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Un moyen de renouer avec le plaisir de jouer

Depuis 20 ans que j’enseigne le piano, j’ai constaté que les pianistes, quel que soit leur niveau, sont nombreux à ne plus se souvenir de ce qu’ils ont joué par le passé. Et vous ?

Est-ce que ça vous rappelle quelque chose ? Vous êtes avec des amis, il y a un piano. Vous aimeriez bien jouer quelque chose, mais vous vous sentez dans l’incapacité de jouer le moindre morceau. Vos amis ont du mal à comprendre cela, sachant que vous faites du piano depuis des années. Vous pouvez à la rigueur retrouver quelques mesures du morceau que vous êtes en train de travailler, mais souvent même pas jusqu’au bout. Et surtout, où sont passé tous ces morceaux qui vous ont accompagné dans votre apprentissage ? Ceux que vous avez su parfaitement à un moment de votre vie et que vous avez adoré.

Le plaisir des retrouvailles avec vos morceaux :

Et bien j’ai une très bonne nouvelle pour vous. Ils sont là, dans votre cerveau, tout près à être réveillés, nettoyés des poussières de l’oubli. Si si je vous assure ! Je vous entends déjà vous dire :” oui mais pas moi. Je n’ai pas une bonne mémoire. C’est impossible”. Et bien je peux vous assurer que si vous l’avez aimé et eu dans les doigts à un moment, il reviendra très vite si vous allez le chercher.

Seulement voilà, c’est le bazar dans vos partitions n’est-ce pas ? Il y a des piles sur ou à coté du piano, mélangées à la méthode du petit si vous avez des enfants, ou à la facture d’EDF. Ou alors, si vous êtes un adepte de la photocopie, ou du morceau trouvé sur internet et imprimé un soir d’enthousiasme musical, vous avez certainement des piles de feuilles en vrac et en grand danger d’écroulement. C’est même tombé une fois, et n’ayant pas le temps de classer, vous avez tout remis comme ça en disant “bon on verra plus tard”. Bref, vous n’avez la plupart du temps de disponible que le morceau que vous êtes en train de travailler. Et les morceaux que vous avez appris autrefois sont même peut-être resté chez papa et maman à 300km de là.

Alors voilà où je veux en venir : Prévoyez un temps pour retrouver tous les morceaux que vous avez adoré et regroupez-les dans un contenant commun. Cela sera votre trésor à vous. Votre propre “journal intime pianistique”. Votre auto-bio-recueil de morceaux.

Passons maintenant à la pratique. Vous avez plusieurs possibilité de rassembler tout ça, selon vos habitudes concernant les documents et papiers en général. Je vous propose maintenant quelques pistes.

Deux possibilités d’assemblage :

1-Pour les adeptes de papeteries et fournitures scolaires :

Photocopiez une à une vos partitions et assemblez-les. Plusieurs options s’offre à vous :

  • dans un trieur. C’est une bonne solution de départ pour les plus pressés d’entre vous. Mais dès que vous aurez plus d’une dizaine de morceaux, ça va vite devenir ingérable…

 

Un trieur de partition

 

  • dans un cahier 24/32 sur lequel vous pourrez coller les photocopies. C’est une bonne solution quand on n’a pas trop de temps. On risque juste au bout de quelques années de se retrouver avec beaucoup de cahiers ;).

 

Des cahiers grand format pour coller ses partitions

 

  • ou reliez toutes les photocopies avec une perforelieuse pour les relier avec des spirales. Il faudra juste bien réfléchir aux tournes. Et l’idéal est d’imprimer les partitions en recto-verso. Il faut avoir une imprimante qui offre cette possibilité et savoir le faire. Mais l’avantage de cette option, est que vous pouvez ajouter ou retirer des morceaux quand vous le voulez. Vous pouvez même, si ça vous amuse vous faire vos propres page de garde et faire des recueils par année, ou par style, ou par compositeur. Bref, la meilleur des solutions je pense mais qui demande un peu de budget, du temps et quelques petites compétences en bureautique.

 

Ses propres partitions reliées

 

Je vous conseille en revanche d’oublier le porte-vue pour plusieurs raisons :

  • Vous ne pourrez pas écrire facilement un doigté ou une altération sans être obligé de sortir la feuille, puis la remettre avec difficulté…
  • Le plastique à tendance à refléter la lumière et vous pouvez être gêné à la lecture.
  • Le poids du plastique ajouté aux feuilles n’est pas négligeable.

 

Inconvénients de ces solutions à base de photocopies :

Au bout d’un moment, vous risquez de vous retrouver avec plusieurs cahiers ou dossiers reliés bien lourds. De plus, photocopier des partitions n’est pas simple, car le format standard des partitions est toujours plus grand que A4 et vous devez vous contorsionner au dessus de votre imprimante pour avoir tout sans risquer de couper les clés d’un coté ou les notes de l’autre (J’ai horreur de ça personnellement avec mon petit coté maniaque ;)).

Mais sachez que vous pouvez maintenant scanner les partitions avec une tablette beaucoup plus facilement qu’avec un scanner personnel et imprimer après d’une imprimante (voir plus bas).

Autre inconvénient et non des moindres, votre assemblage ne sera utilisable que dans votre sphère privée (voir le site de la SEAM) si vous ne voulez pas être dans l’illégalité. Vous n’avez pas légalement le droit de photocopier même des partitions que vous possédez pour les utiliser dans des lieux publics. C’est comme ça…

 

2-Pour les geek :

Ici je vais malheureusement être obliger au préalable d’avouer que je suis une adepte de la pomme, au risque de me faire mal voir par certains… je ne pourrai donc vous parler que de mon expérience sur Ipad, et je m’en excuse par avance. Je sais cependant que dans la plupart des cas, il existe les mêmes services sur tablette Androïd, donc si je dis “Ipad”, traduisez “tablette”.

Vous pouvez rassembler tous vos morceaux sur une tablette que vous pourrez emmener partout très facilement.

Première étape, scanner :

J’ai découvert dernièrement une super astuce : l’application Scannable. Vous la lancez, vous positionnez la tablette au dessus de votre partition… et au miracle ! la page apparait recadré, amélioré et adapté au format A4 sur l’écran.

Application Scannable

Si vous avez dix pages, il suffit de le faire successivement pour chaque page, et vous avez un magnifique PDF prêt à être envoyé sur Dropbox, Evernote, ICloud ou autres applications de partage. Bon pour que ça fonctionne bien, il faut veiller à avoir une bonne lumière. Et j’ai remarqué que si je levais la page en face de celle à scanner l’application détecte mieux les contours. Il ne faut pas forcément non plus rester trop statique, contrairement à ce que l’on pourrait croire naturellement…

Deuxième étape, basculer sur une application spécialisée de partitions :

Et après, connaissez vous les applications dédiées à la lecture de partition ? C’est génial. Il en existe maintenant une multitude. Mais celle que j’utilise personnellement est ForScore.

Application ForScore

Elle est très fluide. Une petite tape à droite de l’écran et hop ! la page est tournée. Bien plus facile que le papier qu’on n’arrive pas toujours à attraper rapidement. Il faudra en revanche tourner à chaque fin de page.

J’ai aussi eu l’occasion d’essayer Newzik, qui a l’énorme avantage de son coté de supporter les fichier de logiciel d’édition musicale comme Finale (.mus), si vous éditez vos partitions vous-même.

On peut aussi rajouter des éléments à la partition :

  • y écrire des doigtés ou annoter
  • gommer des indications.
  • recadrer
  • ajouter une altération qu’on a tendance à oublier systématiquement.

Mais il faudra pour cela vous équiper d’un stylet.

Et vous avez aussi la possibilité de tourner la page avec des petits appareils connectés en Bluetooth :

  • une pédale pour les pieds
  • une sorte de bouton que vous pouvez positionner où vous le souhaitez (pour le moment uniquement disponible pour Newzik à ma connaissance).

Un autre avantage de la partition sur tablette :

Vous pourrez aussi zoomer sur un passage précis pour vous concentrer sur un passage bien précis qui vous donne du fil à retordre. Cela permet de rester bien concentré sur l’endroit sans être tenté de continuer plus loin.

Le plaisir de vivre avec vos morceaux :

Bref, après avoir fait tout ça d’un coup ou petit à petit, imaginez un peu… tous vos morceaux à portée de main dans une tablette que vous pouvez glisser dans votre sac à main (pardon messieurs) ou de voyage. Mais surtout, et c’est là le plus gros intérêt, vous pourrez jouer régulièrement tous vos morceaux. Et là je parle bien de jouer pour le plaisir et non forcément de les travailler. Juste vous faire un petit moment de pur bonheur musical. Profiter de la satisfaction de savoir jouer du piano.

Alors oui, au début, vous aurez l’impression de devoir les retravailler, et c’est possible que vous en ayez vraiment besoin, mais faites-moi confiance, si déjà vous essayez régulièrement de les rejouer, ils vont sortir de l’oubli plus vite que vous ne pensez. Vous pourrez aussi facilement les lire dans votre lit (déconseillé pour le sommeil…) ou dans les transports en commun, pour faire du travail mental.

 

Le plaisir aussi du répertoire de déchiffrage :

En revoyant vos anciens morceaux dans vos partitions, vous risquez fort d’avoir envie en cours de route de faire un petit détour du coté des autres morceaux de la partition. Et c’est parfait ! faites faites ! Quoi de mieux que le déchiffrage pour progresser et prendre du plaisir à découvrir d’autres univers. Vous allez améliorer votre culture musicale et à long terme améliorer votre lecture, votre interprétation, votre connaissance des différents styles.

Et il se peut que vous tombiez amoureux de certains petits bijoux. Alors pourquoi pas vous constituer un petit répertoire de morceaux faciles pour vous mais bien agréables à jouer ! C’est ce que j’appelle un répertoire de déchiffrage. Les conditions de sélection seront :

  • ils VOUS plaisent à vous.
  • sont plus faciles que votre niveau technique actuel. Si vous avez la possibilité de vous classer dans une grille de niveaux, les morceaux doivent être deux ou trois niveaux en dessous.
  • Vous pouvez les lire et les jouer directement sans vraiment les travailler.

L’avantage de ce type de démarche, c’est que vous pourrez les améliorer rien qu’en les déchiffrant régulièrement. Nous ne sommes pas ici dans un travail de précision, mais dans une démarche de culture pianistique globale qui est certainement très profitable à long terme. Je déplore personnellement beaucoup la pauvreté du répertoire de certains apprentis musiciens qui jouent au grand maximum 4 ou 5 morceaux par an (voir moins). Ceci est bien sûr du souvent au manque de temps en cours et en dehors. Ayant déjà bien du mal à trouver des moments pour pratiquer, on se limite au travail visant la progression technique, en laissant de coté l’exploration du merveilleux et gigantesque répertoire du piano.

