Une astuce toute simple pour les traits de vélocité

Je vous donne ici une des mes astuces (même plusieurs… 🙂 je ne peux pas m’en empêcher) pour obtenir des traits de vélocité fluides, clairs et précis.

Je prends comme exemple un trait extrait de la première ballade de Chopin.

 

Une astuce toute simple pour les traits de vélocité

 

 

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

 

Aujourd’hui je voulais vous donner une astuce pour les traits de vélocité.

 

Alors je ne me suis pas beaucoup adressé jusqu’à présent aux personnes beaucoup plus avancées dans le piano, donc ça va venir un petit peu maintenant.

Les traits de vélocité qui sont le grand répertoire, souvent posent problème. Et quand on arrive dès la mesure qui précède en général on se dit « Ohlala… Bon bah je travaillerais ça demain ».

Il y a un moment, ce n’est pas à un moment d’ailleurs, il faut commencer par là. Il faut commencer dans les morceaux qui demandent beaucoup de vélocité. Il faut commencer par les passages difficiles bien sûr avant de trop s’amuser sur les passages faciles.

 

 

Pour ces traits de vélocité j’ai une petite astuce à vous donner.

 

Vous pourrez dire plein de choses mais là je vais vous donner juste une petite astuce.

 

Cette astuce est toute bête, toute simple. C’est de dire le nom des notes.

Vous prononcez à haute voix le nom des notes du passage en question.

 

Donc comme exemple, je vais vous prendre la première balade de Chopin, celle qui commence comme ceci.

Et sur la deuxième page, on a un passage à la fin du premier thème.

  • En premier je vais dire le nom des notes.
  • Je vais isoler bien sûr cette main droite.

Je vais la prendre toute seule parce que là bien sûr autant d’habitude il faut faire attention de ne pas trop mettre les mains ensembles, autant là c’est évident qu’il y a besoin de faire un petit travail de main droite seule.

 

Donc cette main droite, on va dire le nom des notes comme ceci :

La – si – la – sol – la – sol – la – mi – fa – fa – sol – fa – mi – mi – do – la – si – ré – la – si – sol – la – fa – la – do – si – fa – fa – mi – ré – fa – fa – fa – sol – fa – mi – do

Alors on pourrait croire que cet exercice est un peu inutile. De dire le nom des notes. Mais en fait essayez-le parce que c’est extrêmement efficace.

 

Vous pouvez prendre conscience par là de toutes les notes que vous jouez un peu à moitié. Vous verrez, c’est impressionnant. Les passages que vous ratez, les passages où vous avez du mal à jouer avec les doigts, vous aurez du mal à dire le nom des notes.

Comme par hasard.

 

 

Donc ce n’est pas qu’une question de lecture de notes, c’est une question de prendre conscience de chaque note.

 

Est-ce que vous prononcez au doigt chaque note même si c’est très rapide, vous allez le voir en disant le nom des notes.

Ça tombera exactement sur les mêmes.

La – si – la – sol – la – sol – la – sol – mi – fa – fa – sol – fa – mi – ré – sol – ré – do – si – sol – fa – ré – mi – fa – fa – la – sol – fa – mi – do

Donc ça, c’est un excellent test pour repérer les doigts qui ne fonctionnent pas bien ou les notes dont vous n’avez pas pris suffisamment conscience.

 

 

Autre chose que je sais parce que j’en ai discuté avec des orthophonistes.

 

Il faut savoir que le fait de prononcer des choses de manière très articulée au niveau de la bouche va influer sur l’articulation de vos doigts.

Les orthophonistes l’utilisent mais à l’envers pour les personnes qui ont du mal à prononcer au niveau de la bouche. Ils vont faire travailler les doigts pour améliorer la diction.

 

Pourquoi, nous, on ne l’utiliserait pas mais à l’envers ?

Le fait d’articuler toutes les notes à la bouche, est-ce que ça ne nous permettrait pas d’articuler mieux au niveau des doigts ?

En tout cas moi je le vis au jour le jour.

 

C’est une chose que j’utilise très très régulièrement quand un passage savonne.

Vous savez ? C’est-à-dire qu’on sent que les notes boulent. Pour que ce soit précis et que chaque note ait sa place et transporte le discours musical, on a besoin d’avoir conscience, même si ce n’est pas une hyperconscience sinon vous ne pourrez pas aller vite, on a besoin d’avoir conscience que de passer par chaque note et qu’il n’y ait aucune note qui casse le discours et l’intention musicale.

 

 

Le trait c’est toujours quelque chose qui doit s’étirer sans jamais être cassé.

 

Et toute note qui est mal articulée au niveau du doigt ou mal conçu au niveau de la tête ça fait une fuite. Ça casse l’étirement du discours. D’accord ?

Donc ça c’est une chose, un bon outil. Utilisez-le au maximum dans les semaines qui vont venir et vous m’en direz des nouvelles.

 

Alors ensuite notre main droite va un petit peu mieux. Elle commence à savoir un petit peu mieux ses notes.

 

 

Donc maintenant il ne faut pas oublier assez vite de rajouter la main gauche bien sûr.

 

Là si je rajoute ma main gauche, il va falloir que je le fasse par élément de main gauche pour pouvoir coordonner les deux. D’accord ?

