Le trac est-il une fatalité ?

Je réponds ici à la question d’un lecteur sur le trac, des mains qui tremblent et est-ce une fatalité. Quelques astuces pour qu’il ne vous empêche plus de jouer.

 

Transcription texte de la vidéo :

Le trac est-il une fatalité ?

 

 

Bonjour et bienvenue sur le blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

Je voulais aujourd’hui répondre à une question de Cheiffer, qui me disait ceci :

« Je voudrais savoir s’il est vrai que l’on doit vivre ou faire avec le trac ? Et si on peut le faire tout bonnement disparaitre ?

Croyant avoir tout essayé, je conclurais plutôt d’une façon fataliste, mais j’aimerais savoir s’il y a un espoir de voir un jour mes doigts s’arrêter de trembler en public. »

 

 

Le trac, il ne faut pas le considérer comme un ennemi.

Le trac nous permet d’être beaucoup plus concentré, d’être beaucoup plus attentif à ce qu’on fait, et très présent. Donc déjà il faut se retirer de l’idée que c’est un ennemi.

Maintenant il ne faut pas que ce soit un trac qui vous empêche justement de jouer.

 

Le trac se manifeste de plusieurs façons selon les personnes :

  • Les mains moites
  • Les doigts qui tremblent
  • Se sentir complètement épuisé
  • Se sentir énerver et ont tendance à jouer beaucoup trop vite
  • Le cœur qui bat

Toutes ces manifestations qui sont variantes en fonction des personnes et en fonction de l’historique de chacun.

 

Premièrement : on peut avoir eu de très mauvaises expériences dans son enfance.

Si on a été projeté sur une scène et qu’on n’était pas prêt, d’un seul coup on a eu un trac énorme et ça s’est mal passé.

Déjà, ces mauvaises expériences-là, je vous conseille éventuellement d’aller voir des personnes qui pratiquent des thérapies rapides pour un peu nettoyer la problématique sur le plan psychologique.

Ce n’est pas au prof de piano de régler ça en général.

Mais des fois, en 2 ou 3 séances ça se règle.

Ce genre de difficulté est inscrite dans toutes nos cellules. Parfois ça ne passe pas rien qu’en changeant un certain état d’esprit.

 

Deuxièmement : si on ne connait pas suffisamment son morceau.

Si on ne connait pas assez son morceau et qu’on n’est pas suffisamment à l’aise, bien sûr qu’on va avoir le trac.

On sait très bien au fond de nous qu’on ne sait pas assez bien le morceau, et que même chez soi on le voit de temps en temps. Donc forcément, devant quelqu’un c’est encore pire.

Donc plus vous allez maitriser votre morceau, mieux ce sera.

Plus vous allez maitriser votre clavier et être au fond en ayant trouvé un confort dans le clavier et mieux ce sera aussi.

C’est un travail de fond à faire :

  • La maitrise du morceau
  • La maitrise du clavier et du corps en rapport avec ce clavier

Il faut vraiment que vous trouviez un confort le reste du temps en dehors des prestations en public.

 

Troisièmement : il ne faut pas que ce soit une exception.

Si vous jouez une fois par an devant du monde, c’est obligé d’être complètement terrorisé. C’est trop rare.

Si vous voulez passer par-dessus ça, il va falloir multiplier les occasions de jouer en public.

  • « Tient, il y a quelqu’un qui vient à la maison dimanche, je vais essayer de lui jouer mon morceau. »
  • « Tient, il y a un piano dans le centre commercial de ma ville, maintenant je connais bien mon morceau, je vais aller le tenter dans le centre commercial. Ou dans les gares. »
  • « Tient, je vais aller tenter de jouer dans un magasin de piano pour voir si je me décompose d’aider quelqu’un qui passe. »

Il y a de multiples façons de jouer devant des pianos différents, parce que c’est un élément problématique aussi, c’est qu’à chaque fois on change de piano quand on joue devant quelqu’un, en tout cas la plupart du temps.

  • Changer plusieurs fois de pianos
  • Avoir l’habitude d’être dans des cadres différents
  • Avoir l’habitude d’être avec des personnes différentes

Je vous encourage à vraiment, quand vous avez du monde qui vient à la maison vous jouez des bouts de morceaux. Vous n’êtes pas obligé de jouer tous vos morceaux s’ils sont longs mais vous jouez, vous vous entrainez à jouer devant des personnes.

 

Quatrièmement : enregistrez-vous.

Ça vous met une petite pression quand même. Il n’y a que vous qui allez lire l’enregistrement mais quand même.

Le fait de vous enregistrer vous met une petite pression, il y a quelque chose qui écoute même si ce n’est pas une personne, c’est un objet qui prend en compte ce que vous êtes en train de faire.

Maintenant avec les téléphones c’est facile. Vous prenez le dictaphone et vous vous enregistrez. Et là, vous allez peut-être constater qu’en vous enregistrant vous n’êtes déjà pas à l’aise. Alors évidemment avec quelqu’un en plus c’est compliqué.

 

 

Ce n’est pas une fatalité les mains qui tremblent.

Maintenant je peux vraiment vous l’affirmer, puisque j’ai une élève qui, systématiquement, quand elle jouait, avait les doigts qui tremblaient terriblement. Ça se voyait même de loin.

C’était terrible et ça la mettait dans un malaise profond.

  • Elle a suivi quelques séances de thérapies, d’hypnose, je vous conseille aussi la kinésiologie.

J’ai constaté des bienfaits sur ces éléments physiques.

  • Elle a ensuite eu des projets pianistiques et s’est mis à jouer de plus en plus souvent devant des gens.
  • Elle a été notamment dans des maisons de retraite.

Elle joue une fois tous les mois. Elle a vraiment complètement résolu ses problèmes de tremblements.

 

Des fois ça peut revenir légèrement mais c’est complètement devenu épisodique.

Donc ce n’est pas une fatalité d’avoir un trac qui vous terrasse.

 

Je vous invite à poser la question à des maisons de retraite parce que souvent les personnes âgées sont très seules, manquent d’activités, sont délaissées bien souvent. Si ça vous dit, vous appelez les maisons de retraite dans votre région et vous leur demander s’il y a un piano, car c’est beaucoup plus courant qu’on ne le croit.

Et s’il y en a un, vous allez vous entrainer chez eux, à jouer. Ça vous entraine à jouer devant du monde.

 

Déjà, essayez ces petites choses-là.

 

Je voudrais maintenant vous poser la question à vous qui regardez cette vidéo.

  • Est-ce que vous n’auriez pas d’autres idées sur comment jouer devant du monde ?
  • Quelles sont vos astuces à vous pour jouer devant du monde ?
  • Du monde ça commence avec une personne.
  • Comment vous trouvez des astuces pour vous habituer à jouer devant du monde ?

Ecrivez-moi ça dans les commentaires en dessous de la vidéo sur le blog.

 

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Au revoir, à bientôt !

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Le travail au piano

En cette semaine de la fête du travail, voici une réflexion spontanée sur un canapé : Le travail au piano. La motivation, la fainéantise, les objectifs etc…

 

Pour télécharger le fichier dont il est parlé dans cette vidéo, remplissez le formulaire sur la barre latérale à droite de ce que vous êtes en train de lire.

Transcription texte de la vidéo :

Le travail au piano

Réflexion du 1er Mai

 

 

Bonjour,

On est le 1er Mai. Je sais que je ne vais pas publier cette vidéo avant ce week-end mais je voulais vous faire une petite vidéo rapide sur le travail.

C’est la fête du travail, donc fêtons le travail !

 

Je voulais préciser un petit peu et vous poser la question : Pour vous, c’est quoi travailler le piano ?

 

Le travail induit un effort. Et cet effort on a tendance un petit peu à le fuir. Mais je pense que la plupart du temps les gens se disent qu’ils sont paresseux, qu’ils devraient travailler plus, qu’ils devraient avoir plus de volonté etc.

 

Moi je ne suis pas sûre que ce soit ça le problème.

Vous êtes motivé pour apprendre le piano. Mais ce qui pose problème souvent c’est que vous ne savez pas comment travailler.

C’est une chose effectivement de manquer de volonté. Ça arrive quand on a la flemme. Ça m’arrive régulièrement aussi de me dire « Oh j’ai pas envie de faire ci ou ça ».

Mais souvent, je me rends compte que la difficulté elle est surtout parce qu’on ne sait pas comment s’y prendre.

  • Par quoi commencer
  • Quoi faire
  • Comment faire

 

Ça c’était une première réflexion. On est beaucoup moins flemmard qu’on ne le pense.

 

Ensuite, je vais vous mettre dans le cadre d’un apprentissage de morceau.

  • C’est quoi travailler un morceau ?

C’est en fait l’apprendre.

  • Comment on apprend un morceau ?

Un petit peu comme si on apprenait une pièce de théâtre. On dit bien d’ailleurs répétition aussi au théâtre.

  • Il faut apprendre le texte.
  • Il faut donc en premier le lire.
  • Savoir quels sont les éléments.
  • Analyser un petit peu quels sont les passages qui vont poser problème.

Moi je vois souvent des gens qui se précipitent sur la partition, qui commencent déjà à jouer sans savoir où ils vont.

La première étape c’est quand même de lire votre morceau. De regarder quelles sont les difficultés. De voir s’il y a des doigtés à mettre. De les chercher. De les changer. De les gommer etc.

 

Je vous propose de changer le mot Travail par Répétition.

Dans le cadre d’un apprentissage d’un morceau, vous allez répéter. Et vous n’allez pas répéter 2 fois. Vous allez répéter jusqu’à ce que vous arriviez à un résultat.

  • Quel est ce résultat ?

C’est l’objectif que vous vous êtes donné. Si dans une séance de travail vous n’avez pas réussi votre objectif, très certainement que votre objectif était trop grand.

Donc il faut que vous cherchiez quel est votre objectif. Et en fonction de cet objectif, vous allez répéter le passage en question un certain nombre de fois, jusqu’à ce que vous y arriviez.

Normalement vous devriez y arriver. Si ce n’est pas le cas, vous allez vous dire que c’est trop gros, que vous avez pris trop de mesures, trop de notes, les deux mains alors que ce serait peut-être bien de travailler avec une seule main.

 

Gardez ça à l’esprit.

Votre travail doit être efficace. Si vous avez la sensation qu’il ne l’est pas, c’est que vous ne vous y prenez pas bien.

Je vous invite pour cela à relire mon bonus que je vous ai mis sur le blog, qui s’appelle « Les 10 principes fondamentaux pour apprendre un morceau ».

Relisez ce bonus. Il vous donne pleins d’astuces très très importantes pour travailler efficacement, donc de manière motivante.

Quand vous avez la sensation de progresser, bien sûr que vous allez avoir envie de travailler. C’est logique.

 

Donc ne restez pas dans une auto culpabilisation. « De toute façon j’ai pas de volonté. De toute façon j’y arrive pas parce que je suis pas bonne, parce que je suis trop débutant, parce que je suis nul ».