Je pense qu’avec cette possibilité d’avoir à disposition facilement une multitude de morceaux, vous ferez imperceptiblement plus de piano qu’auparavant. Déjà parce que vous ne ferez plus que “travailler”, mais “jouer” aussi du piano pour votre plaisir et éventuellement même celui de votre entourage. Bien sûr, il ne faudra pas que ça remplace votre travail journalier, mais le weekend ou les vacances sera pour vous une occasion de renouer avec la joie de jouer sans “prise de tête”.

N’oubliez pas bien sûr qu’il est indispensable d’acheter de temps en temps de nouvelles partitions comme vous achèteriez un bon bouquin pour les vacances, afin de renouveler vos sources. Et pour savoir quoi acheter, vous pouvez vous aider des pages de morceaux par niveau que j’ai créé sur ce site.

Je vous demande de partager cet article s’il vous a plu sur les réseaux sociaux ou par mail à vos amis.

Comment jouer du piano sans s’arrêter

Je réponds aujourd’hui à la question : “merci de donner des astuces (conseils) pour jouer une partition sans s’arrêter!”.

Transcription texte de cette vidéo :

Bonjour !

C’est Marie-Cécile du blog  https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/.

Aujourd’hui je vais répondre à une question qui m’a été posée dernièrement sur le blog.

« Est-ce que tu aurais des trucs ou des astuces pour jouer sans s’arrêter ? »

Alors cette question est un petit peu vague. Je ne connais pas le contexte donc je vais essayer d’y répondre en fonction de différents contextes un petit peu rapidement, et j’espère que dans le lot il y aura le contexte voulu.

Parce que je ne sais pas si c’est en déchiffrant ? Est-ce que c’est en jouant un morceau qu’on a déjà travaillé ? Est-ce que c’est en jouant en public par exemple ?

Je ne sais pas.

Donc je vais répondre un peu dans tous ces cas de figure.

  1. Au déchiffrage

Si on déchiffre et qu’on s’arrête tout le temps.

  • Il faut travailler en comptant les temps.

C’est un bon moyen d’être toujours dans un flot de rythmes pour avoir l’habitude d’avancer. Et le fait de compter ça oblige à avancer tout le temps.

C’est la pulsation qui va permettre de ne pas s’arrêter. D’accord ?

Donc de sentir une pulsation interne. Il faut compter, compter, compter.

Il faut que le fait de compter soit prioritaire par rapport au fait de jouer. C’est pas grave si au début il y a peu de notes au piano. L’important c’est de tenir tout le temps le fait de compter et d’avancer, avancer, avancer, avancer, avec l’œil sur la partition.

Bien sûr il faut savoir repérer ses temps.

  • Il faut lire un petit peu en avance.

Par exemple on joue un temps et on est déjà en train de lire le temps suivant. Ou, on joue une mesure et on est déjà en train de lire la mesure suivante. Pour les plus avancés.

  • Il faut viser le premier temps de chaque mesure.

Par exemple, « Je ne sais plus très bien… troisième temps… quatrième temps… qu’est-ce qui se passe ? ». Je me retrouve au premier temps d’après.

Ça permet d’avancer.

Toujours le même principe en fait. Il ne faut pas tout jouer quand on déchiffre. Il faut avancer et être là, toujours au premier temps suivant, ou au premier temps de la mesure suivante.

Mais toujours priorité au rythme. C’est ce qui permet de toujours avancer.

  • Il faut travailler la lecture de notes.

Après il y a un travail de fond quand même qui est la lecture de notes. Parce que moi je vois beaucoup d’élèves qui s’arrêtent pendant qu’ils sont en train de jouer pour une malheureuse note qu’ils ne savent toujours pas, et que ça fait des années qu’ils ne la savent toujours pas.

Par exemple, en général, sur les lignes supplémentaires. Vous voyez une ligne, deux lignes supplémentaires au-dessus ou en-dessous ? En général on ne sait pas. Alors bon. On s’arrête à ce moment-là.

Donc ça c’est un travail de fond, de lecture des notes.

Ça c’était dans le cas où on déchiffre.

  1. Sur le morceau travaillé

Maintenant, si on joue un morceau qu’on a déjà travaillé quelques fois, et qu’on continue encore à s’arrêter, certainement c’est qu’on n’a pas assez travaillé. Ça c’est la réponse un peu basique que réponde beaucoup de professeurs.

  • Avec partition

Si ce n’est pas le cas et qu’on a déjà pas mal travaillé et que c’est toujours par exemple au même endroit.

  • Isoler le passage en question

Si c’est toujours au même endroit, il va falloir s’arrêter à cet endroit-là et travailler juste cet endroit-là. Les deux ou trois notes. En général il n’y a pas beaucoup de notes qui posent problème.

Mais juste cet endroit-là, les deux ou trois notes qui posent problème sur cette mesure.

Si on ne s’arrête pas toujours au même endroit, mais régulièrement dans la partition.

Alors ça c’est très courant, et souvent chez les gens qui tronçonnent et qui travaillent des morceaux, donc ça c’est très bien de travailler des morceaux du morceau. Mais il faut aussi enchainer ces fameux morceaux travaillés.

  • Travailler en tuilage

Il y a une astuce qui est vraiment très très utile. C’est quand vous travaillez, vous travaillez toujours en rajoutant la note qui suit le passage travaillé.

Donc si vous travaillez par exemple deux mesures, vous jouez ces deux mesures plus la première note de la troisième mesure. Comme ça, après, quand vous travaillerez la troisième mesure avec la quatrième vous aurez déjà fait le lien.

Sinon il faut travailler tous les bouts et après il faut travailler toutes les transitions. Donc ça vous fait perdre beaucoup de temps.

Ça c’est une chose que je vous conseille dans beaucoup de cas et très souvent sur le blog.

  • Sans partition

Après, si vous connaissez déjà beaucoup votre morceau et que vous souhaitez le jouer sans partition.

Alors là en général ça veut dire que vous avez un trou de mémoire.

Pour les problèmes de trous de mémoire il y a beaucoup de choses à dire. Mais si j’avais que quelques petites choses à dire :

  • Il faut travailler la main gauche toute seule par exemple, par cœur.
  • Il faut aussi travailler les mains ensembles très, très, très lentement, par cœur.

C’est-à-dire sans élan. Note à note. Parce que si vous êtes capable, sans élan, de jouer votre morceau par cœur, ça veut dire que vraiment vous le savez. Il n’y a vraiment pas de risque.

Voilà ça c’est des petites astuces pour quand on jour sans partition.

  • Travail mental

Après il y a aussi le travail mental, qui est très important.

C’est-à-dire pas toujours travailler au piano.

  • Imaginez avec la partition

Travaillez aussi en dehors du piano, avec votre partition que vous regardez, et que vous essayez de jouer mentalement. C’est-à-dire que vous imaginez que vous êtes en train de jouer, tout en regardant la partition.

Ça peut être assez flou, c’est pas grave.

  • Vous pouvez entendre juste le son.
  • Vous pouvez avoir des sensations dans certains passages.
  • Vous pouvez avoir la partition qui défile.

Tout ça est utile. Vous pouvez avec un petit mix de tout ça, c’est pas grave. C’est quand même très très utile.

  • Imaginez sans la partition

Après quand vous connaissez bien le morceau, vous pouvez le faire carrément par cœur, sans la partition, en image mentale.

Vous imaginez que vous jouez.

Alors là ça veut dire vraiment que vous connaissez bien le morceau.

Mais même principe. C’est pas grave si c’est flou. Vous vous imaginez en train de le faire. Voilà.

C’est très très très utile.

Après qu’est-ce qui se passe ?

C’est que quand vous jouez de nouveau sur le piano, vous pouvez faire appel à cette image mentale un tout petit peu en avance. Donc vous êtes toujours en avance par rapport à ce que vous êtes en train de jouer. Ça vous permet d’être toujours dans un flux qui ne s’arrête pas.

Ça c’est vraiment la grande clé pour ne pas s’arrêter. C’est être toujours en avance par rapport aux doigts. En avance mentalement.

Comme ça, si vous avez un petit trou de mémoire ou quelque chose qui vous gêne, vous avez un petit peu de marge avant que vos doigts arrivent à ce moment-là.

Bon c’est un peu imagé la façon dont je vous le dis, mais c’est tout à fait ça.

  1. Travail de fond

Ensuite, je pourrais parler d’un travail de fond très très utile. Un travail rythmique.

Il faut absolument travailler le rythme.

Le rythme est le moteur de tout instrumentiste. Si vous êtes bon en rythme, vous aurez vraiment un atout énorme pour ne plus vous arrêter.

C’est vraiment le moteur de la musique.

Sans le rythme il n’y a pas de musique. Parce qu’il n’y a pas de temps. La musique est un art qui se déroule dans le temps. D’accord ?

Donc travaillez votre rythme avec partition et sans partition.

Juste corporellement. Les deux sont importants.

  1. En public

Maintenant, si vous êtes devant un public, là il y a un problème de trac.

Le trac je ne peux pas parler de ça en une vidéo, parce que la vidéo serait vraiment trop longue sinon.

Le trac c’est un problème :

  • De confiance en soi.
  • De confiance en son travail.

Est-ce qu’on a confiance dans le travail qu’on a fait.  Est-ce qu’on se sent solide ou pas.

Donc il y a un travail de fond vraiment à faire derrière. Souvent une grosse partie du trac peut être complètement améliorée rien que par un bon travail au préalable du morceau.

Mais après il y a un problème de confiance en soi. De respiration. Savoir gérer son corps.

Je n’avance pas plus sur ce sujet-là.

Après ce qu’il faut bien comprendre c’est que quand vous jouez en public, et que vous avez suffisamment travaillé, vous avez confiance en vous, il y a besoin de tout oublier et de se faire plaisir. D’entendre la musique à l’avance dans un plaisir énorme. De se dire « Han je vais entendre ça au bout de mes doigts et je vais pouvoir l’offrir au public, oh que ça va être chouette ! »

Comment voulez-vous après vous arrêter ?

C’est pas possible parce que le plaisir vous pousse.

Voilà ça c’est vraiment important.

En gros j’ai essayé de balayer toutes les situations qui ne me sont passées à l’esprit. Il y en a peut-être d’autres. Ce n’est pas exhaustif.

Si ça vous a plu et que ça vous a aidé, partagez la vidéo, cliquez sur le petit pouce « j’aime », ou alors « je n’aime pas » si ça ne vous a pas beaucoup aidé, pourquoi pas.