Sinon je risque d’avoir l’une qui fait quelque chose et l’autre qui est décalée par rapport à elle.

 

Donc on va faire, pour ici, noire par noire. D’accord ?

On va aller d’une noire à une autre noire et on va se poser dessus. Et on va faire attention à l’oreille qu’au niveau des rencontres ça tombe ensemble.

Alors vous si ce n’est pas des noires ça peut être autre chose. Mais vous allez d’un élément de la main gauche à un autre élément de la main gauche. D’accord ?

Comme ça vous allez d’une rencontre à une autre rencontre.

Puis vous prenez cette rencontre sur laquelle vous venez de terminer et vous allez de cette rencontre à une autre rencontre de main droite main gauche. Et ainsi de suite.

 

La sol mi fa fa la sol mi fa fa la sol mi fa fa

Fa sol fa mi mi do la si ré do si

Si sol fa mi mi ré do fa

Si sol fa ré mi mi fa

Si sol fa ré mi mi fa

Là il est bon…

 

Fa fa la

Fa fa la sol fa mi ré do

Fa fa la sol fa mi ré do

 

 

Ensuite, il va falloir accrocher la mesure d’avant.

 

Vous voyez ?

C’est toujours pareil. On isole un élément. Et une fois qu’il est isolé et bien travaillé, il faut le raccrocher avec les autres éléments.

Donc si on isole la main droite, on rajoute la main gauche. C’est un autre élément.

Et maintenant on rajoute avant le passage. Parce que je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on peut travailler très bien un passage et après on reprend le morceau et on est incapable de le faire correctement alors qu’on vient de le travailler.

C’est très rageant.

Il faut juste rajouter les mesures d’avant.

Donc la mesure d’avant et ensuite les 2 mesures d’avant, et ainsi de suite. Vous pouvez partir à reculons pour vraiment englober dans la carrure globale le passage entier.

 

 

J’oubliais ! En comptant tout haut les temps aussi.

1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1

Moi je pense que déjà avec ça vous avez beaucoup d’outils, on pourrait dire d’autres choses bien sûr, mais déjà prenez le temps de faire ça.

 

 

Donc cette astuce toute simple vous l’avez comprise.

 

C’est le fait de lire le nom des notes et ça c’est une chose à laquelle je tiens énormément. Que vous sachiez lire vos notes.

 

Ce n’est pas inutile.

On a la chance dans les pays francophones d’avoir un système d’écriture, une façon de nommer les notes qui est syllabique. Donc elle nous permet, avec des consonnes et des voyelles de vraiment prendre en compte chaque note.

Chaque note est attaquée avec la consonne. Ça parait tout bête comme ça. Mais on a cette chance par rapport aux anglo-saxons qui le font à partir d’une lettre, où ils disent « b » « c » etc. là aussi il y a des choses qui s’articule. Mais pour eux ce n’est pas vraiment une syllabe vous voyez ?

Nous on a des syllabes qui nous permettent de nommer chaque note et que plusieurs notes fassent des mots, même si ce sont des mots qui sont musicaux.

Utilisons ce système-là pour pouvoir nommer chaque note et lui donner toute l’attention dont elle a besoin.

 

 

Vous le savez, si vous me suivez depuis déjà un certain temps, la lecture de note pour moi est un sujet très important, qui est souvent négligé ces derniers temps parce que le solfège n’a pas bonne tresse.

Sauf qu’en fait ça dépend tout à fait comment on le fait. Ça n’a rien de si rébarbatif que ça. Ça demande un effort, c’est sûr, mais si c’est pris pas à pas, si on ne brûle aucune étape, ça se passe très bien. Il n’y a pas de raison.

 

Il y a besoin de fournir des efforts mais les efforts donnent du résultat derrière. Si y’a pas de résultat, c’est que l’étape n’est pas bonne, c’est que vous avez sauté des étapes.

C’est comme ça dans tout apprentissage au niveau du piano, et partout d’ailleurs.

Si votre effort ne produit pas de résultat c’est que la méthode et les différentes étapes ne sont pas bonnes.

Ne restez pas des années à faire des choses qui ne fonctionnent pas. Par pitié !

 

 

Donc si vous voulez en savoir plus au sujet de la lecture de notes, la lecture des accords, la lecture verticale et tout ce qui est déchiffrage, sachez que je donne une conférence demain soir à 18H.

Donc là, si vous regardez cette vidéo après le 2 décembre il faudra attendre la suivante. Mais là aujourd’hui on est le samedi 1er décembre 2018.

Vous avez la possibilité d’assister à une conférence au sujet de la lecture de notes mais pour les pianistes. D’accord ?

Je ne parle pas du solfège en général.

Je parle de la problématique de la lecture des notes spécialement pour les pianistes.

Il y a besoin d’un travail spécifique pour eux.

 

Si ça vous dit et s’il n’est pas trop tard pour vous, à demain ! Inscrivez-vous en suivant le lien qui est en-dessous.

Sinon vous attendez la prochaine.

 

Et si cette vidéo vous a plu, vous pouvez likez et la partager aux autres pianistes que vous connaissez.

 

Merci beaucoup, au revoir !

 

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