale de droite au piano

La pédale rythmique et enchaînée, explications en vidéo

 

Transcription texte de la vidéo :

Comment ne pas noyer son morceau de pédale !

 

 

Bonjour et bienvenue sur le blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/.

 

Je vais répondre aujourd’hui à une autre question de lecteur qui se trouve en-dessous de ma vidéo qui s’appelle « Posez-moi vos questions ici »

Voilà, donc si vous avez une question, n’hésitez pas à me la poser en cherchant cette vidéo sur le blog. Pas sur ma chaîne, mais sur le blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/.

 

Donc c’est parti.

 

Nous avons Jeanne qui me pose la question suivante :

« Personnellement, mon gros problème est la pédale. Pour la mettre correctement ça va, mais je ne sais jamais où la mettre au cours du morceau. Je suis tellement prise par ce que je joue que je mets la pédale n’importe où. J’ai tendance à me servir de la pédale comme bouée de sauvetage.

Difficulté ? Instinctivement j’appuie sur la pédale, ce qui noie tous les sons. Comment me sortir de ce défaut ? »

 

Alors tout d’abord Jeanne, c’est déjà très bien que vous ayez conscience que vous avez ce problème-là. Parce que la plupart du temps c’est inconscient.

Déjà, très bon point pour le départ.

 

Maintenant je vais vous donner une petite astuce pour travailler cela.

Auparavant, je voudrais m’assurer que vous savez bien où la mettre. Parce que je vois que vous me dites « Je ne sais jamais où la mettre au cours du morceau ».

 

Alors est-ce que vous ne savez pas où la mettre sur la partition ?

C’est ça que je ne sais pas.

 

Si vous ne savez pas où la mettre d’une manière générale, par rapport à une partition, comment et où mettre cette pédale, il faut vous référer aux articles que j’ai écris sur la pédale. Donc vous allez dans la section « Tous les articles ».

Ce sont 2 articles qui peuvent vous aider, qui s’appellent :

  • La pédale rythmique et enchaînée, explications en vidéo
  • Comment mettre la pédale de droite au piano

Ce sont 2 articles qui peuvent vraiment vous aider pour déjà savoir où mettre la pédale et comment le mettre en pratique.

 

 

Ensuite, vous parlez d’un défaut.

 

La première étape : Changez votre vision de l’application d’une pédale

Ce qu’il faut c’est que vous devez changiez la façon de voir la pédale.

Une pédale, une fois que vous l’avez mise en même temps que la première note de votre morceau, l’important n’est pas d’enfoncer. L’important n’est pas d’appuyer. Vous le dites vous-même « Instinctivement, j’appuie sur la pédale et je noie tous les sons ».

 

Alors maintenant vous allez changer votre façon de penser.

Vous allez vous dire « J’appuie en même temps que la première note, ça d’accord. Mais une fois que c’est parti, que le morceau est démarré, l’important est de soulever la pédale. »

Ce qui doit être actif c’est votre mouvement de soulever votre pédale, et non pas votre mouvement d’enfoncement.

Bien sûr vous allez renfoncer une fois que vous avez soulevé. Mais vous dites que vous noyez les sons.

Donc qu’est-ce qu’il manque ?

Ce n’est pas l’appui. Ce qui manque c’est le soulevé de pied. D’accord ?

Ça c’est une première chose. Une prise de conscience. Vous devez soulever votre pied pour effacer les sons et ne pas les noyer.

 

Maintenant, une petite astuce que je vous donne, un petit exercice.

Il est de jouer votre morceau avec le pied à côté de la pédale, en faisant le geste que vous devez faire pour jouer la pédale.

Donc vous allez jouer sans pédale, c’est-à-dire qu’on n’entendra pas, le piano ne gardera pas les sons, mais vous, vous travaillez le geste du pied à côté, pour 2 avantages :

 

  1. Prise de conscience de l’apport sonore de la pédale

Vous allez être privé du bonheur de cette pédale.

Vous allez donc pouvoir travailler plus vos doigts, c’est une chose qui est importante, mais ce n’est pas le sujet. Vous allez être privé du bonheur d’avoir cette pédale, donc vous allez avoir un besoin de la mettre à certains moments et de ne pas la mettre à d’autres moments.

Ça c’est très important parce qu’il faut que vous soyez consciente de ce qu’apporte la pédale.

Je ne connais pas votre passé, mais peut-être que vous avez tendance à la mettre un peu tout le temps et du coup vous ne savez pas vraiment distinguer à l’oreille quand elle y est et quand elle n’y est pas.

Ça c’est le premier avantage du fait de jouer sans pédale.

 

  1. Prise de conscience du geste de soulevé du pied

En même temps vous allez aussi travailler le geste du pied.

Qu’est-ce qui se passe quand vous mettez votre pied à côté ?

Si vous êtes le pied posé par terre, vous n’avez pas d’effort à faire. On est d’accord ?

Par contre vous allez avoir un effort à faire au moment où vous soulevez votre pied.

Et ça c’est le deuxième avantage. C’est-à-dire que vous allez consciemment soulever votre pied et après le laisser retomber inconsciemment, en tout cas sans effort.

L’effort est de soulever et pas de renfoncer, pas de reposer votre pied.

 

C’est ça qui doit se passer avec votre pédale.

Vous devez faire un effort pour soulever votre pied et faire retomber votre pied dans la pédale. C’est la petite astuce que je vous donne aujourd’hui.

 

Je vous le montre maintenant.

Je vais prendre l’exemple de la valse de Chopin en la mineur, qui est assez connue, celle-ci.

  • Là j’ai mis la pédale.

Vous avez vu, j’ai enfoncé la pédale au moment où il fallait.

  • Maintenant, ce que je fais, je vous montre. Vous mettez votre pied à côté.

Je vais faire le même geste mais en décalant mon pied un peu sur la droite. Donc vous avez le pied en l’air avant de partir.

Vous voyez ? J’ai fait le même geste mais en soulevant mon pied.

 

Voilà, faites ça et je vous garantis déjà que ça va aller beaucoup mieux pour votre problème de « noyer tous les sons dans la pédale ».

 

 

Si cette vidéo vous a plu, vous pouvez m’en faire part dans les commentaires sous le blog. Si vous êtes sur la chaîne je vous invite à vous abonner à ma chaîne et à cliquer sur le bouton « J’aime ».

 

Au revoir !

 

 

Recherches utilisées pour trouver cet article :https://apprendre-a-jouer-du-piano com/category/votre-pratique/

Le travail au piano

En cette semaine de la fête du travail, voici une réflexion spontanée sur un canapé : Le travail au piano. La motivation, la fainéantise, les objectifs etc…

 

Pour télécharger le fichier dont il est parlé dans cette vidéo, remplissez le formulaire sur la barre latérale à droite de ce que vous êtes en train de lire.

Transcription texte de la vidéo :

Le travail au piano

Réflexion du 1er Mai

 

 

Bonjour,

On est le 1er Mai. Je sais que je ne vais pas publier cette vidéo avant ce week-end mais je voulais vous faire une petite vidéo rapide sur le travail.

C’est la fête du travail, donc fêtons le travail !

 

Je voulais préciser un petit peu et vous poser la question : Pour vous, c’est quoi travailler le piano ?

 

Le travail induit un effort. Et cet effort on a tendance un petit peu à le fuir. Mais je pense que la plupart du temps les gens se disent qu’ils sont paresseux, qu’ils devraient travailler plus, qu’ils devraient avoir plus de volonté etc.

 

Moi je ne suis pas sûre que ce soit ça le problème.

Vous êtes motivé pour apprendre le piano. Mais ce qui pose problème souvent c’est que vous ne savez pas comment travailler.

C’est une chose effectivement de manquer de volonté. Ça arrive quand on a la flemme. Ça m’arrive régulièrement aussi de me dire « Oh j’ai pas envie de faire ci ou ça ».

Mais souvent, je me rends compte que la difficulté elle est surtout parce qu’on ne sait pas comment s’y prendre.

  • Par quoi commencer
  • Quoi faire
  • Comment faire

 

Ça c’était une première réflexion. On est beaucoup moins flemmard qu’on ne le pense.

 

Ensuite, je vais vous mettre dans le cadre d’un apprentissage de morceau.

  • C’est quoi travailler un morceau ?

C’est en fait l’apprendre.

  • Comment on apprend un morceau ?

Un petit peu comme si on apprenait une pièce de théâtre. On dit bien d’ailleurs répétition aussi au théâtre.

  • Il faut apprendre le texte.
  • Il faut donc en premier le lire.
  • Savoir quels sont les éléments.
  • Analyser un petit peu quels sont les passages qui vont poser problème.

Moi je vois souvent des gens qui se précipitent sur la partition, qui commencent déjà à jouer sans savoir où ils vont.

La première étape c’est quand même de lire votre morceau. De regarder quelles sont les difficultés. De voir s’il y a des doigtés à mettre. De les chercher. De les changer. De les gommer etc.

 

Je vous propose de changer le mot Travail par Répétition.

Dans le cadre d’un apprentissage d’un morceau, vous allez répéter. Et vous n’allez pas répéter 2 fois. Vous allez répéter jusqu’à ce que vous arriviez à un résultat.

  • Quel est ce résultat ?

C’est l’objectif que vous vous êtes donné. Si dans une séance de travail vous n’avez pas réussi votre objectif, très certainement que votre objectif était trop grand.

Donc il faut que vous cherchiez quel est votre objectif. Et en fonction de cet objectif, vous allez répéter le passage en question un certain nombre de fois, jusqu’à ce que vous y arriviez.

Normalement vous devriez y arriver. Si ce n’est pas le cas, vous allez vous dire que c’est trop gros, que vous avez pris trop de mesures, trop de notes, les deux mains alors que ce serait peut-être bien de travailler avec une seule main.

 

Gardez ça à l’esprit.

Votre travail doit être efficace. Si vous avez la sensation qu’il ne l’est pas, c’est que vous ne vous y prenez pas bien.

Je vous invite pour cela à relire mon bonus que je vous ai mis sur le blog, qui s’appelle « Les 10 principes fondamentaux pour apprendre un morceau ».

Relisez ce bonus. Il vous donne pleins d’astuces très très importantes pour travailler efficacement, donc de manière motivante.

Quand vous avez la sensation de progresser, bien sûr que vous allez avoir envie de travailler. C’est logique.

 

Donc ne restez pas dans une auto culpabilisation. « De toute façon j’ai pas de volonté. De toute façon j’y arrive pas parce que je suis pas bonne, parce que je suis trop débutant, parce que je suis nul ».

Ne vous remettez pas toute la faute sur vous, sur ce que vous êtes, mais plutôt sur ce que vous faites. D’accord ?

Vous aurez des résultats en fonction de ce que vous faites et de comment vous le faites, et non en fonction de ce que vous êtes.

Gardez bien ça à l’esprit.

 

Relisez ce bonus, toutes ces astuces qui sont entre autres :

  • Choisir le bon passage à travailler
  • Découper par petit morceau
  • Enchainer toujours au passage suivant

Toutes ces petites astuces que je vous donne dans le bonus, relisez-le.

