Interview d’Alan Fraser à Musicora 2017

Je vous présente aujourd’hui une interview d’Alan Fraser réalisée à Musicora en avril 2017. Il s’agit de quelqu’un qui s’est beaucoup penché sur l’aspect corporel de la technique du piano afin qu’elle soit la plus physiologique possible.

Monsieur Fraser est un pianiste et pédagogue canadien. Il est l’auteur de nombreux livres sur la technique du piano en langue anglaise :
– L’art de toucher le piano (non traduit)
– Affiner l’image du soi pianistique (traduit en français et disponible en librairie)
– Nos deux mains gauches : la technique du piano bien coordonnée (traduit en français)
– L’Etre-là au piano : Transformer l’image du soi pianistique (non traduit).

Sites d’Alan Fraser :
http://www.alanfraserinstitute.com/index-french.php
https://app.pianotechnique.org/

 

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Comment retenir facilement le mode majeur et mineur

Vous vous rappelez les “anti-sèches” qu’on se faisait parfois sur la main à l’école pour ne pas rater les contrôles ? et bien c’est le moment de reprendre les bonnes vieilles habitudes pour mémoriser facilement le mode majeur et mineur :)…

 

Voici la vidéo d’où a été posée la question de Coraly : Pourquoi les touches blanches et noires au piano.

Résolutions 2018 pour progresser en piano

Nous sommes en janvier, et comme toujours c’est le temps des bonnes résolutions de nouvelle année. Il y a ceux qui décident de ne pas en avoir, comme cela ils ne seront pas déçus, et ils y a ceux qui mettent tous leurs espoirs dans de nouvelles activités qui pourraient améliorer leur vie. Quelle que soit façon d’accueillir la nouvelle année, on ne peut nier qu’il s’agisse d’une période de renouveau. Les jours rallongent, la grisaille laisse parfois place à un soleil prometteur et les oiseaux le chantent. Certains préparent leurs vacances en montagne pour faire le plein de lumière et d’autres envisagent même leurs vacances d’été !

Mais en musique, quelles pourraient être de bonnes résolutions ?

  • cette année, je me (re)mets au piano
  • cette année, je me (re)mets à travailler 🙂
  • cette année, je m’achète un bon piano acoustique
  • cette année, je (re)prends des cours de piano ou de solfège
  • j’apprends à improviser
  • j’apprends à lire les partitions etc…

Et bien d’autres choses encore. Mille choses peuvent être envisagées pour la pratique d’un instrument, en terme de renouveau.

Cet article s’inscrit dans le cadre du carnaval d’articles des musiciens-blogueurs organisé par le Blog Batteur Débutant, sur le thème : “Mon plan d’action pour progresser avec mon instrument en 2018”.

Je dois vous avouer qu’avec la création ces derniers mois de ma toute nouvelle plateforme de formation, j’ai laissé de coté mon magnifique piano. Il y a des moments où il faut savoir être concentré sur un projet à 100% pour qu’il puisse voir le jour. Mais maintenant il est temps de reprendre les choses en main. Je ne veux pas cependant tomber dans les bonnes résolutions traditionnelles qu’on ne tient pas. Alors j’ai d’abord pris de temps de réfléchir et de répertorier ce qui m’a aidé dans ma vie à progresser au piano. Qu’est-ce qui m’a aidé à passer du temps assis au piano ? Quels morceaux, quels exercices m’ont fait faire beaucoup de progrès ? Puis je me suis demandé comment réintroduire chaque chose progressivement dans mon quotidien d’aujourd’hui. Autant prendre des pratiques et astuces qui fonctionnent pour soi n’est-ce pas ?

Je me suis dit que cela pourrait vous donner des idées à vous aussi. Alors je vous partage ici ce que je mets en place cette année :

1- Je reprends une activité physique :

J’ai remarqué que je jouais toujours mieux après une activité physique, et plus généralement dans des périodes où je bougeais régulièrement. On a souvent tendance en tant que pianiste à négliger le corps et à croire que tout est dans la tête. C’est à la fois vrai et faux. Vrai parce que c’est notre cerveau qui commande notre corps, mais faux parce que notre corps est tout de même “l’outil” de notre cerveau pour actionner les touches et que sans une bonne connexion avec lui et la bonne santé de celui-ci…  rien ne se passe vraiment bien.

Le piano c’est beaucoup plus physique qu’on ne le pense naturellement.

2- Je positionne mon temps de musique en premier sur mon agenda :

Il y a toujours mieux à faire, plus urgent et plus important que le piano n’est-ce pas ? La plupart du temps notre pratique passe après tout le reste, et je n’échappe pas à la règle. Bien sûr que beigne dans la musique toute la journée, mais plus souvent pour les autres que pour moi. Alors je vais prendre l’habitude de positionner chaque soir un temps pour moi dans ma journée du lendemain entre 20 minutes et 1h maximum. Je dis bien un temps pour “moi en musique”. Je n’ai pas encore dis ce que j’y ferai. Et c’est là toute la subtilité pour que ça tienne sur la longueur.

A ce stade je ne fais que réserver du temps.

3-Je dégaine mon sablier :

Mais que viens donc faire un sablier dans l’histoire ? J’ai plusieurs sabliers de temps différents et il y en a un que j’affectionne tout particulièrement. C’est celui de 10 minutes. J’ai sauvé tellement de projet grâce à lui. C’est mon arme secrète contre la procrastination.

Voici l’astuce : Je retourne le sablier et je me lance dans l’activité ou la tache voulue pendant ce temps de manière obligatoire. Si le téléphone m’envoie un signal du genre “regarde-moi” “j’ai un truc super interessant” “Michèle a répondu à ton sms” ou autre, je l’ignore. Si je vois ou j’entends quelque chose qui se passe ou qui m’attire dans une autre pièce je l’ignore. Bref j’agis pendant 10 minutes sans aucune pression de rapidité ou d’obligation d’avoir fini quoi que ce soit à la fin.

Lorsque le sablier est vidé, je me laisse libre cette fois-ci d’arrêter ce que j’étais en train de faire, ou de continuer si j’en éprouve le besoin ou l’envie.

Cette astuce peut vous sembler très banale, un peu bizarre ou sans intérêt mais croyez-moi ! essayez la prochaine fois que vous n’avez pas envie de vous attaquer à votre vaisselle de trois jours, ou à la pile de papier qui menace de s’écrouler de votre bureau (j’ai la même). Mais soyez honnête avec vous -même. Si vous n’avez pas envie de continuer, ne continuez pas. Cependant je suis sûre que vous aurez beaucoup plus souvent envie de continuer que vous ne pensez.