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Témoignage Le piano et moi

Je laisse aujourd’hui la parole à une de mes élèves particulièrement passionnée que j’ai vu évolué au fil des années de manière spectaculaire. Il y a encore quelques années, elle présentait de gros blocages dans sa pratique et sa manière d’aborder l’instrument. Maintenant, elle a tellement progressé qu’elle utilise même le piano au sein de son propre travail :

Quand Marie-Cécile m’a demandé de répondre à cette question par écrit : « Quelle place occupe le piano dans ta vie et que t’a-t-il apporté ? », la réponse la plus simple est celle-ci : il suffit de regarder la place qu’il occupe dans la pièce principale de la maison ! S’il n’était pas là, il y aurait un grand vide… tant là où je vis que « là » où je me sens vivante. Le piano, et la musique à travers lui, m’apporte une complétude, surtout les jours en creux.

Je ne serais pas celle que je suis aujourd’hui si je n’avais pas grandi enfant puis évolué adulte avec lui. C’est une évidence.

Laurence petite

La petite Laurence bien appliquée

Tout a commencé par la chance d’avoir des parents qui m’ont fait le cadeau de placer le piano sur mon chemin à l’âge de sept ans. Je m’y suis engagée, avançant pas à pas pendant dix ans non stop, avec la jubilation des progrès accomplis à force de persévérance.

Puis ma relation au piano est devenue chaotique, avec des silences et des reprises. Pour rester en lien au piano, sans doute faut-il le désirer encore plus intensément que pour tout autre instrument. Car c’est un « poids lourd » ! De l’achat aux déménagements, de la place qu’il occupe au sol à la puissance du son qu’il émet. La pratique demande aussi un investissement en temps et argent avec le coût des cours. Mais le plaisir et le bonheur qu’il procure en échange n’a pas de prix. Apprendre à jouer du piano, c’est expérimenter le goût de l’effort, la discipline, la ténacité et l’humilité.

Osez reprendre le piano adulte

Le piano, c’est accepter l’éphémère. Des heures, des jours, des semaines et des mois de travail pour parvenir à jouer des morceaux voués à s’étioler s’ils ne sont pas entretenus, comme un jardin en friche toujours prêt à rejaillir à force de travail, même après de nombreuses années d’abandon. Ma motivation m’a fait faire des bonds depuis ma reprise il y a dix ans, avec une clé inattendue apportée par Marie-Cécile : l’improvisation.

Le piano, c’est aussi s’exposer aux autres, à travers un sens qui suscite l’émotion. Jouer, c’est être écouté, se confronter à la peur du jugement, à la crainte de ne pas être à la hauteur, c’est accepter les fausses notes et renoncer à la perfection.

Le piano, c’est ainsi un fabuleux moyen de travailler sur soi. La pratique a ouvert une porte sur mes forces, mes failles et mes zones d’ombre qui s’éclairent pièce après pièce.

Jouer du piano en groupe

Le piano, c’est enfin une formidable opportunité d’échanger autour de ce qui unit et réunit les pianistes et les apprentis pianistes. Grâce aux rencontres proposées par Marie-Cécile, j’ai tissé des liens profonds d’amitié sans lesquels je ne serais pas à 50 ans celle que je suis.

Le piano est une voie vers la joie. 

Laurence Saulais, le 4 juillet 2017

Pratiquer ou non les mains séparées ?

Pour répondre à la question de Céline, j’ai fait cette vidéo sur l’intérêt réel du travail mains séparées. Il n’est pas là où l’on croit la plupart du temps. Cette “habitude” du mains séparées est souvent mal employée. Soyez attentif car c’est fondamental !

 

Transcription texte de la vidéo :

Bonjour, c’est Marie-Cécile du blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/.

 

Je vous ai préparé une vidéo pour répondre à la question de Céline du blog http://la-musique-et-vous.com/, que je vous invite d’ailleurs à aller visiter.

Je suis très énervée parce que j’ai tourné cette vidéo avec un nouveau micro, et je n’ai pas vérifié s’il était bien enclenché dans mon téléphone. Ce qui fait qu’en fait il n’a pas fonctionné.

Donc je m’excuse à l’avance du son qui n’est pas très bon. Mais voilà c’est comme ça. C’est comme dans tout, quand on démarre on fait des bêtises.

Donc voilà ma vidéo, et pardon pour le son.

 

 

Donc sa question est :

« Une question pour mon loustic de 7 ans qui a commencé le piano en octobre. Comment faire pour l’encourager à jouer les mains séparées ? Il veut trop souvent jouer les deux mains ensemble dès le début et s’énerve de ne pas réussir du premier coup. D’ailleurs, jusqu’à quel point c’est important de pratiquer les mains séparées ? »

 

Je ne peux pas répondre en 3 minutes à ça. Donc tant pis. Ce sera plus de 3 minutes.

 

 

Comment faire pour l’encourager à jouer les mains séparées ?

Alors ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’en général quand on a un problème comme ça il y a un désir derrière. Et ce désir, pour un enfant, c’est de jouer mains ensemble.

Pourquoi ?

Parce qu’ils ne se posent pas 36 000 questions les enfants. Ils ont vu des gens jouer mains ensembles du piano. Ils n’ont jamais vu personne normalement, sauf si ce sont des enfants de pianistes, jouer du piano avec une seule main.

Donc c’est tout à fait normal qu’ils aient envie de faire pareil parce que ce qu’ils veulent c’est jouer du piano.

Et ça part d’une chose à laquelle je vous demande de réfléchir. Au piano on joue les deux mains. Donc arrêtez de jouer tout le temps mains séparées. D’accord ?

On reviendra là-dessus plus tard.

 

Donc je reviens sur le désir de cet enfant qui est tout le temps de jouer mains ensembles.

Moi je pense que c’est intéressant justement de profiter de ce moment où ils sont motivés pour jouer mains ensembles pour leur faire beaucoup déchiffrer mains ensembles des morceaux. Mais du coup il faut qu’ils soient très très très très simples.

Et moi dans les débuts bien sûr il est évident que comme on apprend à lire et à jouer du piano en même temps, s’il ne connait pas bien la clé de Fa et la clé de Sol, ça va être difficile de mettre mains ensembles.

Donc ce que je fais, c’est que je les mets beaucoup sur des morceaux en mains alternées. C’est-à-dire que le morceau, de lui-même, est déjà écrit pour la main gauche, puis ça passe à la main droite, puis ça repasse à la main gauche.

Donc naturellement il va alterner ses mains. Et il va naturellement aussi apprendre à lire les 2 clés, la grande portée. C’est-à-dire assembler les 2 clés tout de suite.

Je pense que c’est primordial ça.

Je trouve que ce désir de jouer mains ensembles est parfait pour le début.

 

 

Faire déchiffrer mains ensembles des morceaux simples.

 

  • D’un côté lui faire travailler sa lecture et son déchiffrage mains ensembles.

Comme ça il a l’impression, il a la sensation de faire comme les pianistes. Faire prendre conscience du projet à long terme.

  • D’un autre côté lui expliquer que là, pour ce morceau-là, qui demande la clé de Sol et la clé de Fa simultanément, il va falloir qu’il travaille à ce moment-là en séparant les mains.

Mais vraiment moi je conseille de travailler le déchiffrage dès le départ. Parce que c’est ce qui va permettre justement de ne pas être tout le temps obligé de passer par ce stade de mains séparées.

Ce que je conseille, c’est de jouer mains alternées. Je l’ai déjà dit dans d’autres articles.

 

Ce qu’il faut bien que vous compreniez, c’est que le piano est un instrument polyphonique. Donc vous avez plusieurs personnages à gérer en même temps.

  • Vous avez la mélodie. Souvent la main droite.
  • Vous avez parfois l’accompagnement. À la main gauche.
    • L’accompagnement est souvent composé d’une basse.
    • Du complément de l’accord.

Ce qui fait déjà 2 choses à gérer à la main gauche.

 

 

Main droite :

Peut-être même qu’après quand vous arrivez dans des morceaux plus compliqués vous allez avoir un contrechant qui va se passer avec le pouce, l’index et le majeur, le chant avec l’annulaire et l’auriculaire.

Main gauche :

Plus un contrechant, avec le pouce et l’index, de temps en temps pendant que la main gauche va faire des aller-retours à la basse etc.

 

Donc on est 5-6-12 au piano. D’accord ?

On peut mettre 10 en gros. Mais ça vient petit à petit.

Mais on est dans un instrument qui est polyphonique. Donc il va falloir que vous entrainiez votre oreille polyphonique et votre coordination. Ça on en a déjà parlé.

Mais si vous êtes tout le temps en train de séparer tout, vous allez pas travailler l’oreille avec les mains séparées.

 

Ce qu’il faut c’est : vous alternez les mains.

  • Vous jouez une mesure de la main gauche. Vous écoutez bien. Vous essayez de mémoriser ce que ça dit.
  • Puis vous jouez la main droite de cette même mesure et vous mémorisez ce qu’elle dit.
  • Et après vous mettez mains ensembles en essayant de continuer à entendre l’autre, surtout la main gauche. Il faut que vous essayiez essentiellement de porter attention sur votre main gauche.

 

Qu’est-ce qui se passe au piano ?

On se concentre sur la main droite, pour plusieurs raisons.

  • C’est plus facile à retenir. La mélodie on l’aime. On la retient plus facilement.
  • Elle est souvent beaucoup plus conjointe. C’est donc plus facile à concevoir.
  • C’est dans une zone, souvent, au niveau de l’oreille, qui est facile à entendre.
  • Une zone qu’on peut chanter.
  • Elle a tous les avantages la main droite avec sa mélodie.

 

Par contre la pauvre main gauche.

  • Elle fait des allers-retours tout le temps.
  • C’est dans des graves, donc on ne peut pas vraiment chanter ça.
  • Il y a souvent des sauts. C’est rarement conjoint.
  • Il y a beaucoup plus de sons.

À la rigueur s’il y a une main à séparer, c’est vraiment la gauche. Vous devez écouter votre main gauche. Et quand vous remettez mains ensembles vous continuez à écouter votre main gauche.

Comme ça vous travaillez votre oreille polyphonique.

 

Pour en revenir à ce petit loustic.

Bien sûr ce qui est difficile au début, pour les enfants, on est sur des morceaux, en général, qu’ils peuvent lire, qui sont « lents ». Ça ne les attire pas des masses.

C’est pas ce qu’on entend à la radio. C’est un peu le problème.

 

Il faut alterner les moments où ils vont essayer de jouer les mains ensembles mais sur des morceaux qui ne sont pas très enthousiasmants, et puis d’autres moments où on va leur proposer un projet.