 

On est la semaine de la fête du travail, donc profitez-en pour revoir ce qu’est le travail pour l’apprentissage d’un morceau.

 

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Au revoir !

 

Recherches utilisées pour trouver cet article :travaille au piano

Comment travailler l’égalité des accords ?

Je réponds aujourd’hui à la question de Céline sur le prélude de Chopin op.28 n°4.

Il est parfois délicat d’enfoncer les 3 ou 4 touches d’un accords au même moment. Surtout quand ceux-ci sont répétés plusieurs fois et dans la nuance piano. Voici quelques pistes de travail.

Transcription texte de la vidéo :

Comment travailler l’égalité des accords répétés

 

Bonjour et bienvenue chez moi, sur le blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

Je voulais répondre aujourd’hui à la question de Céline.

 

Céline m’a posé une question sur le blog, une question technique.

« Comment parvenir à jouer les accords de 3 ou 4 notes de façon harmonieuse, c’est-à-dire en enfonçant les touches en même temps ? Je pense notamment au Prélude de Chopin, opus 28 n°4. Est-ce juste de l’habitude ? Y a-t-il une manière de travailler ça ? J’essaie d’abaisser le bras et non la main mais soyons honnête, je le massacre un peu ce pauvre Prélude. Merci d’avance. »

 

Alors Céline, les problèmes d’accords comme ça répétés supposent d’avoir une main qui est particulièrement tonique et qui maintient une forme, une forme dans l’espace, qui va être au-dessus du piano bien sûr, mais vous devez arriver à garder votre main dans une forme très précise, celle qu’il faut avoir pour jouer cet accord-là très précis.

Donc c’est des petits gestes et micros gestes de vos doigts que vous devez maîtriser. Donc forcément c’est difficile au début d’avoir cette maîtrise.

Ce Prélude, contrairement aux apparences, est difficile. Bien sûr de lecture, de longueur il n’est pas difficile. Mais en revanche d’application et de précision il n’est pas évident du tout.

Donc c’est normal déjà que vous ayez des difficultés à ce niveau-là.

 

 

Je voulais vous proposer, pour vous faire comprendre ce que je viens de vous expliquer au niveau des doigts, un petit exercice tout simple.

  • Donc je prends quelque chose de rigide.
  • Je vais poser mes doigts dessus.
  • Je vais faire en sorte bien sûr que tous les bouts de mes doigts soient sur ce plan rigide.

Maintenant je vais, pour prendre conscience de la forme que je dois avoir dans ces cas-là en ligne droite, je vais retirer le plan rigide en-dessous mais je vais faire en sorte le plus possible de rester vraiment la main fixée. Même si je crispe ce n’est pas grave.

Au début je dois prendre conscience de ça, de la main fixe. C’est les doigts fixes. Les doigts qui ne doivent pas du tout s’articuler d’une manière ou d’une autre.

C’est quoi une main finalement ?

C’est la succession des doigts et de la paume. On va dire que la paume peut être souple parce qu’il peut y avoir une certaine liberté. Par contre là moi ce que je vous fais travailler c’est la fixation des doigts.

Je voulais être sûre qu’on parle bien de la même chose.

  • Je me pose sur une droite.
  • Je retire.
  • Je reste un petit temps comme ça.
  • Après je reviens et je suis attentive au bout de mes doigts.

Est-ce que tout le monde touche en même temps ?

Si tout le monde ne touche pas en même temps c’est que j’ai bougé mes doigts. Donc je recommence.

Là j’ai senti une légère différence entre le 2ème et le 5ème doigt. C’est très fin. Mais justement le piano, le toucher au piano c’est très fin. Et le moindre millimètre de différence va modifier la sonorité.

Donc je recommence. Je pars et je reviens.

Là, à priori j’ai réussi à garder la forme parce que je sens vraiment que tous mes doigts ont touché au même moment. Voilà.

Ça c’est une première étape de l’exercice.

 

Maintenant, la même chose un petit peu plus difficile.

Donc là je vais détendre mon épaule.

  • Cette fois-ci je vais faire la même chose mais ce n’est pas le plan qui va partir, c’est la main qui va partir et qui va revenir.
  • Là attention c’est plus difficile parce qu’il faut que vous bougiez des éléments, c’est-à-dire votre bras et votre poignet, mais pas vos doigts.
  • Et vous revenez.

Là je sens mes doigts qui ont légèrement bougé. Je ne sais pas si vous le voyez mais moi en tout cas je le sens.

 

C’est souvent en fait beaucoup plus votre sensation qui va vous dire si c’est bon ou si ce n’est pas bon.

Parce que l’œil en lui-même n’est pas assez précis.

Je pars, je reste les doigts fixes, et je reviens.

Mes doigts du milieu ont tendance à partir un peu plus haut. Donc je vais essayer de fixer mes 2 doigts longs du milieu. Je pars et je reviens. Là c’est déjà mieux. Je pars, je peux même faire une souplesse du poignet, et je reviens.

Là je sens que j’ai réussi vraiment à ce que tous mes doigts soient fixés et arrivent sur une ligne droite.

 

Ça c’est un exercice pour vous faire prendre conscience de ce dont je vous ai parlé au début, c’est-à-dire le fait d’arriver à fixer vos doigts dans une forme précise, comme si vous la rentriez dans de la glaise et que vous puissiez vous faire un moule. Et qu’après en retirant le moule vous pouvez refaire une autre main.

C’est vraiment ça. Vous pouvez vous promener avec votre main, mais votre main à l’intérieur n’aura pas du tout changé de forme. Je peux même bouger mon poignet, et ma main n’a pas changé de forme.

Ça c’est une chose très très importante pour l’égalité des accords.

 

Maintenant, autre petite prise de conscience. C’est bien gentil, là je suis toujours sur une ligne droite. Simplement quand j’ai des touches noires ça va faire quoi ?

Imaginons que j’ai une touche noire à ce doigt-là. Là je vais être comme ceci. C’est-à-dire qu’il y a à peu près 8 mm.

Et si par exemple j’ai le pouce aussi en touche noire, je le relève aussi.

Beaucoup moins drôle là !

Là il va falloir que je fasse la même chose. C’est-à-dire que je pars et je reviens avec que 3 doigts qui touchent.

Maintenant je pars et je fais partir ma main et je reviens. Vous voyez là mes doigts sont beaucoup plus hauts donc ça ne va pas. Donc je recommence.

Maintenant si je vais par exemple avoir une touche noire au milieu, sur le 3ème doigt, et une touche noire au niveau du 5ème, ça va être pareil. Je pars et je reviens en gardant la même hauteur.

Je pense que vous avez compris maintenant ce que j’essaie de vous faire comprendre.

 

Maintenant au niveau du clavier ça va être pareil. Il faut que vous arriviez à mettre votre main dans la forme précise de chaque accord.

Donc là on est sur sol – si – mi.

Je mets la pédale parce que c’est plus simple, mais ceci dit c’est aussi intéressant de travailler sans pédale. Parce que si vous travaillez sans pédale ça permet de pouvoir vraiment vous concentrer.

 

Une chose très importante, c’est l’écoute.

Si vous écoutez vraiment, vous allez mieux y arriver aussi. Parce qu’il n’y a pas que le fait d’une belle chorégraphie au piano. Arriver à bien tenir ses mains dans une forme etc. il y a aussi « Quel est mon but ? »

Mon but est d’avoir des accords qui soient égaux.

Donc mon oreille guette s’ils sont égaux ou pas. Et souvent quand même, la main est intelligente. La main, si vous l’accrochez à l’oreille quelque part, si vraiment vous écoutez vos accords et que vous arrivez à chercher à ce qu’ils soient complètement égaux.

Imaginons que ce soit vraiment inégal. Là on n’entend pas trop celui du milieu. Vous pouvez d’ailleurs vous amuser à ça. Vous voyez que là on entend peu celle du milieu. Ou alors on entend surtout celle du milieu mais pas trop celles de l’extérieur.

Vous voyez ?

Ça aussi ça peut être un petit jeu pour justement bien prendre conscience qu’on peut faire beaucoup plus qu’on ne le croit si vraiment on chercher la bonne chose, c’est-à-dire le bon son.

 

Petite remarque.

Si vous n’êtes pas à l’aise parce que vous avez un mauvais doigté, ça ne va pas vous aider non plus. Donc il faut absolument que vous ayez un bon doigté. Validez si votre doigté est adapté à votre main et à votre piano, à votre cadre à vous. Il n’y a que comme ça que vous pouvez le valider.

 

Maintenant, vous allez pouvoir aussi travailler les déplacements.

Parce que ça peut peut-être poser problème entre chaque et que vous mettez entre 3 et 4 accords à être bien. Il faut trouver tout de suite.

Donc vous pouvez répéter les accords entre eux. Là on est 2ème mesure. 3ème mesure. Je répète.

Vous voyez ce que je fais ? Je fais chaque accord entre eux. Donc évidemment vous pouvez les faire en arpéger. Même en les chantant pour être sûre que vous entendez bien aussi toutes ces notes.

Bon ça évidemment c’est si vous avez l’habitude d’entendre à l’avance les notes. Et ça ce n’est pas évident non plus mais je vous le dis au cas où vous seriez en capacité de faire. De faire que les extrêmes.

 

Ne travaillez pas trop fort aussi.

Parce que parfois on compense par la force le fait que ce n’est pas égal. Plus vous allez maîtriser les choses piano, pianissimo et mieux ce sera.

 

Il y a des exercices de tenue aussi.

Moi j’ai beaucoup les exercices de tenue. Mais pas fait n’importe comment.

  • Qu’est-ce que c’est ?

J’enfonce l’accord dont je veux apprendre la forme de la main. Et là je vais répéter qu’un seul doigt à la fois.

Ça c’est la consigne de base.

Sauf qu’en fait vous devez être plus attentive aux doigts qui ne répètent pas qu’au doigt qui répète.

Vous répétez le sol, mais vous êtes plus attentive au si et au mi et à la sensation des deux doigts bien enfoncés dans ces 2 touches, bien solidement, qu’à la répétition du sol.

Ce n’est pas très important.

Attention, on n’est pas en train de forcer le doigt, aller le plus haut possible pour bien articuler, une bonne petite technique française du doigt !

Non. Ce n’est pas ça que je dis.

C’est j’enfonce bien, je suis bien solide sur mon si et mon mi, et je vais répéter comme je peux le sol. Même s’il ne sort pas trop, le tout c’est qu’il soit mobile à partir de la première articulation de la main tout en étant attentive aux autres.

Pendant ce temps-là est-ce que mon poignet n’est pas complètement tendu, mon épaule etc ?

Je change d’accord bien sûr, je répète que le la etc. Vous changez de doigt bien sûr.

Vous pouvez faire que le milieu. Et là je suis attentive au fa dièse et au mi, et à mon confort sur ces 2 notes-là.

 

Plus vous allez être bien sûr les 2 doigts qui sont enfoncés et qui ne bougent pas, plus vous allez être confortables sur ces doigts-là, et plus l’autre doigt sera libéré pour s’articuler, pour répéter en tout cas.

Mais il n’a pas besoin d’articuler de haut.

