Les 6 erreurs les plus courantes en lecture de note

La petite méthode gratuite dont il est parlé dans cette vidéo est la même que celle qui vous a été proposée en arrivant sur ce blog la première fois :). Si vous souhaitez la télécharger à nouveau, entrez à nouveau votre prénom et email dans le formulaire se trouvant champs sous la photo dans la colonne de droite.

Pour accéder à la méthode C.L.É.É. cliquez ici.

 

Transcription texte de la vidéo :

Bonjour et bienvenue sur cette vidéo qui est dédiée tout spécialement aux personnes qui sont débutantes ou qui sont dans les premières années de l’apprentissage de la lecture de notes pour le piano.

 

Quelles sont les 6 erreurs que je vois de manière très courante ?

 

La première erreur : Apprendre à lire trop vite

C’est d’apprendre à lire trop vite sans travailler d’abord l’ordre des notes et la relation entre toutes les notes, l’architecture de la musique avant même de la lire c’est important de connaitre le système en lui-même.

Le système des phonèmes : do ré mi fa sol la si do. Mais dans quel ordre ils sont en montant, en descendant.

Mais aussi, si on saute des notes, quelle sera la note ? si je suis 3 notes au-dessus, 4 notes au-dessus ?

Créez vraiment une image mentale de l’architecture des notes dans votre tête.

C’est un petit peu comme l’enfant qui est à l’école. Il va apprendre à lire alors qu’il s’est déjà parler français normalement. Il va reconnaitre les mots aussi parce qu’il les a déjà dans la tête. D’un seul coup il fait le lien avec quelque chose qu’il connait déjà.

Et souvent en musique on fait la chose un petit peu à l’envers. C’est-à-dire qu’on commence d’abord à apprendre à lire et après on met en place le système.

C’est important d’avoir ces premières étapes de construction d’une image mentale du système musical.

 

La deuxième erreur : Commencer par la clé de sol

C’est de commencer la lecture par la clé de sol et ensuite seulement à aller à la clé de fa.

Ça engage plusieurs confusions parce qu’on apprend que telle ou telle image s’appelle do, que telle ou telle image s’appelle fa. On a déjà bien du mal d’ailleurs à l’apprendre celle-là. Et ensuite il faut changer de clé encore.

C’est vraiment décourageant parce qu’on a l’impression d’apprendre 2 fois la même chose d’une manière différente.

Moi maintenant je ne fais plus du tout travailler de cette manière. J’enseigne directement les 2 clés et ça se passe vraiment très bien parce que quand on commence, qu’on débute, on est motivé et on a tout de suite les deux.

On n’a pas de déception après.

 

La troisième erreur : Pas de lien avec le clavier

C’est d’apprendre à lire mais sans faire le lien avec le clavier et sans faire le lien avec toutes les différentes hauteurs de tessitures sur le clavier.

Sur le clavier, vous le savez certainement déjà, vous avez 7 octaves. Et sur ces 7 octaves vous avez des do, des mi, des sol etc.

Très souvent je vois les personnes lire do et ne vont pas aller au bon endroit sur le clavier. Parce qu’elles ont appris vraiment de manière séparée :

  • D’un côté la lecture de notes
  • De l’autre côté le lien avec le clavier

Si on apprend à lire en même temps, tout en faisant le geste d’aller à la bonne touche, c’est déjà un temps gagné énorme.

 

La quatrième erreur : Lire sans contraintes temporelles

Elle est plus difficile à trouver car je ne m’en rends pas compte quand les gens sont chez eux. Mais la plupart du temps vous travaillez sans vous donner de contraintes temporelles.

C’est-à-dire que vous allez aller à la vitesse à laquelle vous avez envie, à n’importe quel moment et de manière irrégulière.

  • Donc si c’est facile vous allez vite.
  • Si c’est difficile vous allez aller lentement.

Et ça, c’est pas du tout ce qui va se passer quand vous allez lire une partition. Vous allez avoir la contrainte rythmique. Donc même si vous ne pouvez pas pour le moment lire avec des rythmes, il faut au moins que vous vous mettiez dans un cadre de pulsation très très régulière.

Il faut lire très régulièrement et éventuellement par groupe, en faisant des pauses, mais vous décidez à l’avance d’une contrainte temporelle et régulière.

Ça c’est vraiment un conseil très très important parce que ça ne doit pas rester intellectuel. Vous ne devez pas savoir que là il y a un do. Vous devez le lire direct, en réflexe.

 

La cinquième erreur : Ecrire le nom des notes sur le support qu’on lit

Elle est très très courante. Je vois souvent arriver des fiches de travail de lecture de notes avec en-dessous le nom des notes écrit à la main.

Sauf que non. Ça ne marche pas comme ça. Vous ne devez pas lire en ayant en-dessous le nom des notes parce qu’en fait votre cerveau va immédiatement faire le raccourci et va aller voir les autres.

Alors soit vous l’écrivez et vous cachez pendant que vous lisez, soit vous photocopiez la feuille et à ce moment-là vous allez marquer les notes sur la deuxième feuille.

C’est très important effectivement parce qu’il y a des personnes que ça aide énormément d’écrire le nom des notes en lettres en-dessous. Mais vous ne devez pas l’avoir sous les yeux quand vous vous entrainez à lire.

Ça c’est régulier de voir ça. Ne vous leurrez pas. Si vous voyez très près de votre point de fixation de l’œil les lettres, forcément vous lirez le dessous. Vous êtes influencé par ce que vous voyez en-dessous. L’œil est large et voit très bien.

C’est très bien d’écrire mais ne pas le faire sur la même feuille ou en le cachant avec une trousse, une règle ou ce que vous voulez.

 

La sixième erreur : Négliger la formation musicale globale

C’est une erreur beaucoup plus vaste. C’est plutôt un état d’esprit et une façon de travailler beaucoup plus globale.

C’est d’apprendre à lire en négligeant la formation globale et ce qu’on appelle la formation musicale globale.

Ça rejoint un petit peu le premier point, c’est-à-dire connaitre bien le système musical tout en apprenant à lire de manière parallèle.

  • On apprend les directions en formant l’oreille.
  • On apprend ce qui monte, ce qui descend.
  • On chante.
  • On écoute.

Ça, ça va faire vraiment travailler la hauteur de notes.

  • Repérer les distances entre les notes. Les intervalles

Le fait d’écrire. Ça, ça rejoint le point précédent. Le fait d’écrire mais cette fois-ci les notes, c’est-à-dire que vous vous demandez à vous-même d’écrire un mi, d’écrire un sol, d’écrire un si à tel ou tel endroit de la portée.

Ça aussi ça va vraiment vous aider à fixer. Et c’est ce qu’on fait en général dans les cours de solfège classique. Mais souvent, comme vous n’avez pas accès à ces cours-là vous faites que lire et donc l’apprentissage est beaucoup plus lent parce qu’il manque tous les autres aspects d’apprentissage.

 

 

Donc j’en ai fini pour ces 6 points importants.

 

N’hésitez pas en-dessous à télécharger votre petite méthode gratuite de lecture de notes avec l’aide en audio. Je vous lis les fameux exercices comme ça vous pouvez vérifier que vous ne vous trompez pas.

 

 

Annonce importante !