Ne vous remettez pas toute la faute sur vous, sur ce que vous êtes, mais plutôt sur ce que vous faites. D’accord ?

Vous aurez des résultats en fonction de ce que vous faites et de comment vous le faites, et non en fonction de ce que vous êtes.

Gardez bien ça à l’esprit.

 

Relisez ce bonus, toutes ces astuces qui sont entre autres :

  • Choisir le bon passage à travailler
  • Découper par petit morceau
  • Enchainer toujours au passage suivant

Toutes ces petites astuces que je vous donne dans le bonus, relisez-le.

 

On est la semaine de la fête du travail, donc profitez-en pour revoir ce qu’est le travail pour l’apprentissage d’un morceau.

 

Si cette vidéo vous a plu, je vous invite à laisser un pouce « J’aime » et à vous abonner à la chaine.

 

Au revoir !

 

Comment travailler l’égalité des accords ?

Je réponds aujourd’hui à la question de Céline sur le prélude de Chopin op.28 n°4.

Il est parfois délicat d’enfoncer les 3 ou 4 touches d’un accords au même moment. Surtout quand ceux-ci sont répétés plusieurs fois et dans la nuance piano. Voici quelques pistes de travail.

Transcription texte de la vidéo :

Comment travailler l’égalité des accords répétés

 

Bonjour et bienvenue chez moi, sur le blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

Je voulais répondre aujourd’hui à la question de Céline.

 

Céline m’a posé une question sur le blog, une question technique.

« Comment parvenir à jouer les accords de 3 ou 4 notes de façon harmonieuse, c’est-à-dire en enfonçant les touches en même temps ? Je pense notamment au Prélude de Chopin, opus 28 n°4. Est-ce juste de l’habitude ? Y a-t-il une manière de travailler ça ? J’essaie d’abaisser le bras et non la main mais soyons honnête, je le massacre un peu ce pauvre Prélude. Merci d’avance. »

 

Alors Céline, les problèmes d’accords comme ça répétés supposent d’avoir une main qui est particulièrement tonique et qui maintient une forme, une forme dans l’espace, qui va être au-dessus du piano bien sûr, mais vous devez arriver à garder votre main dans une forme très précise, celle qu’il faut avoir pour jouer cet accord-là très précis.

Donc c’est des petits gestes et micros gestes de vos doigts que vous devez maîtriser. Donc forcément c’est difficile au début d’avoir cette maîtrise.

Ce Prélude, contrairement aux apparences, est difficile. Bien sûr de lecture, de longueur il n’est pas difficile. Mais en revanche d’application et de précision il n’est pas évident du tout.

Donc c’est normal déjà que vous ayez des difficultés à ce niveau-là.

 

 

Je voulais vous proposer, pour vous faire comprendre ce que je viens de vous expliquer au niveau des doigts, un petit exercice tout simple.

  • Donc je prends quelque chose de rigide.
  • Je vais poser mes doigts dessus.
  • Je vais faire en sorte bien sûr que tous les bouts de mes doigts soient sur ce plan rigide.

Maintenant je vais, pour prendre conscience de la forme que je dois avoir dans ces cas-là en ligne droite, je vais retirer le plan rigide en-dessous mais je vais faire en sorte le plus possible de rester vraiment la main fixée. Même si je crispe ce n’est pas grave.

Au début je dois prendre conscience de ça, de la main fixe. C’est les doigts fixes. Les doigts qui ne doivent pas du tout s’articuler d’une manière ou d’une autre.

C’est quoi une main finalement ?

C’est la succession des doigts et de la paume. On va dire que la paume peut être souple parce qu’il peut y avoir une certaine liberté. Par contre là moi ce que je vous fais travailler c’est la fixation des doigts.

Je voulais être sûre qu’on parle bien de la même chose.

  • Je me pose sur une droite.
  • Je retire.
  • Je reste un petit temps comme ça.
  • Après je reviens et je suis attentive au bout de mes doigts.

Est-ce que tout le monde touche en même temps ?

Si tout le monde ne touche pas en même temps c’est que j’ai bougé mes doigts. Donc je recommence.

Là j’ai senti une légère différence entre le 2ème et le 5ème doigt. C’est très fin. Mais justement le piano, le toucher au piano c’est très fin. Et le moindre millimètre de différence va modifier la sonorité.

Donc je recommence. Je pars et je reviens.

Là, à priori j’ai réussi à garder la forme parce que je sens vraiment que tous mes doigts ont touché au même moment. Voilà.

Ça c’est une première étape de l’exercice.

 

Maintenant, la même chose un petit peu plus difficile.

Donc là je vais détendre mon épaule.

  • Cette fois-ci je vais faire la même chose mais ce n’est pas le plan qui va partir, c’est la main qui va partir et qui va revenir.
  • Là attention c’est plus difficile parce qu’il faut que vous bougiez des éléments, c’est-à-dire votre bras et votre poignet, mais pas vos doigts.
  • Et vous revenez.

Là je sens mes doigts qui ont légèrement bougé. Je ne sais pas si vous le voyez mais moi en tout cas je le sens.

 

C’est souvent en fait beaucoup plus votre sensation qui va vous dire si c’est bon ou si ce n’est pas bon.

Parce que l’œil en lui-même n’est pas assez précis.

Je pars, je reste les doigts fixes, et je reviens.

Mes doigts du milieu ont tendance à partir un peu plus haut. Donc je vais essayer de fixer mes 2 doigts longs du milieu. Je pars et je reviens. Là c’est déjà mieux. Je pars, je peux même faire une souplesse du poignet, et je reviens.

Là je sens que j’ai réussi vraiment à ce que tous mes doigts soient fixés et arrivent sur une ligne droite.

 

Ça c’est un exercice pour vous faire prendre conscience de ce dont je vous ai parlé au début, c’est-à-dire le fait d’arriver à fixer vos doigts dans une forme précise, comme si vous la rentriez dans de la glaise et que vous puissiez vous faire un moule. Et qu’après en retirant le moule vous pouvez refaire une autre main.

C’est vraiment ça. Vous pouvez vous promener avec votre main, mais votre main à l’intérieur n’aura pas du tout changé de forme. Je peux même bouger mon poignet, et ma main n’a pas changé de forme.

Ça c’est une chose très très importante pour l’égalité des accords.

 

Maintenant, autre petite prise de conscience. C’est bien gentil, là je suis toujours sur une ligne droite. Simplement quand j’ai des touches noires ça va faire quoi ?

Imaginons que j’ai une touche noire à ce doigt-là. Là je vais être comme ceci. C’est-à-dire qu’il y a à peu près 8 mm.

Et si par exemple j’ai le pouce aussi en touche noire, je le relève aussi.

Beaucoup moins drôle là !

Là il va falloir que je fasse la même chose. C’est-à-dire que je pars et je reviens avec que 3 doigts qui touchent.

Maintenant je pars et je fais partir ma main et je reviens. Vous voyez là mes doigts sont beaucoup plus hauts donc ça ne va pas. Donc je recommence.

Maintenant si je vais par exemple avoir une touche noire au milieu, sur le 3ème doigt, et une touche noire au niveau du 5ème, ça va être pareil. Je pars et je reviens en gardant la même hauteur.

Je pense que vous avez compris maintenant ce que j’essaie de vous faire comprendre.

 

Maintenant au niveau du clavier ça va être pareil. Il faut que vous arriviez à mettre votre main dans la forme précise de chaque accord.

Donc là on est sur sol – si – mi.

Je mets la pédale parce que c’est plus simple, mais ceci dit c’est aussi intéressant de travailler sans pédale. Parce que si vous travaillez sans pédale ça permet de pouvoir vraiment vous concentrer.

 

Une chose très importante, c’est l’écoute.

Si vous écoutez vraiment, vous allez mieux y arriver aussi. Parce qu’il n’y a pas que le fait d’une belle chorégraphie au piano. Arriver à bien tenir ses mains dans une forme etc. il y a aussi « Quel est mon but ? »

Mon but est d’avoir des accords qui soient égaux.

Donc mon oreille guette s’ils sont égaux ou pas. Et souvent quand même, la main est intelligente. La main, si vous l’accrochez à l’oreille quelque part, si vraiment vous écoutez vos accords et que vous arrivez à chercher à ce qu’ils soient complètement égaux.

Imaginons que ce soit vraiment inégal. Là on n’entend pas trop celui du milieu. Vous pouvez d’ailleurs vous amuser à ça. Vous voyez que là on entend peu celle du milieu. Ou alors on entend surtout celle du milieu mais pas trop celles de l’extérieur.

Vous voyez ?

Ça aussi ça peut être un petit jeu pour justement bien prendre conscience qu’on peut faire beaucoup plus qu’on ne le croit si vraiment on chercher la bonne chose, c’est-à-dire le bon son.

 

Petite remarque.

Si vous n’êtes pas à l’aise parce que vous avez un mauvais doigté, ça ne va pas vous aider non plus. Donc il faut absolument que vous ayez un bon doigté. Validez si votre doigté est adapté à votre main et à votre piano, à votre cadre à vous. Il n’y a que comme ça que vous pouvez le valider.

 

Maintenant, vous allez pouvoir aussi travailler les déplacements.

Parce que ça peut peut-être poser problème entre chaque et que vous mettez entre 3 et 4 accords à être bien. Il faut trouver tout de suite.

Donc vous pouvez répéter les accords entre eux. Là on est 2ème mesure. 3ème mesure. Je répète.

Vous voyez ce que je fais ? Je fais chaque accord entre eux. Donc évidemment vous pouvez les faire en arpéger. Même en les chantant pour être sûre que vous entendez bien aussi toutes ces notes.

Bon ça évidemment c’est si vous avez l’habitude d’entendre à l’avance les notes. Et ça ce n’est pas évident non plus mais je vous le dis au cas où vous seriez en capacité de faire. De faire que les extrêmes.

 

Ne travaillez pas trop fort aussi.

Parce que parfois on compense par la force le fait que ce n’est pas égal. Plus vous allez maîtriser les choses piano, pianissimo et mieux ce sera.

 

Il y a des exercices de tenue aussi.

Moi j’ai beaucoup les exercices de tenue. Mais pas fait n’importe comment.

  • Qu’est-ce que c’est ?

J’enfonce l’accord dont je veux apprendre la forme de la main. Et là je vais répéter qu’un seul doigt à la fois.

Ça c’est la consigne de base.

Sauf qu’en fait vous devez être plus attentive aux doigts qui ne répètent pas qu’au doigt qui répète.

Vous répétez le sol, mais vous êtes plus attentive au si et au mi et à la sensation des deux doigts bien enfoncés dans ces 2 touches, bien solidement, qu’à la répétition du sol.

Ce n’est pas très important.

Attention, on n’est pas en train de forcer le doigt, aller le plus haut possible pour bien articuler, une bonne petite technique française du doigt !

Non. Ce n’est pas ça que je dis.