 

Cet exercice de tenu vous pouvez le faire sur tous les doigts, sur toutes les formes. Et ce n’est pas obligatoire de le faire partout, parce qu’à chaque fois que vous travaillez un accord ça va un peu infuser sur les autres accords.

Je ne vous dis pas de le faire que sur 3 accords, mais ne vous inquiétez pas, parce que chaque accord bien appris va aider au suivant, et ainsi de suite, parce que votre main va apprendre à bien tenir un accord petit à petit.

Ça va se démultiplier au fur et à mesure.

Vous travaillez sans pédale et après vous rajouter la pédale et là c’est que du bonheur, parce que la pédale allège considérablement le poids quand même. C’est beaucoup plus facile. Mais de temps en temps tentez sans pour voir si ce n’est pas votre oreille qui vous joue des tours, la pédale qui vous joue des tours et qui vous dit que c’est égal alors que ça ne l’est pas.

 

Voilà, écoutez bien. Est-ce qu’il n’y a pas un doigt qui se ressemble plus que l’autre ?

Peut-être que vous ne l’entendez pas mais il y avait quelques petites inégalités. Moi c’est un morceau que je n’ai jamais travaillé. Ça supposerait quand même que je m’y pose un petit peu pour bien le caler.

 

 

Donc je vous laisse sur ce travail-là. N’oubliez pas aussi de travailler un peu votre main droite parce qu’elle a besoin d’être chanté.

A très bientôt sur le blog !

 

Si cette vidéo vous a aidé, n’hésitez pas, cliquez « J’aime », abonnez-vous, et venez aussi voir sur le blog comment ça se passe.

 

Au revoir !

Comment trouver un tempo sans métronome

Comment trouver quoi ? … et oui, en effet peut-être que vous ne savez pas ce qu’est un tempo et un métonome, alors je vais définir d’abord tout cela. Si vous savez déjà de quoi je parle, allez directement plus bas à “comment faire concrètement”.

Le tempo est la vitesse du déroulé d’une musique dans le temps. Et comme toute perception du temps qui passe, elle est subjective. Vous pouvez vous lever un matin très en forme et avoir tendance à jouer plus rapidement qu’un autre matin ou vous avez “la gueule de bois”… 🙂 Vous pouvez aussi trouver plus rapide une musique un jour que le lendemain alors qu’il s’agit du même enregistrement.

Pour rendre objectif un tempo, on a inventé un outil : le métronome. Il indique un tempo à l’aide de chiffre qui correspondent au nombre de battement par minutes d’une pulsation (battement régulier qui sert de base pour la mise en place du rythme et qui est toujours sous-jacent à celui-ci). Vous pouvez voir cela au début des morceaux au dessus des premières notes sur les partitions. 

Visuel de l’indication de tempo au métronome.

Il peut arriver parfois qu’on ait une indication de tempo, mais pas de métronome sous la main. Cet instrument est très pratique, mais comme tout outil nous avons tendance à croire qu’on ne serait pas capable de s’en passer… Hors il est tout à fait possible de trouver un tempo par ses propres moyens, avec un peu d’entraînement bien sûr.

Comme tout élément musical, nous sommes capables de mémoriser un tempo en nous trouvant des points de repères, des éléments de comparaison qui nous sont personnels. Et il est donc possible de retrouver un tempo de 60, 90 ou 120 par exemple… sans métronome.

On parle souvent d’oreille absolue pour la capacité de retrouver une hauteur de note sans références. Hors il s’agit d’un entrainement plus ou moins conscient de la mémoire auditive. Il en est de même pour ce que l’on pourrait appeler par extension le “tempo absolu”. Tout cela n’est qu’une histoire de mémoire. Il s’agit de se créer des références faciles à ramener rapidement à la conscience et d’en déduire ce qu’on souhaite. Il suffit par exemple de mémoriser à quelle vitesse va telle ou telle oeuvre ou chanson connue pour retrouver une pulsation approchant de très près le tempo recherché. Voyons cela en détail.

Voici comment faire concrètement pour trouver un tempo :

Il faut chercher une œuvre, une chanson, n’importe quelle musique qu’on est capable de se rappeler et de se chanter à n’importe quel moment sans avoir à réfléchir. Je suis sûre que vous en avez ! C’est pas forcément des choses compliquées. Ça peut être tout et n’importe quoi du moment qu’il s’agit de quelque chose qu’il vous est impossible d’oublier.

Si vous êtes français par exemple, la Marseillaise notre hymne national est parfait pour cela : en effet cette chanson populaire est en général jouée à 60 à chaque appui.

“Allons enfants de la patri-i-e le jour de gloi-re est _ arri.”

Je vous ai indiqué les syllabes de ces appuis en gras pour que vous puissiez retrouver facilement et ne pas vous tromper (le avant le mot “arrivé” est une pulsation hors paroles).

Maintenant que vous avez la vitesse 60, il vous suffit de doubler pour trouver la vitesse 120, ou de taper avec votre pied sur chaque syllabe “-fants de la pa-tri”.

Il existe aussi une autre oeuvre assez connue qui n’est pas loin de ce tempo. Il s’agit du Boléro de Ravel. Cette œuvre est en général assez facile à retrouver de mémoire et ne varie quasiment pas de tempo. Il vous suffit de vous la chanter intérieurement et de battre la pulsation avec votre pied.

Il est préférable en général de prendre des marches militaires ou des musiques dansante ou entrainantes pour cela. Car celle-ci risquent moins de se laisser influencer par l’affect et donc les variations de tempi. Ah oui, pour les puristes en italien tempo au singulier devient tempi au pluriel… 🙂

D’autres exemples :

 

Une autre astuce pour trouver la vitesse 60 d’un métronome :

Regarder une trotteuse de montre, un chronomètre ou un minuteur électronique. Bref, tout ce qui peut vous indiquer les secondes. Et comme il y a 60 secondes dans une minute, vous aurez automatiquement la vitesse 60 d’un métronome.

Et ce qui est magique, c’est qu’il est fort possible que vous soyez tout à fait capable en fermant vos yeux d’imaginer une trotteuse de montre en action. Soit que vous imaginiez son tic tac, soit que vous visualisiez son déplacement régulier. Il vous est certainement arrivé dans votre vie de regarder une montre (un chronomètre) ou d’entendre une horloge dans le silence d’une pièce. Votre mémoire l’a peut-être déjà mémorisé sans même que vous vous en rendiez compte. Faites l’expérience. Fermer les yeux et imaginez une trotteuse de montre. Ne la voyez-vous pas avancer progressivement. Si c’est le cas, bonne nouvelle, vous avez mémorisé la vitesse 60.

Et pour avoir 120, il vous suffira donc de doubler la vitesse.

Oui mais maintenant comment trouver d’autres vitesses ?

Eh bien il va falloir vous servir de ce que vous savez faire en rythme. A partir de 60 on peut en retrouver beaucoup d’autres.

Par exemple pour trouver la vitesse 90, il vous suffit de :

  • taper à 60 des croches avec votre main gauche
  • passer à la noire avec cette même main en tapant une pulsation de seconde sur deux (ce qui vous amènera à 30)
  • puis faire des triolets à la main droite sur chaque noire de main gauche.
  • lâchez la main gauche sans modifier votre main droite et écoutez là. Il s’agit du tempo 90.

Si vous êtes plus avancé en rythme et que vous avez pratiqué le trois pour deux de ma dernière vidéo vous pouvez :

  • Taper des croches à 60 avec votre main gauche
  • puis faire directement des triolets à la main droite ce qui donnera un trois pour deux avec la main gauche
  • Ecoutez votre main droite, elle va à 90.

Il vous suffira de doubler pour trouver la vitesse 180.

Maintenant que vous pouvez trouver 60 et 120, puis 90 et donc 180, vous avez de quoi faire il me semble…

S’amuser avec le temps est excellent pour le rythme :

Amusez-vous aussi à repérer tous les battements réguliers qui vous entourent. Cela ne peut être qu’excellent surtout si vous avez des difficultés de rythme !

Le battement de votre coeur par exemple. Cela dépends bien sûr de votre santé et de votre coté sportif ou non, mais en général il est aux environs de 80. Quand vous avez repéré la vitesse de votre propre coeur au repos, cela peut aussi vous servir de repère.

A quelle vitesse marchez-vous normalement dans la rue aussi ? J’ai repéré que je marchais à 100 la plupart du temps en démarche normale.

Bref ! il y a de quoi faire :).

Si vous avez-vous d’autres idées, écrivez-les moi en commentaire et amusez-vous bien. On est pas ici pour souffrir… 😉

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Résolutions 2018 pour progresser en piano

Nous sommes en janvier, et comme toujours c’est le temps des bonnes résolutions de nouvelle année. Il y a ceux qui décident de ne pas en avoir, comme cela ils ne seront pas déçus, et ils y a ceux qui mettent tous leurs espoirs dans de nouvelles activités qui pourraient améliorer leur vie. Quelle que soit façon d’accueillir la nouvelle année, on ne peut nier qu’il s’agisse d’une période de renouveau. Les jours rallongent, la grisaille laisse parfois place à un soleil prometteur et les oiseaux le chantent. Certains préparent leurs vacances en montagne pour faire le plein de lumière et d’autres envisagent même leurs vacances d’été !

Mais en musique, quelles pourraient être de bonnes résolutions ?

  • cette année, je me (re)mets au piano
  • cette année, je me (re)mets à travailler 🙂
  • cette année, je m’achète un bon piano acoustique
  • cette année, je (re)prends des cours de piano ou de solfège
  • j’apprends à improviser
  • j’apprends à lire les partitions etc…

Et bien d’autres choses encore. Mille choses peuvent être envisagées pour la pratique d’un instrument, en terme de renouveau.

Cet article s’inscrit dans le cadre du carnaval d’articles des musiciens-blogueurs organisé par le Blog Batteur Débutant, sur le thème : “Mon plan d’action pour progresser avec mon instrument en 2018”.

Je dois vous avouer qu’avec la création ces derniers mois de ma toute nouvelle plateforme de formation, j’ai laissé de coté mon magnifique piano. Il y a des moments où il faut savoir être concentré sur un projet à 100% pour qu’il puisse voir le jour. Mais maintenant il est temps de reprendre les choses en main. Je ne veux pas cependant tomber dans les bonnes résolutions traditionnelles qu’on ne tient pas. Alors j’ai d’abord pris de temps de réfléchir et de répertorier ce qui m’a aidé dans ma vie à progresser au piano. Qu’est-ce qui m’a aidé à passer du temps assis au piano ? Quels morceaux, quels exercices m’ont fait faire beaucoup de progrès ? Puis je me suis demandé comment réintroduire chaque chose progressivement dans mon quotidien d’aujourd’hui. Autant prendre des pratiques et astuces qui fonctionnent pour soi n’est-ce pas ?

Je me suis dit que cela pourrait vous donner des idées à vous aussi. Alors je vous partage ici ce que je mets en place cette année :

1- Je reprends une activité physique :

J’ai remarqué que je jouais toujours mieux après une activité physique, et plus généralement dans des périodes où je bougeais régulièrement. On a souvent tendance en tant que pianiste à négliger le corps et à croire que tout est dans la tête. C’est à la fois vrai et faux. Vrai parce que c’est notre cerveau qui commande notre corps, mais faux parce que notre corps est tout de même “l’outil” de notre cerveau pour actionner les touches et que sans une bonne connexion avec lui et la bonne santé de celui-ci…  rien ne se passe vraiment bien.