C’est-à-dire « Je vais arriver à jouer ce morceau-là mais pas tout de suite. » Je vais lui proposer de travailler la main gauche de cette mesure-là, la main droite de la même mesure, et je mets mains ensemble tout de suite. Et je lui dis « Voilà, c’est difficile. On va peut-être refaire main gauche, puis main droite, et on remet mains ensembles. »

 

Travaillez par petit morceau mains séparées, et après vous remettez mains ensembles tout de suite, pour voir tout de suite ce que ça va donner. Que votre mémoire auditive entende la gauche, la droite, on met ensemble. La gauche, la droite, on met ensemble.

Vous remarquez que je commence toujours par la gauche.

 

Utilité du travail mains séparées

Maintenant, les mains séparées, c’est-à-dire uniquement une main pendant un certain temps, c’est très efficace pour une chose.

Pour les passages techniquement difficiles à une main.

Je pense à des “traits” à faire à la main droite, très rapide, là évidemment vous allez travailler votre main droite toute seule. Mais il ne faudra pas tarder à mettre la main gauche.

Il faut essayer régulièrement de mettre la main gauche. Comme vous pouvez, c’est pas beau, c’est pas bien fait, mais Rome ne s’est pas faite en un jour.

 

Alors maintenant vous allez me dire « Oui mais moi je n’arrive pas à coordonner mes deux mains quand je suis mains ensembles. C’est trop difficile. »

 

Oui. Comme je l’ai dit dans ma dernière vidéo, la coordination c’est vraiment le gros problème du pianiste.

J’ai déjà répondu à ce problème de coordination dans un autre article et une vidéo.

Je vais résumer ça aujourd’hui en 2 mots.

  • Il faut du travail.
  • Il faut du temps.

Un an, deux ans, je compte plutôt en années pour la coordination. C’est long.

 

Retrouvez l’article sur la coordination :

https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/comment-ameliorer-lindependance-et-la-coordination-des-mains/

Retrouvez la vidéo sur la coordination : https://www.youtube.com/watch?v=uc_mER93w1A&feature=youtu.be

 

 

Donc je résume :

  • Ne jouez pas les mains séparées.
  • Ne lisez pas les mains séparées.
  • Travaillez votre lecture à part dans les premiers temps.
  • Travaillez votre lecture verticale.
  • Travaillez votre déchiffrage mains ensembles tout de suite, le plus vite possible.

Sinon tant pis, ça ne sera pas beau. Ça ne sera pas bien.

 

Mais !

  • Travaillez les passages difficiles, les passages compliqués, en petit morceau, mains séparées.
  • La main gauche toute seule, la main droite toute seule, de ce petit morceau.
  • Le passage difficile uniquement.

 

 

Voilà ! Si cette vidéo vous a plu, je vous invite à vous inscrire à ma chaine, et à partager autour de vous avec vos amis pianistes.

https://www.youtube.com/channel/UC9WKeSyfajhE-337rs0bO2Q

 

Au revoir !

Des exercices pour améliorer la coordination des mains au piano.

Problème de coordination au piano

 

 

Voici ma réponse à la question d’Henri posée ici, en vidéo. Pour des informations plus poussées sur le sujet, lisez aussi mon article sur la coordination et comment l’améliorer. Vous pouvez vous aussi me poser vos questions dans le champs des commentaires en dessous de cette page.

Vous pouvez vous aussi me poser vos questions dans le champs des commentaires en dessous de cette page.

 

Transcription texte de la vidéo :

 

Des exercices pour améliorer la coordination des mains au piano.

 

Bonjour et bienvenue sur le blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

 

Alors comme promis, je réponds à la première question qui m’a été posée en-dessous de la vidéo que vous pouvez aller retrouver sur ce lien https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/posez-moi-vos-questions-ici/,  si vous avez vous-même des questions.

 

C’est une question d’Henri :

« Ma question est au sujet de la coordination des deux mains. J’ai essayé mais pas moyen. Le cerveau fait des nœuds et les doigts s’emmêlent. Y a-t-il des exercices simples pour y arriver ? »

« Pourquoi cette question dès la première question ! C’est le piano ça. C’est justement le problème. »

 

Non plus sérieusement Henri merci beaucoup d’avoir posé cette question.

Je vais tenter d’y répondre bien sûr, je suis là pour ça.

J’ai un article qui a été écrit, sur ce sujet, que j’ai essayé de faire le plus complet possible. Vous pouvez aller le visiter ici https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/comment-ameliorer-lindependance-et-la-coordination-des-mains/.

 

Maintenant c’est une question difficile à répondre, parce que je ne sais pas bien à quel niveau vous êtes Henri. Je vais supposer que vous êtes plutôt dans les débutants. Mais c’est vrai qu’il y a plein d’exercices possibles en fonction de votre niveau.

Donc je vais supposer que vous êtes plutôt dans les premières années, entre 1 à 3 ans de piano.

« Écoutez Henri. C’est pas compliqué, il suffit de travailler mains séparées. Voyons ! Je vous l’ai dit mille fois ! »

 

Non. C’est plus complexe que ça. Et c’est plus nuancé que ça.

  • Alors il faut travailler mains séparées. Mais moi je vais plutôt employer, le plus souvent possible, le terme de mains alternées.

C’est-à-dire qu’il faut alterner très très souvent les deux mains.

Il ne faut absolument pas, mais absolument pas, que vous restiez une semaine sur la main gauche et une semaine sur la main droite. Ou alors, pas tout le morceau la main gauche, ou tout le morceau la main droite. Ça non plus ce n’est pas utile, ça va vous faire perdre un temps monstrueux.

Donc ce qu’il faut faire c’est alterner régulièrement les mains.

Il y a plusieurs raisons pour cela :

  • Pour que la mélodie et ce que vous entendez restent dans votre mémoire immédiate au niveau de l’oreille et au niveau du geste. Ça c’est une première chose.
  • Ensuite il ne faut pas fatiguer les mains. Et c’est vrai que si on reste longtemps sur une main, il y en a une qui va se refroidir et l’autre qui ne va pas se reposer.

 

Ensuite, une petite remarque pour les débutants.

Vous pouvez effectivement alterner les mains et faire juste par petits morceaux comme je l’ai dit dans un autre article. Par petits morceaux, par mesure, ou par deux mesures, sur tout le morceau. Vous pouvez alterner les mains un peu sur tout le morceau.

 

En revanche, pour vous qui êtes un petit peu plus avancé.

Même à partir de la deuxième ou troisième année, il va falloir se concentrer uniquement sur les passages qui sont plus difficiles, les passages que vous avez du mal à faire. Sinon ce n’est pas très utile de séparer les mains.

Il vaut mieux que vous vous entrainiez à les faire mains ensembles. Parce que c’est une des difficultés du piano. Donc c’est ça.  Il y a un moment où il faut s’y coller.

Donc ça c’est une méthode générale on va dire.

 

Maintenant plus spécifiquement.

  • Si vous avez plusieurs voix.

Vous savez, quand vous avez par exemple la main gauche qui fait une petite mélodie et la main droite qui fait une autre petite mélodie et ça s’entremêle.

Là il y a plein de façons de travailler, mais ce qui me vient là :

  • C’est chanter une des deux voix par exemple pendant que vous jouez l’autre.
  • Ou alors vous jouez tout et vous chantez une des voix.
  • Et puis après, vous changez de voix pour prendre d’une autre. Vous dites le nom des notes et vous essayez de le chanter.
  • Si c’est difficile pour vous de chanter, vous dites juste le nom des notes. Et en rythme bien sûr.

 

  • S’il y a plusieurs rythmes.

La difficulté c’est souvent parce qu’on a une main qui fait un rythme et une autre main qui fait un rythme. Après il y a plein d’autres cas de figure mais j’en parlerai dans d’autres vidéos.

  • À ce moment-là vous pouvez faire ce que l’on appelle de la polyrythmie.
  • Vous faites sur vos genoux.
  • Puis vous pouvez le faire sur le couvercle avec vos doigts. C’est-à-dire que là vous ne serez pas gêné par le son et vous serez beaucoup plus attentif à la sensation que vous avez de vos doigts.

 

  • Un autre cas de figure. Si vous avez une mélodie à droite, et que vous avez à la main gauche un accompagnement.

Travaillez la main gauche seule, en chantant la main droite avec le nom des notes.

 

Maintenant si c’est encore difficile.

Alors là il faut bien que vous compreniez que la coordination, au plus profond, c’est une question de détente. Donc :

  • Vous pouvez faire de la sophrologie.
  • Vous pouvez faire du yoga.
  • Vous pouvez faire plein d’activités.

Parce que si vous êtes quelqu’un d’un petit peu nerveux, souvent la coordination est difficile à cause de ça.

« Je vais y arriver »

  • Il y a un autre exercice qui s’appelle le Cross Crawl. Je vous en ai déjà parlé justement dans l’autre article sur la coordination, je vais vous montrer maintenant comment on fait, en vrai, en vidéo.
  • Ensuite, vous pouvez compter tout haut les temps pendant que vous jouez. Comme si vous déclamiez les numéros sur scène.
  • Vous pouvez aussi nommer le nom des notes.
  • Vous pouvez nommer les doigtées.
  • Vous pouvez taper la pulsation d’une main et jouer l’autre main., ou le rythme d’une main et jouer l’autre main en réel sur le piano.
  • Vous pouvez aussi échanger les mains. C’est-à-dire jouer la main gauche avec la main droite, et la main droite avec la main gauche.

 

Une autre chose parfois qui débloque beaucoup.

Il ne faut pas le faire trop souvent parce que sinon ça abime les oreilles.

Vous vous mettez un casque sur les oreilles et vous mettez une musique assez forte, qui n’a rien à voir. Par exemple du RAP, du Hip-Hop, de la Zumba, ce que vous voulez, bien fort. Et vous essayez de jouer le passage en question.

Ça marche vraiment super bien pour débloquer les passages qui ne passent toujours pas après avoir travaillé.

 

Dernière petite précision.

C’est vrai qu’à partir d’un certain âge on apprend moins vite. C’est plus compliqué et on peut avoir des difficultés à ce niveau. Ce n’est pas une bonne excuse.

Le cerveau continue à évoluer même après 65 ans. Il évolue tout le temps, jusqu’au bout, jusqu’à la fin. J’ai personnellement des élèves qui ont un certain âge et ils progressent quand même. Ils sont plus lents bien sûr qu’un enfant, mais ça progresse toujours. D’accord ?

Donc il faut que vous soyez patient.

 

Voilà, j’espère que cette vidéo vous aura aidé. Maintenant c’est à vous d’agir. C’est à vous de travailler. C’est à vous d’appliquer.