C’est j’enfonce bien, je suis bien solide sur mon si et mon mi, et je vais répéter comme je peux le sol. Même s’il ne sort pas trop, le tout c’est qu’il soit mobile à partir de la première articulation de la main tout en étant attentive aux autres.

Pendant ce temps-là est-ce que mon poignet n’est pas complètement tendu, mon épaule etc ?

Je change d’accord bien sûr, je répète que le la etc. Vous changez de doigt bien sûr.

Vous pouvez faire que le milieu. Et là je suis attentive au fa dièse et au mi, et à mon confort sur ces 2 notes-là.

 

Plus vous allez être bien sûr les 2 doigts qui sont enfoncés et qui ne bougent pas, plus vous allez être confortables sur ces doigts-là, et plus l’autre doigt sera libéré pour s’articuler, pour répéter en tout cas.

Mais il n’a pas besoin d’articuler de haut.

 

Cet exercice de tenu vous pouvez le faire sur tous les doigts, sur toutes les formes. Et ce n’est pas obligatoire de le faire partout, parce qu’à chaque fois que vous travaillez un accord ça va un peu infuser sur les autres accords.

Je ne vous dis pas de le faire que sur 3 accords, mais ne vous inquiétez pas, parce que chaque accord bien appris va aider au suivant, et ainsi de suite, parce que votre main va apprendre à bien tenir un accord petit à petit.

Ça va se démultiplier au fur et à mesure.

Vous travaillez sans pédale et après vous rajouter la pédale et là c’est que du bonheur, parce que la pédale allège considérablement le poids quand même. C’est beaucoup plus facile. Mais de temps en temps tentez sans pour voir si ce n’est pas votre oreille qui vous joue des tours, la pédale qui vous joue des tours et qui vous dit que c’est égal alors que ça ne l’est pas.

 

Voilà, écoutez bien. Est-ce qu’il n’y a pas un doigt qui se ressemble plus que l’autre ?

Peut-être que vous ne l’entendez pas mais il y avait quelques petites inégalités. Moi c’est un morceau que je n’ai jamais travaillé. Ça supposerait quand même que je m’y pose un petit peu pour bien le caler.

 

 

Donc je vous laisse sur ce travail-là. N’oubliez pas aussi de travailler un peu votre main droite parce qu’elle a besoin d’être chanté.

A très bientôt sur le blog !

 

Si cette vidéo vous a aidé, n’hésitez pas, cliquez « J’aime », abonnez-vous, et venez aussi voir sur le blog comment ça se passe.

 

Au revoir !

Pourquoi la lecture de note est-elle si difficile au piano ?

Pourquoi je fais cette tête ? à vous de le découvrir 🙂

Pour accéder à la méthode C.L.É.É. et profiter de son prix avantageux des premiers mois, avec la possibilité de l’essayer pendant 30 jours, cliquez ici.

 

Transcription texte de la vidéo :

Alors je vais d’abord vous expliquer pourquoi c’est si difficile la lecture de notes au piano. Et après je répondrais à 2 commentaires qui m’ont été écrits sous la dernière vidéo qui s’appelait « Les 6 erreurs les plus courantes en lecture de notes ».

 

Pourquoi c’est si difficile au piano ?

 

  • C’est pas de votre faute si vous avez du mal.
  • C’est pas parce que vous n’êtes pas doués.
  • C’est pas parce que vous ne travaillez pas assez.

Peut-être un peu…

Mais surtout parce que c’est vraiment difficile. Il y a plusieurs éléments qui rentrent en ligne de compte. Je vais vous les énumérer un petit peu.

 

Déjà, on a un instrument qui a quand même beaucoup beaucoup de notes possibles.

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de compter le nombre de touches que vous avez sur votre piano ?

Je vous invite à le faire.

Il y a 88 touches ! 88 sons possibles sur un piano.

Contrairement au violon par exemple, au violoncelle, à la guitare, qui en ont à peu près une 50ène, et à la trompette et les petites flûtes où vous en avez une 30ène.

Ça c’est une chose que vous ne devez pas oublier. Vous avez choisi un instrument qui a 88 sons possibles.

 

D’autres parts, vous avez 10 doigts.

C’est quand même pas mal. Vous ne pouvez pas jouer les 88, heureusement pour vous et pour votre lecture ! Mais vous avez 10 doigts donc vous pouvez potentiellement jouer 10 notes.

  • Il va falloir avoir la possibilité de lire 10 notes en même temps.

Bon bien sûr la plupart du temps ce n’est pas le cas mais vous allez très couramment en avoir 4 ou 5 à jouer en même temps si vous voulez jouer des choses un petit peu attractives, du Chopin, du Liszt, les choses vers lesquelles vous êtes attirés d’habitude.

Il y a souvent besoin de jouer 3, 4, voire 5 notes en même temps. Donc il va falloir être très très rapide dans la lecture. Il va même falloir arriver jusqu’au stade où vous oubliez le nom des notes pour juste comprendre et y aller directement sinon ce n’est pas possible.

Vous ne pouvez pas lire à une certaine vitesse. A un moment il faut arrêter de nommer les notes.il faut juste comprendre que c’est là qu’il faut jouer, là, et là. Voilà.

 

Il y a quand même 88 possibilités, donc 88 emplacements.

Vous avez en plus de la clé de sol, de la clé de fa :

  • La zone de lignes supplémentaires en-dessous de la clé de fa
  • La zone de lignes supplémentaires au-dessus de la clé de fa
  • La zone de lignes supplémentaires en-dessous de la clé de sol
  • Qui en plus se télescope avec celle de la clé de fa
  • Les lignes supplémentaires au-dessus de la clé de sol
  • Une zone tout là-haut qui s’écrit de la même façon que l’octave précédente mais il y a un octave au-dessus pour dire qu’il faut jouer 8 notes au-dessus.

Donc ça fait 6 possibilités. 6 zones à apprendre, à reconnaitre, et aller sur la bonne. Et bien sûr avec la bonne main !

 

 

Quand même… ne croyez-vous pas que ce soit normal que ce soit compliqué ?

 

En cours de formation musicale.

Souvent en cours de formation musicale, vous êtes mélangés, si vous avez la chance d’avoir accès à ces cours, avec d’autres instrumentistes qui n’ont pas les mêmes besoins que vous.

Ils n’ont pas autant de notes à apprendre aussi vite puisqu’au piano on a la grande chance de pouvoir jouer assez vite les notes puisqu’il suffit d’appuyer comme on dit n’est-ce pas ? Ce n’est pas vraiment vrai mais dans l’imaginaire commun de tout le monde il suffit d’appuyer pour savoir jouer du piano.

Contrairement au violon ou à la flûte où il va falloir se donner du mal pour avoir un son. Donc pendant ce temps-là on a le temps d’apprendre à lire les notes.

Au piano il faut le plus vite possible connaitre la clé de sol, la clé de fa, vraiment à une vitesse record.

 

Sauf que la plupart du temps, vous êtes mélangés avec ces instrumentistes-là, vous n’avez pas les mêmes besoins mais vous avez pourtant la même méthode.

Et c’est ça qui va poser problème la plupart du temps.

 

C’est qu’on va vous dire « Mais oui vous lisez bien ! Vous y arrivez bien par rapport aux autres instrumentistes ! Tout va bien ! »

Sauf que non. Au piano il faut savoir lire beaucoup plus vite que les autres et avec plus de notes que les autres.

Alors ça, c’est si vous avez la grande chance d’avoir accès à un cours de formation musicale. C’est-à-dire que vous avez une école de musique à côté de chez vous, et surtout on vous accepte en tant qu’adulte. Et ça c’est pas toujours gagné. Ce qui est normal parce que c’est pour des problèmes budgétaires et si vous ne voulez pas payer plus d’impôts il vaut mieux que ça reste comme ça.

Si vous avez cette grande chance tant mieux pour vous.

 

Maintenant, si vous n’avez pas cette chance, vous avez peut-être un professeur particulier.

Et à ce moment-là, ce professeur particulier, combien de temps il a à vous consacrer par semaine ?

Dans le meilleur des cas vous avez une heure de cours. Ça c’est vraiment l’idéal bien sûr. Mais parfois vous avez ¾ d’heure, parfois vous avez ½ heure. Si vous avez 20 minutes, je vous le dis tout de suite c’est pas possible, c’est pas viable.

Mais même en 1 heure de cours.

En 1 heure, je vous le dis franchement, le professeur de piano n’a pas le temps de vous apprendre correctement à lire.

Ce n’est pas possible pour lui.

Ou alors il va vous rendre le cours terriblement ennuyeux et il va mettre de côté des éléments essentiels qui sont :

  • La position à l’instrument
  • L’écoute
  • L’écoute du son
  • L’apprentissage de l’interprétation
  • La pédale

Tous ces éléments du piano à proprement parlé, il va les mettre de côté pour vous apprendre à lire les notes pendant 15 ou 20 minutes. Ça passe vraiment très très vite un cours de piano. Surtout si vous commencez à voir plusieurs morceaux etc.

Ça va être difficile pour lui de vous apprendre cela et d’avoir un suivi. C’est pour ça que souvent d’ailleurs les professeurs finissent par laisser un petit peu tomber cet apprentissage-là et c’est complètement normal.

 

Mais il y a des lacunes qui s’accumulent pendant toutes ces premières années.

Et après vous vous dites « Mais je comprends pas ! J’ai des problèmes de coordination ! J’y arrive pas ! Et puis je comprends pas parce que je connais mes notes ! Et puis j’arrive pas au piano à les jouer ! »

 

Oui mais :

  • Est-ce que vous avez vraiment travaillé les notes de bas en haut, en verticalité ?
  • Est-ce que vous avez travaillé toutes les difficultés spécifiques du piano ?

C’est-à-dire toutes les lignes supplémentaires, celles qui se ressemblent en clé de sol et en clé de fa sur les mêmes notes.

  • Est-ce que vous avez travaillé les accords, les intervalles ?
  • Est-ce que vous avez travaillé les accords de 3 sons, de 4 sons ? Leur renversement ?

Est-ce que vous avez travaillé tout ça, tous ces éléments qui sont là dans vos partitions ?

Je n’invente rien. Absolument rien.

En tout cas elles sont là dans les partitions en général que vous avez envie de jouer. Je ne sais pas moi… Les Valses de Chopin, des Préludes, Clair de Lune, tous ces grands tubes du piano sont truffés de lecture verticale.

Donc il faut le travailler ça. Il faut travailler la reconnaissance des notes. Et vous n’avez pas le temps, très clairement, en cours de piano. Ce n’est pas possible. On va bâcler ça en 5 minutes et donc vous n’aurez pas les bons éléments pour apprendre.

Donc ça c’est si vous avez des cours de piano.

 

Maintenant, si vous êtes en autodidacte.

Alors là déjà, bravo, chapeau. Parce qu’apprendre le piano en autodidacte… moi je ne sais pas comment vous faites. C’est faisable effectivement avec des tutos bien faits, et surtout à long terme c’est pas faisable.