 

Maintenant, je voulais vous annoncer que j’ai créé la possibilité, pour les personnes qui voudraient aller encore plus loin et approfondir l’apprentissage dans différents domaines, que vous puissiez accéder à un espace privé pour pouvoir travailler directement avec moi.

J’ai créé une méthode, qui s’appelle la méthode C.L.É.É.

C : Connaissance (connaissance du clavier, connaissance musicale)

L : Lecture

É : Ecoute

É : Ecriture

 

Alors cette méthode je la propose aux personnes qui sont vraiment motivées, qui veulent travailler en direct avec moi à partir d’exercices avec des étapes vraiment pas à pas, étape après étape sur 3 mois, pour pouvoir devenir vraiment un très très bon lecteur au bout de 3 mois.

 

Qu’est-ce qu’on apprend dans cette méthode ?

On apprend du do tout en bas au do tout en haut, au-dessus de la clé de sol.

Vous y trouverez :

  • Des vidéos – MP3
  • Des PDF
  • Des exercices
  • Des Flash cartes
  • Des supers bonus

 

Imaginez un peu. Vous allez avoir la possibilité de suivre des cours sur votre ordinateur, de chez vous, aussi sur votre smartphone, sur votre tablette, à l’heure à laquelle vous voulez, le temps que vous voulez. Et si vous avez des questions vous pouvez me les poser directement en-dessous du cours et j’y répondrais.

 

Pour fêter le lancement de cette méthode, je souhaite vous la proposer à un prix très avantageux pendant une semaine et après je fermerais les ventes.

C’est-à-dire que j’ouvre les ventes uniquement cette semaine pour pouvoir ensuite me consacrer aux étudiants.

 

Je la mets en vente dès maintenant. Vous y aurez accès immédiatement si vous le souhaitez.

Si vous voulez faire partie de ces personnes, vous cliquez sur le lien en-dessous.

Si vous hésitez encore, il n’y a pas de souci. Vous pouvez attendre quelques jours. Ne tardez pas trop parce qu’à ce moment-là vous risquez de ne plus y avoir accès.

 

Si vous avez des questions, vous pouvez me les poser en-dessous et j’y répondrais dans les plus brefs délais pour que vous puissiez profiter de cette offre en toute connaissance de cause et être assuré que ça vous convient.

 

Dernière petite chose, la formation va être proposée aussi avec une possibilité de 14 jours d’essai (maintenant 30 jours) pour tout le monde. Vous avez 30 jours de garantie. Si ça ne vous convient pas je vous rembourse immédiatement sans aucune justification à donner. Vous m’envoyez un e-mail et je vous rembourse dans la semaine qui suit sans aucun problème.

 

Donc à bientôt, et j’espère à bientôt sur la formation.

 

Au revoir !

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Comment trouver un tempo sans métronome

Comment trouver quoi ? … et oui, en effet peut-être que vous ne savez pas ce qu’est un tempo et un métonome, alors je vais définir d’abord tout cela. Si vous savez déjà de quoi je parle, allez directement plus bas à “comment faire concrètement”.

Le tempo est la vitesse du déroulé d’une musique dans le temps. Et comme toute perception du temps qui passe, elle est subjective. Vous pouvez vous lever un matin très en forme et avoir tendance à jouer plus rapidement qu’un autre matin ou vous avez “la gueule de bois”… 🙂 Vous pouvez aussi trouver plus rapide une musique un jour que le lendemain alors qu’il s’agit du même enregistrement.

Pour rendre objectif un tempo, on a inventé un outil : le métronome. Il indique un tempo à l’aide de chiffre qui correspondent au nombre de battement par minutes d’une pulsation (battement régulier qui sert de base pour la mise en place du rythme et qui est toujours sous-jacent à celui-ci). Vous pouvez voir cela au début des morceaux au dessus des premières notes sur les partitions. 

Visuel de l’indication de tempo au métronome.

Il peut arriver parfois qu’on ait une indication de tempo, mais pas de métronome sous la main. Cet instrument est très pratique, mais comme tout outil nous avons tendance à croire qu’on ne serait pas capable de s’en passer… Hors il est tout à fait possible de trouver un tempo par ses propres moyens, avec un peu d’entraînement bien sûr.

Comme tout élément musical, nous sommes capables de mémoriser un tempo en nous trouvant des points de repères, des éléments de comparaison qui nous sont personnels. Et il est donc possible de retrouver un tempo de 60, 90 ou 120 par exemple… sans métronome.

On parle souvent d’oreille absolue pour la capacité de retrouver une hauteur de note sans références. Hors il s’agit d’un entrainement plus ou moins conscient de la mémoire auditive. Il en est de même pour ce que l’on pourrait appeler par extension le “tempo absolu”. Tout cela n’est qu’une histoire de mémoire. Il s’agit de se créer des références faciles à ramener rapidement à la conscience et d’en déduire ce qu’on souhaite. Il suffit par exemple de mémoriser à quelle vitesse va telle ou telle oeuvre ou chanson connue pour retrouver une pulsation approchant de très près le tempo recherché. Voyons cela en détail.

Voici comment faire concrètement pour trouver un tempo :

Il faut chercher une œuvre, une chanson, n’importe quelle musique qu’on est capable de se rappeler et de se chanter à n’importe quel moment sans avoir à réfléchir. Je suis sûre que vous en avez ! C’est pas forcément des choses compliquées. Ça peut être tout et n’importe quoi du moment qu’il s’agit de quelque chose qu’il vous est impossible d’oublier.

Si vous êtes français par exemple, la Marseillaise notre hymne national est parfait pour cela : en effet cette chanson populaire est en général jouée à 60 à chaque appui.

“Allons enfants de la patri-i-e le jour de gloi-re est _ arri.”

Je vous ai indiqué les syllabes de ces appuis en gras pour que vous puissiez retrouver facilement et ne pas vous tromper (le avant le mot “arrivé” est une pulsation hors paroles).

Maintenant que vous avez la vitesse 60, il vous suffit de doubler pour trouver la vitesse 120, ou de taper avec votre pied sur chaque syllabe “-fants de la pa-tri”.

Il existe aussi une autre oeuvre assez connue qui n’est pas loin de ce tempo. Il s’agit du Boléro de Ravel. Cette œuvre est en général assez facile à retrouver de mémoire et ne varie quasiment pas de tempo. Il vous suffit de vous la chanter intérieurement et de battre la pulsation avec votre pied.

Il est préférable en général de prendre des marches militaires ou des musiques dansante ou entrainantes pour cela. Car celle-ci risquent moins de se laisser influencer par l’affect et donc les variations de tempi. Ah oui, pour les puristes en italien tempo au singulier devient tempi au pluriel… 🙂

D’autres exemples :

 

Une autre astuce pour trouver la vitesse 60 d’un métronome :

Regarder une trotteuse de montre, un chronomètre ou un minuteur électronique. Bref, tout ce qui peut vous indiquer les secondes. Et comme il y a 60 secondes dans une minute, vous aurez automatiquement la vitesse 60 d’un métronome.

Et ce qui est magique, c’est qu’il est fort possible que vous soyez tout à fait capable en fermant vos yeux d’imaginer une trotteuse de montre en action. Soit que vous imaginiez son tic tac, soit que vous visualisiez son déplacement régulier. Il vous est certainement arrivé dans votre vie de regarder une montre (un chronomètre) ou d’entendre une horloge dans le silence d’une pièce. Votre mémoire l’a peut-être déjà mémorisé sans même que vous vous en rendiez compte. Faites l’expérience. Fermer les yeux et imaginez une trotteuse de montre. Ne la voyez-vous pas avancer progressivement. Si c’est le cas, bonne nouvelle, vous avez mémorisé la vitesse 60.