Et bien en musique pourquoi ce serait différent ? Je vais l’utiliser pour me mettre à ma pratique musicale au début de mes plages prévues dans mon agenda. Je ne vous ai toujours pas dit quelles activités… et bien je vous le dévoile maintenant.

4-Je varie les activités musicales :

Et c’est là la grande nouveauté de cette année. Je vais varier le plus possible mes activités en lien avec le piano et la musique dans ce temps réservé.

Ceci vient d’un constat sur mon rapport à la musique et au piano. En premier lieu je me considère musicienne, et ensuite pianiste. Le piano est pour moi l’instrument que j’ai appris pour exprimer la musique. Et donc pour moi, il est important que je travaille la musique au piano, plus que le piano pour la musique… Je veux progresser en musique de manière globale et le piano est l’instrument principal par lequel je peux le faire, mais il n’est pas le seul. Je joue aussi du violoncelle, du violon, du mélodica (sorte de petit clavier à vent) et surtout la musique dans ma tête, mon oreille interne ! On est pour moi d’abord musicien dans sa tête et dans son corps, avant de l’être sur son instrument.

Alors concrètement, je vais adapter mes activités musicales à mon humeur, mes envies, mes capacités physiques du moment, et le type d’activités de la journée. Et je pense que cela sera beaucoup plus durable comme résolution que de me dire “je travaille mon piano tous les jours”. La routine, le manque de créativité, c’est ce qui tue la motivation.

Je conseille souvent à mes élèves ceci : Quand on a couru partout toute la journée, ce n’est peut-être pas le jour pour jouer du Rachmaninoff à toute volée… mais pourquoi pas travailler sa musicalité dans des passages lent, son oreille. On peut aussi lire le chapitre d’un livre technique sur le piano, sur la pédagogie, ou la biographie d’un musicien. Et puis travailler sa lecture de note et de rythme dans un bon fauteuil ou dans son lit. Ainsi on travaille le musicien qui est en soi et donc le pianiste.

A contrario, si on n’a été plutôt dans une journée calme physiquement, il est bon de se réveiller le corps et de travailler des passages plus techniques de ses morceaux.

Si l’on a les oreilles fatiguées, pourquoi pas travailler son jeu mental. J’entends par là s’assoir confortablement avec sa partition et imaginer que l’on joue.

D’autres jours, on peut :

  • s’accompagner en chantant une chanson qu’on adore pour travailler les accords.
  • déchiffrer des morceaux faciles
  • travailler les gammes, les arpèges
  • transposer un morceau simple dans de multiples tonalités…

Il y a milles façons de travailler pour progresser et ce n’est pas forcément en travaillant son morceau du moment… ça peut-être aussi en écoutant tout simplement de la musique ! Ne négligez pas votre formation globale en musique, votre culture.

 

5-Je complète mon répertoire avec 10 morceaux :

Maintenant, il va falloir quand même travailler et jouer des morceaux en entier et avoir des objectifs précis. Car la motivation a aussi besoin de précision. Donc je me crée un cahier de suivi de programme. A voir si ce sera un cahier papier ou un fichier numérique.

  • Sur une page, je vais écrire les morceaux que je connais déjà et que j’aime jouer.
  • Sur une autre, les morceaux que j’ai déjà commencé et qui sont en progression
  • Sur une autre, les morceaux que je rêverai de jouer
  • Une autre ceux que je décide de faire en 2018
  • Sur une page par morceaux à travailler, je répertorie les passages difficiles pour moi ou qui me font peur.

 

J’aurai comme ça une possibilité de trouver facilement de quoi travailler en fonction de ma journée comme je l’ai dit plus haut, sans perdre du temps à chercher ce qu’il faut que je fasse.

Je vous tiendrai au courant de comment je m’y prends plus précisément dans un autre article. Mais je pense que vous avez déjà saisi l’idée générale de mon plan d’action.

L’intention c’est bien, mais l’action c’est mieux :).

Et vous, avez vous pris des décisions qui vous portent en ce début d’année ? Partagez-les avec moi dans les commentaires !

Très joyeux Noël à tous !

J’ai mis ma robe des concerts… pour vous ! 😀

Profitez bien des gens que vous aimez et de ces instants précieux au coeur de l’hiver. A l’année prochaine pour de belles surprises !

Comment comprendre la différence entre binaire et ternaire

Je réponds dans cette vidéo à la question posée sur ma chaîne YouTube (Marie-Cécile Baritou). Cette question était : “Pourriez vous expliquer la différence entre le binaire et le ternaire. Quel est l’impact sur le jeux ? Est ce que cela s’entend ? merci

Pensez à vous abonner à la chaine ! 😉

Transcription texte de la vidéo :

Bonjour,

 

Je voulais répondre aujourd’hui à une question qui m’a été posé dernièrement sur ma chaine YouTube.

« Quelle est la différence entre le binaire et le ternaire ? »

  • A quoi ça correspond ?
  • De quoi s’agit-il et en quoi ça change le jeu au piano ou dans la musique ?

 

 

Pour bien comprendre cela, il faut être capable de diviser une pulsation.

Une pulsation c’est quelque chose que je vais taper de manière régulière. Un bruit quelque part qu’on fait de manière régulière.

Tap – – – Tap – – – Tap

 

Et dans cette pulsation qui découpe le temps, je vais mettre plusieurs pulsations.

Je vais diviser ce temps que je suis en train de taper en deux ou en trois.

Tap – 1 – 2 – Tap – 1 – 2 – Tap

Là, j’ai divisé cette pulsation que je tape avec mes mains en deux.

Maintenant je vais la diviser en trois.

Tap – 1-2-3- Tap – 1-2-3- Tap

 

Vous voyez, c’est régulier aussi dans ce que je dis. Je ne fais pas des paquets. Je dis ma petite pulsation avec les numéros de manière très très régulière.

 

Quelle est la différence entre ce que je dis et ce que je tape ?

Ce que je tape, ce que j’ai décidé de taper là, c’est la pulsation. Le temps.

 

Il faut bien comprendre :

  • Qu’il y a plusieurs niveaux dans le rythme de conception.
  • Qu’il y a plusieurs niveaux de rapidité.

 

Il faut bien comprendre les termes qu’on emploi en rythme et les notions.