Je préfère être nette là-dessus. Ce n’est pas faisable d’apprendre le piano et de jouer du Liszt juste en autodidacte sans professeur.

Il y a des exemples comme ça de pianistes qui ont appris en autodidacte à certains moments de leur vie. Mais à d’autres moments ils ont eu besoin de professeurs. Les pianistes classiques j’entends.

Les pianistes de jazz c’est encore une autre histoire. Et plus ça va et plus les pianistes de jazz sont formés aussi à la lecture.

 

Si vous faites ça tout seul vous allez vous rendre compte à un moment qu’il faut apprendre à lire une partition. Donc vous allez aller dans une librairie. Vous allez chercher une méthode. Et là, vous allez avoir aucun retour. Ça va être difficile pour vous de savoir si vous vous trompez, si vous ne vous trompez pas. Est-ce que la méthode est bien faite ?

 

  • Mais surtout, le gros problème de ça, quand vous apprenez en autodidacte, c’est que vous êtes tout seul.

C’est surtout ça le gros problème.

Bien sûr vous n’avez pas le retour d’un professionnel ou de quelqu’un qui sait jouer pour vous dire si vous êtes dans la bonne voie ou pas.

Mais surtout vous êtes tout seule au niveau motivation.

Vous n’avez personne pour vous dire « Oui ! C’est bien ! Ça ça va. Par contre ça, ça ne va pas trop, travaille un peu plus ça. »

Ou alors, quand vous êtes en cours de formation musicale, vous êtes avec d’autres qui vont vous motiver parce qu’ils vont être dans les mêmes difficultés, vous allez vous reconnaitre en eux et ça va être plus facile pour vous. Vous allez vous dire « Bon alors c’est normal, ils ont du mal aussi, donc on va persévérer et ça va venir »

Vous pouvez voir certains d’un seul coup qui y arrivent mieux et vous vous dites que vous aussi vous y arriverez mieux en continuant et en travaillant.

 

  • Le gros intérêt de ne pas travailler tout seul c’est de pouvoir garder la motivation sur le long terme.

C’est vraiment ça qui va faire la différence.

Il est tout à fait possible que vous soyez autodidacte parce que vous n’avez pas accès ni à un professeur près de chez vous, ni à une école de musique si vous êtes très loin au fin fond d’un chemin de la campagne française. Ça va être difficile pour vous de prendre la voiture une fois par semaine ou deux fois par semaine pour aller au cours de piano, au cours de solfège.

Concrètement pour certaines personnes c’est très compliqué de suivre un enseignement comme cela.

 

Et c’est pour ça que moi je trouve l’intérêt d’internet idéal.

Bien sûr, Internet est quand même beaucoup moins chaleureux que si vous étiez en vrai avec un professeur ou avec des collègues musiciens. Mais quand même, ça permet d’être connecté plus facilement avec des gens.

C’est pour ça que moi j’ai trouvé ça vraiment intéressant de créer une méthode où vous pouvez vous connecter avec d’autres personnes qui travaillent comme vous la lecture de notes, qui sont pianistes.

Dans cette méthode j’ai aussi créé un forum donc vous pouvez discuter entre vous. Pour l’instant les gens n’osent pas trop encore mais j’espère que ça va commencer à bien prendre au fur et à mesure que vous allez être de plus en plus nombreux.

Là maintenant on est plusieurs dizaines. Il y a besoin de motivation. C’est normal.

 

C’est pourquoi j’ai créé la méthode C.L.E.E.

Déjà d’une manière très égoïste. Je vais vous le dire franchement.

Je n’avais pas envie de passer trop de temps pendant mes cours de piano, les cours que je donnais dans mon studio ici. Je ne voulais pas passer trop de temps à lire les notes parce que je trouve que c’est dommage de prendre du temps sur ce cours comme je vous l’ai dit tout à l’heure.

Déjà très égoïstement, je l’ai fait d’abord pour mes propres élèves. Et comme ça en plus je peux l’améliorer au fur et à mesure. Je peux voir que telle fiche est trop difficile, que là je vais trop vite, que là par contre ça va trop lentement. Et en fonction aussi des profils des gens je peux l’adapter.

Donc après sur Internet je corrige la chose. C’est pour moi un outil extraordinaire parce qu’il permet la flexibilité aussi que ne permet pas un livre, une méthode, qui une fois qu’elle est écrite et vendue ne peut pas être modifiée.

 

  • Il y a beaucoup beaucoup d’avantages pour moi à avoir une méthode sur Internet.

 

Après, une chose que j’ai rajouté aussi dans cette méthode, c’est le fait de pouvoir lire sur de vraies partitions. J’ai fait des arrangements de thèmes connus, des grands tubes du piano, et je vous les ai mis aussi pour que vous puissiez vous entrainer à la lecture mais sur des choses que vous pourriez éventuellement même jouer au piano.

 

Et aussi qu’il y ait les éléments des doigtés. Qu’il y ait les éléments des altérations. Tous ces éléments qui viennent brouiller un petit peu la lecture qu’on a bien tranquille avec aucun dièse, aucun bémol rien du tout. Sauf qu’en musique ça ne se passe pas du tout comme ça.

  • Vous avez des altérations à la clé
  • Vous avez des altérations accidentelles, des dièses, des bémols

Donc bien sûr qu’il va falloir vous entrainer à lire mais aussi sur des notes altérées pour pouvoir aller sur les touches noires.

Donc je vous rajoute régulièrement des partitions, des arrangements.

Je vais être très honnête avec vous, je fais un arrangement pour un de mes élèves, je le mets sur clé. Et puis à d’autres moments c’est l’inverse. Je le fais pour la méthode et après mes élèves en présentiel en profitent.

Vous, vous pouvez bénéficier de tout ça à distance. C’est vraiment ce que je trouve formidable dans ces nouveaux outils qu’on trouve sur Internet, de formations qui nous permettent de mettre tout notre savoir disponible pour beaucoup plus de monde.

 

 

Alors je vais maintenant répondre, comme je vous l’ai dit au tout début de cette vidéo à 2 commentaires qui m’ont été écrits sous la dernière vidéos « Les 6 erreurs les plus courantes en lecture de notes ».

 

 

Gaga92 : « Bonjour, c’est vrai, souvent je confonds les notes de la clé de fa et je lis en clé de sol par confusion. »

Alors ça c’est parfaitement normal gaga92 parce qu’on n’est pas câblé dans notre tête pour pouvoir lire, donner un sens différent, à 2 images identiques.

C’est comme si je vous montrais une chaise. Et puis la même chaise. Je vous dis que la première est une chaise, et que la deuxième est un écureuil. Vous risquez quand même d’avoir des difficultés !

Et encore, la chaise vous savez ce que c’est donc pour vous ça ne va peut-être pas être compliqué parce qu’en plus un écureuil sur une chaise ça va vous faire une image rigolote donc vous allez le retenir ;

Mais là, pour ce qui est d’un emplacement sur la portée, c’est exactement pareil et c’est très abstrait. Un point entre 2 lignes, il n’y a rien de plus abstrait que ça. En noir et blanc en plus.

Vous allez avoir ce type de notes à jouer ensemble et vous allez les confondre. Ou vous pouvez avoir ça aussi. Et vous allez aussi les confondre. Parce qu’elle se ressemblent beaucoup.

 

Il y en a juste 2 que vous pouvez dès maintenant mémoriser définitivement : ce sont les 2 do.

Les 2 do qui sont à l’intérieur des portées des clés de sol et clés de fa, qui sont en miroir.

  • Le do du bas en clé de fa, avec la tige en haut
  • Le do du haut en clé de sol, avec la tige en bas

Mais ça ne marche que pour le do. Le reste ça ne marche pas. C’est un petit exercice à prendre, et j’ai inclus un cours sur ces problèmes-là dans la méthode, parce que c’est très courant surtout dans les interlignes.

Les lignes, je ne sais pas pourquoi, c’est moins compliqué. Mais les interlignes vous avez tendance à les confondre quand vous passez vite de la clé de sol à la clé de fa.

Il y a aussi ces 2 notes-là.

  • Le sol en bas
  • Le fa en haut

Elles se ressemblent beaucoup et souvent on les a appris en parallèle en plus ces 2 notes-là. Si on est parti du do du milieu et qu’on a progressivement écarté, comme beaucoup de méthodes le font. On les confond ces 2 notes-là.

Ça, il faut qu’il y ait un travail spécifique dessus. C’est-à-dire en ayant régulièrement cette difficulté-là qui revient, il ne faut pas que ce soit rare, il faut que régulièrement vous retombiez sur la chose pour que vous mémorisiez vraiment qu’en bas c’est un sol et qu’en haut c’est un fa.

 

 

Moyaben : « Marie, 197€ c’est pour un mois ou pour l’apprentissage de la méthode ? Un peu plus d’explications s’il vous plait. »

  • Alors, 197€ c’est le prix actuel de la méthode (au mois de janvier 2018…).

C’est la promotion jusqu’à dimanche, et c’est le prix tout compris. C’est-à-dire que vous n’avez pas besoin de repayer d’autres choses à d’autres moments, même s’il y a des mises à jour régulières et des cours qui se rajoutent.

Elle va forcément augmenter en valeur dans le temps. Ça je vais être honnête avec vous. Je suis en train de faire un travail énorme et la valeur de cette méthode va augmenter au fur et à mesure des mois et des années parce que je compte bien m’en servir pendant des années.

Bien sûr qu’elle ne va pas coûter du tout ce prix-là plus tard.

 

Donc je vous invite, si vous êtes intéressés, à ne pas tarder. Parce que si vous voulez profiter d’un prix avantageux c’est vraiment le moment.

Donc ce n’est pas un système d’abonnement. C’est un paiement définitif.

 

Maintenant, vous avez été plusieurs à me demander s’il y avait des possibilités de paiement en plusieurs fois, parce que vous êtes intéressés mais c’est un peu lourd de tout payer en une fois.

  • Donc je vais vous offrir la possibilité de payer cette méthode en 3 fois.

 

Je vous laisse cliquer en-dessous si vous êtes intéressés pour revoir un petit peu tout ça. Je résume tout ça sur une page que vous pouvez lire tranquillement à tête reposée.

 

On se retrouve dans la formation pour votre premier cours.

 

A bientôt, au revoir !

 

 

Lecture verticale et lecture trop lente

Je réponds ici à des questions qui m’ont été posées il y a quelques temps sur mon site privé lors du pré-lancement de la méthode C.L.É.É., pour apprendre à jouer immédiatement les bonnes notes que vous lisez sur votre partition.

J’ai pensé que c’était bien de la publier ici car ces réponses sont intemporelles et peuvent vous aider. 🙂

Si la méthode C.L.É.É. vous intéresse, cliquez-ici.

 

Transcription texte de la vidéo :

 

Bonjour et bienvenue sur cette deuxième vidéo consacrée à la lecture de notes. Je voulais remercier dans un premier temps tous ceux qui se sont déjà inscrits à la méthode C.L.E.E.