Et pour avoir 120, il vous suffira donc de doubler la vitesse.

Oui mais maintenant comment trouver d’autres vitesses ?

Eh bien il va falloir vous servir de ce que vous savez faire en rythme. A partir de 60 on peut en retrouver beaucoup d’autres.

Par exemple pour trouver la vitesse 90, il vous suffit de :

  • taper à 60 des croches avec votre main gauche
  • passer à la noire avec cette même main en tapant une pulsation de seconde sur deux (ce qui vous amènera à 30)
  • puis faire des triolets à la main droite sur chaque noire de main gauche.
  • lâchez la main gauche sans modifier votre main droite et écoutez là. Il s’agit du tempo 90.

Si vous êtes plus avancé en rythme et que vous avez pratiqué le trois pour deux de ma dernière vidéo vous pouvez :

  • Taper des croches à 60 avec votre main gauche
  • puis faire directement des triolets à la main droite ce qui donnera un trois pour deux avec la main gauche
  • Ecoutez votre main droite, elle va à 90.

Il vous suffira de doubler pour trouver la vitesse 180.

Maintenant que vous pouvez trouver 60 et 120, puis 90 et donc 180, vous avez de quoi faire il me semble…

S’amuser avec le temps est excellent pour le rythme :

Amusez-vous aussi à repérer tous les battements réguliers qui vous entourent. Cela ne peut être qu’excellent surtout si vous avez des difficultés de rythme !

Le battement de votre coeur par exemple. Cela dépends bien sûr de votre santé et de votre coté sportif ou non, mais en général il est aux environs de 80. Quand vous avez repéré la vitesse de votre propre coeur au repos, cela peut aussi vous servir de repère.

A quelle vitesse marchez-vous normalement dans la rue aussi ? J’ai repéré que je marchais à 100 la plupart du temps en démarche normale.

Bref ! il y a de quoi faire :).

Si vous avez-vous d’autres idées, écrivez-les moi en commentaire et amusez-vous bien. On est pas ici pour souffrir… 😉

Interview d’Alan Fraser à Musicora 2017

Je vous présente aujourd’hui une interview d’Alan Fraser réalisée à Musicora en avril 2017. Il s’agit de quelqu’un qui s’est beaucoup penché sur l’aspect corporel de la technique du piano afin qu’elle soit la plus physiologique possible.

Monsieur Fraser est un pianiste et pédagogue canadien. Il est l’auteur de nombreux livres sur la technique du piano en langue anglaise :
– L’art de toucher le piano (non traduit)
– Affiner l’image du soi pianistique (traduit en français et disponible en librairie)
– Nos deux mains gauches : la technique du piano bien coordonnée (traduit en français)
– L’Etre-là au piano : Transformer l’image du soi pianistique (non traduit).

Sites d’Alan Fraser :
http://www.alanfraserinstitute.com/index-french.php
https://app.pianotechnique.org/

 

 

Transcription texte de l’interview d’Alan Fraser

MUSICORA 2017

 

 

Marie-Cécile :

Bonjour Alan Fraser, je suis très contente aujourd’hui de pouvoir présenter votre livre que je découvre complètement sur Musicora.

Il s’agit du livre « Affiner l’image du soi pianistique, Le squelette en acte dans la technique du piano ».

Donc vous avez écris plusieurs livres. Présentez-vous un petit peu. Qu’avez-vous écrit de manière générale ?

 

Alan Fraser :

Bonjour, celui-ci c’est le deuxième livre de la série qui s’appelle « La technique de piano naturelle et artistique ».

Le premier c’est « L’art de toucher le piano ». C’est un titre qui évoque l’art du piano de Heinrich Neuhaus.

J’ai essayé, avec ce livre, de faire comprendre les principes de Neuhaus et de montrer aux gens comment le faire en pratique.

Parce qu’ils disent que ce sont des choses géniales mais ce n’est pas du tout évident de réussir.

Alors il y a besoin :

  • D’exercices pratiques
  • D’une explication de la structure
  • De comment fonctionne la main

C’est ça qui va rendre possible, pour le pianiste, de faire ces changements dans un même air, pour que la technique soit plus puissante, flexible, qu’il y ait plus de sonorité orchestrale au piano, et une mélodie qui n’est pas toujours la même phrase. Mais avec une inflexion individuelle pour chaque mélodie. Il y a un caractère pour chaque mélodie.

Alors il faut une sorte d’indépendance qui vient d’une puissance, d’une stabilité et une capacité de bouger dans la main.

  • Dans le premier livre : le focus c’est la structure et la fonction de la main.
  • Dans le deuxième livre : c’est vraiment cette structure qui est relativement solide et stable dans un état d’équilibre instable.

 

Marie-Cécile :

Oui en mouvement.

 

Alan Fraser :

Oui l’équilibre instable c’est la base, c’est le principe du mouvement lui-même. Nous sommes les seuls à être sur 2 jambes et non sur 4 jambes. Il faut donc équilibrer ce système très sophistiqué pour être vertical sans être fixé mais sans perdre balance.

Alors je mets ce joint comme une cheville, celui-là comme un genou, celui-là comme une hanche, et je donne des exercices qui rendent cette hanche de la main le joint le plus important pour une structure d’être puissant sans être rigide.

Les gens qui ont lu mon premier livre ont dit « Oh oui j’ai tout compris dans votre livre ! » Et maintenant c’est solide. Mais ça doit bouger. Alors il y a des nécessités pour ces exercices.

 

  • Après ce livre il y en a un troisième qui s’appelle « Nos deux mains gauches ». C’est un livre complètement sur le pouce.

Parce que le pouce a une relation très spéciale avec les doigts. C’est le mouvement d’une position qui rend la main puissante et élastique à la fois.

  • Et il y aura un quatrième qui va sortir dans lequel je mets la main sur le pont pour avoir une expérience sensorielle comme un bébé dans l’année avant qu’il se lève.

Les bébés bougent pour se déplacer, sans nécessité de rester debout.

Le pianiste, le premier jour debout, a une raison d’être tendu. On essaie toujours de rendre une expérience sensorielle de la main avec un geste musical. Pas seulement la technique. Mais la technique liée avec une sonorité. Avec un caractère.

C’est très difficile de mettre les choses comme ça en mots. Il faut essayer parce que quand on voit comment les pianistes jouent, avec beaucoup de dextérité, d’agilité, de mécaniques, mais ils manquent d’art. ils manquent d’âme. Et je pense qu’on peut trouver une façon de lier le corps avec le clavier dans une façon plus sophistiquée, organique, on peut dire biologique même.

 

Marie-Cécile :

Plus physiologique en rapport avec comment on est construit.

 

Alan Fraser :

Exactement. Alors c’est un essai.

 

Marie-Cécile :

D’accord. Et justement vous présentez souvent votre façon de voir, votre vision, dans des stages par exemple ?

 

Alan Fraser :

Oui il y a l’institut. J’en ai 3 ou 4 chaque année en France et aussi au Canada, aux Etats-Unis, en Hollande, en Allemagne.