 

Dans le rythme il y a plein de niveaux, de grandeurs.

Un petit peu comme si vous preniez une photo et que vous la regardiez de près ou de loin.

En rythme on a, si on regarde sur le morceau, des passages, des parties.

 

Le rythme

Par exemple on va avoir des morceaux qui vont être en A – B – A sur une partie etc.

A ce moment-là c’est le rythme global, entier, de la pièce.

On appelle ça aussi du rythme.

 

La carrure

Après si je fais plus petit, si je me rapproche un petit peu, là on va trouver les carrures.

Les carrures c’est un ensemble de mesures regroupées qui vont former des phrases.

Et à ce moment-là il va y avoir des carrures de, en général, 4 mesures ou 2 mesures, qui vont former des phrases.

Et là aussi on peut parler de rythme parce que des fois il y a des carrures plus ou moins grandes, des accélérations, des décélérations dans ces carrures.

 

La mesure

La mesure c’est quoi ?

C’est, sur les partitions, ce que vous voyez entre les grandes barres verticales qui croisent toutes les lignes de la grande portée de clé de sol, de clé de fa, qui traversent tout.

Dans cette mesure vous pouvez avoir la plupart du temps :

  • 2 temps
  • 3 temps
  • 4 temps

 

Les temps

Qu’est-ce que c’est que les temps ?

Je me rapproche encore. Les temps c’est, à l’intérieur des mesures, quand je tape mes pulsations, ce sont les pulsations qui délimitent les différents temps dans les mesures.

Là j’insiste sur le fait que la pulsation et le temps c’est pas tout à fait la même notion.

 

  • La pulsation délimite de temps.
  • Le temps c’est ce qui se déroule entre chaque pulsation.

 

 

Le débit

Si je me rapproche encore dans le temps et que je rentre à l’intérieur du temps, là on a des petites pulsations également. On a des divisions du temps.

Et ces divisions ont plusieurs noms en fonction du style dans lequel vous êtes.

Souvent on peut l’appeler le débit interne à l’intérieur du temps.

 

 

 

Et c’est là où on va parler de la différence entre binaire et ternaire.

 

  • Vous pouvez avoir une mesure qui à 2 temps, qui est en binaire ou en ternaire.
  • Vous pouvez avoir une mesure à 3 temps, qui est en binaire ou en ternaire.

 

 

  • Ce n’est pas parce qu’on est à 3 temps qu’on est en ternaire.
  • Ce n’est pas parce qu’on est à 2 temps dans chaque mesure qu’on est en binaire.

 

C’est à l’intérieur du temps. C’est de ça dont on parle. C’est le début en-dessous dans le temps.

 

Voilà pourquoi au tout début j’ai commencé par cet exercice de pulsation, de temps, en comptant dedans le débit à l’intérieur du temps et non le temps.

 

Pour ceux qui me suivent depuis un certain temps, j’avais fait un podcast il y a quelques mois sur cet exercice-là.

Pour moi cet exercice est fondamental. Il est tout simple.

Vous tapez une pulsation et vous comptez le débit et de manière très régulière.

 

Je vous mettrais le lien en-dessous de la vidéo vers ce podcast si vous voulez travailler cet exercice, parce que pour moi c’est vraiment très important et c’est pourtant tout simple.

 

  • Donc quand on est à un débit interne qui se découpe par 2 à l’intérieur du temps on est en binaire.
  • Et quand on découpe le temps par 3 on est en ternaire.

 

 

Comment concrètement au piano ça se passe ?

 

En fait c’est des appuis que vous allez sentir régulièrement.

 

Exemple du ternaire :

Sur ce thème-ci, j’ai un appui là, et un là. J’ai 2 temps dans cette mesure.

Vous voyez, je suis à 2 temps, mais à l’intérieur je peux diviser mon temps en 3.

Je vais maintenant compter. Je ne compte plus les temps mais les subdivisions à l’intérieur du temps.

 

 

Petite astuce

Au bout d’un moment, on ne sait plus ce qu’on compte.

  • Est-ce qu’on compte les temps ?
  • Est-ce qu’on compte le débit ?

Donc vous pouvez compter à l’intérieur du temps, mais d’une autre manière qu’avec des numéros parce que sinon vous allez confondre avec les temps.

Vous pouvez dire :

  • Et – Puis
  • Et

 

Alors, j’arrive, parce que là vous devez vous dire « Mais qu’est-ce qu’elle me dit ?! ». On va faire simple, je suis une mesure à 2 temps.

  • Je compte les temps :

1 – 2

  • A l’intérieur du temps je vais dire :

Et (pour le binaire) : 1 – Et – 2 – Et – 1 – Et – 2 – Et

Et – Puis (pour le ternaire) : 1 – Et – Puis – 2 – Et – Puis – 1 – Et – Puis – 2 – Et – Puis

 

Ça permet de diviser l’intérieur du temps mais de ne pas perdre le comptage des temps en même temps.

Alors bien sûr au début il faut prendre l’astuce.

Voilà ça c’est une petite astuce pour comprendre le ternaire.

 

 

Maintenant je vais vous donner un exemple du binaire.

Ce thème-là est en binaire.

Vous allez le comprendre. Je suis à 3 temps. Je commence par le 3ème temps. J’entends à 3 temps, mais le débit interne je l’entends à 2 temps. Il se découpe en 2.

Ce qui me fait 1 – Et – 2 – Et – 3 – Et – 1 – Et – 2 – Et

Je vais le ralentir beaucoup pour que vous l’entendiez bien. Ecoutez bien.

Vous voyez j’ai un appui.

  • C’est quoi finalement les temps ?

C’est un appui qu’on a à espace régulier.

Donc là on est en binaire et on a une division par 2.

 

 

Maintenant je vous ai trouvé un exemple de ternaire.

Là on est aussi à 3 temps comme ça ça permet de bien comparer les 2.

1 – 2 – 3 – 1 – 2 – 3

On met bien en place cette pulsation en premier.

Et dedans on rajoute :

1 – et – puis – 2 – et – puis – 3 – et – puis – 1 – et – puis – 2 – et – puis – 3

Je ne fais que la main gauche pour l’instant. Et ensuite je mets la main droite.

Vous voyez ?

On a 3 temps et dans chaque temps on a une division du temps par 3.

 

 

Dernière petite transformation de ce morceau-là.

Je vais le transformer en binaire.

