Jour 19 : Lendemain difficile

Cet article fait partie de la série Jouer du piano tous les jours pendant 30 jours.

Vendredi 9 septembre 2016.

 

Toujours là et challenge tenu jusque-là ! C’était pourtant un de ces jours où je n’ai pas très envie de m’y mettre. J’ai compris après pourquoi. J’ai tellement été enthousiasmée hier de mes (re)découvertes, que j’en ai trop fait.

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En effet, j’ai souvent remarqué que si je jouais beaucoup plus un jour, c’est comme si j’avais tout donné pour le lendemain. Je compare souvent cela à ce qui se passe quand on mange un festin. Ceux où l’on se met à table à midi pour en sortir à dix-huit heures. Le lendemain est souvent perturbé, et nous n’avons pas très envie de manger.

Alors bien sûr ce n’est pas vraiment grave de faire trop de piano !! Mais ayons conscience que si on ne reste pas un légèrement sur sa faim, le lendemain sera sûrement beaucoup moins “génial”. J’entends par exemple des élèves me dire en arrivant en cours qu’ils ont vraiment bien joué avant de venir ou la veille. Ils veulent me montrer, et là grande déception, ils ne restent plus rien de leur énergie et leur agilité. Je sais aussi que certains grands pianistes évitent de jouer 24 à 48 heures avant un concert. Peut-être qu’il s’agit de la même stratégie que celle des marathoniens qui allègent leur entrainement avant le jour J !

En tout cas, une bonne chose pour contrer cela est de finir son travail par du jeu à un tempo lent. Comme si on voulait faire “redescendre la pulpe” dans ce célèbre soda à l’orange dont je ne citerai pas le nom… Cela permet de poser les choses avant de s’arrêter. Mais on n’a généralement pas du tout envie de faire cela quand on s’est trouvé bon Clignement d'œil.

Avez-vous déjà éprouvé la déception après l’apothéose pianistique ?

 

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