Je suis très touchée de notre confiance. J’ai vu que certains avaient déjà commencé leurs cours, je vois ça dans les statistiques.

 

Maintenant je voudrais répondre aux questions qui m’avaient été posées en-dessous de la vidéo précédente avant de vous montrer un premier cours comme vous l’aurez dans la méthode C.L.E.E.

 

 

 

  1. Alors je réponds d’abord à la question de Martine :

« Bonsoir, est-ce que cette lecture aborde les questions de rythmes ? »

 

Alors oui, elle aborde les cellules rythmiques les plus simples. Vous pourrez y trouver :

  • La noire
  • La croche
  • La croche de ternaire
  • La croche de triolet
  • Le demi soupir
  • Le soupir

Mais ça n’est pas une méthode à proprement parlé de rythmes d’accord ? Si vraiment votre souci c’est de travailler le rythme uniquement, ça n’est pas la bonne méthode pour vous pour le moment.

Par contre, si vous souhaitez apprendre à lire tout en intégrant en même temps aussi le rythme, c’est tout à fait adapté pour un démarrage.

D’autre part, j’ai introduit effectivement des rythmes dans cette méthode parce que je me suis rendu compte que les personnes qui apprenaient à lire uniquement sur des feuilles où il n’y a pas les hank au-dessus des têtes de notes, les petites barres qui s’accrochent pour mettre le rythme, souvent elles avaient du mal après à lire les notes sur les partitions parce qu’elles ne l’avaient vu uniquement en lecture de notes comme des petits ronds sur des portées.

 

Donc il y a un certain stade dans la méthode C.L.E.E. où je commence à mettre des rythmes par-dessus les têtes de notes pour que vous vous habituiez à ce visuel.

 

  1. Maintenant je vais répondre à la question de Fab.

« Bonjour, merci pour votre travail et votre méthode fort intéressante lorsque l’on débute comme moi au piano. Je souhaiterais juste aborder un thème particulier dans ma lecture de notes, c’est le placement de l’œil sur la partition, et quelle méthode pour être en avance entre ce que l’on lit et ce que l’on joue. Faut-il aller de bas en haut puis de haut en bas ? Ou bas haut, bas haut ? Est-ce que vous abordez la méthode graphique ? »

 

Alors merci déjà pour vos compliments.

Cette notion de lecture à l’avance souvent est mal comprise. On ne peut pas vraiment dire que l’œil est à un endroit sur la partition et que vous vous jouez un petit en arrière de manière vraiment parallèle. Ce n’est pas votre œil qui est là et vous vous jouez là sur la partition et ça avance comme ça tranquillement. Hop l’œil passe là. Non.

C’est ça mais il faut préciser un petit peu.

L’œil ne peut pas avancer de manière linéaire. Il ne va pas aller sur toutes les notes.

Le secret d’une bonne lecture en avance c’est plutôt d’avoir l’œil effectivement en avance mais qui a des points de fixation de plus en plus large et de moins en moins nombreux.

C’est le secret de toute lecture rapide, même en français ça marche comme ça. C’est d’avoir des points de fixation qui sont plus larges et de moins en moins fréquents.

Par exemple, en français on peut fixer une seule ligne avec son œil et la comprendre, sans obligatoirement passer par tous les mots.

En musique c’est pareil.

Le but est d’arriver à ce que votre œil soit fixé sur une mesure par exemple, et comprendre et lire en même temps toute la mesure. Pour ça il ne faut pas être juste sur une note en allant en bas puis en haut, parce qu’à ce moment-là l’œil est complètement perdu.

Mais bien sûr ça ne vient pas immédiatement.

 

  • Détendre le regard

Pour cela, il faut en premier apprendre à détendre votre vision pour qu’elle soit de plus en plus large.

Quand on est tendu, on va avoir tendance à l’accrocher aux notes et à ne voir que la note qu’on est en train de lire. Il faut faire l’inverse de ça.

  • Il faut regarder plus large
  • Il faut détendre la vision
  • Il faut détendre l’œil
  • Arriver à lire un ensemble de notes

Pour cela d’ailleurs j’ai mis dans la méthode C.L.E.E. des exercices physiques de l’œil pour améliorer la coordination des yeux, pour détendre les yeux.

 

  • Lecture note à note

En parallèle à cela et comme toute lecture, il faut d’abord commencer par le B.A.BA, c’est-à-dire qu’il faut déjà commencer à apprendre à reconnaitre en mode réflexe chaque note le plus vite possible.

Alors je vais être très précise maintenant. Un bon lecteur est un lecteur qui est capable de lire les notes à peu près à 120, au métronome, à la note. Si vous êtes capable de lire à peu près à cette vitesse vous pouvez vraiment commencer à travailler les étapes suivantes.

 

  • Lecture verticale

Ensuite, il faut au piano, très important, apprendre à lire les accords. Donc plusieurs notes en même temps.

Et pour cela, au départ, on va faire effectivement du note à note mais de bas en haut. On peut aussi faire de haut en bas mais c’est vraiment important, notamment sur le plan de l’habitude de lire les harmonies, de lire d’abord la base.

Mais le but de tout ça, après, c’est de ne plus lire chaque note, et donc de ne plus faire un point de fixation sur la base, le milieu etc. Il faut fixer tout l’accord en un seul flash et le comprendre immédiatement.

Et pour cela vous allez mettre votre œil à peu près au centre de l’accord, très clairement à égale distance de la note la plus basse et de la note la plus haute et vous allez augmenter votre vision périphérique, c’est-à-dire que votre œil ne va plus comprendre uniquement ce qui est là mais l’ensemble.

 

  • Mémoire immédiate

Ensuite et bien sûr ce n’est pas forcément à la suite ces points-là, vous pouvez les faire en parallèle, mais en tout cas tous ces éléments doivent y être dans votre apprentissage, il va falloir que vous travailliez votre mémoire immédiate des notes.

Alors comment on fait ça ?

On regarde une, deux, trois notes et on va cacher. Et là seulement on le dit. Donc c’est plutôt par à-coup. Donc vous allez de cette manière-là vous habituer à mémoriser une image de plusieurs notes et la dire ensuite sans l’avoir sous les yeux.

C’est ce qui se passe ensuite. Votre œil :

  • Plaque sa vision sur des notes
  • Enregistre cette image

Vous êtes en train de la comprendre pendant qu’il est déjà en train d’avancer sur la suite, et vous la jouez ensuite.

C’est une histoire de mémoire immédiate. Votre œil enregistre une image et la met en mémoire immédiate. Et après seulement votre compréhension arrive et là vous pouvez jouer. Vous êtes en décalage.

C’est important de faire cet exercice-là.

 

  • Vision du clavier

Ensuite, et là je vais parler vraiment par rapport au piano, à l’instrument, quand vous êtes en train de lire, il faut que vous développiez une vision de votre clavier pendant que vous jouez.

C’est-à-dire que vous lisez la note mais en même temps vous visualisez à quel endroit ça va devoir se jouer.

Ça, on s’entraine en fermant les yeux, en visualisant votre clavier.

  • Arrivez-vous à voir votre clavier en sa globalité ?
  • Arrivez-vous à voir des parties ?
  • Et dans un deuxième temps, est-ce que, quand vous lisez, vous pouvez voir la touche en question ?

 

 

  1. Maintenant je vais répondre au commentaire de Vincent :

« Je sais lire les notes mais je les déchiffre trop lentement. »

 

Alors Vincent, il faut faire la différence entre le savoir et la lecture.

C’est-à-dire que vous pouvez très bien savoir que là c’est un do. Le trouver facilement. Mais pas forcément lire à la suite plusieurs notes effectivement. C’est pour ça que je parle de réflexe.

Il faut que vous ayez des réflexes et que vous vous entrainiez à lire de plus en plus vite, et pour votre œil d’englober de plus en plus de notes à la fois.

Pour ça il n’y a pas de secret Vincent.

Il faut vous entrainer avec la bonne méthode, pas longtemps, mais très régulièrement. Et comme je l’ai dit dans ma précédente vidéo, il ne faut pas négliger la formation musicale globale.

 

Voilà, j’en ai fini avec les questions.

Maintenant nous allons passer au fameux cours dont je vous parlais au début de cette vidéo.

 

Ce cours est pour les personnes qui sont vraiment débutantes mais également aussi pour les personnes qui peinent vraiment à arriver à lire leurs notes et qui ne comprennent pas pourquoi ça n’avance pas.

C’est vraiment les toutes premières étapes de la méthode C.L.E.E. Ce n’est pas le premier cours mais il s’inspire du premier cours, et surtout il vous donne un petit peu un exemple de comment c’est présenté au niveau des cours théoriques.

Il n’y a pas que des cours théoriques comme celui que vous allez voir. Vous avez aussi des cours où je filme carrément mon clavier par-dessus et je vous montre des exercices à faire.

Là vous avez l’exemple d’un cours théorique de cette méthode sur écran comme sur un tableau blanc.

 

Vous êtes ici face à une espèce de roue que j’appelle la roue des notes, pour bien vous faire comprendre que l’ordre des notes est infini et qu’il n’y a pas d’arrêt forcément sur le do.

 

 

C’est souvent l’erreur que je rencontre le plus couramment. C’est qu’on part du do, on va à do. On connait très très bien les 3 premières notes, par exemple do – ré – mi. Fa – sol c’est un petit peu moins connu. Et quand on arrive très loin la – si ça devient beaucoup moins facile pour beaucoup de gens.

On le connait très bien en montant mais beaucoup moins bien en descendant.

 

Je vous l’ai mis comme ça pour que vous voyiez qu’il n’y a pas d’arrêt possible. Pour vous c’est quelque chose qui doit être fluide.

  • Vous avez l’ordre des notes en montant dans le sens des aiguilles d’une montre.
  • Et en descendant si vous allez dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

 

  • Plus on monte plus on va dans l’aigu. On ne s’arrête pas. On monte.
  • Plus on descend plus on va dans le grave. Pareil on ne s’arrête pas. On descend.

Pour parcourir toutes les touches au piano, il faudrait faire 7 fois le tour de cette roue.

Les notes sont à l’infini dans l’absolu. Il n’y a pas d’arrêt nulle part. on s’arrête souvent sur le do parce qu’en fait on est souvent en do, donc on a la sensation tout à fait normale d’avoir envie de s’arrêter sur le do parce le clavier est construit sur la tonalité de do.

Même si c’est normal il va falloir vous en détacher. Il faut vraiment que l’ordre des notes soit connu. Et ce quelque soit le sens.

C’est très important de travailler avec cette petite roue. Je vous propose de la télécharger grâce au lien en-dessous.

Vous la téléchargez, vous l’imprimez, et vous lisez de bas en haut et de haut en bas, donc dans le sens des aiguilles d’une montre ou dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Vous la lisez éventuellement en chantant si pour vous chanter ne vous dérange pas pour que vous ayez bien conscience du sens dans lequel vous allez.

  • Ne mélangez pas les sens.
  • Ne descendez pas dans l’ordre des notes alors que vous montez sur votre clavier. D’accord ?