 

Marie-Cécile :

D’accord donc vous faites un petit peu le tour du monde et vous présentez votre façon de voir.

 

Alan Fraser :

Oui parce que je suis praticien dans l’institut de piano, et dans les instituts on fait ce genre de leçons pour avoir une sensation de cette idée, de cette réalité.

Le squelette en acte. Alors si on le ressent dans tout le corps, on a plus de chance de sentir dans ce petit corps, la main, sur le piano.

C’est une reformation de tout le système neurologique en tout cas.

 

Marie-Cécile :

D’accord. Donc vous, vous êtes pianiste. Et vous venez de quel pays ?

 

Alan Fraser :

Je suis canadien-anglais, qui vient de Montréal.

 

Marie-Cécile :

D’accord. Si quelqu’un voulait commencer à s’intéresser à vous, par quel livre vous lui conseilleriez de commencer ?

 

Alan Fraser :

  • Il y a un DVD « The craft of piano playing » qui a déjà les sous-titres français.

Mais le livre « L’art du piano » n’est pas encore traduit en français.

  • Le livre « Nos deux mains gauches » est déjà disponible.

Quelque soit le livre :

  • La personne vient avec une main complètement rigide. Elle doit se relâcher, voire même faire un exercice pour le bras.
  • Quelqu’un qui est complètement sans structure, trop relaxé, doit faire l’opposé.

Il faut lire, sentir. « De quoi j’ai besoin maintenant ? »  Ces livres sont utilisés dans les cours d’universités aux Etats-Unis comme le bien-être dans le mouvement au piano. Il y a des profs qui utilisent ce livre « Affiner l’image du soi pianiste » comme premier livre.

C’est possible de commencer avec celui-là.

 

Marie-Cécile :

D’accord. On le trouve dans toutes les librairies ?

 

Alan Fraser :

Ça va être disponible d’ici quelques jours dans toutes les librairies ou sur le site Editions Delatour.

 

Marie-Cécile :

Dans ce livre là en particulier, on a des exercices de prises de conscience dans le mouvement, de la structure avec des dessins.

 

Alan Fraser :

Oui il y a des exercices illustrés pour expérimenter sensoriellement la main avant.

 

Marie-Cécile :

Donc des exercices qui sont en dehors du piano.

 

Alan Fraser :

Oui. En dehors du piano. Et ensuite des exercices sur le piano. C’est un exercice de Franz Liszt pour que la main fasse comme les rayons d’une bicyclette.

 

Marie-Cécile :

Est-ce qu’on peut les faire tout seul ?

 

Alan Fraser :

Oui. J’ai essayé vraiment de le faire assez clairement. Il y a un cycle aussi avec des vidéos qui s’appelle pianotechnique.org.

Il y a beaucoup de leçons en français. On peut regarder les principes de ces livres en action liés avec une composition.

Ça montre comment faire les exercices. Nous avons un projet pour faire une petite illustration vidéo de chaque exercice.

 

Marie-Cécile :

J’ai vu qu’il y a aussi des extraits de partitions donc les exercices sont liés à des œuvres précises.

 

Alan Fraser :

Oui il y a une liste d’exemplaires musicaux.

 

Marie-Cécile :

C’est illustré aussi musicalement. Parce que souvent ce qu’on reproche aux gens qui s’occupent du corps c’est qu’ils oublient la musique.

 

Alan Fraser :

Exactement. C’était le plus grand danger et j’ai toujours conscient d’éviter ce danger.

 

Marie-Cécile :

Le but n’est pas de bien bouger, mais de produire du son. C’est pour ça que je voulais qu’on précise qu’il y avait aussi du répertoire. Le but est quand même le son et pas juste une belle chorégraphie.

 

Alan Fraser :

C’est central. On pense toujours que c’est une pratique artistique liée avec la musique, avec l’inflexion, une corrélation d’une harmonie.

Il faut de temps en temps parler de la main en isolation. Mais après il faut aussi lier.

 

Marie-Cécile :

Et bien merci beaucoup d’avoir parlé de ce livre !

 

Alan Fraser :

C’est avec plaisir.

 

Marie-Cécile :
Foncez chez les libraires ! Merci et au revoir.

 

Alan Fraser :

Merci et à bientôt.

 

Comment retenir facilement le mode majeur et mineur

Vous vous rappelez les “anti-sèches” qu’on se faisait parfois sur la main à l’école pour ne pas rater les contrôles ? et bien c’est le moment de reprendre les bonnes vieilles habitudes pour mémoriser facilement le mode majeur et mineur :)…

 

Voici la vidéo d’où a été posée la question de Coraly : Pourquoi les touches blanches et noires au piano.

Transcription texte du podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile, du blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

 

Je voulais aujourd’hui répondre à la question que Coralie m’a posé sous la vidéo où j’expliquais le pourquoi des touches blanches et des touches noires.

Coralie m’a dit dans les commentaires : « Bonjour, géniale l’explication. » Et bien Coralie Merci.

 

« C’est la première fois que je vois exposer aussi facilement la base des notes. Et pour trouver les gammes majeures et en retour les mineures, comment on s’y prend pour les retenir aussi facilement ? »

 

Merci Coralie d’avoir posé ta question. Ça va me permettre effectivement de vous donner aujourd’hui une petite astuce très pratique.

 

Comme je vous l’ai dit dans cette vidéo dont je parle, et je vous mettrais le lien en-dessous.

Une gamme, ou un mode, c’est le fait de faire un choix et d’enlever certaines notes sur les 12 possibles dans une octave.

Quand on est en majeur ou en mineur, on a 7 notes.

On en a enlevé 5 et il nous en reste donc 7.

 

Petite parenthèse.

Si vous regardez des théories ou d’autres vidéos, il est possible qu’on vous parle de 8 notes. Moi je parle de 7 notes parce que je trouve que ça porte moins à confusion de parler de 7 notes.

Sachant que la 8ème c’est la même que la première mais à l’octave au-dessus.

C’est pour ça que je parle uniquement de 7 notes.

 

 

Comment retenir les gammes majeures et les gammes mineures et les retrouver facilement sur votre clavier ?

 

Dans la vidéo dont je vous parle j’ai retiré des notes.

  • Entre 2 notes où j’ai retiré une note, il y a une distance de 1 ton.

 

  • Entre 2 notes entre lesquelles je n’ai pas retiré de note, il y a une distance d’un demi-ton.

Donc déjà entrainez-vous à sauter des notes pour trouver des tons et à ne pas en sauter pour trouver les demi-tons.

Ça c’est la première chose.

 

  • Si vous sautez des notes à chaque fois, c’est-à-dire que vous jouez une note sur deux, vous allez faire un mode que l’on appelle le mode par ton.

 

  • Si au contraire vous ne sautez pas de note et que vous jouez les 12 notes les unes après les autres, vous faites ce qu’on appelle une gamme chromatique.

 

 

Donc si je reviens aux gammes majeures et mineures.

Il s’agit en fait d’une association de tons et de demi-tons à la suite.

Il y a plus de tons que de demi-tons.

Précisément c’est 5 tons et 2 demi-tons.

 

Alors personnellement, je vais vous faire un aveu. J’ai mis un temps fou à retenir cette fameuse succession de tons et de demi-tons en majeur et en mineur.