Le piano c’est beaucoup plus physique qu’on ne le pense naturellement.

2- Je positionne mon temps de musique en premier sur mon agenda :

Il y a toujours mieux à faire, plus urgent et plus important que le piano n’est-ce pas ? La plupart du temps notre pratique passe après tout le reste, et je n’échappe pas à la règle. Bien sûr que beigne dans la musique toute la journée, mais plus souvent pour les autres que pour moi. Alors je vais prendre l’habitude de positionner chaque soir un temps pour moi dans ma journée du lendemain entre 20 minutes et 1h maximum. Je dis bien un temps pour “moi en musique”. Je n’ai pas encore dis ce que j’y ferai. Et c’est là toute la subtilité pour que ça tienne sur la longueur.

A ce stade je ne fais que réserver du temps.

3-Je dégaine mon sablier :

Mais que viens donc faire un sablier dans l’histoire ? J’ai plusieurs sabliers de temps différents et il y en a un que j’affectionne tout particulièrement. C’est celui de 10 minutes. J’ai sauvé tellement de projet grâce à lui. C’est mon arme secrète contre la procrastination.

Voici l’astuce : Je retourne le sablier et je me lance dans l’activité ou la tache voulue pendant ce temps de manière obligatoire. Si le téléphone m’envoie un signal du genre “regarde-moi” “j’ai un truc super interessant” “Michèle a répondu à ton sms” ou autre, je l’ignore. Si je vois ou j’entends quelque chose qui se passe ou qui m’attire dans une autre pièce je l’ignore. Bref j’agis pendant 10 minutes sans aucune pression de rapidité ou d’obligation d’avoir fini quoi que ce soit à la fin.

Lorsque le sablier est vidé, je me laisse libre cette fois-ci d’arrêter ce que j’étais en train de faire, ou de continuer si j’en éprouve le besoin ou l’envie.

Cette astuce peut vous sembler très banale, un peu bizarre ou sans intérêt mais croyez-moi ! essayez la prochaine fois que vous n’avez pas envie de vous attaquer à votre vaisselle de trois jours, ou à la pile de papier qui menace de s’écrouler de votre bureau (j’ai la même). Mais soyez honnête avec vous -même. Si vous n’avez pas envie de continuer, ne continuez pas. Cependant je suis sûre que vous aurez beaucoup plus souvent envie de continuer que vous ne pensez.

Et bien en musique pourquoi ce serait différent ? Je vais l’utiliser pour me mettre à ma pratique musicale au début de mes plages prévues dans mon agenda. Je ne vous ai toujours pas dit quelles activités… et bien je vous le dévoile maintenant.

4-Je varie les activités musicales :

Et c’est là la grande nouveauté de cette année. Je vais varier le plus possible mes activités en lien avec le piano et la musique dans ce temps réservé.

Ceci vient d’un constat sur mon rapport à la musique et au piano. En premier lieu je me considère musicienne, et ensuite pianiste. Le piano est pour moi l’instrument que j’ai appris pour exprimer la musique. Et donc pour moi, il est important que je travaille la musique au piano, plus que le piano pour la musique… Je veux progresser en musique de manière globale et le piano est l’instrument principal par lequel je peux le faire, mais il n’est pas le seul. Je joue aussi du violoncelle, du violon, du mélodica (sorte de petit clavier à vent) et surtout la musique dans ma tête, mon oreille interne ! On est pour moi d’abord musicien dans sa tête et dans son corps, avant de l’être sur son instrument.

Alors concrètement, je vais adapter mes activités musicales à mon humeur, mes envies, mes capacités physiques du moment, et le type d’activités de la journée. Et je pense que cela sera beaucoup plus durable comme résolution que de me dire “je travaille mon piano tous les jours”. La routine, le manque de créativité, c’est ce qui tue la motivation.

Je conseille souvent à mes élèves ceci : Quand on a couru partout toute la journée, ce n’est peut-être pas le jour pour jouer du Rachmaninoff à toute volée… mais pourquoi pas travailler sa musicalité dans des passages lent, son oreille. On peut aussi lire le chapitre d’un livre technique sur le piano, sur la pédagogie, ou la biographie d’un musicien. Et puis travailler sa lecture de note et de rythme dans un bon fauteuil ou dans son lit. Ainsi on travaille le musicien qui est en soi et donc le pianiste.

A contrario, si on n’a été plutôt dans une journée calme physiquement, il est bon de se réveiller le corps et de travailler des passages plus techniques de ses morceaux.

Si l’on a les oreilles fatiguées, pourquoi pas travailler son jeu mental. J’entends par là s’assoir confortablement avec sa partition et imaginer que l’on joue.

D’autres jours, on peut :

  • s’accompagner en chantant une chanson qu’on adore pour travailler les accords.
  • déchiffrer des morceaux faciles
  • travailler les gammes, les arpèges
  • transposer un morceau simple dans de multiples tonalités…

Il y a milles façons de travailler pour progresser et ce n’est pas forcément en travaillant son morceau du moment… ça peut-être aussi en écoutant tout simplement de la musique ! Ne négligez pas votre formation globale en musique, votre culture.

 

5-Je complète mon répertoire avec 10 morceaux :

Maintenant, il va falloir quand même travailler et jouer des morceaux en entier et avoir des objectifs précis. Car la motivation a aussi besoin de précision. Donc je me crée un cahier de suivi de programme. A voir si ce sera un cahier papier ou un fichier numérique.

  • Sur une page, je vais écrire les morceaux que je connais déjà et que j’aime jouer.
  • Sur une autre, les morceaux que j’ai déjà commencé et qui sont en progression
  • Sur une autre, les morceaux que je rêverai de jouer
  • Une autre ceux que je décide de faire en 2018
  • Sur une page par morceaux à travailler, je répertorie les passages difficiles pour moi ou qui me font peur.

 

J’aurai comme ça une possibilité de trouver facilement de quoi travailler en fonction de ma journée comme je l’ai dit plus haut, sans perdre du temps à chercher ce qu’il faut que je fasse.

Je vous tiendrai au courant de comment je m’y prends plus précisément dans un autre article. Mais je pense que vous avez déjà saisi l’idée générale de mon plan d’action.

L’intention c’est bien, mais l’action c’est mieux :).

Et vous, avez vous pris des décisions qui vous portent en ce début d’année ? Partagez-les avec moi dans les commentaires !

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Comment mémoriser la notation internationale des notes de musique

Avez-vous déjà rencontré des partitions avec des portées ou des paroles de chanson surmontées de lettres majuscules, suivies ou nom de caractères spéciaux ? Cela se présente comme ceci :

 

Accords en notation internationale

 

ou même sous forme de grille comme ceci :

 

Une grille d'accord

 

Il s’agit de la notation des accords qui composent une chanson, mais en notation internationale. C’est très pratique quand on sait la déchiffrer, car cela permet de trouver rapidement un accompagnement de la chanson à la main gauche, ou au deux mains si quelqu’un chante, sans avoir besoin de déchiffrer une partition. Mais encore faut il savoir ce que tout ceci signifie…

La première étape pour déchiffrer les grilles d’accord des chansons est de savoir ce que les lettres en majuscule veulent dire. C’est ce qu’on appelle communément la notation internationale des notes de musique.

La notation internationale des notes de musique :

Il faut savoir que tous les pays d’origine catholique, comme la France, utilisent le système appelé “solfégique”. Cela signifie que les notes s’appelle do, ré, mi, fa, sol, la, si. Mais il n’en est pas de même partout. Dans tous les pays d’origine protestante, le système des notes est resté sur celui d’origine (encore une histoire de religion…) qui est :

  • A pour la
  • B pour si
  • C pour do
  • D pour
  • E pour mi
  • F pour fa
  • G pour sol

Comme vous pouvez le constater, ce système utilise l’ordre alphabétique, mais en partant de la note la. Cette note est un “repère” dans beaucoup de cas en musique et il s’agit entre autre de la note référence du diapason. La note sur laquelle les instruments s’accordent dans un orchestre (surtout la famille des cordes) avant de jouer. Bon je sais, c’est dommage… le do aurait été plus pratique. Mais il en est ainsi.

 

La notation internationale au piano

 

Oui mais voilà, pour nous qui ne sommes pas habitués à ce système, il n’est pas simple de mémoriser encore une nouvelle façon de nommer les notes. On a déjà eu bien du mal à apprendre do ré mi etc… !

Je me suis creusée la tête dernièrement afin de trouver un système mnémotechnique pour mémoriser enfin la correspondance avec notre système de nom des notes. Et j’ai trouvé quelques astuces que je vous livre ici.

 

Mnémotechnique pour apprendre la notation internationale des notes de musique :

 

A :

Pensez “Ah la la !”, c’est le la.

B :

Servez-vous de la phrase suivante : “Bébé basSIne la Baby-SItter.”

Bébé bassine la baby-sitter

 

C :

Visualisez un bonhomme dans le C qui fait le dos rond. Le do rond…

C comme un do rond

(Hum… suis pas une pro du dessin.)

D :

Comparez la forme de la lettre D avec une clé à mollette, et pensez au mot “DesserREr”, soit D c’est ré.

Comme le mot desserrer

E :

Visualisez que la lettre E bascule vers la droite et se transforme en M, pour MI

E tombe pour devenir M

 

F :

Celle-ci ne présente pas de difficulté en général, il s’agit du FA, donc même initiale.

 

G :

Servez-vous de la phrase : “Pour Germer, une Graine a besoin de SOLeil”.

La note G comme Germe au soleil

Ou alors, vous avez le très simple “Gssuie le Sol” (J’essuie le sol). Excellent ! Merci beaucoup à la personne qui me l’a indiqué sur un groupe Facebook 🙂 !

 

Et voilà ! En appliquant ces moyens mnémotechniques, et en mémorisant par là de quelles notes il s’agit, vous vous ôtez déjà une énorme épine du pied pour la lecture des grilles d’accord.

Pour en revenir à notre chanson, cette fameuse lettre écrite est votre basse qui doit être jouée à ce moment précis de la partition. Vous allez donc pouvoir vous entraîner à poser votre cinquième doigt de la main gauche sur la note trouvée, dans les graves (octave 3 en partant de la gauche du clavier de 88 touches).

Il vous restera bien sûr à savoir construire dans votre tête et jouer l’accord qui correspond à cette basse. Et cette étape demandera beaucoup de pratique. Si vous souhaitez en savoir plus sur la construction des accord, rendez-vous sur cet article.

J’espère que toutes ces mnémotechniques vous aiderons à rapidement mémoriser ces lettres-notes. Si cela vous a aidé, partagez cet article avec vos amis. Cela m’aide beaucoup.