Du coup je ne peux pas tout jouer bien sûr. Je ne peux pas jouer toutes les notes puisque je suis obligée d’en enlever puisque j’en avais 3 avant et maintenant j’en aurais 2.

Je vais mettre 2 notes avec exactement la même succession harmonique.

Ça va me donner :

1 – et – 2 – et – 3 – et – 1 – et – 2 – et – 3

 

 

Donc pour résumer :

  • En binaire : 1 – et – 2 – et – 3 – et – 1 – et – 2 – et – 3

 

  • En ternaire : 1 – et – puis – 2 – et – puis – 3 – et – puis – 1 – et – puis – 2 – et – puis – 3

 

 

Voilà nous avons terminé maintenant cette vidéo.

J’espère que vous avez compris la différence entre le binaire et le ternaire sur le plan auditif.

 

Si vous avez aimé cette vidéo Likez la, aimez la, et partagez la à vos amis.

 

On se retrouve bientôt pour une autre vidéo.

Au revoir.

 

Pourquoi les touches blanches et noires ?

Je vous explique ici pourquoi le clavier d’un piano a des touches blanches et des touches noires, en rapport avec la structure profonde de la musique.

 

Transcription texte de la vidéo :

Bonjour à tous, c’est Marie-Cécile du blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/.

 

  • Aujourd’hui je vais vous expliquer quelque chose mais face à des pions du jeu de Dames.

Je ne vous l’explique pas justement au clavier pour que vous compreniez la structure de fond qu’il y a derrière le clavier.

Si je vous montre le clavier vous allez être aveuglé par celui-ci.

 

 

En musique on a 12 couleurs sonores. 12 vibrations différentes qui existent.

Ces 12 vibrations peuvent être distribuées à plusieurs auteurs.

Parce que bien sûr on n’entend pas que 12 sons possibles. L’oreille humaine entend, capte à peu près une centaine de hauteur de notes. On va résumer comme ça.

 

Mais dans ces 100 notes on a 12 couleurs différentes qui reviennent cycliquement.

Donc :

1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12

Et la première qui vient juste après la douzième va être la même que la première mais à la hauteur différente.

Donc si par exemple sur 13 notes, je choisis que celle-ci, c’est la première et que j’ai fais mes 12, à la treizième je reviens sur la première couleur sonore que sur la première.

Donc ça va sonner différemment.

On est vraiment sur la même couleur sonore.

Là je vous ai pris qu’un seul tronçon des 100 qu’on pourrait entendre.

Mais imaginez bien que ça continue. C’est-à-dire un fil mais l’oreille humaine est quand même limitée à certaines fréquences.

 

Donc là je vous ai limité à 12 pour comprendre comment fonctionne la musique, mais imaginez toujours la suite, à droite et à gauche.

 

 

En musique, pour que ça sonne bien, qu’on entende bien, que ce ne soit pas cacophonique, il faut qu’on fasse des choix.

 

La musique c’est une succession de choix de notes dans ces 12 sonorités, dans ces 12 couleurs. On en choisit seulement certaines pendant un temps donné.

Ça peut être :

  • Pendant un temps
  • Pendant deux temps
  • Pendant une mesure
  • Pendant un morceau
  • Pendant une carrure

On a un choix qui a été fait.

Et si ce choix n’est pas respecté, c’est là qu’on va se dire « Tiens, il y a une fausse note ». Et d’ailleurs inconsciemment vous le sentez vous-même.

Vous vous dites « Tiens, mais il y a une fausse note, pourquoi ça sonne faux cette note ? »

C’est parce que le choix de base qui a été proposé au début du morceau n’a pas été respecté.

 

 

Ces choix on peut les appeler de différentes manières :

  • Des modes (gammes)
  • Des accords

Je ne vais pas rentrer dans la théorie plus profondément, mais les accords, ce sont des choix. On en retire certaines et on en garde.

Les modes c’est pareil. Les gammes et les modes c’est pareil. C’est sur le même principe de base.

 

Une gamme, ou un mode

Je vais parler essentiellement de ça aujourd’hui.

C’est un choix de 7 notes sur les 12.

On en choisit que 7.

Le plus courant, c’est le Mode Majeur.

Il a 7 noms de notes différents. 7 notes différentes.

Sur notre base :

1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12

On fait le choix de retirer la 2, la 4, la 7, la 9 et la 11.

On a donc le choix sur cette ligne de base le choix du Mode Majeur :

1-3-5-6-8-10-12

On a retiré 5 notes sur les 12, il nous en reste donc 7 différentes.

Et bien sûr on a le retour ici à la 13ème note à la même que la 1.

Donc la note 1 et la note 13 vont s’appeler pareil.

 

 

Maintenant, si je positionne, sur les notes que j’ai retirées, des pions noirs.

Est-ce que ça ne vous rappelle rien ?

On a la 2 et la 4 un peu regroupées et ensuite la 7, la 9 et la 11 qui sont un peu regroupées.

Je pense que c’est clair et que j’espère que ça vous rappelle le clavier.

Sinon ça veut dire que vous n’avez peut-être pas assez regardé un clavier.

Un clavier, bien sûr sur une petite zone, on a les 2 touches noires puis les 3 touches noires du clavier.

 

 

Le clavier est construit sur le Mode Majeur.

Il est construit, même, sur la gamme précise de Do Majeur.

C’est-à-dire que toutes ces touches blanches vont s’appeler avec le nom des notes qu’on connait.

Do-Ré-Mi-Fa-Sol-La-Si

Et ensuite on repart sur le Do.

 

Il y a une juste chose qu’on ne voit pas sur le clavier.

On a l’impression que toutes les touches blanches se valent, qu’on a le même espace entre toutes les touches blanches.

Sauf que regardez bien.

Entre la 1 et la 3, entre la 3 et la 5, et entre la 5 et la 6, on n’a pas le même espace.

C’est ça qui est trompeur dans notre clavier.

On pourrait croire qu’il y a les mêmes espaces alors que non.

Entre Mi-Fa et Si-Do, nous avons un demi-ton.

Elles sont resserrées.

 

Donc c’est construit sur la gamme de Do, et c’est bien pratique quand on est en Do. Sauf qu’en fait, on est en Do que très peu de temps.

On est en Do sur très peu de morceaux. Et même sur des morceaux en Do on va bouger ailleurs.

C’est pour ça qu’on va avoir besoin de ces autres notes-là, les noires.

 

Alors bien sûr on va s’en servir de ces notes-là parce qu’on va bouger, on va changer de choix en cours de route.