Je me souviens des cours de solfège au conservatoire où j’essayais de retenir les tons, tons, demi-tons, tons etc. Je trouvais ça d’un ennui mortel.

 

J’ai trouvé une autre astuce qui pour moi est beaucoup plus pratique.

C’est de retenir entre quelles notes il y a les demi-tons. C’est beaucoup plus avantageux.

Puisqu’il y a moins de demi-tons que de tons, autant retenir 2 informations que 5 informations ou même 7 informations.

Puisque quand on apprend cette succession ton – ton – demi-ton – ton – etc, on est obligé de retenir 7 informations.

Donc ne trouvez-vous pas que ce serait plus pratique de retenir que 2 informations ? Moi je trouve ça plutôt sympa.

 

Donc vous allez voir qu’avec cette astuce, vous pouvez retenir en très très peu de temps ces 2 modes.

  • Le mode majeur
  • Le mode mineur

 

Il y a donc 2 endroits où vous avez des demi-tons dans les 2 gammes.

Sauf qu’ils ne vont pas être au même endroit.

Notez-le sur un petit bloc-notes, ou sur votre main même, et gardez-le pendant 2 ou 3 jours. Je suis sûre que vous allez retenir ça très facilement.

 

Le mode majeur :

Il a un demi-ton entre la 3ème et la 4ème note et entre la 7ème et la 1ère note.

Donc notez quelque part 3-4, 7-1.

 

Le mode mineur :

Il a un demi-ton entre la 2ème note et la 3ème note et entre la 5ème note et la 6ème note.

Donc notez 2-3, 5-6.

 

Pour construire une gamme majeure :

Il vous suffit après de choisir n’importe quelle note sur votre clavier. Vous l’appelez la note 1 et vous faites que des tons sauf quand vous êtes entre la 3ème et la 4ème note, et entre la 7ème et la 1ère note.

 

Pour construire une gamme mineure :

Vous choisissez n’importe quelle touche sur votre clavier. Vous l’appelez la note 1 puis vous allez vers la droite en faisant que des tons sauf si vous êtes entre la note 2 et 3 et entre la note 5 et 6.

 

 

J’espère que cette astuce va vous aider et qu’enfin vous pourrez manier le majeur et le mineur avec beaucoup de facilité et surtout vous amuser à vous promener sur votre clavier en majeur et en mineur pour le plus grand plaisir de vos oreilles.

 

N’oubliez pas quand même que c’est le but.

 

Si ce podcast vous a plu, partagez-le avec vos amis musiciens ou sur les réseaux sociaux.

Et à bientôt sur le blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

 

Au revoir.

Résolutions 2018 pour progresser en piano

Nous sommes en janvier, et comme toujours c’est le temps des bonnes résolutions de nouvelle année. Il y a ceux qui décident de ne pas en avoir, comme cela ils ne seront pas déçus, et ils y a ceux qui mettent tous leurs espoirs dans de nouvelles activités qui pourraient améliorer leur vie. Quelle que soit façon d’accueillir la nouvelle année, on ne peut nier qu’il s’agisse d’une période de renouveau. Les jours rallongent, la grisaille laisse parfois place à un soleil prometteur et les oiseaux le chantent. Certains préparent leurs vacances en montagne pour faire le plein de lumière et d’autres envisagent même leurs vacances d’été !

Mais en musique, quelles pourraient être de bonnes résolutions ?

  • cette année, je me (re)mets au piano
  • cette année, je me (re)mets à travailler 🙂
  • cette année, je m’achète un bon piano acoustique
  • cette année, je (re)prends des cours de piano ou de solfège
  • j’apprends à improviser
  • j’apprends à lire les partitions etc…

Et bien d’autres choses encore. Mille choses peuvent être envisagées pour la pratique d’un instrument, en terme de renouveau.

Cet article s’inscrit dans le cadre du carnaval d’articles des musiciens-blogueurs organisé par le Blog Batteur Débutant, sur le thème : “Mon plan d’action pour progresser avec mon instrument en 2018”.

Je dois vous avouer qu’avec la création ces derniers mois de ma toute nouvelle plateforme de formation, j’ai laissé de coté mon magnifique piano. Il y a des moments où il faut savoir être concentré sur un projet à 100% pour qu’il puisse voir le jour. Mais maintenant il est temps de reprendre les choses en main. Je ne veux pas cependant tomber dans les bonnes résolutions traditionnelles qu’on ne tient pas. Alors j’ai d’abord pris de temps de réfléchir et de répertorier ce qui m’a aidé dans ma vie à progresser au piano. Qu’est-ce qui m’a aidé à passer du temps assis au piano ? Quels morceaux, quels exercices m’ont fait faire beaucoup de progrès ? Puis je me suis demandé comment réintroduire chaque chose progressivement dans mon quotidien d’aujourd’hui. Autant prendre des pratiques et astuces qui fonctionnent pour soi n’est-ce pas ?

Je me suis dit que cela pourrait vous donner des idées à vous aussi. Alors je vous partage ici ce que je mets en place cette année :

1- Je reprends une activité physique :

J’ai remarqué que je jouais toujours mieux après une activité physique, et plus généralement dans des périodes où je bougeais régulièrement. On a souvent tendance en tant que pianiste à négliger le corps et à croire que tout est dans la tête. C’est à la fois vrai et faux. Vrai parce que c’est notre cerveau qui commande notre corps, mais faux parce que notre corps est tout de même “l’outil” de notre cerveau pour actionner les touches et que sans une bonne connexion avec lui et la bonne santé de celui-ci…  rien ne se passe vraiment bien.

Le piano c’est beaucoup plus physique qu’on ne le pense naturellement.

2- Je positionne mon temps de musique en premier sur mon agenda :

Il y a toujours mieux à faire, plus urgent et plus important que le piano n’est-ce pas ? La plupart du temps notre pratique passe après tout le reste, et je n’échappe pas à la règle. Bien sûr que beigne dans la musique toute la journée, mais plus souvent pour les autres que pour moi. Alors je vais prendre l’habitude de positionner chaque soir un temps pour moi dans ma journée du lendemain entre 20 minutes et 1h maximum. Je dis bien un temps pour “moi en musique”. Je n’ai pas encore dis ce que j’y ferai. Et c’est là toute la subtilité pour que ça tienne sur la longueur.

A ce stade je ne fais que réserver du temps.

3-Je dégaine mon sablier :

Mais que viens donc faire un sablier dans l’histoire ? J’ai plusieurs sabliers de temps différents et il y en a un que j’affectionne tout particulièrement. C’est celui de 10 minutes. J’ai sauvé tellement de projet grâce à lui. C’est mon arme secrète contre la procrastination.

Voici l’astuce : Je retourne le sablier et je me lance dans l’activité ou la tache voulue pendant ce temps de manière obligatoire. Si le téléphone m’envoie un signal du genre “regarde-moi” “j’ai un truc super interessant” “Michèle a répondu à ton sms” ou autre, je l’ignore. Si je vois ou j’entends quelque chose qui se passe ou qui m’attire dans une autre pièce je l’ignore. Bref j’agis pendant 10 minutes sans aucune pression de rapidité ou d’obligation d’avoir fini quoi que ce soit à la fin.

Lorsque le sablier est vidé, je me laisse libre cette fois-ci d’arrêter ce que j’étais en train de faire, ou de continuer si j’en éprouve le besoin ou l’envie.