C’est important de travailler face à cette petite roue.

 

Vous pouvez faire également un autre petit exercice.

Choisissez une note. Par exemple fa.

Vous allez dire les notes en partant du fa et en arrivant à fa. En montant et en descendant.

Vous devez pouvoir partir de n’importe quelle note et dire tout l’ordre des notes en montant et en descendant, mais en partant de n’importe quelle note.

Habituez votre oreille à entendre ces ordres-là. C’est un petit peu comme quand vous avez appris à l’école les exceptions « mais où et donc or ni car ». Vous les avez apprises de manière auditive. Vous avez répété comme une récitation, comme un poème et du coup c’est rentré.

Là c’est pareil.

Je vous laisse donc télécharger le document en-dessous et c’est parti, à vous de jouer !

 

 

 

Donc voilà, vous avez eu un aperçu du type de cours que vous pouvez trouver dans la méthode C.L.E.E.

Si vous avez d’autres questions, vous pouvez me les poser en-dessous et j’y répondrais en vidéo en même temps que je vous présenterais cette fois-ci d’une manière vraiment précise la méthode C.L.E.E.

  • Comment elle va être présentée ?
  • Qu’est-ce que vous allez y trouver ?
  • Je vais tout vous expliquer. Mais posez-moi vos questions justement. Quelles seraient vos questions par rapport à cette méthode ?

 

Merci, au revoir !

 

Les 6 erreurs les plus courantes en lecture de note

La petite méthode gratuite dont il est parlé dans cette vidéo est la même que celle qui vous a été proposée en arrivant sur ce blog la première fois :). Si vous souhaitez la télécharger à nouveau, entrez à nouveau votre prénom et email dans le formulaire se trouvant champs sous la photo dans la colonne de droite.

Pour accéder à la méthode C.L.É.É. cliquez ici.

 

Transcription texte de la vidéo :

Bonjour et bienvenue sur cette vidéo qui est dédiée tout spécialement aux personnes qui sont débutantes ou qui sont dans les premières années de l’apprentissage de la lecture de notes pour le piano.

 

Quelles sont les 6 erreurs que je vois de manière très courante ?

 

La première erreur : Apprendre à lire trop vite

C’est d’apprendre à lire trop vite sans travailler d’abord l’ordre des notes et la relation entre toutes les notes, l’architecture de la musique avant même de la lire c’est important de connaitre le système en lui-même.

Le système des phonèmes : do ré mi fa sol la si do. Mais dans quel ordre ils sont en montant, en descendant.

Mais aussi, si on saute des notes, quelle sera la note ? si je suis 3 notes au-dessus, 4 notes au-dessus ?

Créez vraiment une image mentale de l’architecture des notes dans votre tête.

C’est un petit peu comme l’enfant qui est à l’école. Il va apprendre à lire alors qu’il s’est déjà parler français normalement. Il va reconnaitre les mots aussi parce qu’il les a déjà dans la tête. D’un seul coup il fait le lien avec quelque chose qu’il connait déjà.

Et souvent en musique on fait la chose un petit peu à l’envers. C’est-à-dire qu’on commence d’abord à apprendre à lire et après on met en place le système.

C’est important d’avoir ces premières étapes de construction d’une image mentale du système musical.

 

La deuxième erreur : Commencer par la clé de sol

C’est de commencer la lecture par la clé de sol et ensuite seulement à aller à la clé de fa.

Ça engage plusieurs confusions parce qu’on apprend que telle ou telle image s’appelle do, que telle ou telle image s’appelle fa. On a déjà bien du mal d’ailleurs à l’apprendre celle-là. Et ensuite il faut changer de clé encore.

C’est vraiment décourageant parce qu’on a l’impression d’apprendre 2 fois la même chose d’une manière différente.

Moi maintenant je ne fais plus du tout travailler de cette manière. J’enseigne directement les 2 clés et ça se passe vraiment très bien parce que quand on commence, qu’on débute, on est motivé et on a tout de suite les deux.

On n’a pas de déception après.

 

La troisième erreur : Pas de lien avec le clavier

C’est d’apprendre à lire mais sans faire le lien avec le clavier et sans faire le lien avec toutes les différentes hauteurs de tessitures sur le clavier.

Sur le clavier, vous le savez certainement déjà, vous avez 7 octaves. Et sur ces 7 octaves vous avez des do, des mi, des sol etc.

Très souvent je vois les personnes lire do et ne vont pas aller au bon endroit sur le clavier. Parce qu’elles ont appris vraiment de manière séparée :

  • D’un côté la lecture de notes
  • De l’autre côté le lien avec le clavier

Si on apprend à lire en même temps, tout en faisant le geste d’aller à la bonne touche, c’est déjà un temps gagné énorme.

 

La quatrième erreur : Lire sans contraintes temporelles

Elle est plus difficile à trouver car je ne m’en rends pas compte quand les gens sont chez eux. Mais la plupart du temps vous travaillez sans vous donner de contraintes temporelles.

C’est-à-dire que vous allez aller à la vitesse à laquelle vous avez envie, à n’importe quel moment et de manière irrégulière.

  • Donc si c’est facile vous allez vite.
  • Si c’est difficile vous allez aller lentement.

Et ça, c’est pas du tout ce qui va se passer quand vous allez lire une partition. Vous allez avoir la contrainte rythmique. Donc même si vous ne pouvez pas pour le moment lire avec des rythmes, il faut au moins que vous vous mettiez dans un cadre de pulsation très très régulière.

Il faut lire très régulièrement et éventuellement par groupe, en faisant des pauses, mais vous décidez à l’avance d’une contrainte temporelle et régulière.

Ça c’est vraiment un conseil très très important parce que ça ne doit pas rester intellectuel. Vous ne devez pas savoir que là il y a un do. Vous devez le lire direct, en réflexe.

 

La cinquième erreur : Ecrire le nom des notes sur le support qu’on lit

Elle est très très courante. Je vois souvent arriver des fiches de travail de lecture de notes avec en-dessous le nom des notes écrit à la main.

Sauf que non. Ça ne marche pas comme ça. Vous ne devez pas lire en ayant en-dessous le nom des notes parce qu’en fait votre cerveau va immédiatement faire le raccourci et va aller voir les autres.

Alors soit vous l’écrivez et vous cachez pendant que vous lisez, soit vous photocopiez la feuille et à ce moment-là vous allez marquer les notes sur la deuxième feuille.

C’est très important effectivement parce qu’il y a des personnes que ça aide énormément d’écrire le nom des notes en lettres en-dessous. Mais vous ne devez pas l’avoir sous les yeux quand vous vous entrainez à lire.

Ça c’est régulier de voir ça. Ne vous leurrez pas. Si vous voyez très près de votre point de fixation de l’œil les lettres, forcément vous lirez le dessous. Vous êtes influencé par ce que vous voyez en-dessous. L’œil est large et voit très bien.

C’est très bien d’écrire mais ne pas le faire sur la même feuille ou en le cachant avec une trousse, une règle ou ce que vous voulez.

 

La sixième erreur : Négliger la formation musicale globale

C’est une erreur beaucoup plus vaste. C’est plutôt un état d’esprit et une façon de travailler beaucoup plus globale.

C’est d’apprendre à lire en négligeant la formation globale et ce qu’on appelle la formation musicale globale.

Ça rejoint un petit peu le premier point, c’est-à-dire connaitre bien le système musical tout en apprenant à lire de manière parallèle.

  • On apprend les directions en formant l’oreille.
  • On apprend ce qui monte, ce qui descend.
  • On chante.
  • On écoute.

Ça, ça va faire vraiment travailler la hauteur de notes.

  • Repérer les distances entre les notes. Les intervalles

Le fait d’écrire. Ça, ça rejoint le point précédent. Le fait d’écrire mais cette fois-ci les notes, c’est-à-dire que vous vous demandez à vous-même d’écrire un mi, d’écrire un sol, d’écrire un si à tel ou tel endroit de la portée.

Ça aussi ça va vraiment vous aider à fixer. Et c’est ce qu’on fait en général dans les cours de solfège classique. Mais souvent, comme vous n’avez pas accès à ces cours-là vous faites que lire et donc l’apprentissage est beaucoup plus lent parce qu’il manque tous les autres aspects d’apprentissage.

 

 

Donc j’en ai fini pour ces 6 points importants.

 

N’hésitez pas en-dessous à télécharger votre petite méthode gratuite de lecture de notes avec l’aide en audio. Je vous lis les fameux exercices comme ça vous pouvez vérifier que vous ne vous trompez pas.

 

 

Annonce importante !

 

Maintenant, je voulais vous annoncer que j’ai créé la possibilité, pour les personnes qui voudraient aller encore plus loin et approfondir l’apprentissage dans différents domaines, que vous puissiez accéder à un espace privé pour pouvoir travailler directement avec moi.

J’ai créé une méthode, qui s’appelle la méthode C.L.É.É.

C : Connaissance (connaissance du clavier, connaissance musicale)

L : Lecture

É : Ecoute

É : Ecriture

 

Alors cette méthode je la propose aux personnes qui sont vraiment motivées, qui veulent travailler en direct avec moi à partir d’exercices avec des étapes vraiment pas à pas, étape après étape sur 3 mois, pour pouvoir devenir vraiment un très très bon lecteur au bout de 3 mois.

 

Qu’est-ce qu’on apprend dans cette méthode ?

On apprend du do tout en bas au do tout en haut, au-dessus de la clé de sol.

Vous y trouverez :

  • Des vidéos – MP3
  • Des PDF
  • Des exercices
  • Des Flash cartes
  • Des supers bonus

 

Imaginez un peu. Vous allez avoir la possibilité de suivre des cours sur votre ordinateur, de chez vous, aussi sur votre smartphone, sur votre tablette, à l’heure à laquelle vous voulez, le temps que vous voulez. Et si vous avez des questions vous pouvez me les poser directement en-dessous du cours et j’y répondrais.

 

Pour fêter le lancement de cette méthode, je souhaite vous la proposer à un prix très avantageux pendant une semaine et après je fermerais les ventes.

C’est-à-dire que j’ouvre les ventes uniquement cette semaine pour pouvoir ensuite me consacrer aux étudiants.

 

Je la mets en vente dès maintenant. Vous y aurez accès immédiatement si vous le souhaitez.

Si vous voulez faire partie de ces personnes, vous cliquez sur le lien en-dessous.

Si vous hésitez encore, il n’y a pas de souci. Vous pouvez attendre quelques jours. Ne tardez pas trop parce qu’à ce moment-là vous risquez de ne plus y avoir accès.

 

Si vous avez des questions, vous pouvez me les poser en-dessous et j’y répondrais dans les plus brefs délais pour que vous puissiez profiter de cette offre en toute connaissance de cause et être assuré que ça vous convient.