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Comment jouer du piano et bien s’entendre avec ses voisins

Aujourd’hui je voudrais vous parler d’un élément récurrent dans la pratique quotidienne des personnes jouant du piano. Il s’agit de ce que peuvent penser vos voisins du fait que vous soyez pianiste. Combien de fois ai-je entendu des phrases du type :

  • je ne peux pas travailler suffisamment à cause de mes voisins
  • je joue avec la sourdine, ou au casque, pour ne pas gêner mes voisins.
  • je n’ai pas l’habitude de jouer fort car chez moi j’ai peur de déranger mes voisins.
  • je ne peux pas jouer après 18h parce que mes voisins sont là.

Beaucoup de pianistes se privent du son de leur piano par peur des voisins. Et quand je leur demande s’ils ont été parler avec eux, la plupart du temps ils me disent que non. Ils ne savent donc pas vraiment que pensent ou ce que vivent ceux-ci.

Si vous saviez comme je sais… ce qu’on se dit quand on travaille et qu’on pense à :

  • Mon dieu, il doit en avoir marre que je fasse cette fausse note
  • Peut-être je joue trop fort quand même
  • Il est là ou pas ? Qu’est-ce qu’il pense ?
  • Oh… un bruit… est-ce que c’est eux qui tappent
  • Oh mon dieu ! Quelqu’un sonne à la porte… (quelques seconde plus tard) ah non ouf ! C’est le facteur 🙂

En premier lieu, recentrez-vous sur votre plaisir d’entendre votre piano. Soignez votre propre son dans cette pièce dans laquelle vous jouez, ici et maintenant. Tant que vous êtes sous l’emprise de la peur, vous ne pourrez pas avoir les gestes amples et francs dont vous avez besoin pour produire le son dont vous rêvez. Vous ne pouvez pas être dans la partie artistique et créatrice de vous-même et être dans la peur en même temps.
Querelles entre voisins pour nuisance nonore

Souvent, nous déplaçons le problème sur des disant voisins alors qu’en réalité, c’est nous qui en avons marre… Soit de ne pas avoir envie, soit de ne pas assez progresser, soit du morceau lui-même. Nous projetons sur l’autre ce que nous pensons nous même.

Ceci étant dit, si nous vivons dans des villes et des quartiers à forte densité de population, pratiquer d’un instrument comme le piano oblige à un certain savoir vivre, et c’est normal. Il est pour moi évident, dans ce contexte, qu’il n’est pas acceptable de jouer du piano après l’heure du diner ou le matin tôt en weekend. Il faut se mettre un peu à la place des gens… mais comme toute règle de bienséance, elles peuvent être enfreintes avec un commun accord entre les personnes intéressées.

Nous verrons plus bas quelques astuces pour atténuer le son de votre piano, mais voyons le principal d’abord.

Le dialogue du pianiste avec ses voisins :

Le volume sonore d’un piano se trouve entre 60 et 90 décibels environ et c’est beaucoup. Le son a aussi tendance à passer beaucoup plus à travers les murs que le son issus d’enceintes. Mais comme tout “bruit”, sa tolérance dépend de l’acceptation de la personne qui l’entend. Un son auquel on s’attend et que l’on a choisi est vécu très différemment que le même son qui nous prend par surprise. Un son évoquant une personne qu’on apprécie est acceptable. Un son qui s’accorde bien à notre niveau d’activité intérieur ou extérieur est bien mieux toléré. Voilà il est extrêmement important que le son de votre piano ne soit ni une surprise, ni un réveil matin, ni un rappel de votre dernière dispute au sujet de la gestion des parties communes…

La juridiction de la nuisance musicale :

La possibilité de jouer du piano chez vous n’est pas un dû. Même si vous êtes à votre domicile, la loi sur la propriété est limité par la notion de “troubles anormaux du voisinage”. Voici ce que dit la loi à ce sujet :

Article 544 du Code civil : « La propriété est le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu’on n’en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements ».

Piano et justice

Mais la jurisprudence précise et cadre aussi en disant ceci pour les musiciens :

« Les leçons de piano et concerts donnés par un voisin n’entraînent pas un trouble de voisinage, au même titre que l’écoute d’un concert radiotélévisé, si l’insonorisation de l’appartement a été préalablement effectué » Source : cour d‘appel de Bordeaux, 6 juin 1991

Cependant, de nombreux procès donnant lieu à de multiples cas de jurisprudence sur ce sujet montre bien qu’il sera difficile de faire valoir son bon droit en cas de litige, surtout s’il ne s’agit pas de votre métier. Chaque commune a son propre règlement en matière de nuisance sonore, et chaque immeuble son règlement de copropriété pouvant évoquer les instruments de musique. Il est donc impératif de ne pas en arriver au stade du recours à la justice !

Rappelons que la justice et ses lois n’ont lieu d’être que lorsque les hommes entre eux n’arrivent pas à se mettre d’accord.

L’importance du dialogue :

La première étape quand vous venez d’emménager ou quand votre piano arrive, est de trouver le moyen de rencontrer vos voisins pour les prévenir avant même la première note jouée. Il est beaucoup plus facile pour quelqu’un d’admettre l’arrivée d’un piano s’il n’est pas pris par surprise. Si vous êtes à l’aise avec les relations humaines, invitez les à boire un verre un soir ou parlez-leur dès que vous les croisez dans la rue ou dans les parties communes de votre immeuble. Sinon, écrivez leur une lettre que vous pourrez glisser sous leur porte ou dans leur boite au lettre. Voici pour vous un modèle, à modifier en fonction de vos besoins (cliquez-droit et téléchargez).

Pianiste et dialogue avec ses voisins

Il est important d’exprimer à vos voisins que vous serez attentifs à ne jouer qu’en dehors des heures de repos (horaire à voir en fonction des habitudes de chacun et en général tôt le week-end). Cela montrera que vous vous montrez apte au savoir vivre.

Vous devez aussi leur proposer de vous prévenir en cas d’impossibilité passagère de supporter la nuisance sonore, notamment en cas de maladie ou épreuve de la vie…

Mais demandez-leur aussi s’ils ont des horaires particuliers.

Sondez leur mode de vie, leur sympathie ou leur gout pour la musique. Parfois vous pouvez découvrir que la personne n’est jamais là, ou adore la musique. Bien sûr, écouter un disque et entendre un voisin qui travaille son instrument n’est pas comparable. Raison de plus pour ne pas laisser trainer des semaines ce foutu si bémol oublié… par respect pour vous en premier et pour tout votre entourage. Vous trouverez ici des conseils à ce sujet.

Mais… vous pouvez aussi tomber sur un grincheux qui n’est pas heureux dans sa vie, et pour qui tout signe de vie est une atteinte à sa souffrance, et qui veux faire payer à la terre entière sa mauvaise humeur. Alors il faudra montrer votre ouverture au dialogue et à la conciliation, sans vous laisser non plus manquer de respect et tomber sous une tyrannie.

Ce piano va me tuer

 

N’oubliez pas non plus de réduire toutes les autres sources de nuisances possibles au minimum. Voici une vidéo qui pourrait vous aider à ne pas rajouter de bruits inutiles à votre séance quotidienne de piano.

Maintenant que vous vous êtes conduit en parfait “musicien-citoyen”, sachez qu’il existe tout de même quelques astuces que voici.

Quelques astuces :

Vous pouvez atténuer la transmission du son dans les murs et le sol en modifiant votre pièce et en rajoutant quelques éléments. Voici quelques astuces.

Les coupelles :

Il existe des sortes de coupelles que vous pouvez mettre sous les roulettes de votre piano et qui “cassent” les vibrations les traversant pour qu’elles ne passent pas (ou peu) dans le sol. Vous pourrez les trouver en magasin de piano ou sur internet. Attention cependant de bien mesurer vos roulettes avant d’acheter, pour que le modèle s’ajuste à votre piano.

Coupelles anti-vibrations piano

Les tapis et tentures :

Pour que la réverbération dans votre pièce soit amoindrie, vous pouvez également ajouter des tapis au sol, des rideaux, ou des tentures sur vos murs. La célèbre chaîne de magasin suédoise d’ameublement que je ne citerai pas ici en vend à des prix très abordables. En effet, le fait d’éliminer le plus possible toute surface plate et lisse diminue la résonance. Mais faites des essais à plusieurs endroits dans votre pièce avant de découper les étiquettes de vos achats et de jeter le ticket de caisse. Car si cela ne change rien vous pourrez les rapporter.

Poser une tringle à rideau le long d’un mur et varier les ouvertures de rideau peut s’avérer intéressant. Si vous ne tenez pas à l’esthétique de votre pièce, vous pouvez aussi récupérer et coller des boites d’oeufs retournées sur vos murs, et ainsi considérablement faire passer la réverbération. 

Changer l’emplacement du piano :

Parfois, changer l’emplacement de l’instrument lui-même a un fort impact sur l’acoustique globale de la pièce. Notamment le fait de décoller votre piano du mur. Le son n’en sera que meilleur d’ailleurs. Même si c’est bien sûr le plus simple, coller un piano droit contre un mur est une hérésie pour les facteurs de piano, car cela tue le son issu de la table d’harmonie. Pensez à la possibilité de le mettre en épi, ou de retourner le piano et de vous mettre vous-même le dos au mur (ce qui présente l’avantage que vous voyez ce qui se passe dans la pièce), ou simplement de décoller le piano de 10 à 20 cm du mur comme je l’ai fait pour le mien.

Décoller son piano du mur

 

Pensez aux systèmes silencieux :

Si vous ne le savez pas encore, il existe maintenant la possibilité d’avoir un piano acoustique avec toutes les commodités d’un piano numérique. Il s’agit d’un petit boitier sur lequel se trouve une prise casque et d’un système électronique que l’on pose dans votre mécanique. Mais il est à mon avis plus intéressant de prendre un piano qui a été conçus avec le système au départ. En l’activant, vous pourrez désactiver le son de votre piano et jouer comme sur un piano numérique.

Vous pourrez donc, s’il ne vous a pas été possible de pratiquer dans les créneaux horaires acceptables, jouer au casque avec votre mécanique de piano. Mais n’en faite pas une habitude. Car vous risquez de déformer votre écoute du son. Celui-ci sera toujours beau, quoi que vous fassiez et d’un volume assez bas (il le faut d’ailleurs, pour ne bas abimer vos oreilles). Et il sera très déstabilisant de jouer à d’autre moment sur un piano en mode classique. Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur choix de votre piano dans cet article.

Développez votre travail mental :

Il se peut que le fait que vos voisins se plaignent soit aussi un signe que vous travaillez trop dans la nervosité, et que celle-ci s’en ressente dans le son. Ou que vous travaillez sans aucune évolution dans le temps, que vous manquez d’efficacité.

Pensez qu’il est parfois préférable de travailler moins sur le piano et plus dans votre tête. Je ne parle pas de remplacer 20 minutes de travail, car si c’est le seul temps que vous pouvez y consacrer, il est évident que vous devez les passer sur votre piano. Mais si vous jouez plus d’une heure, vous pouvez gagner en temps et en énergie à vous entrainer à travailler mentalement (mais c’est comme tout, ça s’entraine). Voici quelques idées en vrac :

  • Lire votre partition et l’entendre, sentir votre jeu comme si vous jouiez en vrai.
  • Fermer les yeux et imaginez vous en train de jouer.
  • écouter votre morceau tout en suivant la partition des yeux.
  • Se remémorer ce qui a été dit et/ou écrit au dernier cours de piano.
  • Jouer en muet sur votre couvercle de piano (pour travailler le rythme, l’attaque du doigt, les doigtés)
  • Positionner vos notes en muet sur votre clavier (pour travailler la forme de vos mains, vos positionnement successifs).