Cette astuce peut vous sembler très banale, un peu bizarre ou sans intérêt mais croyez-moi ! essayez la prochaine fois que vous n’avez pas envie de vous attaquer à votre vaisselle de trois jours, ou à la pile de papier qui menace de s’écrouler de votre bureau (j’ai la même). Mais soyez honnête avec vous -même. Si vous n’avez pas envie de continuer, ne continuez pas. Cependant je suis sûre que vous aurez beaucoup plus souvent envie de continuer que vous ne pensez.

Et bien en musique pourquoi ce serait différent ? Je vais l’utiliser pour me mettre à ma pratique musicale au début de mes plages prévues dans mon agenda. Je ne vous ai toujours pas dit quelles activités… et bien je vous le dévoile maintenant.

4-Je varie les activités musicales :

Et c’est là la grande nouveauté de cette année. Je vais varier le plus possible mes activités en lien avec le piano et la musique dans ce temps réservé.

Ceci vient d’un constat sur mon rapport à la musique et au piano. En premier lieu je me considère musicienne, et ensuite pianiste. Le piano est pour moi l’instrument que j’ai appris pour exprimer la musique. Et donc pour moi, il est important que je travaille la musique au piano, plus que le piano pour la musique… Je veux progresser en musique de manière globale et le piano est l’instrument principal par lequel je peux le faire, mais il n’est pas le seul. Je joue aussi du violoncelle, du violon, du mélodica (sorte de petit clavier à vent) et surtout la musique dans ma tête, mon oreille interne ! On est pour moi d’abord musicien dans sa tête et dans son corps, avant de l’être sur son instrument.

Alors concrètement, je vais adapter mes activités musicales à mon humeur, mes envies, mes capacités physiques du moment, et le type d’activités de la journée. Et je pense que cela sera beaucoup plus durable comme résolution que de me dire “je travaille mon piano tous les jours”. La routine, le manque de créativité, c’est ce qui tue la motivation.

Je conseille souvent à mes élèves ceci : Quand on a couru partout toute la journée, ce n’est peut-être pas le jour pour jouer du Rachmaninoff à toute volée… mais pourquoi pas travailler sa musicalité dans des passages lent, son oreille. On peut aussi lire le chapitre d’un livre technique sur le piano, sur la pédagogie, ou la biographie d’un musicien. Et puis travailler sa lecture de note et de rythme dans un bon fauteuil ou dans son lit. Ainsi on travaille le musicien qui est en soi et donc le pianiste.

A contrario, si on n’a été plutôt dans une journée calme physiquement, il est bon de se réveiller le corps et de travailler des passages plus techniques de ses morceaux.

Si l’on a les oreilles fatiguées, pourquoi pas travailler son jeu mental. J’entends par là s’assoir confortablement avec sa partition et imaginer que l’on joue.

D’autres jours, on peut :

  • s’accompagner en chantant une chanson qu’on adore pour travailler les accords.
  • déchiffrer des morceaux faciles
  • travailler les gammes, les arpèges
  • transposer un morceau simple dans de multiples tonalités…

Il y a milles façons de travailler pour progresser et ce n’est pas forcément en travaillant son morceau du moment… ça peut-être aussi en écoutant tout simplement de la musique ! Ne négligez pas votre formation globale en musique, votre culture.

 

5-Je complète mon répertoire avec 10 morceaux :

Maintenant, il va falloir quand même travailler et jouer des morceaux en entier et avoir des objectifs précis. Car la motivation a aussi besoin de précision. Donc je me crée un cahier de suivi de programme. A voir si ce sera un cahier papier ou un fichier numérique.

  • Sur une page, je vais écrire les morceaux que je connais déjà et que j’aime jouer.
  • Sur une autre, les morceaux que j’ai déjà commencé et qui sont en progression
  • Sur une autre, les morceaux que je rêverai de jouer
  • Une autre ceux que je décide de faire en 2018
  • Sur une page par morceaux à travailler, je répertorie les passages difficiles pour moi ou qui me font peur.

 

J’aurai comme ça une possibilité de trouver facilement de quoi travailler en fonction de ma journée comme je l’ai dit plus haut, sans perdre du temps à chercher ce qu’il faut que je fasse.

Je vous tiendrai au courant de comment je m’y prends plus précisément dans un autre article. Mais je pense que vous avez déjà saisi l’idée générale de mon plan d’action.

L’intention c’est bien, mais l’action c’est mieux :).

Et vous, avez vous pris des décisions qui vous portent en ce début d’année ? Partagez-les avec moi dans les commentaires !

Très joyeux Noël à tous !

J’ai mis ma robe des concerts… pour vous ! 😀

Profitez bien des gens que vous aimez et de ces instants précieux au coeur de l’hiver. A l’année prochaine pour de belles surprises !

Comment comprendre la différence entre binaire et ternaire

Je réponds dans cette vidéo à la question posée sur ma chaîne YouTube (Marie-Cécile Baritou). Cette question était : “Pourriez vous expliquer la différence entre le binaire et le ternaire. Quel est l’impact sur le jeux ? Est ce que cela s’entend ? merci

Pensez à vous abonner à la chaine ! 😉

Transcription texte de la vidéo :

Bonjour,

 

Je voulais répondre aujourd’hui à une question qui m’a été posé dernièrement sur ma chaine YouTube.

« Quelle est la différence entre le binaire et le ternaire ? »

  • A quoi ça correspond ?
  • De quoi s’agit-il et en quoi ça change le jeu au piano ou dans la musique ?

 

 

Pour bien comprendre cela, il faut être capable de diviser une pulsation.

Une pulsation c’est quelque chose que je vais taper de manière régulière. Un bruit quelque part qu’on fait de manière régulière.

Tap – – – Tap – – – Tap

 

Et dans cette pulsation qui découpe le temps, je vais mettre plusieurs pulsations.

Je vais diviser ce temps que je suis en train de taper en deux ou en trois.

Tap – 1 – 2 – Tap – 1 – 2 – Tap

Là, j’ai divisé cette pulsation que je tape avec mes mains en deux.

Maintenant je vais la diviser en trois.

Tap – 1-2-3- Tap – 1-2-3- Tap

 

Vous voyez, c’est régulier aussi dans ce que je dis. Je ne fais pas des paquets. Je dis ma petite pulsation avec les numéros de manière très très régulière.

 

Quelle est la différence entre ce que je dis et ce que je tape ?

Ce que je tape, ce que j’ai décidé de taper là, c’est la pulsation. Le temps.

 

Il faut bien comprendre :

  • Qu’il y a plusieurs niveaux dans le rythme de conception.
  • Qu’il y a plusieurs niveaux de rapidité.

 

Il faut bien comprendre les termes qu’on emploi en rythme et les notions.

 

Dans le rythme il y a plein de niveaux, de grandeurs.

Un petit peu comme si vous preniez une photo et que vous la regardiez de près ou de loin.

En rythme on a, si on regarde sur le morceau, des passages, des parties.

 

Le rythme

Par exemple on va avoir des morceaux qui vont être en A – B – A sur une partie etc.

A ce moment-là c’est le rythme global, entier, de la pièce.

On appelle ça aussi du rythme.

 

La carrure

Après si je fais plus petit, si je me rapproche un petit peu, là on va trouver les carrures.