 

Dernière petite chose, la formation va être proposée aussi avec une possibilité de 14 jours d’essai (maintenant 30 jours) pour tout le monde. Vous avez 30 jours de garantie. Si ça ne vous convient pas je vous rembourse immédiatement sans aucune justification à donner. Vous m’envoyez un e-mail et je vous rembourse dans la semaine qui suit sans aucun problème.

 

Donc à bientôt, et j’espère à bientôt sur la formation.

 

Au revoir !

Comment trouver un tempo sans métronome

Comment trouver quoi ? … et oui, en effet peut-être que vous ne savez pas ce qu’est un tempo et un métonome, alors je vais définir d’abord tout cela. Si vous savez déjà de quoi je parle, allez directement plus bas à “comment faire concrètement”.

Le tempo est la vitesse du déroulé d’une musique dans le temps. Et comme toute perception du temps qui passe, elle est subjective. Vous pouvez vous lever un matin très en forme et avoir tendance à jouer plus rapidement qu’un autre matin ou vous avez “la gueule de bois”… 🙂 Vous pouvez aussi trouver plus rapide une musique un jour que le lendemain alors qu’il s’agit du même enregistrement.

Pour rendre objectif un tempo, on a inventé un outil : le métronome. Il indique un tempo à l’aide de chiffre qui correspondent au nombre de battement par minutes d’une pulsation (battement régulier qui sert de base pour la mise en place du rythme et qui est toujours sous-jacent à celui-ci). Vous pouvez voir cela au début des morceaux au dessus des premières notes sur les partitions. 

Visuel de l’indication de tempo au métronome.

Il peut arriver parfois qu’on ait une indication de tempo, mais pas de métronome sous la main. Cet instrument est très pratique, mais comme tout outil nous avons tendance à croire qu’on ne serait pas capable de s’en passer… Hors il est tout à fait possible de trouver un tempo par ses propres moyens, avec un peu d’entraînement bien sûr.

Comme tout élément musical, nous sommes capables de mémoriser un tempo en nous trouvant des points de repères, des éléments de comparaison qui nous sont personnels. Et il est donc possible de retrouver un tempo de 60, 90 ou 120 par exemple… sans métronome.

On parle souvent d’oreille absolue pour la capacité de retrouver une hauteur de note sans références. Hors il s’agit d’un entrainement plus ou moins conscient de la mémoire auditive. Il en est de même pour ce que l’on pourrait appeler par extension le “tempo absolu”. Tout cela n’est qu’une histoire de mémoire. Il s’agit de se créer des références faciles à ramener rapidement à la conscience et d’en déduire ce qu’on souhaite. Il suffit par exemple de mémoriser à quelle vitesse va telle ou telle oeuvre ou chanson connue pour retrouver une pulsation approchant de très près le tempo recherché. Voyons cela en détail.

Voici comment faire concrètement pour trouver un tempo :

Il faut chercher une œuvre, une chanson, n’importe quelle musique qu’on est capable de se rappeler et de se chanter à n’importe quel moment sans avoir à réfléchir. Je suis sûre que vous en avez ! C’est pas forcément des choses compliquées. Ça peut être tout et n’importe quoi du moment qu’il s’agit de quelque chose qu’il vous est impossible d’oublier.

Si vous êtes français par exemple, la Marseillaise notre hymne national est parfait pour cela : en effet cette chanson populaire est en général jouée à 60 à chaque appui.

“Allons enfants de la patri-i-e le jour de gloi-re est _ arri.”

Je vous ai indiqué les syllabes de ces appuis en gras pour que vous puissiez retrouver facilement et ne pas vous tromper (le avant le mot “arrivé” est une pulsation hors paroles).

Maintenant que vous avez la vitesse 60, il vous suffit de doubler pour trouver la vitesse 120, ou de taper avec votre pied sur chaque syllabe “-fants de la pa-tri”.

Il existe aussi une autre oeuvre assez connue qui n’est pas loin de ce tempo. Il s’agit du Boléro de Ravel. Cette œuvre est en général assez facile à retrouver de mémoire et ne varie quasiment pas de tempo. Il vous suffit de vous la chanter intérieurement et de battre la pulsation avec votre pied.

Il est préférable en général de prendre des marches militaires ou des musiques dansante ou entrainantes pour cela. Car celle-ci risquent moins de se laisser influencer par l’affect et donc les variations de tempi. Ah oui, pour les puristes en italien tempo au singulier devient tempi au pluriel… 🙂

D’autres exemples :

 

Une autre astuce pour trouver la vitesse 60 d’un métronome :

Regarder une trotteuse de montre, un chronomètre ou un minuteur électronique. Bref, tout ce qui peut vous indiquer les secondes. Et comme il y a 60 secondes dans une minute, vous aurez automatiquement la vitesse 60 d’un métronome.

Et ce qui est magique, c’est qu’il est fort possible que vous soyez tout à fait capable en fermant vos yeux d’imaginer une trotteuse de montre en action. Soit que vous imaginiez son tic tac, soit que vous visualisiez son déplacement régulier. Il vous est certainement arrivé dans votre vie de regarder une montre (un chronomètre) ou d’entendre une horloge dans le silence d’une pièce. Votre mémoire l’a peut-être déjà mémorisé sans même que vous vous en rendiez compte. Faites l’expérience. Fermer les yeux et imaginez une trotteuse de montre. Ne la voyez-vous pas avancer progressivement. Si c’est le cas, bonne nouvelle, vous avez mémorisé la vitesse 60.

Et pour avoir 120, il vous suffira donc de doubler la vitesse.

Oui mais maintenant comment trouver d’autres vitesses ?

Eh bien il va falloir vous servir de ce que vous savez faire en rythme. A partir de 60 on peut en retrouver beaucoup d’autres.

Par exemple pour trouver la vitesse 90, il vous suffit de :

  • taper à 60 des croches avec votre main gauche
  • passer à la noire avec cette même main en tapant une pulsation de seconde sur deux (ce qui vous amènera à 30)
  • puis faire des triolets à la main droite sur chaque noire de main gauche.
  • lâchez la main gauche sans modifier votre main droite et écoutez là. Il s’agit du tempo 90.

Si vous êtes plus avancé en rythme et que vous avez pratiqué le trois pour deux de ma dernière vidéo vous pouvez :

  • Taper des croches à 60 avec votre main gauche
  • puis faire directement des triolets à la main droite ce qui donnera un trois pour deux avec la main gauche
  • Ecoutez votre main droite, elle va à 90.

Il vous suffira de doubler pour trouver la vitesse 180.

Maintenant que vous pouvez trouver 60 et 120, puis 90 et donc 180, vous avez de quoi faire il me semble…

S’amuser avec le temps est excellent pour le rythme :

Amusez-vous aussi à repérer tous les battements réguliers qui vous entourent. Cela ne peut être qu’excellent surtout si vous avez des difficultés de rythme !

Le battement de votre coeur par exemple. Cela dépends bien sûr de votre santé et de votre coté sportif ou non, mais en général il est aux environs de 80. Quand vous avez repéré la vitesse de votre propre coeur au repos, cela peut aussi vous servir de repère.

A quelle vitesse marchez-vous normalement dans la rue aussi ? J’ai repéré que je marchais à 100 la plupart du temps en démarche normale.

Bref ! il y a de quoi faire :).

Si vous avez-vous d’autres idées, écrivez-les moi en commentaire et amusez-vous bien. On est pas ici pour souffrir… 😉

Interview d’Alan Fraser à Musicora 2017

Je vous présente aujourd’hui une interview d’Alan Fraser réalisée à Musicora en avril 2017. Il s’agit de quelqu’un qui s’est beaucoup penché sur l’aspect corporel de la technique du piano afin qu’elle soit la plus physiologique possible.

Monsieur Fraser est un pianiste et pédagogue canadien. Il est l’auteur de nombreux livres sur la technique du piano en langue anglaise :
– L’art de toucher le piano (non traduit)
– Affiner l’image du soi pianistique (traduit en français et disponible en librairie)
– Nos deux mains gauches : la technique du piano bien coordonnée (traduit en français)
– L’Etre-là au piano : Transformer l’image du soi pianistique (non traduit).

Sites d’Alan Fraser :
http://www.alanfraserinstitute.com/index-french.php
https://app.pianotechnique.org/

 

 

Transcription texte de l’interview d’Alan Fraser

MUSICORA 2017

 

 

Marie-Cécile :

Bonjour Alan Fraser, je suis très contente aujourd’hui de pouvoir présenter votre livre que je découvre complètement sur Musicora.

Il s’agit du livre « Affiner l’image du soi pianistique, Le squelette en acte dans la technique du piano ».

Donc vous avez écris plusieurs livres. Présentez-vous un petit peu. Qu’avez-vous écrit de manière générale ?

 

Alan Fraser :

Bonjour, celui-ci c’est le deuxième livre de la série qui s’appelle « La technique de piano naturelle et artistique ».

Le premier c’est « L’art de toucher le piano ». C’est un titre qui évoque l’art du piano de Heinrich Neuhaus.

J’ai essayé, avec ce livre, de faire comprendre les principes de Neuhaus et de montrer aux gens comment le faire en pratique.

Parce qu’ils disent que ce sont des choses géniales mais ce n’est pas du tout évident de réussir.

Alors il y a besoin :

  • D’exercices pratiques
  • D’une explication de la structure
  • De comment fonctionne la main

C’est ça qui va rendre possible, pour le pianiste, de faire ces changements dans un même air, pour que la technique soit plus puissante, flexible, qu’il y ait plus de sonorité orchestrale au piano, et une mélodie qui n’est pas toujours la même phrase. Mais avec une inflexion individuelle pour chaque mélodie. Il y a un caractère pour chaque mélodie.

Alors il faut une sorte d’indépendance qui vient d’une puissance, d’une stabilité et une capacité de bouger dans la main.

  • Dans le premier livre : le focus c’est la structure et la fonction de la main.
  • Dans le deuxième livre : c’est vraiment cette structure qui est relativement solide et stable dans un état d’équilibre instable.

 

Marie-Cécile :

Oui en mouvement.

 

Alan Fraser :

Oui l’équilibre instable c’est la base, c’est le principe du mouvement lui-même. Nous sommes les seuls à être sur 2 jambes et non sur 4 jambes. Il faut donc équilibrer ce système très sophistiqué pour être vertical sans être fixé mais sans perdre balance.

Alors je mets ce joint comme une cheville, celui-là comme un genou, celui-là comme une hanche, et je donne des exercices qui rendent cette hanche de la main le joint le plus important pour une structure d’être puissant sans être rigide.

Les gens qui ont lu mon premier livre ont dit « Oh oui j’ai tout compris dans votre livre ! » Et maintenant c’est solide. Mais ça doit bouger. Alors il y a des nécessités pour ces exercices.

 

  • Après ce livre il y en a un troisième qui s’appelle « Nos deux mains gauches ». C’est un livre complètement sur le pouce.

Parce que le pouce a une relation très spéciale avec les doigts. C’est le mouvement d’une position qui rend la main puissante et élastique à la fois.

  • Et il y aura un quatrième qui va sortir dans lequel je mets la main sur le pont pour avoir une expérience sensorielle comme un bébé dans l’année avant qu’il se lève.