Comme quoi, toute contrainte ou restriction extérieure peut-être une bonne occasion de découvrir d’autres façons de faire…Comme disent certains : quand on a un problème, soit on cherche à l’éliminer, soit on l’accepte et on cherche à vivre avec.

Voilà, j’espère que cet article vous sera utile et vous donnera quelques idées pour profiter de cette grande chance de jouer à loisir de votre instrument de prédilection. Partagez le à vos amis par mail ou sur les réseaux sociaux. Merci d’avance de votre aide !

 

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Comment écouter de la musique aujourd’hui

Je tiens à vous parler aujourd’hui d’un sujet extrêmement important pour toute personne désireuse de jouer d’un instrument. Or c’est un sujet qui est finalement peu abordé car considéré comme allant de soi la plupart du temps. Vous vous en doutez par le titre de l’article, il s’agit du fait d’écouter de la musique.

Vous pouvez vous dire, “bah c’est évident que quelqu’un qui joue d’un instrument aime la musique et donc en écoute”. Cependant dans les faits ce n’est pas automatique. En effet, comme toute chose qu’on apprend à comprendre de l’intérieur et intellectuellement, il est parfois difficile de continuer d’en profiter avec son coeur comme le ferait un enfant. Mais à mon sens, c’est indispensable pour progresser à long terme.

 

Pourquoi écouter de la musique est indispensable pour un musicien

  • Pour garder le contact avec le plaisir de la musique :

En effet, comme je vous le disais à l’instant, quand on rentre dans le comment faire de la musique, qu’on essaie d’expliquer comment elle est construite, cela donne des outils et des moyens de la pratiquer soi-même. Il est indispensable de passer par ce chemin d’intellectualisation, comme je vous l’évoquait dans mon dernier podcast sur l’importance du solfège. Et l’apprentissage du savoir faire demande des procédures logiques et pragmatiques. Mais dans le même temps il faut être conscient qu’on s’éloigne de l’essence profonde de cet art qui s’adresse à tous et non uniquement aux initiés. En concert, qui prend le plus plaisir à l’écoute ? l’enfant ? l’amateur de musique ? le débutant en piano ? ou le professionnel dont c’est le métier ?… vous pourriez être surpris de la réponse je vous assure. Il suffit de se souvenir de l’enfant qui danse parfois en écoutant un musicien de rue sous le sourire amusé des adultes, et sans le moindre complexe…

Prendre du plaisir à écouter de la musique

  • Pour nourrir son inspiration :

Pour apprendre à jouer du piano de manière approfondie et durable, il faut apprendre les connaissances théoriques, le savoir faire et la créativité. Oui mais alors vous pourriez vous dire ” que reste t’il de la créativité si je ne fais qu’appliquer des partitions déjà écrites par d’autres ?” Et bien il vous reste à créer le son, sa qualité, sa couleur, son timbre. Et cela n’est pas écrit sur la partition… Vous avez la hauteur des notes, leur rythme, leur nuance, ponctuation et articulation. Mais tout cela N’EST PAS la musique. Ce n’est qu’une recette, un graphisme froid sur du papier en noir et blanc. Il vous appartient d’assembler tout cela, de créer votre son et votre propre interprétation, ce qui va faire que la façon dont vous jouerez sera unique et intéressante. Un langage de coeur à coeur qui nous touche. Et ne me dites pas “ou la mais moi j’en suis pas encore là…”, car je peux vous dire que tout le monde a un son qui lui est propre et à tous les niveaux. Simplement pour cela on doit laisser libre cours à son imagination, son inspiration. Mais comment être inspiré ?

Et bien justement c’est là qu’intervient l’écoute. Si pour vous le piano a toujours le même son quelque soit la façon dont on joue dessus, que toutes les interprétations se valent, c’est que vous devez en écouter plus. Et pas uniquement du piano d’ailleurs, car le piano est un instrument qui en évoque tant d’autres !

Ecouter ce qui sort du piano

Et c’est un conseil que je me donne moi-même régulièrement. Qui d’entre nous prend le temps à l’heure actuelle d’écouter de la musique de manière attentive ? Je ne parle pas de mettre de la musique pour mieux faire passer la corvée de vaisselle (même si c’est aussi très bien ! ), comme sur les publicités pour enceintes bluetooth. Je parle de se poser dans un fauteuil et d’écouter la musique, de se laisser entrainer par elle vers un monde indescriptible avec des mots. Ou même de se lever d’un bond et de danser follement quitte à faire rire vos proches s’il sont là. Cela vous fera du bien et vous vous re-connecterez à ce pourquoi vous avez voulu faire de la musique pour la plupart d’entre vous. Ce pourquoi la musique a été imaginée il y a bien longtemps chez nos ancêtres des cavernes…

Il va de soit qu’aller au concert est encore mieux, car vous ne pouvez faire autre chose (sauf si vous êtes encore les yeux rivés sur votre téléphone 😉 ), et le son en direct vous traverse de part en part. Vous faites le lien avec le geste des musiciens et le “spectre” du son est entier. Votre oreille capte des subtilités de timbre dont vous n’êtes même pas vous-même conscient. Il s’agit donc d’une expérience sensorielle complète.

Magnifique salle de concert avec piano à queue

Votre oreille interne doit engranger des sons, des timbres, des subtilités sonores de plus en plus fines, afin que vous ayez une banque de sons dans votre mémoire dans laquelle pourra puiser votre inspiration.

L’inspiration se nourrit de la mémoire.

Et pour l’improvisation il s’agit du même phénomène. Tous les grands improvisateurs, quel que soit le style de musique, ont toujours écouté beaucoup de musique. Et, après avoir travaillé bien sûr, il peuvent se laisser aller et laisser sortir d’eux des choses qu’ils n’auraient même pas soupçonnés eux-même. En gros, la musique ne peut s’exprimer à travers vous que si vous l’avez beaucoup écouté, apprécié et maniée (avec les mains 🙂 ).

 

Les moyens concrets d’écouter de la musique aujourd’hui :

Afin de vous aider à vous nourrir régulièrement, je vous lance quelques pistes pour avoir accès à une écoute régulière sans trop de frais. Ces dernières années le monde du disque et des appareils pour les écouter a considérablement évolué. Nos habitudes d’écoute en ont été particulièrement chamboulés. Notre temps est aussi souvent passé à d’autres occupations comme les réseaux sociaux par exemple.

Voici donc les moyens à ma connaissance :

Les plateformes d’écoute :

Des plateformes payantes de streaming :

Toutes les services dont je vais vous parler ci-dessous sont, au moment où j’écris, au prix d’une dizaine d’euros d’abonnement par mois et sans engagement. Vous pouvez y écouter de manière illimité et en qualité moyenne (mais très suffisante sur les appareils d’écoute que nous utilisons la plupart du temps) une grande partie de la musique enregistré et en vente dans les magasins actuellement. Ces enregistrements ne vous appartiennent pas, mais vous pouvez les écouter autant de fois que souhaité. Le gros avantage, c’est de pouvoir se permettre d’être curieux, de tester des styles de musique ou des compositeurs vers lesquels on ne serait pas allé naturellement. C’est comme la photo numérique, vous pouvez faire des erreurs puisque ça ne coute pas plus cher, mais du coup vous pouvez aussi faire de très belles expériences.

Et sachez que si après écoute, vous souhaitez acheter un enregistrement que vous avez particulièrement apprécié, il vous sera possible de le faire pour le télécharger et le graver sur un disque avec votre ordinateur.

Voici donc les services que je connais :

  • Qobuz, une plateforme de grande qualité tant sur le plan de la qualité sonore que sur le plan de la richesse du catalogue en musique classique et jazz, tout en ne négligeant nullement les autres musiques de qualité et indépendantes. Je l’utilise moi-même depuis quelques temps et en suis ravie ! J’ai toute la musique dans mon téléphone où que je sois et quoi que je fasse (même la vaisselle 🙂 ). Et c’est une entreprise française, alors cocorico profitons-en !
  • Deezer, qui a un gigantesque catalogue dans tous les styles de musiques populaires contemporains, mais il manque encore des choses en musique classique et jazz même si c’est tout à fait honorable. Mes enfants l’utilisent et en sont ravis pour écouter leur groupe ou chanteur/rapeur préféré :).
  • MusicMe, que je connaissais il y a quelques années mais je ne suis pas allé voir depuis quelques temps. Vous pouvez y écouter beaucoup de musique gratuitement.
  • Spotify, que je ne connais pas mais qui m’a l’air plus tourné sur la musique de variété.

Si vous connaissez les deux derniers et que vous les utilisez, dites-moi dans les commentaires ce que vous en pensez.

Ces outils ne sont bien sûr utilisables que si vous possédez un ordinateur, une tablette ou un SmartPhone.

Vous avez aussi des boutiques en lignes pour acheter la musique :

Faites entrer la musique dans votre vie

Des plateformes gratuites :

  • IMSLP, où vous pouvez trouver des enregistrements qui sont passés dans le domaine public, et les télécharger pour les écouter. Il faut être un peu habitué à manier l’informatique.
  • Youtube, qui n’est plus à présenter pour la plupart d’entre vous, mais au cas où vous n’auriez pas pensé à ce moyen d’écouter de la musique, je vous le signale tout de même. Vous pouvez y trouver un peu tout et n’importe quoi, en partant de l’apprenti pianiste qui veut partager son bonheur de jouer (et il a tout à fait raison de le faire) à de grands pianistes et compositeurs vivants ou non comme Rubinstein, Petrucciani, ou Olafur Arnalds et bien d’autres.
  • SoundCloud, qui est une plateforme de partage de musique où tout le monde peut publier.
  • DailyMotion, est une autre plateforme vidéo mais sur laquelle vous pouvez trouver de belles choses en fouinant.

 

Les CD en magasin :

Grace ou à cause de l’avènement d’internet, le prix du disque a fait une chute vertigineuse ces dernières années et vous pouvez donc trouver beaucoup d’enregistrements pour moins de 10€ en magasin physique ou virtuel.

  • Sur internet, comme Amazon, Price Minister etc…
  • A la Fnac, Virgin ou chez les magasins spécialistes de maisons de disque. Mais pour combien de temps… ?
  • Pensez aux vides-greniers !!

 

Les concerts :

Bien sûr comme je vous le disais plus haut, rien ne remplacera la musique “en live”, qu’elle soit émise par un grand musicien célèbre ou par un bon musicien qui a envie de partager. Soyez curieux et prenez parfois le risque d’aller écouter des illustres inconnus. Ces derniers ont l’avantage d’être encore abordables sur le plan du prix et de vous offrir un spectacle vivant auquel vous-même participez. Comme le dit très bien Alexandre Tharaud dans son livre Montrez-moi vos mains, le concert est un spectacle qui se crée par le musiciens ET son public, comme une alchimie mystérieuse et qui ne peux s’appréhender qu’en la vivant. Avec son coeur et non avec sa tête…

Piano à queue sur scène

Renseignez-vous auprès de votre mairie sur les salles de concert, ou tapez “concert (le nom de votre ville)” sur votre moteur de recherche. Prenez les programmes et épluchez-les. Bref, faites votre petite enquête. Votre pratique du piano en ressentira les bienfaits !