Les carrures c’est un ensemble de mesures regroupées qui vont former des phrases.

Et à ce moment-là il va y avoir des carrures de, en général, 4 mesures ou 2 mesures, qui vont former des phrases.

Et là aussi on peut parler de rythme parce que des fois il y a des carrures plus ou moins grandes, des accélérations, des décélérations dans ces carrures.

 

La mesure

La mesure c’est quoi ?

C’est, sur les partitions, ce que vous voyez entre les grandes barres verticales qui croisent toutes les lignes de la grande portée de clé de sol, de clé de fa, qui traversent tout.

Dans cette mesure vous pouvez avoir la plupart du temps :

  • 2 temps
  • 3 temps
  • 4 temps

 

Les temps

Qu’est-ce que c’est que les temps ?

Je me rapproche encore. Les temps c’est, à l’intérieur des mesures, quand je tape mes pulsations, ce sont les pulsations qui délimitent les différents temps dans les mesures.

Là j’insiste sur le fait que la pulsation et le temps c’est pas tout à fait la même notion.

 

  • La pulsation délimite de temps.
  • Le temps c’est ce qui se déroule entre chaque pulsation.

 

 

Le débit

Si je me rapproche encore dans le temps et que je rentre à l’intérieur du temps, là on a des petites pulsations également. On a des divisions du temps.

Et ces divisions ont plusieurs noms en fonction du style dans lequel vous êtes.

Souvent on peut l’appeler le débit interne à l’intérieur du temps.

 

 

 

Et c’est là où on va parler de la différence entre binaire et ternaire.

 

  • Vous pouvez avoir une mesure qui à 2 temps, qui est en binaire ou en ternaire.
  • Vous pouvez avoir une mesure à 3 temps, qui est en binaire ou en ternaire.

 

 

  • Ce n’est pas parce qu’on est à 3 temps qu’on est en ternaire.
  • Ce n’est pas parce qu’on est à 2 temps dans chaque mesure qu’on est en binaire.

 

C’est à l’intérieur du temps. C’est de ça dont on parle. C’est le début en-dessous dans le temps.

 

Voilà pourquoi au tout début j’ai commencé par cet exercice de pulsation, de temps, en comptant dedans le débit à l’intérieur du temps et non le temps.

 

Pour ceux qui me suivent depuis un certain temps, j’avais fait un podcast il y a quelques mois sur cet exercice-là.

Pour moi cet exercice est fondamental. Il est tout simple.

Vous tapez une pulsation et vous comptez le débit et de manière très régulière.

 

Je vous mettrais le lien en-dessous de la vidéo vers ce podcast si vous voulez travailler cet exercice, parce que pour moi c’est vraiment très important et c’est pourtant tout simple.

 

  • Donc quand on est à un débit interne qui se découpe par 2 à l’intérieur du temps on est en binaire.
  • Et quand on découpe le temps par 3 on est en ternaire.

 

 

Comment concrètement au piano ça se passe ?

 

En fait c’est des appuis que vous allez sentir régulièrement.

 

Exemple du ternaire :

Sur ce thème-ci, j’ai un appui là, et un là. J’ai 2 temps dans cette mesure.

Vous voyez, je suis à 2 temps, mais à l’intérieur je peux diviser mon temps en 3.

Je vais maintenant compter. Je ne compte plus les temps mais les subdivisions à l’intérieur du temps.

 

 

Petite astuce

Au bout d’un moment, on ne sait plus ce qu’on compte.

  • Est-ce qu’on compte les temps ?
  • Est-ce qu’on compte le débit ?

Donc vous pouvez compter à l’intérieur du temps, mais d’une autre manière qu’avec des numéros parce que sinon vous allez confondre avec les temps.

Vous pouvez dire :

  • Et – Puis
  • Et

 

Alors, j’arrive, parce que là vous devez vous dire « Mais qu’est-ce qu’elle me dit ?! ». On va faire simple, je suis une mesure à 2 temps.

  • Je compte les temps :

1 – 2

  • A l’intérieur du temps je vais dire :

Et (pour le binaire) : 1 – Et – 2 – Et – 1 – Et – 2 – Et

Et – Puis (pour le ternaire) : 1 – Et – Puis – 2 – Et – Puis – 1 – Et – Puis – 2 – Et – Puis

 

Ça permet de diviser l’intérieur du temps mais de ne pas perdre le comptage des temps en même temps.

Alors bien sûr au début il faut prendre l’astuce.

Voilà ça c’est une petite astuce pour comprendre le ternaire.

 

 

Maintenant je vais vous donner un exemple du binaire.

Ce thème-là est en binaire.

Vous allez le comprendre. Je suis à 3 temps. Je commence par le 3ème temps. J’entends à 3 temps, mais le débit interne je l’entends à 2 temps. Il se découpe en 2.

Ce qui me fait 1 – Et – 2 – Et – 3 – Et – 1 – Et – 2 – Et

Je vais le ralentir beaucoup pour que vous l’entendiez bien. Ecoutez bien.

Vous voyez j’ai un appui.

  • C’est quoi finalement les temps ?

C’est un appui qu’on a à espace régulier.

Donc là on est en binaire et on a une division par 2.

 

 

Maintenant je vous ai trouvé un exemple de ternaire.

Là on est aussi à 3 temps comme ça ça permet de bien comparer les 2.

1 – 2 – 3 – 1 – 2 – 3

On met bien en place cette pulsation en premier.

Et dedans on rajoute :

1 – et – puis – 2 – et – puis – 3 – et – puis – 1 – et – puis – 2 – et – puis – 3

Je ne fais que la main gauche pour l’instant. Et ensuite je mets la main droite.

Vous voyez ?

On a 3 temps et dans chaque temps on a une division du temps par 3.

 

 

Dernière petite transformation de ce morceau-là.

Je vais le transformer en binaire.

Du coup je ne peux pas tout jouer bien sûr. Je ne peux pas jouer toutes les notes puisque je suis obligée d’en enlever puisque j’en avais 3 avant et maintenant j’en aurais 2.

Je vais mettre 2 notes avec exactement la même succession harmonique.

Ça va me donner :

1 – et – 2 – et – 3 – et – 1 – et – 2 – et – 3

 

 

Donc pour résumer :

  • En binaire : 1 – et – 2 – et – 3 – et – 1 – et – 2 – et – 3

 

  • En ternaire : 1 – et – puis – 2 – et – puis – 3 – et – puis – 1 – et – puis – 2 – et – puis – 3

 

 

Voilà nous avons terminé maintenant cette vidéo.

J’espère que vous avez compris la différence entre le binaire et le ternaire sur le plan auditif.

 

Si vous avez aimé cette vidéo Likez la, aimez la, et partagez la à vos amis.

 

On se retrouve bientôt pour une autre vidéo.

Au revoir.

 

Pourquoi les touches blanches et noires ?

Je vous explique ici pourquoi le clavier d’un piano a des touches blanches et des touches noires, en rapport avec la structure profonde de la musique.

 

Transcription texte de la vidéo :

Bonjour à tous, c’est Marie-Cécile du blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/.

 

  • Aujourd’hui je vais vous expliquer quelque chose mais face à des pions du jeu de Dames.

Je ne vous l’explique pas justement au clavier pour que vous compreniez la structure de fond qu’il y a derrière le clavier.