 

 

C’était important pour moi de vous expliquer aujourd’hui ça, parce qu’il y a trop de confusion par rapport à ça.

Sous prétexte qu’on a des blanches là, on joue très longtemps, d’ailleurs uniquement sur ces touches-là, alors qu’en fait il faut considérer la musique avec les 12 sons.

 

 

Donc pour illustrer ce phénomène je vais vous prendre une mélodie très simple qui s’appelle « Au clair de la lune ».

  • Au début elle se fait juste avec 3 notes différentes, qui sont les 3 premières de la gamme majeure.

Voici l’ordre des touches :

Juste pour que vous compreniez bien, je vais nommer chaque degré de cette gamme par un numéro.

1-1-1-2-3  -2-  1-3-2-2-1

Voilà « Au clair de la lune ».

Vous comprenez bien que je ne suis pas en train de parler des principales notes en musique.

J’ai fait ces choix déjà de retirer les 2 premières notes noires.

 

 

Maintenant, ce que je voudrais que vous fassiez, pour bien illustrer ça, c’est de mettre cette série de notes où vous voulez.

  • Vous commencez par exemple sur cette touche noire (la 4)
  • Vous en sautez une (la 6), touche blanche
  • Vous en sautez une (la 8), touche blanche

Ce sera donc :

4-4-4-6-8  -6-  4-8-6-6-4

 

  • Ensuite vous partez de celle-là, soyons fou, la 7 (touche noire)
  • Ensuite la 9 (touche noire)
  • Ensuite la 11 (touche noire)

Ça donnera donc :

7-7-7-9-11  -9-  7-11-9-9-7

 

Vous voyez, ça fonctionne partout.

Sauf qu’il ne faut pas éliminer dans notre tête :

Les touches noires il faut les visualiser comme faisant partie des touches blanches.

 

Voilà c’est un petit exercice. Vous partez d’où vous voulez sur votre clavier, vous mettez vos 3 notes avec une note entre chaque.

On appelle ça transposer.

 

Vous partez de n’importe quelle touche et vous construisez « Au clair de la lune » où vous voulez. Comme ça vous êtes capable de faire ce morceau en Do, en Mi, en Fa, en ce que vous voulez.

 

 

Vous commencez à avancer vers un peu plus d’autonomie en musique !

 

Bonne journée et à bientôt,

Au revoir.

 

 

Réflexion sur le trac, changer d’état d’esprit

Avez-vous déjà vécu l’expérience de vouloir jouer un morceau à des amis ou en public et de vous sentir mal, les mains moites et tremblantes, et une envie de fuir le plus loin possible ? Il s’agit bien sûr de ce que l’on appelle le trac. Mais ce mot est un peu un terme “fourre-tout” qui veut tout et rien dire. On en parle à la fois trop et pas assez et de la bonne manière. Je partage dans ce podcast mes réflexions sur le sujet.

Voici le lien vers mon article sur le livre d’Alexandre Tharaud “Montrez-moi vos mains”.

Bonne écoute.

PS: je réintroduis aujourd’hui l’introduction et la conclusion en musique 😉

 

Transcription texte du podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile.

Je voulais vous parler parce que j’ai eu quelques petites questions la semaine dernière à ce sujet du trac.

 

C’est quelque chose qui fait beaucoup parler et à la fois on n’en parle pas. A la fois c’est un peu tabou.

C’est un peu ça le problème.

C’est qu’il prend une place très importante dans notre cerveau mais on n’ose pas en parler.

  • On se dit que si on en parle on va le renforcer.
  • On se dit que de toute façon c’est impossible de faire autrement.

 

Alors à la fois c’est vrai et faux.

  • C’est sûr que si on en fait une montagne, qu’on en fait quelque chose d’insurmontable, ça va l’être.
  • Mais c’est vrai que c’est important de le prendre en compte et de savoir qu’en fait effectivement on ne peut pas l’éliminer.

 

Personne vraiment ne peut affirmer qu’il n’a pas le trac quand il monte sur scène.

Ça m’est arrivé une fois d’entendre une personne qui m’a dit « Mais non moi j’ai pas le trac ». Mais maintenant que je connais mieux cette personne je sais qu’en fait ce qu’il veut dire c’est qu’il est tellement à l’aise avec son instrument, qu’il est tellement dans la joie et le bonheur de jouer que du coup, qu’il l’est ou pas ça n’a pas d’importance.

Donc forcément il peut avoir une espèce d’émotion avant de monter sur scène mais on ne peut plus l’appeler trac.

 

 

C’est ça que je voudrais vous exprimer un petit peu dans ce podcast.

Qu’est-ce que vous mettez derrière ce mot trac ?

Si vous mettez le fait de trembler comme une feuille, d’avoir envie de vomir, de vouloir fuir le plus loin possible avant de jouer, effectivement, ça, vous allez pouvoir le travailler et à ce moment-là il y a un moment, si vous vous en occupez vraiment, que vous le prenez en compte et que vous travaillez sur le long terme, oui ça vous pourrez l’éliminer.

Je peux vous l’affirmer.

 

En revanche, cet espèce de petit chatouillis au ventre, cette espèce de petite angoisse qu’on peut avoir dans la journée ou la veille du soir où on joue, cette espèce d’émotion, d’énergie interne, je vous conseille de la garder.

 

J’ai beaucoup entendu parler et j’ai moi-même expérimenté la chose, quand on essaie d’éliminer complètement le trac et de se détendre complètement, de prendre même des médicaments pour ne pas se liquéfier et pour se détendre, souvent ça s’inverse.

On devient complètement mou et on n’exprime plus rien sur scène.

Je n’ai jamais pris de médicament chimique, mais ça m’est arrivé de prendre des plantes, de l’homéopathie, de travailler de manière très très poussée le fait de me détendre car je suis quelqu’un d’assez extrême.

Et là, d’arriver sur scène et d’être dans l’incapacité de faire quelque chose de bien. Tellement j’étais ramollie. Ah oui j’étais bien, mais alors voilà, je me serais presque assise en regardant le public en disant « On est bien là hein ? »

Bon ce n’est pas ce qui s’est passé. Vous voyez ce que je veux dire. J’ai joué, mais mon jeu était blanc, n’exprimait rien. Ouais j’étais bien. Voilà.

 

Sur scène il se passe un truc. Un truc magique.

Vous êtes là pour exprimer quelque chose aux gens. Et ça passe par de l’énergie. Et donc c’est important de garder cette énergie.