 

Merci, à bientôt sur le blog !

 

Les 6 habitudes qui vous empêchent d’apprendre votre morceau rapidement

 

Durant mes années de pratique personnelle du piano et d’enseignement, j’ai repéré quelques mauvaises habitudes de travail qui reviennent tout le temps si l’on n’y prend pas garde. Les voici :

 

1-Reprendre toujours au début et jouer tout :

C’est l’erreur de travail la plus courante et la plus insidieuse. Nous tombons tous régulièrement dans le panneau. Nous avons tendance à confondre le fait de jouer et le fait de travailler.

Jouer du piano c’est : commencer à jouer à partir du début et aller jusqu’à la fin.
Travailler le piano c’est : répéter des passages dans un but précis d’amélioration.

 

Arrêtez de reprendre tout le temps votre morceau par le début ! S’il vous plaît arrêtez ça !!!! Vous perdez un temps précieux. Allez aux passages difficiles et qui sont à améliorer, allez aux endroits qui vous font peur. Pour les repérer plus facilement, vous pouvez vous enregistrer. Et dans la plupart des cas vous vous rendrez-compte en cours de route qu’ils ne sont pas aussi difficiles que vous le croyez.

Alors bien sûr, il vaut mieux “jouer” du piano que de ne pas y toucher pendant des jours et des jours. Mais à ce moment là, sachez que vous “travaillez” votre plaisir de jouer, votre endurance de jeu ou votre déchiffrage (si vous ne connaissez pas bien le morceau), ce qui sont de bonnes choses aussi, mais que vous n’améliorerez pas votre morceau. Et si vous avez une échéance comme un cours avec votre professeur, ou une prestation publique comme un examen ou une audition, vous n’avancerez pas vers cet objectif. Soyez-en conscient.

Travailler pour une prestation publique

Image Loïc Lafontaine

2-Jouer tout de suite sans prendre un temps de réflexion.

Il est très utile pour que vous soyez efficace de prendre un petit temps de réflexion avant de vous mettre à travailler au piano sur votre morceau. Posez-vous les questions suivantes par exemple :

  • Quel est le passage je dois travailler en priorité ?
  • Ai-je des nuances ou des indications de phrasé que je n’aurais pas vu ?
  • Que m’a indiqué mon professeur au dernier cours, si vous en prenez ?

Combien de fois vois-je des élèves avec la même erreur de texte, d’articulation, ou de phrasé pendant des semaines. La plupart du temps les professeurs signalent une erreur sur la partition ou un petit carnet en entourant le passage ou en mettant un signe ou une couleur particulière. Prenez donc le temps de repérer ces passages. Si la remarque n’est plus d’actualité, gommez-la. Vous avez tout à gagner que votre partition soit la plus clair et la plus propre possible.

Annotations professeur de piano

 

Combien de fois ai-je vu des partitions maculées de remarques violemment griffonnées de partout dans lesquelles on ne peut presque plus distinguer le texte musical ! Ceci dit, il est vrai que pour un professeur c’est exténuant de répéter des semaines la même chose ! Pas étonnant que certains perdent patience, surtout si vous tombez le jour ou il s’est levé du mauvais pied Confus.

 

3-Laisser la page vierge, ne pas écrire de doigtés :

Cette remarque est un peu dans la même lignée de ce que je viens de dire plus haut. Écrivez ce qui vous aide, et gommer ce dont vous n’avez plus besoin. Un élément en particulier est essentiel à écrire : le doigté. Mais pas à toutes les notes. Voici quelques endroits où il est très utiles de les indiquer :

  • Au début de chaque phrase musicale
  • Au début de chaque ligne
  • Au début de chaque page
  • À chaque changement de forme de main ou de position de bras
  • Lorsque la main est en position élargie (c’est à dire quand vous l’ouvrez et que vous avez plusieurs touches blanches entre les doigts).
  • Pensez également à recopier les doigtés lors d’une répétition à l’identique d’un passage.
  • A tout endroit où vous avez régulièrement une hésitation.
Je rappelle qu’il est important d’avoir toujours un crayon à papier et une gomme à coté de votre piano et qu’ils doivent ne servir qu’à cela… parole d’experte en perte…

 

 

4-Travailler les passages sans rajouter la note du passage suivant.

C’est à dire s’arrêter de jouer à la fin de la mesure, ou de la ligne ou de la page sans rajouter la première note de la suite. Vous serez dans l’incapacité d’enchaîner les différentes parties, et votre discours musical sera haché. Ceci va vous obliger ensuite à travailler toutes les transitions une à une. Traversez plutôt la barre de mesure, allez à la ligne suivante ou tournez la page, et jouez la ou les premières notes.

Une petite astuce toute simple si le passage travaillé se termine en fin de ligne ou de page : écrivez la note ou l’accord du passage suivant à cette fin de ligne ou fin de page (ou aux barres de reprises). Vous appliquerez plus facilement ce principe de continuité. (voir image en dessous en bas à droite)

 

Ceci va vous faire gagner un temps précieux.

 

Repère en fin de page

5-Travailler juste avant le cours suivant, au dernier moment.

Cette remarque est bien sûr pour les personnes qui prennent des cours. La plupart du temps, je sais que les élèves travaillent plutôt les jours qui précèdent le cours, voyant l’échéance arriver. Après le cours, on se dit : “il y a le temps, on verra plus tard”. C’est une erreur qui a beaucoup d’inconvénients. Mais le plus gênant est que vous ne ravivez pas immédiatement la mémoire de ce qui a été dit, donc vous allez oublier la plupart des choses qui ont été dites. Vos devez appliquer de suite les conseils qui vous ont été donnés, afin de profiter pleinement du contenu du cours quand c’est encore frais dans votre mémoire. Et vous verrez que c’est beaucoup plus facile dans ce sens au bout du compte. Si vous ne pouvez pas jouer de suite, prenez un temps rapide pour noter ce dont vous vous souvenez immédiatement, ou dans les heures qui suivent le cours. Quelques mots clés suffisent. De cette manière, vous optimiser au maximum votre investissement en temps et en argent de vos cours. Et la patience de votre prof Sourire. Tout le monde est gagnant.

La leçon de piano de Matisse

La leçon de piano de Matisse, 1917

Mais cette remarque est également valable si vous suivez des tutoriels ou des cours en lignes. Ne tardez pas à appliquer concrètement. Ne regardez pas les cours, si ce n’est pas pour appliquer ce qu’il y est demandé de faire.

 

6-Choisir des morceaux trop difficiles :

Il est courant que des amateurs (dans le sens “qui aiment”) de piano se lancent dans l’apprentissage de morceaux d’un niveau technique et/ou de lecture beaucoup trop éloigné du leur. Il est bon de se mettre parfois des chalenges en travaillant des morceaux plus difficile que votre niveau, surtout si vous l’adorez, mais dans certaines proportions raisonnables.

Vous pouvez cependant parfois vous faire plaisir et travaillez uniquement le passage, le thème que vous adorez, mais vous risquez d’être frustré si vous le faites trop souvent. Jouer un morceau d’un bout à l’autre est tellement plus satisfaisant !

Comment savoir si votre morceau est faisable pour votre niveau si vous n’avez pas de professeur ? Honnêtement, c’est compliqué… Mais si vous mettez plus de deux mois à savoir bien le jouer, il est certainement trop difficile pour vous… pour le moment.

Si vous ne savez pas quel morceau choisir, pensez à aller voir mes listes par niveau et leur vidéos sélectionnées.

 

Et voilà ! Si vous arrivez à éradiquer déjà ces 6 mauvaises façons de procéder, vous serez déjà beaucoup plus efficace ! Et vous pourrez vous féliciter, car la plupart des pianistes les utilisent pendant des années, voir toute leur vie, sans avoir même conscience qu’elles sont une perte de temps énorme !

Mais bien sûr, n’oubliez pas de vous faire plaisir aussi en rejouant d’anciens morceaux du début à la fin. Ou de déchiffrer des morceaux faciles en les téléchargeant gratuitement sur ISLMP ou en achetant des partitions faciles et attractives. Le piano c’est aussi et surtout dans le but de “jouer”. Alterner le plaisir du travail efficace et le plaisir du jeu sans “prise de tête”. Tout dépend du temps dont vous disposez. Il est certainement judicieux pour la plupart d’entre vous de réserver la détente au piano pour le weekend…

Bon piano !

Des cours de piano en ligne de grande qualité

Le site Je joue du piano

 

J’ai la grande chance d’avoir été contactée dernièrement par Mathieu Papadiamandis, le fondateur du site jejouedupiano.com. Il m’a proposé d’avoir accès à ses cours en vidéo afin de me faire ma propre idée du contenu que l’on y trouve. Je l’en remercie chaleureusement. Après quelques semaines d’exploration, je suis donc très heureuse de pouvoir vous parler de ce site en connaissance de cause. J’avoue avoir été impressionnée par la qualité du service proposé par ce site.

 

Pour les avancés comme pour les complets débutants :

Si vous n’avez jamais touché un piano de votre vie, la série “Commencer le piano” (voir Anne-Lise Gastaldi plus bas) vous est dédiée. Une progression adaptée et pas à pas avec de très bons conseils. Les vidéos sont présentés comme un cours à un débutant. Et ça n’a rien de virtuel, puisse que l’élève est une personne réelle. Il s’appelle Simon et qu’il est très appliqué et attentif ! A vous de faire pareil !

Vous pourriez vous demander s’il s’agit réellement d’un débutant, ou s’il joue la comédie. Je peux vous affirmer que vu son comportement et les maladresses qu’il commet parfois, soit c’est un très bon comédien, soit c’est véritablement quelqu’un qui n’a jamais touché un piano. Cette série présente l’avantage que vous pouvez vous identifier à ce Simon et vous sentir moins seul…

 

Cours débutant piano

 

Mais si vous savez déjà bien manier l’instrument, ce site est une mine d’or également pour vous. En effet, de nombreux conseils sont donnés sur des techniques et des difficultés d’un niveau intermédiaire, voir très avancé. J’ai moi-même appris deux ou trois choses bien intéressantes… Je pense que tout professeur aurait intérêt à y faire un tour une fois dans sa vie ! Les œuvres du niveau avancé font partie du grand répertoire du piano.

 

Les professeurs :

Une liste impressionnante de grands nom de l’école française de piano compose l’effectif du site.