Si je vous montre le clavier vous allez être aveuglé par celui-ci.

 

 

En musique on a 12 couleurs sonores. 12 vibrations différentes qui existent.

Ces 12 vibrations peuvent être distribuées à plusieurs auteurs.

Parce que bien sûr on n’entend pas que 12 sons possibles. L’oreille humaine entend, capte à peu près une centaine de hauteur de notes. On va résumer comme ça.

 

Mais dans ces 100 notes on a 12 couleurs différentes qui reviennent cycliquement.

Donc :

1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12

Et la première qui vient juste après la douzième va être la même que la première mais à la hauteur différente.

Donc si par exemple sur 13 notes, je choisis que celle-ci, c’est la première et que j’ai fais mes 12, à la treizième je reviens sur la première couleur sonore que sur la première.

Donc ça va sonner différemment.

On est vraiment sur la même couleur sonore.

Là je vous ai pris qu’un seul tronçon des 100 qu’on pourrait entendre.

Mais imaginez bien que ça continue. C’est-à-dire un fil mais l’oreille humaine est quand même limitée à certaines fréquences.

 

Donc là je vous ai limité à 12 pour comprendre comment fonctionne la musique, mais imaginez toujours la suite, à droite et à gauche.

 

 

En musique, pour que ça sonne bien, qu’on entende bien, que ce ne soit pas cacophonique, il faut qu’on fasse des choix.

 

La musique c’est une succession de choix de notes dans ces 12 sonorités, dans ces 12 couleurs. On en choisit seulement certaines pendant un temps donné.

Ça peut être :

  • Pendant un temps
  • Pendant deux temps
  • Pendant une mesure
  • Pendant un morceau
  • Pendant une carrure

On a un choix qui a été fait.

Et si ce choix n’est pas respecté, c’est là qu’on va se dire « Tiens, il y a une fausse note ». Et d’ailleurs inconsciemment vous le sentez vous-même.

Vous vous dites « Tiens, mais il y a une fausse note, pourquoi ça sonne faux cette note ? »

C’est parce que le choix de base qui a été proposé au début du morceau n’a pas été respecté.

 

 

Ces choix on peut les appeler de différentes manières :

  • Des modes (gammes)
  • Des accords

Je ne vais pas rentrer dans la théorie plus profondément, mais les accords, ce sont des choix. On en retire certaines et on en garde.

Les modes c’est pareil. Les gammes et les modes c’est pareil. C’est sur le même principe de base.

 

Une gamme, ou un mode

Je vais parler essentiellement de ça aujourd’hui.

C’est un choix de 7 notes sur les 12.

On en choisit que 7.

Le plus courant, c’est le Mode Majeur.

Il a 7 noms de notes différents. 7 notes différentes.

Sur notre base :

1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12

On fait le choix de retirer la 2, la 4, la 7, la 9 et la 11.

On a donc le choix sur cette ligne de base le choix du Mode Majeur :

1-3-5-6-8-10-12

On a retiré 5 notes sur les 12, il nous en reste donc 7 différentes.

Et bien sûr on a le retour ici à la 13ème note à la même que la 1.

Donc la note 1 et la note 13 vont s’appeler pareil.

 

 

Maintenant, si je positionne, sur les notes que j’ai retirées, des pions noirs.

Est-ce que ça ne vous rappelle rien ?

On a la 2 et la 4 un peu regroupées et ensuite la 7, la 9 et la 11 qui sont un peu regroupées.

Je pense que c’est clair et que j’espère que ça vous rappelle le clavier.

Sinon ça veut dire que vous n’avez peut-être pas assez regardé un clavier.

Un clavier, bien sûr sur une petite zone, on a les 2 touches noires puis les 3 touches noires du clavier.

 

 

Le clavier est construit sur le Mode Majeur.

Il est construit, même, sur la gamme précise de Do Majeur.

C’est-à-dire que toutes ces touches blanches vont s’appeler avec le nom des notes qu’on connait.

Do-Ré-Mi-Fa-Sol-La-Si

Et ensuite on repart sur le Do.

 

Il y a une juste chose qu’on ne voit pas sur le clavier.

On a l’impression que toutes les touches blanches se valent, qu’on a le même espace entre toutes les touches blanches.

Sauf que regardez bien.

Entre la 1 et la 3, entre la 3 et la 5, et entre la 5 et la 6, on n’a pas le même espace.

C’est ça qui est trompeur dans notre clavier.

On pourrait croire qu’il y a les mêmes espaces alors que non.

Entre Mi-Fa et Si-Do, nous avons un demi-ton.

Elles sont resserrées.

 

Donc c’est construit sur la gamme de Do, et c’est bien pratique quand on est en Do. Sauf qu’en fait, on est en Do que très peu de temps.

On est en Do sur très peu de morceaux. Et même sur des morceaux en Do on va bouger ailleurs.

C’est pour ça qu’on va avoir besoin de ces autres notes-là, les noires.

 

Alors bien sûr on va s’en servir de ces notes-là parce qu’on va bouger, on va changer de choix en cours de route.

 

 

C’était important pour moi de vous expliquer aujourd’hui ça, parce qu’il y a trop de confusion par rapport à ça.

Sous prétexte qu’on a des blanches là, on joue très longtemps, d’ailleurs uniquement sur ces touches-là, alors qu’en fait il faut considérer la musique avec les 12 sons.

 

 

Donc pour illustrer ce phénomène je vais vous prendre une mélodie très simple qui s’appelle « Au clair de la lune ».

  • Au début elle se fait juste avec 3 notes différentes, qui sont les 3 premières de la gamme majeure.

Voici l’ordre des touches :

Juste pour que vous compreniez bien, je vais nommer chaque degré de cette gamme par un numéro.

1-1-1-2-3  -2-  1-3-2-2-1

Voilà « Au clair de la lune ».

Vous comprenez bien que je ne suis pas en train de parler des principales notes en musique.

J’ai fait ces choix déjà de retirer les 2 premières notes noires.

 

 

Maintenant, ce que je voudrais que vous fassiez, pour bien illustrer ça, c’est de mettre cette série de notes où vous voulez.

  • Vous commencez par exemple sur cette touche noire (la 4)
  • Vous en sautez une (la 6), touche blanche
  • Vous en sautez une (la 8), touche blanche

Ce sera donc :

4-4-4-6-8  -6-  4-8-6-6-4

 

  • Ensuite vous partez de celle-là, soyons fou, la 7 (touche noire)
  • Ensuite la 9 (touche noire)
  • Ensuite la 11 (touche noire)

Ça donnera donc :

7-7-7-9-11  -9-  7-11-9-9-7

 

Vous voyez, ça fonctionne partout.

Sauf qu’il ne faut pas éliminer dans notre tête :

Les touches noires il faut les visualiser comme faisant partie des touches blanches.

 

Voilà c’est un petit exercice. Vous partez d’où vous voulez sur votre clavier, vous mettez vos 3 notes avec une note entre chaque.

On appelle ça transposer.

 

Vous partez de n’importe quelle touche et vous construisez « Au clair de la lune » où vous voulez. Comme ça vous êtes capable de faire ce morceau en Do, en Mi, en Fa, en ce que vous voulez.

 

 

Vous commencez à avancer vers un peu plus d’autonomie en musique !

 

Bonne journée et à bientôt,

Au revoir.