Et le trac de quelqu’un qui a l’habitude, de quelqu’un qui se sent bien sur scène et qui a envie vraiment de se faire plaisir, c’est un trac qui est devenu un ami.

C’est une énergie qui déploie tout. Qui multiplie tout.

 

Si pour vous le piano :

  • C’est un vrai bonheur
  • C’est une joie
  • C’est une envie de partager

Le trac va multiplier ça et du coup il devient votre meilleur ami.

Si pour vous le piano :

  • C’est un calvaire
  • C’est du travail pur
  • Si pour vous la musique c’est que ça
  • Si pour vous le public est un ennemi, quelqu’un d’hostile qui vous veut du mal

Le trac va multiplier ça.

 

C’est un amplificateur en fait le trac.

En soi, le trac c’est pas mauvais du tout. Tout dépend de comment vous vivez la scène, la musique, votre instrument et surtout votre corps.

 

Là je vais arriver à un point qui pour moi est crucial.

Pour arriver à gérer le trac :

  • Essayez en priorité à gérer votre corps.
  • Essayez de gérer votre énergie.
    • Dans la vie de tous les jours, quel est votre rapport avec vous ?
    • Est-ce que vous vous en êtes occupé ?
    • Est-ce que vous avez travaillé dessus ?
    • Est-ce que vous avez travaillé la posture à l’instrument ?
    • Est-ce que jouer de votre instrument vous fait mal ?
    • Est-ce que vous êtes bien physiquement en jouant ?

 

Ça c’est pour moi un des points essentiels pour arriver à gérer le trac.

C’est votre bien-être de manière générale à l’instrument et en rapport avec la musique.

Vous pouvez vous aider de choses en plus.

  • Des plantes
  • De l’homéopathie

Ces choses-là vont vous aider. Mais si vous êtes déjà en chemin. Elles vont vous permettre de faciliter la chose mais ça ne va pas remplacer. C’est-à-dire que si vous êtes quelqu’un de vraiment très traqueur, vous ne pourrez pas surmonter ça juste avec des pansements. Des petites choses qui se rajoutent.

Il faut travailler le fond.

Et le fond c’est le plaisir de jouer. Le plaisir d’entendre le son de ce que vous jouez et de faire partager à votre public.

 

Alors bien sûr vous n’avez pas tous un enjeu quand vous voulez jouer, et la plupart d’entre vous je pense êtes plutôt là pour avoir le plaisir de jouer devant des gens sans vous planter, sans trembler comme une feuille.

 

Je vais vous donner quelques petits conseils par rapport à ça.

Quand vous jouez devant des amis par exemple.

Si c’est la première fois que vous tentez de jouer votre morceau en entier il ne faut pas vous étonner de vous tromper.

  • Est-ce que vous avez l’habitude de jouer votre morceau de A à Z déjà ?

Ça c’est quand même la première étape.

Avec ou sans partition d’ailleurs.

Là je ne vais pas aborder le problème du « par cœur » parce que sinon le podcast serait vraiment trop long.

Mais déjà, arrivez à jouer votre morceau en entier.

Il faut s’habituer petit à petit à jouer en public. Il faut y aller graduellement.

 

La première chose : pouvoir jouer devant soi-même.

Mais vous savez, on a une capacité à se raconter des bobards, mais vraiment ! C’est-à-dire qu’on se dit « Mais moi j’y arrive très bien chez moi. » Et en fait c’est pas vrai. C’est vraiment pas vrai.

Moi j’ai un nombre d’élèves qui m’affirment que chez eux ils y arrivent très bien de A à Z. Je suis sûre, mais vraiment sûre, que si j’avais pu être là pour les enregistrer et en leur repassant l’enregistrement, j’aurais pu leur dire « Tu vois là, tu t’es un petit peu trompé. C’était pas parfait. »

Mais comme vous êtes avec vous-même vous ne vous en rendez pas compte. Et quand je dis « vous », attention je suis inclus dans l’histoire hein.

On a tous cette capacité de se raconter des histoires quand on est tout seul.

 

Pour pallier à ça :

 

  1. L’enregistrement.

Il y a une chose qui est vraiment efficace. C’est s’enregistrer.

Prenez l’habitude chez vous de vous enregistrer.

Maintenant en plus avec les téléphones c’est tellement facile. Vous prenez une petite application si ça n’y est pas déjà. Mais je suis sûre que dans votre téléphone vous avez un menu pour vous enregistrer, ne serait-ce que le dictaphone.

Hop ! Vous vous enregistrez. Ça vous met une petite pression en plus. C’est même plus déjà comme si vous jouiez en mode tranquille avec vous-même.

 

Donc vraiment pour moi la première étape pour s’habituer petit à petit à jouer devant un public, devant du monde, c’est s’enregistrer.

  • Vous vous enregistrez tous les jours.
  • Chaque enregistrement est une étape de plus vers un meilleur enregistrement.

C’est-à-dire que ce n’est pas l’enregistrement de votre vile premier.

Le premier vous n’avez pas l’habitude, vous allez vous tromper.

Et bien oui vous vous trompez. C’est pas grave.

Le suivant peut être encore pire et ainsi de suite.

Et si vous en faites un bon un jour, vous allez voir, le lendemain vous risquez d’en faire un mauvais parce que vous vous serez dit « Oh bah comme hier il était bon, alors là aujourd’hui il va être vraiment top ! »

Et bien non justement.

Et c’est pareil pour une prestation d’ailleurs en public.

C’est pareil avant de venir à un cours.

Souvent les élèves jouent très très bien, sont vraiment contents d’eux. Ils arrivent au cours et ils me disent « J’ai super bien joué donc là ça va être top ! » et là je me dis dans ma tête « C’est bien, tu t’es bien mis la pression, maintenant vas-y mon gars. »

Et ça ne rate pas. Ça ne rate pas !

Quand j’entends ça, la personne se met à jouer, et là c’est partie « Oh mince, mais là je me suis pas trompé hier. Oh j’y arrive pas. »

Le discours est parti et on se plante. Bon.

 

Pour l’enregistrement c’est pareil.

Il y a des jours où vous allez enregistrer très bien votre morceau et le lendemain ce sera moins bien. C’est pas grave.

En fait il faut avoir une vision à long terme pour travailler le trac.

 

 

  1. Jouer devant un ami.

Jouez devant quelqu’un de bienveillant.

Vous savez que ce n’est pas un problème si vous faites des fausses notes. Vous savez que c’est quelqu’un en qui vous avez confiance.