  • Marie-Joseph Jude. C’est assurément celle qui a fait au jour d’aujourd’hui le plus de vidéos. Pas moins de 150 cours au jour ou je vous parle, dont les séries “Les bases de la technique” et “La technique du piano”, où elle prend une par une les difficultés techniques du piano, des bases jusqu’à la virtuosité. Mais des œuvres précises sont également dans ses programmes, comme par exemple Espana op.165 n°1 d’Albeniz, des inventions de Bach ou l’étude op.25 n’’°1 de Chopin.
  • Jean-Marc Luisada. Une trentaine de cours sur des œuvres telle que La lettre à Elise ou la Sonate au Clair de Lune de Beethoven et La marche turque de Mozart. Une série de vidéos présentant des exercices techniques également.
  • Anne-lise Gastaldi s’occupe tout particulièrement entre autre des débutants au piano et passe en revue toutes les bases dans une série appelée “Commencer le piano”.
  • Jacques Rouvier. Une quarantaine de cours sur des œuvres du grand répertoire comme par exemple Pavane pour une infante défunte ou Jeux d’eau de Ravel, Clair de Lune de Debussy ou la Gymnopédie n°1 de Satie.
  • Laurent Cabasso. Une vingtaine de cours sur des œuvres comme par exemple le concerto n°13 K.415 de Mozart, et Voiles (prélude du premier livre) de Debussy.
  • Bruno Rigutto. Des œuvres de répertoire comme Capricho Catalan d’Albeniz, la Valse en la mineur B.150 de Chopin ou L’étude op.2 n°1 de Scriabine. On pourra aussi trouver ici deux œuvres de musique de chambre !
  • François Chaplin, mon dernier professeur de piano au CRR de Versailles, et qui m’a beaucoup appris. Ses cours sont d’une grande finesse. Quelques jolies découvertes comme Esquisse op.63 n°1 d’Alkan ou To the moon de Macdowel.
  • Michel Beroff. Le célèbre pianiste français nous offre quelques œuvres du grand répertoire, essentiellement des préludes de Debussy, comme par exemple Brouillards ou Les fées sont d’exquises danseuses.

Professeur jejouedupiano

 

Des facilités :

Trois possibilité de choisir son cours.

  • Par professeur, si l’un d’entre eux vous intéresse tout particulièrement.
  • Par titre d’œuvre, afin de trouver celle que vous voulez absolument jouer.
  • Par niveau de difficulté. Il est difficile pour beaucoup d’autodidactes de savoir choisir un morceau adapté à leur niveau. Toutes les œuvres sont pour cela classées dans quatre catégories : débutant, intermédiaire et avancé. Et dans la liste des œuvres, le niveau de difficulté est indiqué encore plus précisément par un indice allant de 1 à 10. Si le titre ne vous dit rien, chaque morceau peut s’écouter directement de la liste par simple clic. C’est pas beau ça ?
  • Par compositeur, si vous en avez un fétiche !

Beaucoup de choses ont été pensée pour facilité la tache à l’élève. Dans la plupart des cours, vous pouvez télécharger la partition en PDF et l’imprimer chez vous. Vous avez également parfois un autre fichier avec des doigtés ajoutés par le professeur, ce qui vous permet d’avoir la possibilité de les essayer et de les recopier sur votre partition s’ils vous conviennent.

Petit rappel au sujet des doigtés : essayez toujours les doigtés proposés et travaillez-les quelques temps avant de les rejeter. Il n’est pas rare qu’ils paraissent farfelus au début, mais finalement bien utiles après les avoir pratiqué un peu. Certains doigtés sont des formules réutilisables dans bien des morceaux et pratiquées par de nombreux pianistes professionnels. Faites leur confiance, car ils savent ce qu’ils font. Ce sont de petits bijoux d’ingéniosité et de savoir faire. On peut les réutiliser dans différents cas de figure. Ce sont des “tours de main” qu’il faudra de toute façon mettre dans votre bagage pianistique… Alors essayez-les plusieurs jours ! Vous déciderez seulement ensuite s’il vous conviennent ou non.

 

jejouedupiano

 

Un retour sur son travail :

On pourrait croire, puisse qu’il s’agit de cours en ligne, qu’il n’y a aucune possibilité de savoir si ce que l’on fait est bon. Et bien Mathieu Papadiamandis à pensé également à cela. Il propose de se filmer et de poster la vidéo sur le site partenaire parlonspiano.com.

Ce site est d’ailleurs un excellent moyen de se sentir moins isolé dans sa pratique. Vous y trouverez :

  • Des forums.
  • Des petites annonces pour l’achat/vente d’un piano ou des cours de piano.
  • Des lieux pour pouvoir jouer du piano un peu partout en France.
  • Des liens vers une sélection de blogs.
  • Des news sur le piano.
  • Des partitions libres de droit et donc en téléchargement libre.

Mais revenons à ce qui nous intéresse ici. Vous pouvez donc vous filmer au piano et envoyer la vidéo sur le forum dédié aux abonnés de jejouedupiano.com. Vous recevrez le feed-back dans les jours qui suivent d’un membre du site, très détaillé et personnalisé cette fois-ci.

Envoyer vos vidéos

Mais je vous entends déjà dire : “oui mais moi je ne sais pas comment me filmer et envoyer ça sur internet” ou alors “j’ai peur de me retrouver sur internet”. Sachez que vous êtes guidés dans toutes les étapes techniques par l’aide prévue pour cela et que le site n’est accessible qu’aux abonnés. Il faut montrer patte blanche avant d’y rentrer et de nombreux modérateurs surveillent en permanence ce qui s’y dit !!

Bref ! vous ne serez pas seul dans votre apprentissage et croyez-moi, c’est particulièrement indispensable sur ce chemin semé d’embuches et de déserts arides que représente l’apprentissage du piano.

 

Les tarifs :

A ce niveau là, l’offre est tout à fait raisonnable !

 

L’abonnement mensuel est de 24 à 29€/mois

L’abonnement pour 6 mois à 145€

L’abonnement annuel de 199€ pour la première année, avec une tablette offerte.

Pour vous donner un élément de comparaison, un cours privé avec un professeur qualifié oscille entre 30€ et 50€. En général on prend des cours une fois par semaine, soit à peu près une trentaine de cours l’année (si on ne compte pas les vacances scolaires). Ce qui revient entre 900€ et 1500€.

Cela vous permet donc d’avoir accès à de très grands professeurs de piano, pour un prix tout à fait modeste par rapport à ce que vous paieriez en présentiel.

 

Les petits plus :

Mais jejouedupiano.com ne propose pas uniquement des cours de piano. On peut également y trouver des cours sur…

  • Des œuvres de musique de chambre où le piano tient une place importante, comme le quintette op.81 de Dvorák, ou la sonate pour piano et violon de César Franck.
  • Des quatre-mains également comme La Poupée de Georges Bizet. Vous avez accès dans ce cas à l’accompagnement pour pouvoir vous entraîner en condition réelle.
  • Et si vous débutez et que vous vous rendez compte que vous avez vraiment besoin de travailler le solfège (sachez que ce mot n’est plus employé dans les écoles de musique, on emploie plutôt celui de Formation Musicale, dans le soucis d’élargir la pédagogie à quelque chose de plus global que la simple lecture de note et de rythme), vous avez aussi la possibilité d’accéder à des cours en vidéo. Ce format rend l’apprentissage beaucoup plus facile et agréable à suivre. Des quizz vous permettrons de tester vos connaissances après chaque cours.

cours de solfège

Mais ce n’est pas tout !

  • Pour certains cours, la partition est offerte. Partition intégrale, et extrait de partitions annotées qui résument le cours. Vous avez également accès à un fichier MIDI.
  • Le Mag du piano : Des interviews, entretiens et vidéos de grands pianistes, des documents et archives sur le piano et les pianistes et des conseils pour acheter et entretenir son piano.

 

 

Mais on ne peut pas apprendre le piano par internet !…

C’est vrai ! Vous ne pourrez pas complètement apprendre le piano sur un site internet. Et je vous recommande fortement, dès que vous en ressentirez le besoin et que vous en aurez les ressources temporelles et financières, de chercher un professeur de piano près de chez vous afin d’avoir un retour personnalisé et un rendez-vous régulier qui vous challenge.

Cependant, vous aurez à ce moment là accumulé déjà beaucoup de connaissances et énormément dégrossi le terrain de votre apprentissage ! Vous aurez acquis des habitudes de travail qui permettra à votre professeur de se concentrer sur l’essentiel : la musique. Je pense qu’internet est un excellent moyen de faire passer les connaissances en faisant gagner beaucoup de temps (et donc de l’argent) dans les cours en présentiel. Vous pouvez écouter, réécouter autant de fois que vous le souhaitez les cours sans déranger personne, ce qui fait gagner du temps et de l’effort au professeur, et vous n’avez pas la pression vous-même de comprendre et d’intégrer rapidement ce qui est dit sous peine de payer encore plus de cours. Pour moi, tout le monde y gagne…

 

Pour terminer, voici un résumé des avantages et inconvénients de l’enseignement du piano sur ce site :

Avantages :

  • Possibilité de suivre les cours à votre rythme et à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Liberté totale de travail.
  • Les partitions sont souvent fournies en PDF vierge, ou même doigtées par le professeur.
  • Vous pouvez écouter la plupart des œuvres et même les voir jouées pour certaines.
  • Vous pouvez suivre les cours à partir de votre Ipad, Iphone ou tablette tactile Android. Cela permet de les visionner où que l’on se trouve (à condition bien sûr d’avoir accès à internet) et même du pupitre de votre piano pour appliquer immédiatement les consignes.
  • Aucune attente particulière de la part d’un professeur. Pas de pression.
  • Accès à l’enseignement et la vision de plusieurs professeurs. Possibilité de repérer ce qui est commun entre tous et ce qui diffère. Permet de voir ce qui est relatif aux personnes et ce qui est en revanche commun à tous, donc indispensable.

Inconvénients :

  • Vous n’avez aucune contrainte temporelle pour arriver à un résultat. Et tout le monde sait qu’il y a dans ce cas une fort risque de procrastination et de non application des conseils. Le cours régulier à une heure précise et fixée chaque semaine est un moyen de vous motiver à avancer malgré vos baisses de régime.
  • Vous risquez parfois de faire des erreurs de compréhension et de partir dans une mauvaise direction. Rien ne pourra remplacer la qualité d’une présence humaine d’un professionnel à vos cotés…

 

J’espère que cet article vous aura intéressé et renseigné suffisamment sur les possibilité de ce site. N’hésitez pas à me poser des questions s’il vous en reste dans les commentaires ci-dessous.

Si vous souhaitez en savoir plus ou vous inscrire, cliquez ici ou sur l’image ci-dessous.

je-joue-du-piano

Avertissement : Par soucis de transparence, je vous informe que pour tout abonnement sur ce site en passant par les liens ci-dessus, je recevrai une commission qui n’augmentera en rien pour vous le prix d’achat des cours.