Les bébés bougent pour se déplacer, sans nécessité de rester debout.

Le pianiste, le premier jour debout, a une raison d’être tendu. On essaie toujours de rendre une expérience sensorielle de la main avec un geste musical. Pas seulement la technique. Mais la technique liée avec une sonorité. Avec un caractère.

C’est très difficile de mettre les choses comme ça en mots. Il faut essayer parce que quand on voit comment les pianistes jouent, avec beaucoup de dextérité, d’agilité, de mécaniques, mais ils manquent d’art. ils manquent d’âme. Et je pense qu’on peut trouver une façon de lier le corps avec le clavier dans une façon plus sophistiquée, organique, on peut dire biologique même.

 

Marie-Cécile :

Plus physiologique en rapport avec comment on est construit.

 

Alan Fraser :

Exactement. Alors c’est un essai.

 

Marie-Cécile :

D’accord. Et justement vous présentez souvent votre façon de voir, votre vision, dans des stages par exemple ?

 

Alan Fraser :

Oui il y a l’institut. J’en ai 3 ou 4 chaque année en France et aussi au Canada, aux Etats-Unis, en Hollande, en Allemagne.

 

Marie-Cécile :

D’accord donc vous faites un petit peu le tour du monde et vous présentez votre façon de voir.

 

Alan Fraser :

Oui parce que je suis praticien dans l’institut de piano, et dans les instituts on fait ce genre de leçons pour avoir une sensation de cette idée, de cette réalité.

Le squelette en acte. Alors si on le ressent dans tout le corps, on a plus de chance de sentir dans ce petit corps, la main, sur le piano.

C’est une reformation de tout le système neurologique en tout cas.

 

Marie-Cécile :

D’accord. Donc vous, vous êtes pianiste. Et vous venez de quel pays ?

 

Alan Fraser :

Je suis canadien-anglais, qui vient de Montréal.

 

Marie-Cécile :

D’accord. Si quelqu’un voulait commencer à s’intéresser à vous, par quel livre vous lui conseilleriez de commencer ?

 

Alan Fraser :

  • Il y a un DVD « The craft of piano playing » qui a déjà les sous-titres français.

Mais le livre « L’art du piano » n’est pas encore traduit en français.

  • Le livre « Nos deux mains gauches » est déjà disponible.

Quelque soit le livre :

  • La personne vient avec une main complètement rigide. Elle doit se relâcher, voire même faire un exercice pour le bras.
  • Quelqu’un qui est complètement sans structure, trop relaxé, doit faire l’opposé.

Il faut lire, sentir. « De quoi j’ai besoin maintenant ? »  Ces livres sont utilisés dans les cours d’universités aux Etats-Unis comme le bien-être dans le mouvement au piano. Il y a des profs qui utilisent ce livre « Affiner l’image du soi pianiste » comme premier livre.

C’est possible de commencer avec celui-là.

 

Marie-Cécile :

D’accord. On le trouve dans toutes les librairies ?

 

Alan Fraser :

Ça va être disponible d’ici quelques jours dans toutes les librairies ou sur le site Editions Delatour.

 

Marie-Cécile :

Dans ce livre là en particulier, on a des exercices de prises de conscience dans le mouvement, de la structure avec des dessins.

 

Alan Fraser :

Oui il y a des exercices illustrés pour expérimenter sensoriellement la main avant.

 

Marie-Cécile :

Donc des exercices qui sont en dehors du piano.

 

Alan Fraser :

Oui. En dehors du piano. Et ensuite des exercices sur le piano. C’est un exercice de Franz Liszt pour que la main fasse comme les rayons d’une bicyclette.

 

Marie-Cécile :

Est-ce qu’on peut les faire tout seul ?

 

Alan Fraser :

Oui. J’ai essayé vraiment de le faire assez clairement. Il y a un cycle aussi avec des vidéos qui s’appelle pianotechnique.org.

Il y a beaucoup de leçons en français. On peut regarder les principes de ces livres en action liés avec une composition.

Ça montre comment faire les exercices. Nous avons un projet pour faire une petite illustration vidéo de chaque exercice.

 

Marie-Cécile :

J’ai vu qu’il y a aussi des extraits de partitions donc les exercices sont liés à des œuvres précises.

 

Alan Fraser :

Oui il y a une liste d’exemplaires musicaux.

 

Marie-Cécile :

C’est illustré aussi musicalement. Parce que souvent ce qu’on reproche aux gens qui s’occupent du corps c’est qu’ils oublient la musique.

 

Alan Fraser :

Exactement. C’était le plus grand danger et j’ai toujours conscient d’éviter ce danger.

 

Marie-Cécile :

Le but n’est pas de bien bouger, mais de produire du son. C’est pour ça que je voulais qu’on précise qu’il y avait aussi du répertoire. Le but est quand même le son et pas juste une belle chorégraphie.

 

Alan Fraser :

C’est central. On pense toujours que c’est une pratique artistique liée avec la musique, avec l’inflexion, une corrélation d’une harmonie.

Il faut de temps en temps parler de la main en isolation. Mais après il faut aussi lier.

 

Marie-Cécile :

Et bien merci beaucoup d’avoir parlé de ce livre !

 

Alan Fraser :

C’est avec plaisir.

 

Marie-Cécile :
Foncez chez les libraires ! Merci et au revoir.

 

Alan Fraser :

Merci et à bientôt.

 

Comment retenir facilement le mode majeur et mineur

Vous vous rappelez les “anti-sèches” qu’on se faisait parfois sur la main à l’école pour ne pas rater les contrôles ? et bien c’est le moment de reprendre les bonnes vieilles habitudes pour mémoriser facilement le mode majeur et mineur :)…

 

Voici la vidéo d’où a été posée la question de Coraly : Pourquoi les touches blanches et noires au piano.

Transcription texte du podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile, du blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

 

Je voulais aujourd’hui répondre à la question que Coralie m’a posé sous la vidéo où j’expliquais le pourquoi des touches blanches et des touches noires.

Coralie m’a dit dans les commentaires : « Bonjour, géniale l’explication. » Et bien Coralie Merci.

 

« C’est la première fois que je vois exposer aussi facilement la base des notes. Et pour trouver les gammes majeures et en retour les mineures, comment on s’y prend pour les retenir aussi facilement ? »

 

Merci Coralie d’avoir posé ta question. Ça va me permettre effectivement de vous donner aujourd’hui une petite astuce très pratique.

 

Comme je vous l’ai dit dans cette vidéo dont je parle, et je vous mettrais le lien en-dessous.

Une gamme, ou un mode, c’est le fait de faire un choix et d’enlever certaines notes sur les 12 possibles dans une octave.

Quand on est en majeur ou en mineur, on a 7 notes.

On en a enlevé 5 et il nous en reste donc 7.

 

Petite parenthèse.

Si vous regardez des théories ou d’autres vidéos, il est possible qu’on vous parle de 8 notes. Moi je parle de 7 notes parce que je trouve que ça porte moins à confusion de parler de 7 notes.

Sachant que la 8ème c’est la même que la première mais à l’octave au-dessus.

C’est pour ça que je parle uniquement de 7 notes.

 

 

Comment retenir les gammes majeures et les gammes mineures et les retrouver facilement sur votre clavier ?

 

Dans la vidéo dont je vous parle j’ai retiré des notes.

  • Entre 2 notes où j’ai retiré une note, il y a une distance de 1 ton.

 

  • Entre 2 notes entre lesquelles je n’ai pas retiré de note, il y a une distance d’un demi-ton.

Donc déjà entrainez-vous à sauter des notes pour trouver des tons et à ne pas en sauter pour trouver les demi-tons.

Ça c’est la première chose.

 

  • Si vous sautez des notes à chaque fois, c’est-à-dire que vous jouez une note sur deux, vous allez faire un mode que l’on appelle le mode par ton.

 

  • Si au contraire vous ne sautez pas de note et que vous jouez les 12 notes les unes après les autres, vous faites ce qu’on appelle une gamme chromatique.

 

 

Donc si je reviens aux gammes majeures et mineures.

Il s’agit en fait d’une association de tons et de demi-tons à la suite.

Il y a plus de tons que de demi-tons.

Précisément c’est 5 tons et 2 demi-tons.

 

Alors personnellement, je vais vous faire un aveu. J’ai mis un temps fou à retenir cette fameuse succession de tons et de demi-tons en majeur et en mineur.

Je me souviens des cours de solfège au conservatoire où j’essayais de retenir les tons, tons, demi-tons, tons etc. Je trouvais ça d’un ennui mortel.

 

J’ai trouvé une autre astuce qui pour moi est beaucoup plus pratique.

C’est de retenir entre quelles notes il y a les demi-tons. C’est beaucoup plus avantageux.

Puisqu’il y a moins de demi-tons que de tons, autant retenir 2 informations que 5 informations ou même 7 informations.

Puisque quand on apprend cette succession ton – ton – demi-ton – ton – etc, on est obligé de retenir 7 informations.

Donc ne trouvez-vous pas que ce serait plus pratique de retenir que 2 informations ? Moi je trouve ça plutôt sympa.

 

Donc vous allez voir qu’avec cette astuce, vous pouvez retenir en très très peu de temps ces 2 modes.

  • Le mode majeur
  • Le mode mineur

 

Il y a donc 2 endroits où vous avez des demi-tons dans les 2 gammes.

Sauf qu’ils ne vont pas être au même endroit.

Notez-le sur un petit bloc-notes, ou sur votre main même, et gardez-le pendant 2 ou 3 jours. Je suis sûre que vous allez retenir ça très facilement.

 

Le mode majeur :

Il a un demi-ton entre la 3ème et la 4ème note et entre la 7ème et la 1ère note.

Donc notez quelque part 3-4, 7-1.

 

Le mode mineur :

Il a un demi-ton entre la 2ème note et la 3ème note et entre la 5ème note et la 6ème note.

Donc notez 2-3, 5-6.

 

Pour construire une gamme majeure :

Il vous suffit après de choisir n’importe quelle note sur votre clavier. Vous l’appelez la note 1 et vous faites que des tons sauf quand vous êtes entre la 3ème et la 4ème note, et entre la 7ème et la 1ère note.

 

Pour construire une gamme mineure :

Vous choisissez n’importe quelle touche sur votre clavier. Vous l’appelez la note 1 puis vous allez vers la droite en faisant que des tons sauf si vous êtes entre la note 2 et 3 et entre la note 5 et 6.

 

 

J’espère que cette astuce va vous aider et qu’enfin vous pourrez manier le majeur et le mineur avec beaucoup de facilité et surtout vous amuser à vous promener sur votre clavier en majeur et en mineur pour le plus grand plaisir de vos oreilles.

 

N’oubliez pas quand même que c’est le but.

 

Si ce podcast vous a plu, partagez-le avec vos amis musiciens ou sur les réseaux sociaux.

Et à bientôt sur le blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

 

Au revoir.