Une personne. Une !

Un soir comme ça, vous êtes détendu, hop vous jouez devant cette personne, vous lui proposez bien sûr. Il faut que ça lui fasse envie. C’est pas la peine de forcer les gens.

Si c’est un ami proche, si c’est quelqu’un qui vous apprécie, normalement c’est quelqu’un qui est content de vous entendre.

Sinon il faut peut-être se poser des questions…

 

  • Vous allez augmenter petit à petit le nombre de personnes.

La fois d’après ça peut être un petit groupe d’amis, je ne sais pas, 2 ou 3 personnes.

  • Après ça peut être lors d’une soirée où il y a beaucoup plus de personnes.
  • Après ça peut être dans des endroits bruyants, publics.

Comme dans des gares, dans des magasins de piano, dans des centres commerciaux.

Là les gens ne sont pas là pour vous écouter forcément. Ils s’arrêtent si ça leur plait sinon ils passent.

Et c’est bruyant donc les gens ne sont pas centrés sur vous. Ça c’est donc encore une étape.

  • Après c’est les auditions dans les écoles de musique.

 

Je pense que la plupart d’entre vous ne cherchez pas à faire des concerts donc c’est pas le but ici.

Je pense que ce que vous aimeriez beaucoup c’est pouvoir jouer devant vos amis, tout simplement, et pouvoir leur montrer quand même ce que vous savez faire.

 

 

  1. Montrer ce que vous savez faire

C’est un peu le problème souvent.

Les gens savent que vous savez faire du piano. Que vous savez jouer du piano depuis très longtemps. Et vous demandent souvent « Oui mais pourquoi tu ne veux pas jouer ? » ou encore « Oh quand même, fais pas ta chochotte ! », et vous-même vous vous dites à l’intérieur « C’est quand même dommage, ça fait 20 ans, 15 ans, 5 ans, 1 an que je joue du piano et j’arrive pas à montrer à ces gens le moindre morceau. De jouer devant eux pour leur montrer un petit peu ce que je sais faire. »

 

Justement il y a quelque chose d’un peu pervers là-dedans.

 

En tant que musicien, vous n’êtes pas là pour montrer ce que vous savez faire.

Vous êtes là pour prendre du plaisir et le partager avec des gens.

Ça c’est vraiment important.

  • C’est la différence entre la réussite et le partage.
  • C’est la différence entre la performance et la joie de vivre.

Vous voyez ce que je veux dire ?

Il faut vraiment changer ça dans votre tête. Vous n’êtes pas là pour montrer aux gens que vous savez faire quelque chose, ou un résultat par rapport aux mois ou aux années de pratique que vous avez.

Vous êtes là juste pour vous faire plaisir et pour partager.

 

A n’importe quel niveau c’est vraiment ça l’enjeu je pense.

Même quelqu’un comme Alexandre Tharaud, qui a écrit un livre dernièrement dont j’ai écrit un article, je vous mettrais le lien en-dessous, dit qu’il faut changer ça, l’idée de la réussite.

L’important c’est de plaire au public. C’est de plaire au jury si vous passez des examens.

Lui il fait des concerts tous les jours. C’est son métier.

 

Donc je pense qu’à n’importe quel niveau on parle de ça.

 

Alors bien sûr, du coup, ça suppose quand même que vous soyez à l’aise et que pour vous la musique soit un plaisir.

Et ça c’est encore une autre histoire et je ne vais pas rentrer là-dedans maintenant parce que ça fait déjà 18 minutes que je parle et je ne voudrais pas que le podcast soit trop long.

Si pour vous au départ c’est quelque chose de très difficile et compliqué, jouer devant quelqu’un c’est trop tôt déjà.

 

Pour commencer essayez de prendre du plaisir, d’avoir des morceaux qui vous plaisent à vous-même. Parce que vous êtes la première personne concernée à la base.

Et après vous pourrez partager.

Mais vous ne pourrez partager que si votre vase est plein.

 

Je vais finir là-dessus. Je n’ai pas tout dit. Je reviendrais sur ce sujet peut-être dans des articles un petit peu plus synthétiques.

Mais là je voulais juste partager avec vous ces idées en vrac qui, je pense, sont fondamentales.

 

Après il y a d’autres petites techniques que je pourrais vous donner prochainement, mais qui pour moi sont des petites choses périphériques et qui sont là pour vous aider.

Mais s’il n’y a pas le fond, c’est à dire le plaisir et le partage du son, la présence à son corps, le bonheur d’être là, le reste ne fera pas effet ou sera vraiment très faible.

 

Voilà je vous laisse là-dessus, je vous souhaite une très bonne journée et on se retrouve bientôt.

Au revoir.

 

 

Comment mémoriser la notation internationale des notes de musique

Avez-vous déjà rencontré des partitions avec des portées ou des paroles de chanson surmontées de lettres majuscules, suivies ou nom de caractères spéciaux ? Cela se présente comme ceci :

 

Accords en notation internationale

 

ou même sous forme de grille comme ceci :

 

Une grille d'accord

 

Il s’agit de la notation des accords qui composent une chanson, mais en notation internationale. C’est très pratique quand on sait la déchiffrer, car cela permet de trouver rapidement un accompagnement de la chanson à la main gauche, ou au deux mains si quelqu’un chante, sans avoir besoin de déchiffrer une partition. Mais encore faut il savoir ce que tout ceci signifie…

La première étape pour déchiffrer les grilles d’accord des chansons est de savoir ce que les lettres en majuscule veulent dire. C’est ce qu’on appelle communément la notation internationale des notes de musique.

La notation internationale des notes de musique :

Il faut savoir que tous les pays d’origine catholique, comme la France, utilisent le système appelé “solfégique”. Cela signifie que les notes s’appelle do, ré, mi, fa, sol, la, si. Mais il n’en est pas de même partout. Dans tous les pays d’origine protestante, le système des notes est resté sur celui d’origine (encore une histoire de religion…) qui est :

  • A pour la
  • B pour si
  • C pour do
  • D pour
  • E pour mi
  • F pour fa
  • G pour sol

Comme vous pouvez le constater, ce système utilise l’ordre alphabétique, mais en partant de la note la. Cette note est un “repère” dans beaucoup de cas en musique et il s’agit entre autre de la note référence du diapason. La note sur laquelle les instruments s’accordent dans un orchestre (surtout la famille des cordes) avant de jouer. Bon je sais, c’est dommage… le do aurait été plus pratique. Mais il en est ainsi.