Posez-moi vos questions ici

Je vous propose de me posez sur le blog toutes vos questions en rapport avec la pratique du piano en dessous de cette vidéo.

Descendez en-dessous du formulaire pour poster vos questions en commentaire.

 

Transcription texte de la vidéo :

 

Bonjour, c’est Marie-Cécile !

 

Je voulais vous proposer une nouvelle façon de faire des vidéos.

Des vidéos un petit peu plus courtes que ce que j’ai fait jusqu’à présent, mais surtout des vidéos qui vous sont adressées en réponses à des questions que vous vous poseriez.

Donc ça va être à vous de travailler.

Vous allez pouvoir écrire vos questions en dessous de cette vidéo. Pas n’importe où, vraiment en dessous de cette vidéo, sur le blog. Je sélectionnerai une question par semaine et j’y répondrai en vidéo.

 

Tous les sujets sont abordables. Que ce soit :

  • Un problème ou une question sur le rythme.
  • Une question sur les notes, la lecture de notes.
  • La théorie.
  • Les problèmes techniques en général.
  • Les difficultés d’organisation, pour trouver du temps pour jouer du piano.

Tout ce qui vous empêche au quotidien dans votre pratique.

 

Surtout n’hésitez pas. Il n’y a pas de questions idiotes. Évidemment tant que ça a un rapport avec le piano, avec le sujet du blog. Il n’y a pas de questions idiotes.

Je sélectionnerai les questions qui pourraient servir aux plus grands nombres et j’y répondrai par des vidéos assez courtes, de 2 ou 3 minutes, une fois par semaine ou peut-être un petit peu plus souvent en fonction de l’envie, de l’inspiration.

 

Foncez maintenant, c’est à vous de travailler.

À vos clics, à vos petits claviers et c’est parti pour les questions !

 

Au revoir.

La pédale rythmique et enchaînée, explications en vidéo

Pour savoir ce que sont les pédales au piano et à quoi elles servent, cliquez ici.

Cette vidéo est l’explication concrète des exercices de l’article sur Comment mettre la pédale de droite au piano.

Je vous invite à vous abonner à ma chaîne Youtube afin d’être tenu au courant de chaque nouvelle vidéo dès leur publication.

 

Transcription texte de la vidéo :

Bonjour, bienvenue sur le blog apprendre à jouer du piano.
Je voulais vous faire une “petite” vidéo 😉  aujourd’hui pour vous expliquer un petit peu ce dont j’ai parlé sur l’article sur la pédale. Les exercices préparatoires en particulier. C’est plus facile pour moi de vous l’expliquer en vrai en filmant mon pied en même temps. Si vous n’avez pas encore lu l’article, vous pouvez cliquer sur le lien qui apparaît ici.

Rappel et démonstration des deux types de pédales :

Comme je vous le disais dans cet article, il y a deux types de pédales. Vous avez la pédale dite rythmique, qui va suivre ce que vous êtes en train de jouer. Il s’agit par exemple d’enfoncer en même temps la main et le pied. (démonstration) Les gestes se font exactement au même moment.
En revanche la pédale qu’on appelle enchaînée ou continue pendant toute une partie d’un morceau, se présente de la manière suivante : la première fois c’est exactement pareil que la pédale précédente. J’enfonce en même temps. En revanche après, au prochain accord, je vais soulever mon pied alors que mes doigts s’enfoncent, c’est-à-dire que c’est en décalage. (Démonstration)
C’est pareil si je fais quelque chose de plus arpégé. Voyez, je soulève en même temps que ma basse. Mais je n’enfonce pas en même temps que ma basse, je soulève.
Voilà, ça c’était pour vous rappeler un petit peu les deux types de pédale.

Maintenant, les exercices pour pouvoir mettre en place de ce geste :

Ces exercices sont les bienvenus, parce que c’est souvent difficile à mettre en place pour un problème de coordination. Encore elle !
Maintenant pour passer un petit peu plus à la pratique.
On va faire un petit exercice dont je crois je n’ai pas parlé dans l’article précédent…
(Ou… il y a un petit chat là-bas qui est en train de me regarder :))
Je compte 1-2-3-4. Je vais enfoncer mon pied en même temps que le premier temps et soulever en même temps que le troisième temps.
1 j’enfonce mon pied… 2… 3 je soulève… 4…

Maintenant la pédale enchaînée :

première fois j’enfonce… 2… 3… 4… mesure suivante… 1 (le pied fait un aller retour rapide en haut en bas)…2… 3… 4…

Au premier 1 j’enfonce en même temps que le premier temps, et au deuxième 1 (c’est-à-dire à la mesure suivante), je vais soulever mon pied, et non pas enfoncer puisqu’il est déjà enfoncé ! Je soulève mon pied et je le renfonce tout de suite après. Ça c’est important. Ça serait pas mal que vous essayez de le faire chez vous.
1-2-3-4-1-2-3-4 etc…
Voyez je soulève au premier temps de chaque mesure. Alors ce n’est pas forcément au promettant de chaque mesure. Ça peut être au premier et au troisième temps. Ça peut être assez aléatoire.
Voilà pour ce qui est de vous démontrer la différence entre ces deux pédales. Maintenant les deux exercices préparatoires dont je vous parlais.

Premier exercice préparatoire :

D’abord ce qui est important, c’est que vous sentiez bien la pédale de votre piano. Et que vous ayez bien une conscience de la course que vous devez faire entre le bas et le haut.
Déjà, ce que vous allez faire, c’est que vous allez poser votre pied sur la pédale de votre piano. Et vous allez aller au fond complètement. Quand vous êtes vraiment au fond, il faut inscrire dans votre pied, et votre tête par la même occasion, que pour la pédale enchaînée c’est votre base : le fond. C’est tout le temps là que vous allez revenir. Votre base n’est pas le haut. Sentez votre fond et vous devez être tout le temps bien confortable sur ce fond. Et ensuite vous allez revenir tout en haut.

Un autre petit exercice :

J’enfonce la pédale très progressivement tout en répétant une note. Moi, ma pédale est très courte. Allez-y doucement. Voyez, ça commence à s’amplifier. Et maintenant elle est pleine. Je suis au fond.

Maintenant je vais la soulever très lentement jusqu’à ce que j’arrive au point où ça coupe le son. Comme je vous dis, ma course est vraiment très courte sur ce piano là. Mais il y a plein de différences entre les pianos. La course peut être vraiment très très grande. Il faut que vous sentiez bien le point au fond et le point où les étouffoirs se collent aux cordes et coupent le son. Dans mon cas, j’ai même encore trois ou 4 mm avant le haut. À vous de trouver ces deux points.
Vous allez au fond… Vous soulevez… Et vous essayez de sentir la mécanique derrière. Et vous pouvez même entendre… Normalement vous entendez les étouffoirs qui se décollent des cordes. Ça s’entend un petit peu. On est bien d’accord que quand vous êtes au fond toutes les cordes sont complètement libres de sonner. Ouuuuuu ! J’ai lancé un son et toutes les cordes vibrent. Il se peut que vous sachiez ça… Mais pas forcément toujours.
Vous allez maintenant vous entraîner à ce petit geste de la pédale enchaînée qui est assez rapide.
Vous êtes au fond, et vous allez faire un petit geste de soulevé rapide. Hop hop hop. Vous le faite rapide et vous pouvez aussi le faire très très lent en contre résistance (Ça j’en ai parlé aussi dans l’article).

La contre-résistance :

Alors c’est quoi la contre résistance : je fais un geste avec mon bras, et je m’empêche de le faire avec mon autre bras. C’est comme si je le faisais “pour de faux” dans le vide sans rien qui m’en empêche réellement. Dans ce cas, j’ai les deux muscles antagonistes qui fonctionnent en même temps. Ce qui fait qu’on a une tonicité musculaire importante. Je peux faire un geste de deux façons différentes, de manière un peu molle et sans contrôle, ou avec contrôle.
C’est ce que je vous demande de faire avec votre pied. Vous êtes au fond et vous allez monter très lentement en contre résistance, en imaginant que quelqu’un vous empêche de soulever votre pied. Et quelqu’un vous empêche de l’enfoncer également. En faisant cela, votre maîtrise du pied est vraiment importante.
Vous soulever jusqu’à ce point où votre son se coupe… Vous renfoncez. Il faut faire bosser vraiment la cheville hein ! Vous bosser votre cheville quand vous faites ça. Tant pis si vous avez mal… C’est les risques du métier.
Après vous le faites rapide. Hop hop hop
Il faudrait que cela soit le plus silencieux possible. Regarder si je fais ça, ce n’est pas très joli (grimace pas terrible:)) déjà je soulève trop haut, ce qui fait que ça cogne quand je reviens. Il faut que vous arriviez à un geste qui soit le plus silencieux et le plus discret possible. Mais quand je fais ça, j’ai vraiment mon pied qui est très très tenu.

Le deuxième exercice préparatoire :

Ça suppose travailler la coordination entre le geste d’enfoncement de la touche et le soulèvement de mon pied.
  • Je vais le faire d’abord sans piano pour bien que vous voyez. Je soulève mon bras, et je vais toucher mon genou. Dès que je touche mon genou je soulève mon pied. Ça donne ceci : (démonstration). C’est mon doigt qui commande. C’est le doigt quand il touche le genou qui déclenche le pied. Maintenant… pas avant ! Vous vous concentrer sur la sensation de votre doigt qui arrive sur votre genou. Dès que vous sentez le contact, vous soulevez le pied vous le enfoncez.
  • Une fois que vous savez faire ça. Vous le faites sur la pédale. (Je vais un peu vite parce que sinon la vidéo va durer des plombes) Je suis au fond de ma pédale, sur mon “sol” de pédale. Je fais le même geste, mais avec la pédale réelle. Maîtrisez bien votre cheville. Votre pied est mou, ou votre cheville est molle, ça ne va pas fonctionner. Il faut vraiment que vous la teniez et que vous augmentiez son niveau de tonicité.
  • Après vous faites la même chose avec le clavier. Et là, vous passez à la main gauche. C’est important de passer à la main gauche. Parce que c’est la main gauche qui va faire vos basses.