Voilà ce qui est à ma connaissance possible de faire à l’heure actuelle pour écouter de la musique et “travailler” par là-même son instrument d’une autre manière. Mais j’ai parfaitement conscience de ne pas être une spécialiste en matière de diffusion musicale. Donc n’hésitez-pas à compléter cet article par vos propres connaissances et expériences dans les commentaires.

A bientôt !

 

 

 

Recherches utilisées pour trouver cet article :https://yandex ru/clck/jsredir?from=yandex ru;search;web;;&text=&etext=1827 lE7INKmIO0sYaq44kC3A7lUOSFMG8-p9r4qgMGKdl4CoQv9iqxWWcMGL2C6hCEpV5gD0H-hcXO5oGWH38xUk7w 5ae31f732114c8d9681cbb0276197f850c354b7d&uuid=&state=_BLhILn4SxNIvvL0W45KSic, ou se trouve le do sur un piano

Un moyen de renouer avec le plaisir de jouer

Depuis 20 ans que j’enseigne le piano, j’ai constaté que les pianistes, quel que soit leur niveau, sont nombreux à ne plus se souvenir de ce qu’ils ont joué par le passé. Et vous ?

Est-ce que ça vous rappelle quelque chose ? Vous êtes avec des amis, il y a un piano. Vous aimeriez bien jouer quelque chose, mais vous vous sentez dans l’incapacité de jouer le moindre morceau. Vos amis ont du mal à comprendre cela, sachant que vous faites du piano depuis des années. Vous pouvez à la rigueur retrouver quelques mesures du morceau que vous êtes en train de travailler, mais souvent même pas jusqu’au bout. Et surtout, où sont passé tous ces morceaux qui vous ont accompagné dans votre apprentissage ? Ceux que vous avez su parfaitement à un moment de votre vie et que vous avez adoré.

Le plaisir des retrouvailles avec vos morceaux :

Et bien j’ai une très bonne nouvelle pour vous. Ils sont là, dans votre cerveau, tout près à être réveillés, nettoyés des poussières de l’oubli. Si si je vous assure ! Je vous entends déjà vous dire :” oui mais pas moi. Je n’ai pas une bonne mémoire. C’est impossible”. Et bien je peux vous assurer que si vous l’avez aimé et eu dans les doigts à un moment, il reviendra très vite si vous allez le chercher.

Seulement voilà, c’est le bazar dans vos partitions n’est-ce pas ? Il y a des piles sur ou à coté du piano, mélangées à la méthode du petit si vous avez des enfants, ou à la facture d’EDF. Ou alors, si vous êtes un adepte de la photocopie, ou du morceau trouvé sur internet et imprimé un soir d’enthousiasme musical, vous avez certainement des piles de feuilles en vrac et en grand danger d’écroulement. C’est même tombé une fois, et n’ayant pas le temps de classer, vous avez tout remis comme ça en disant “bon on verra plus tard”. Bref, vous n’avez la plupart du temps de disponible que le morceau que vous êtes en train de travailler. Et les morceaux que vous avez appris autrefois sont même peut-être resté chez papa et maman à 300km de là.

Alors voilà où je veux en venir : Prévoyez un temps pour retrouver tous les morceaux que vous avez adoré et regroupez-les dans un contenant commun. Cela sera votre trésor à vous. Votre propre “journal intime pianistique”. Votre auto-bio-recueil de morceaux.

Passons maintenant à la pratique. Vous avez plusieurs possibilité de rassembler tout ça, selon vos habitudes concernant les documents et papiers en général. Je vous propose maintenant quelques pistes.

Deux possibilités d’assemblage :

1-Pour les adeptes de papeteries et fournitures scolaires :

Photocopiez une à une vos partitions et assemblez-les. Plusieurs options s’offre à vous :

  • dans un trieur. C’est une bonne solution de départ pour les plus pressés d’entre vous. Mais dès que vous aurez plus d’une dizaine de morceaux, ça va vite devenir ingérable…

 

Un trieur de partition

 

  • dans un cahier 24/32 sur lequel vous pourrez coller les photocopies. C’est une bonne solution quand on n’a pas trop de temps. On risque juste au bout de quelques années de se retrouver avec beaucoup de cahiers ;).

 

Des cahiers grand format pour coller ses partitions

 

  • ou reliez toutes les photocopies avec une perforelieuse pour les relier avec des spirales. Il faudra juste bien réfléchir aux tournes. Et l’idéal est d’imprimer les partitions en recto-verso. Il faut avoir une imprimante qui offre cette possibilité et savoir le faire. Mais l’avantage de cette option, est que vous pouvez ajouter ou retirer des morceaux quand vous le voulez. Vous pouvez même, si ça vous amuse vous faire vos propres page de garde et faire des recueils par année, ou par style, ou par compositeur. Bref, la meilleur des solutions je pense mais qui demande un peu de budget, du temps et quelques petites compétences en bureautique.

 

Ses propres partitions reliées

 

Je vous conseille en revanche d’oublier le porte-vue pour plusieurs raisons :

  • Vous ne pourrez pas écrire facilement un doigté ou une altération sans être obligé de sortir la feuille, puis la remettre avec difficulté…
  • Le plastique à tendance à refléter la lumière et vous pouvez être gêné à la lecture.
  • Le poids du plastique ajouté aux feuilles n’est pas négligeable.

 

Inconvénients de ces solutions à base de photocopies :

Au bout d’un moment, vous risquez de vous retrouver avec plusieurs cahiers ou dossiers reliés bien lourds. De plus, photocopier des partitions n’est pas simple, car le format standard des partitions est toujours plus grand que A4 et vous devez vous contorsionner au dessus de votre imprimante pour avoir tout sans risquer de couper les clés d’un coté ou les notes de l’autre (J’ai horreur de ça personnellement avec mon petit coté maniaque ;)).

Mais sachez que vous pouvez maintenant scanner les partitions avec une tablette beaucoup plus facilement qu’avec un scanner personnel et imprimer après d’une imprimante (voir plus bas).

Autre inconvénient et non des moindres, votre assemblage ne sera utilisable que dans votre sphère privée (voir le site de la SEAM) si vous ne voulez pas être dans l’illégalité. Vous n’avez pas légalement le droit de photocopier même des partitions que vous possédez pour les utiliser dans des lieux publics. C’est comme ça…

 

2-Pour les geek :

Ici je vais malheureusement être obliger au préalable d’avouer que je suis une adepte de la pomme, au risque de me faire mal voir par certains… je ne pourrai donc vous parler que de mon expérience sur Ipad, et je m’en excuse par avance. Je sais cependant que dans la plupart des cas, il existe les mêmes services sur tablette Androïd, donc si je dis “Ipad”, traduisez “tablette”.

Vous pouvez rassembler tous vos morceaux sur une tablette que vous pourrez emmener partout très facilement.

Première étape, scanner :

J’ai découvert dernièrement une super astuce : l’application Scannable. Vous la lancez, vous positionnez la tablette au dessus de votre partition… et au miracle ! la page apparait recadré, amélioré et adapté au format A4 sur l’écran.

Application Scannable

Si vous avez dix pages, il suffit de le faire successivement pour chaque page, et vous avez un magnifique PDF prêt à être envoyé sur Dropbox, Evernote, ICloud ou autres applications de partage. Bon pour que ça fonctionne bien, il faut veiller à avoir une bonne lumière. Et j’ai remarqué que si je levais la page en face de celle à scanner l’application détecte mieux les contours. Il ne faut pas forcément non plus rester trop statique, contrairement à ce que l’on pourrait croire naturellement…

Deuxième étape, basculer sur une application spécialisée de partitions :

Et après, connaissez vous les applications dédiées à la lecture de partition ? C’est génial. Il en existe maintenant une multitude. Mais celle que j’utilise personnellement est ForScore.

Application ForScore

Elle est très fluide. Une petite tape à droite de l’écran et hop ! la page est tournée. Bien plus facile que le papier qu’on n’arrive pas toujours à attraper rapidement. Il faudra en revanche tourner à chaque fin de page.

J’ai aussi eu l’occasion d’essayer Newzik, qui a l’énorme avantage de son coté de supporter les fichier de logiciel d’édition musicale comme Finale (.mus), si vous éditez vos partitions vous-même.

On peut aussi rajouter des éléments à la partition :

  • y écrire des doigtés ou annoter
  • gommer des indications.
  • recadrer
  • ajouter une altération qu’on a tendance à oublier systématiquement.

Mais il faudra pour cela vous équiper d’un stylet.

Et vous avez aussi la possibilité de tourner la page avec des petits appareils connectés en Bluetooth :

  • une pédale pour les pieds
  • une sorte de bouton que vous pouvez positionner où vous le souhaitez (pour le moment uniquement disponible pour Newzik à ma connaissance).

Un autre avantage de la partition sur tablette :

Vous pourrez aussi zoomer sur un passage précis pour vous concentrer sur un passage bien précis qui vous donne du fil à retordre. Cela permet de rester bien concentré sur l’endroit sans être tenté de continuer plus loin.

Le plaisir de vivre avec vos morceaux :

Bref, après avoir fait tout ça d’un coup ou petit à petit, imaginez un peu… tous vos morceaux à portée de main dans une tablette que vous pouvez glisser dans votre sac à main (pardon messieurs) ou de voyage. Mais surtout, et c’est là le plus gros intérêt, vous pourrez jouer régulièrement tous vos morceaux. Et là je parle bien de jouer pour le plaisir et non forcément de les travailler. Juste vous faire un petit moment de pur bonheur musical. Profiter de la satisfaction de savoir jouer du piano.

Alors oui, au début, vous aurez l’impression de devoir les retravailler, et c’est possible que vous en ayez vraiment besoin, mais faites-moi confiance, si déjà vous essayez régulièrement de les rejouer, ils vont sortir de l’oubli plus vite que vous ne pensez. Vous pourrez aussi facilement les lire dans votre lit (déconseillé pour le sommeil…) ou dans les transports en commun, pour faire du travail mental.

 

Le plaisir aussi du répertoire de déchiffrage :

En revoyant vos anciens morceaux dans vos partitions, vous risquez fort d’avoir envie en cours de route de faire un petit détour du coté des autres morceaux de la partition. Et c’est parfait ! faites faites ! Quoi de mieux que le déchiffrage pour progresser et prendre du plaisir à découvrir d’autres univers. Vous allez améliorer votre culture musicale et à long terme améliorer votre lecture, votre interprétation, votre connaissance des différents styles.

Et il se peut que vous tombiez amoureux de certains petits bijoux. Alors pourquoi pas vous constituer un petit répertoire de morceaux faciles pour vous mais bien agréables à jouer ! C’est ce que j’appelle un répertoire de déchiffrage. Les conditions de sélection seront :

  • ils VOUS plaisent à vous.
  • sont plus faciles que votre niveau technique actuel. Si vous avez la possibilité de vous classer dans une grille de niveaux, les morceaux doivent être deux ou trois niveaux en dessous.
  • Vous pouvez les lire et les jouer directement sans vraiment les travailler.