Récapitulatif du geste  de la pédale enchaînée :

Je décortique une dernière fois le geste pour aller vraiment dans le fond des choses, et en comptant. Première fois j’enfonce en même temps. Maintenant que mon morceau est commencé, à la prochaine fois qu’il va falloir que je change ma pédale, ça va se passer de la manière suivante :
1-2-3-4-1-2-3-4…
Si vous n’arrivez pas à le faire comme ça vous pouvez le décortiquer encore plus. Ça donne :
  • 1-2-3-4-1-2-3-4. C’est-à-dire que vous soulevez en même temps que le 1 et vous renfoncez en même temps que le 2.
  • Après ce qui sera pas mal, c’est de soulever et enfoncer avant le 2. (Dernière démonstration) Voyez c’est comme si je faisais avec mon pied deux croches.
Voilà. Une fois que vous connaissez bien ce mouvement là, il va falloir petit à petit l’accrocher à des choses un petit peu plus complexes.
  • Maintenant je peux faire des accords.
  • Puis, si je fais un arpège c’est la même chose, mais en même temps que la basse uniquement. C’est pas à chaque note qu’on change. (Démonstration)
Et voilà ! Je débute un peu dans la vidéo explicative, donc merci de votre indulgence.
Visiter mon blog à tire-larigot, partager le à tire-larigot. J’ai de grandes ambitions avec ce blog, donc j’espère que vous allez m’aider à le faire connaître.
Et n’oubliez pas, si vous n’avez toujours pas téléchargé mes deux cadeaux de bienvenue de cliquer sur le lien qui apparaît là pour le télécharger et apprendre à bien lire et à être efficace dans l’apprentissage de vos morceaux.
A bientôt.

Pourquoi et comment se servir d’un métronome

 

Un métronome est un outil utile pour tout musicien à condition de s’en servir de la bonne façon. Il permet de donner un exemple sonore d’un battement régulier. Dans son déroulement dans le temps, la musique occidentale écrite ou non écrite est la plupart du temps construite avec des rythmes basés sur des battements réguliers que l’on appelle pulsations. Un exemple très concret de cela est ce que vous avez envie de taper avec votre pied ou ce que vous scandez régulièrement avec votre tête lorsque vous écoutez une musique que vous aimez. Lorsque vous dansez également, vous répétez un mouvement qui exprime corporellement une pulsation à espace régulier.

 

Métronome 1

 

La définition de la pulsation est donc : battement émis à espace régulier et qui délimite le temps qui s’écoule.

Une remarque importante qui découle de cela est qu’on ne doit pas confondre le terme et la notion de pulsation avec ce que l’on appelle en musique le temps, qui désigne plutôt le temps qui s’écoule entre chaque pulsation. Pour vous faire comprendre la différence, je vous donne tout de suite un élément simple de comparaison. La pulsation est comme le bip qui sonnerait toute les heures à un appareil vous donnant l’heure. Alors que le temps et comme le temps écoulé entre ces bips.

Pour en revenir à ce qui nous intéresse ici, il faut savoir que sans cette capacité à pourvoir scander, taper, et plus tard sentir intérieurement une pulsation régulière, et ce pendant que vous jouez, vous ne pourrez être un champion en rythme. C’est la difficulté fondamentale du rythme en musique.

Quand vous vous trouvez en présence d’un musicien ou de votre professeur, qui compte, tape dans ses mains ou vous scande sur l’épaule la pulsation, vous avez le meilleur des métronomes. En effet vous voyez, vous entendez et vous sentez avec cette personne une pulsation, mais comme il s’agit d’un être vivant et de plus formé à la musique, il peut parfois légèrement vous attendre pour ne pas vous mettre en stress. Cependant, il va être difficile d’emmener cette personne à votre domicile pour qu’elle vous aide tous les jours, sauf si vous êtes très riche… C’est là que le métronome est utile ! Il va pouvoir vous faire entendre un battement régulier avec le son d’un bip (ou ploc, tic ou tac…) à n’importe quelle vitesse souhaitée. Vous pouvez vous fier à lui les yeux fermés et les oreilles ouvertes. Sourire

 

Qu’est-ce que c’est précisément :

Métronome 2

Image de Kajojak

Un métronome se présente sous la forme d’un petit appareil mécanique ou électronique. On trouve également, depuis l’avènement d’internet et des nouvelles technologies, des sites, des applications ou logiciels qui font métronome (voir plus bas). Sur tous ces supports, vous devez régler la vitesse du bip. Vous avez pour cela des chiffres affichés allant en général de 40 à 200 sur les appareils physiques et de 0 à infini (même si être à 10 ou à 300 n’a que très peu d’intérêt…) sur beaucoup de métronomes dématérialisés. Cela correspond au nombre de battements possibles dans une minute d’un tempo (vitesse). C’est pourquoi par exemple, 60 correspondra à la même vitesse que celle de la seconde, puisqu’il y a 60 secondes dans une minute. Plus le chiffre sera bas, plus le tempo sera lent et inversement.

Explorons maintenant les différences entre métronomes. Si vous en avez déjà un, sautez directement au chapitre “Comment bien utiliser le métronome”.

 

 

Les différents types de métronome, avantages et inconvénients :

 

Les métronomes mécaniques :

Équipés d’un balancier, il faut les remonter régulièrement pour qu’ils fonctionnent correctement. J’ai souvent entendu dire de laissez régulièrement (une fois par semaine par exemple) la mécanique fonctionner jusqu’à l’arrêt, car sinon il risque de devenir plus vite irrégulier. La mécanique ne supporte pas de rester longtemps en tension.

Pour régler la vitesse, il faut monter ou descendre le poids.

 

Métronome 3

Image de Derek Gavey

 

Avantage : Il effectue un mouvement visuel qui permet de visualiser et d’anticiper l’arrivée de la pulsation.

Inconvénient : Ils ont tendance à devenir irréguliers avec le temps, ce qui perd totalement de son intérêt.

 

Les métronomes électronique :

Ils fonctionnent à piles. Pour régler la vitesse il faut tourner la molette. Pour les métronomes à touches, reportez-vous à la notice.

Métronome 4

Image de Robin Zebrowski

Avantage : Ils sont réguliers tant qu’il fonctionnent, on peut régler le volume sonore ou même parfois l’écouter au casque.

Inconvénients : Vous ne pouvez anticiper l’arrivée de la pulsation avec les yeux, puisque la plupart du temps le bip arrive sans aucun signe avant coureur. Mais certains présentent un petit écran reproduisant le mouvement de balancier du métronome mécanique.

 

Les métronomes en ligne :

 

Méronome en ligne

Cliquez sur l’image pour un exemple de site

Avantage : La plupart du temps ils sont gratuits

Inconvénient : Vous aurez besoin d’une connexion, et d’un ordinateur qui puisse être déplacé pour être proche de votre piano quand vous vous entrainez. Le son en fonction de vos enceintes d’ordinateur peut être trop bas par rapport à votre piano et donc vous ne pourrez entendre suffisamment le battement en jouant du piano.

 

Les applications pour Smartphone :

 

Métronome pour smartphone

Cliquez sur l’image pour voir celle que j’utilise sur mon IPhone

Avantage : leur prix est assez modeste (moins de 5€ pour la plupart), voir gratuit et le son peut être assez puissant. Mêmes fonctionnalités que les métronomes électroniques.

Inconvénient : Il n’est pas désolidarisé de votre téléphone. Vous risquez donc d’être distrait par vos diverses notifications, ou par un coup de téléphone. Pour palier à cela mettez votre téléphone en mode avion (sur Iphone glissez légèrement du bas de l’écran vers le milieu et touchez l’avion).

 

Comment bien utiliser le métronome :

 

Maintenant que vous avez votre métronome, et que vous savez le faire fonctionner, il va falloir apprendre à l’utiliser de la bonne manière et dans un but bien précis. En effet il est d’une grande aide pour vous faire entendre une pulsation régulière, pour travailler le rythme, mais ce n’est qu’une machine. Il sera intraitable et ne vous laissera pas la moindre marge de manœuvre en cas d’hésitations ou d’intention musicale. Ceci peut devenir très stressant. Et si vous travaillez votre piano en permanence avec, vous risquez de perdre toute qualité musicale et de devenir vous même une machine. Il va vous empêcher d’écouter le son de votre piano. Donc sachez l’utiliser avec parcimonie. Cela ne doit pas devenir une habitude ou une béquille dont vous ne pourriez pas vous passer.

Il faut savoir que le métronome n’a pas été construit au départ dans un but pédagogique. Il devait rendre objectif un tempo (vitesse en musique) pour tous quel que soit le lieu ou le moment auquel le musicien jouait. Mais rapidement, les pédagogues l’ont détournés pour le meilleur et pour le pire.

Il peut vous guider, vous indiquez si vous êtes sur la bonne voie ou non. Mais il ne vous donnera pas une pulsation interne que vous n’avez pas. Vous devez sentir toute pulsation dans votre propre corps au préalable, en marchant dans votre pièce en chantant la mélodie de votre morceau par exemple. Si vous devez aller à une vitesse donnée, écoutez votre métronome à cette vitesse et tapez du pied ou dans vos mains à cette vitesse pendant quelque temps avant de vous mettre au morceau en question.

Je trouve que là où il est le plus utile, c’est lors d’un travail sur le rythme pur sans piano. Lorsque vous travaillez une cellule rythmique spécifique par exemple comme “deux croches noire”, ou de courtes phrases rythmiques. Le geste corporel à effectuer est dans ce cas plus simple qu’au piano et vous pouvez vous concentrer uniquement sur une seule notion: le rythme. D’autre part vous ne serez pas en train de massacrer le morceau que vous aimez tant, ce qui vous allège de l’affect que vous pourriez y mettre.

Je reviendrai plus en détail sur les différentes bonnes façons d’utiliser le métronome dans de prochains podcasts sur le rythme.

 

Je n’ai pas de rythme…

Combien de fois ai-je entendu ça ! Soit parce qu’une proche avait eu des paroles malheureuses dans l’enfance, soit parce qu’une situation musicale inconfortable avait fait conclure ceci à la personne elle-même. Le rythme est certes plus facile pour certains que pour d’autres, mais comme toute chose il se travaille et peut s’apprendre et s’améliorer à tout âge. J’ai vu des gens à priori dépourvu de tout sens rythmique se débloquer et progresser en mixant travail régulier et juste détente corporelle. Pour moi, il y a un lien direct entre le rythme et le rapport au corporel. C’est un chemin qui vaut la peine, alors ne vous retranchez pas derrière cette croyance ! Et dansez dès que vous pouvez. La danse est un bon moyen de sentir la musique dans son corps sans que le mental n’intervienne trop.

 

J’espère que cet article vous aura aidé à choisir votre métronome, éclairé sur les possibilités qu’offre cet outil et ce qu’il ne peut pas faire.

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Recherches utilisées pour trouver cet article :comment fonctionne un métronome, comment utiliser le métronome avec les croches, comment utiliser un métronome piano, Utiliser un Métronome pour un piano