L’avantage de ce type de démarche, c’est que vous pourrez les améliorer rien qu’en les déchiffrant régulièrement. Nous ne sommes pas ici dans un travail de précision, mais dans une démarche de culture pianistique globale qui est certainement très profitable à long terme. Je déplore personnellement beaucoup la pauvreté du répertoire de certains apprentis musiciens qui jouent au grand maximum 4 ou 5 morceaux par an (voir moins). Ceci est bien sûr du souvent au manque de temps en cours et en dehors. Ayant déjà bien du mal à trouver des moments pour pratiquer, on se limite au travail visant la progression technique, en laissant de coté l’exploration du merveilleux et gigantesque répertoire du piano.

Je pense qu’avec cette possibilité d’avoir à disposition facilement une multitude de morceaux, vous ferez imperceptiblement plus de piano qu’auparavant. Déjà parce que vous ne ferez plus que “travailler”, mais “jouer” aussi du piano pour votre plaisir et éventuellement même celui de votre entourage. Bien sûr, il ne faudra pas que ça remplace votre travail journalier, mais le weekend ou les vacances sera pour vous une occasion de renouer avec la joie de jouer sans “prise de tête”.

N’oubliez pas bien sûr qu’il est indispensable d’acheter de temps en temps de nouvelles partitions comme vous achèteriez un bon bouquin pour les vacances, afin de renouveler vos sources. Et pour savoir quoi acheter, vous pouvez vous aider des pages de morceaux par niveau que j’ai créé sur ce site.

Je vous demande de partager cet article s’il vous a plu sur les réseaux sociaux ou par mail à vos amis.

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Comment jouer du piano sans s’arrêter

Je réponds aujourd’hui à la question : “merci de donner des astuces (conseils) pour jouer une partition sans s’arrêter!”.

Transcription texte de cette vidéo :

Bonjour !

C’est Marie-Cécile du blog  https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/.

Aujourd’hui je vais répondre à une question qui m’a été posée dernièrement sur le blog.

« Est-ce que tu aurais des trucs ou des astuces pour jouer sans s’arrêter ? »

Alors cette question est un petit peu vague. Je ne connais pas le contexte donc je vais essayer d’y répondre en fonction de différents contextes un petit peu rapidement, et j’espère que dans le lot il y aura le contexte voulu.

Parce que je ne sais pas si c’est en déchiffrant ? Est-ce que c’est en jouant un morceau qu’on a déjà travaillé ? Est-ce que c’est en jouant en public par exemple ?

Je ne sais pas.

Donc je vais répondre un peu dans tous ces cas de figure.

  1. Au déchiffrage

Si on déchiffre et qu’on s’arrête tout le temps.

  • Il faut travailler en comptant les temps.

C’est un bon moyen d’être toujours dans un flot de rythmes pour avoir l’habitude d’avancer. Et le fait de compter ça oblige à avancer tout le temps.

C’est la pulsation qui va permettre de ne pas s’arrêter. D’accord ?

Donc de sentir une pulsation interne. Il faut compter, compter, compter.

Il faut que le fait de compter soit prioritaire par rapport au fait de jouer. C’est pas grave si au début il y a peu de notes au piano. L’important c’est de tenir tout le temps le fait de compter et d’avancer, avancer, avancer, avancer, avec l’œil sur la partition.

Bien sûr il faut savoir repérer ses temps.

  • Il faut lire un petit peu en avance.

Par exemple on joue un temps et on est déjà en train de lire le temps suivant. Ou, on joue une mesure et on est déjà en train de lire la mesure suivante. Pour les plus avancés.

  • Il faut viser le premier temps de chaque mesure.

Par exemple, « Je ne sais plus très bien… troisième temps… quatrième temps… qu’est-ce qui se passe ? ». Je me retrouve au premier temps d’après.

Ça permet d’avancer.

Toujours le même principe en fait. Il ne faut pas tout jouer quand on déchiffre. Il faut avancer et être là, toujours au premier temps suivant, ou au premier temps de la mesure suivante.

Mais toujours priorité au rythme. C’est ce qui permet de toujours avancer.

  • Il faut travailler la lecture de notes.

Après il y a un travail de fond quand même qui est la lecture de notes. Parce que moi je vois beaucoup d’élèves qui s’arrêtent pendant qu’ils sont en train de jouer pour une malheureuse note qu’ils ne savent toujours pas, et que ça fait des années qu’ils ne la savent toujours pas.

Par exemple, en général, sur les lignes supplémentaires. Vous voyez une ligne, deux lignes supplémentaires au-dessus ou en-dessous ? En général on ne sait pas. Alors bon. On s’arrête à ce moment-là.

Donc ça c’est un travail de fond, de lecture des notes.

Ça c’était dans le cas où on déchiffre.

  1. Sur le morceau travaillé

Maintenant, si on joue un morceau qu’on a déjà travaillé quelques fois, et qu’on continue encore à s’arrêter, certainement c’est qu’on n’a pas assez travaillé. Ça c’est la réponse un peu basique que réponde beaucoup de professeurs.

  • Avec partition

Si ce n’est pas le cas et qu’on a déjà pas mal travaillé et que c’est toujours par exemple au même endroit.

  • Isoler le passage en question

Si c’est toujours au même endroit, il va falloir s’arrêter à cet endroit-là et travailler juste cet endroit-là. Les deux ou trois notes. En général il n’y a pas beaucoup de notes qui posent problème.

Mais juste cet endroit-là, les deux ou trois notes qui posent problème sur cette mesure.

Si on ne s’arrête pas toujours au même endroit, mais régulièrement dans la partition.

Alors ça c’est très courant, et souvent chez les gens qui tronçonnent et qui travaillent des morceaux, donc ça c’est très bien de travailler des morceaux du morceau. Mais il faut aussi enchainer ces fameux morceaux travaillés.

  • Travailler en tuilage

Il y a une astuce qui est vraiment très très utile. C’est quand vous travaillez, vous travaillez toujours en rajoutant la note qui suit le passage travaillé.

Donc si vous travaillez par exemple deux mesures, vous jouez ces deux mesures plus la première note de la troisième mesure. Comme ça, après, quand vous travaillerez la troisième mesure avec la quatrième vous aurez déjà fait le lien.

Sinon il faut travailler tous les bouts et après il faut travailler toutes les transitions. Donc ça vous fait perdre beaucoup de temps.

Ça c’est une chose que je vous conseille dans beaucoup de cas et très souvent sur le blog.

  • Sans partition

Après, si vous connaissez déjà beaucoup votre morceau et que vous souhaitez le jouer sans partition.

Alors là en général ça veut dire que vous avez un trou de mémoire.

Pour les problèmes de trous de mémoire il y a beaucoup de choses à dire. Mais si j’avais que quelques petites choses à dire :

  • Il faut travailler la main gauche toute seule par exemple, par cœur.
  • Il faut aussi travailler les mains ensembles très, très, très lentement, par cœur.

C’est-à-dire sans élan. Note à note. Parce que si vous êtes capable, sans élan, de jouer votre morceau par cœur, ça veut dire que vraiment vous le savez. Il n’y a vraiment pas de risque.

Voilà ça c’est des petites astuces pour quand on jour sans partition.

  • Travail mental

Après il y a aussi le travail mental, qui est très important.

C’est-à-dire pas toujours travailler au piano.

  • Imaginez avec la partition

Travaillez aussi en dehors du piano, avec votre partition que vous regardez, et que vous essayez de jouer mentalement. C’est-à-dire que vous imaginez que vous êtes en train de jouer, tout en regardant la partition.

Ça peut être assez flou, c’est pas grave.

  • Vous pouvez entendre juste le son.
  • Vous pouvez avoir des sensations dans certains passages.
  • Vous pouvez avoir la partition qui défile.

Tout ça est utile. Vous pouvez avec un petit mix de tout ça, c’est pas grave. C’est quand même très très utile.

  • Imaginez sans la partition

Après quand vous connaissez bien le morceau, vous pouvez le faire carrément par cœur, sans la partition, en image mentale.

Vous imaginez que vous jouez.

Alors là ça veut dire vraiment que vous connaissez bien le morceau.

Mais même principe. C’est pas grave si c’est flou. Vous vous imaginez en train de le faire. Voilà.

C’est très très très utile.

Après qu’est-ce qui se passe ?

C’est que quand vous jouez de nouveau sur le piano, vous pouvez faire appel à cette image mentale un tout petit peu en avance. Donc vous êtes toujours en avance par rapport à ce que vous êtes en train de jouer. Ça vous permet d’être toujours dans un flux qui ne s’arrête pas.

Ça c’est vraiment la grande clé pour ne pas s’arrêter. C’est être toujours en avance par rapport aux doigts. En avance mentalement.

Comme ça, si vous avez un petit trou de mémoire ou quelque chose qui vous gêne, vous avez un petit peu de marge avant que vos doigts arrivent à ce moment-là.

Bon c’est un peu imagé la façon dont je vous le dis, mais c’est tout à fait ça.

  1. Travail de fond

Ensuite, je pourrais parler d’un travail de fond très très utile. Un travail rythmique.

Il faut absolument travailler le rythme.

Le rythme est le moteur de tout instrumentiste. Si vous êtes bon en rythme, vous aurez vraiment un atout énorme pour ne plus vous arrêter.

C’est vraiment le moteur de la musique.

Sans le rythme il n’y a pas de musique. Parce qu’il n’y a pas de temps. La musique est un art qui se déroule dans le temps. D’accord ?

Donc travaillez votre rythme avec partition et sans partition.

Juste corporellement. Les deux sont importants.

  1. En public

Maintenant, si vous êtes devant un public, là il y a un problème de trac.

Le trac je ne peux pas parler de ça en une vidéo, parce que la vidéo serait vraiment trop longue sinon.

Le trac c’est un problème :

  • De confiance en soi.
  • De confiance en son travail.

Est-ce qu’on a confiance dans le travail qu’on a fait.  Est-ce qu’on se sent solide ou pas.

Donc il y a un travail de fond vraiment à faire derrière. Souvent une grosse partie du trac peut être complètement améliorée rien que par un bon travail au préalable du morceau.

Mais après il y a un problème de confiance en soi. De respiration. Savoir gérer son corps.

Je n’avance pas plus sur ce sujet-là.

Après ce qu’il faut bien comprendre c’est que quand vous jouez en public, et que vous avez suffisamment travaillé, vous avez confiance en vous, il y a besoin de tout oublier et de se faire plaisir. D’entendre la musique à l’avance dans un plaisir énorme. De se dire « Han je vais entendre ça au bout de mes doigts et je vais pouvoir l’offrir au public, oh que ça va être chouette ! »

Comment voulez-vous après vous arrêter ?

C’est pas possible parce que le plaisir vous pousse.

Voilà ça c’est vraiment important.

En gros j’ai essayé de balayer toutes les situations qui ne me sont passées à l’esprit. Il y en a peut-être d’autres. Ce n’est pas exhaustif.

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