 

La notation internationale au piano

 

Oui mais voilà, pour nous qui ne sommes pas habitués à ce système, il n’est pas simple de mémoriser encore une nouvelle façon de nommer les notes. On a déjà eu bien du mal à apprendre do ré mi etc… !

Je me suis creusée la tête dernièrement afin de trouver un système mnémotechnique pour mémoriser enfin la correspondance avec notre système de nom des notes. Et j’ai trouvé quelques astuces que je vous livre ici.

 

Mnémotechnique pour apprendre la notation internationale des notes de musique :

 

A :

Pensez “Ah la la !”, c’est le la.

B :

Servez-vous de la phrase suivante : “Bébé basSIne la Baby-SItter.”

Bébé bassine la baby-sitter

 

C :

Visualisez un bonhomme dans le C qui fait le dos rond. Le do rond…

C comme un do rond

(Hum… suis pas une pro du dessin.)

D :

Comparez la forme de la lettre D avec une clé à mollette, et pensez au mot “DesserREr”, soit D c’est ré.

Comme le mot desserrer

E :

Visualisez que la lettre E bascule vers la droite et se transforme en M, pour MI

E tombe pour devenir M

 

F :

Celle-ci ne présente pas de difficulté en général, il s’agit du FA, donc même initiale.

 

G :

Servez-vous de la phrase : “Pour Germer, une Graine a besoin de SOLeil”.

La note G comme Germe au soleil

Ou alors, vous avez le très simple “Gssuie le Sol” (J’essuie le sol). Excellent ! Merci beaucoup à la personne qui me l’a indiqué sur un groupe Facebook 🙂 !

 

Et voilà ! En appliquant ces moyens mnémotechniques, et en mémorisant par là de quelles notes il s’agit, vous vous ôtez déjà une énorme épine du pied pour la lecture des grilles d’accord.

Pour en revenir à notre chanson, cette fameuse lettre écrite est votre basse qui doit être jouée à ce moment précis de la partition. Vous allez donc pouvoir vous entraîner à poser votre cinquième doigt de la main gauche sur la note trouvée, dans les graves (octave 3 en partant de la gauche du clavier de 88 touches).

Il vous restera bien sûr à savoir construire dans votre tête et jouer l’accord qui correspond à cette basse. Et cette étape demandera beaucoup de pratique. Si vous souhaitez en savoir plus sur la construction des accord, rendez-vous sur cet article.

J’espère que toutes ces mnémotechniques vous aiderons à rapidement mémoriser ces lettres-notes. Si cela vous a aidé, partagez cet article avec vos amis. Cela m’aide beaucoup.

Quel est votre plus gros problème au piano ?

Dans ce podcast, je vous remercie tous pour votre présence et votre confiance. Nous avons passé dernièrement la barre des 1000 inscrits à la liste email, et vous êtes de plus en plus nombreux à m’envoyer des mails de remerciements chaque jour, à vous confier ou à me poser les questions qui vous tracassent. Le site frôle la moyenne de 500 visites par jour au jour où je vous écrit et ce chiffre est en perpétuelle augmentation. Je célèbre ça aujourd’hui avec vous !

Comme je vous le demande dans ce podcast, déposez-moi votre “plus gros problème au piano” tout en bas de cette page dans le champs commentaire.

Transcription du podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile.

Je voulais vous remercier pour votre fidélité et le nombre de plus en plus imposant que vous êtes à m’écouter, à me lire, à me regarder sur YouTube.

Il y a 2 mois on a dépassé la barre des 1 000 lecteurs. Là on est à presque 1 250 lecteurs.

J’ai commencé ce blog il y a presque un an et demi, au mois d’août.

  • Il a été créé au début de l’été 2016.
  • J’ai écrit mon premier article fin août 2016.

Depuis j’essaie de publier régulièrement.

Il y a des semaines où j’ai moins le temps que d’autres parce que j’ai aussi 2 grands garçons de 11 et 14 ans. Donc il y a des semaines où c’est plus facile pour moi, des semaines où c’est moins facile.

Mais j’essaie d’être le plus régulier possible.

Je suis vraiment très touchée par votre intérêt.

  • Ça me touche beaucoup.
  • Ça m’encourage à continuer.

Parce que bon c’est vrai qu’il y a des jours qui ne sont pas simples. Quand on a des problèmes techniques. Quand on a le micro qui ne prend pas. Quand on a l’ordinateur qui plante. Quand on a le site internet qui a des problèmes de mises à jour.

Enfin je vous passe tous les petits problèmes techniques des coulisses. Mais c’est vrai qu’il y en a beaucoup, au jour le jour.

Je voulais aussi vous remercier pour tous les mails que vous m’envoyez régulièrement.

Je ne peux pas répondre à tout le monde parce que j’ai des élèves et je m’en occupe aussi beaucoup.

Ce que j’essaie, c’est de regrouper les questions. Quand je vois qu’il y a plusieurs questions sur le même sujet, j’essaie d’y répondre de manière globale.

Mais je vous lis.

Donc n’hésitez pas à les poser ces questions :

  • Par mail
  • En dessous de la vidéo qui s’appelle « Posez-moi vos questions », qui est sur le site et que je vérifie régulièrement.

Peut-être qu’elle n’est pas assez visible, donc je n’ai pas beaucoup de questions là. Ou peut-être que vous n’osez pas et vous préférez envoyer des mails.

Donc n’hésitez pas.

  • Soit en dessous de cette vidéo-là
  • Soit par mail

Et je réponds au coup par coup, quand je vois que certains sujets reviennent beaucoup, par là.

Peut-être qu’il y a pas mal de personnes parmi vous qui ne sont pas sur Facebook et je respecte ça, il y a aucun souci. Pour ceux qui y sont, sachez que j’ai une page que vous pouvez liker, et à ce moment-là vous serez tenu au courant aussi par Facebook sur ce que je publie régulièrement.

Là aujourd’hui je voudrais vous poser une question.

  • Quel est, selon vous, votre plus gros problème au piano ?
  • Quelle est votre plus grosse difficulté ?
  • Qu’est-ce qui vous bloque aujourd’hui dans votre progression ?

Je voudrais, quand vous avez trouvé quel est ce problème, que vous me l’écriviez en-dessous, en commentaire.

Alors bien sûr si vous n’êtes pas sur le blog il faut aller sur www.apprendre-a-jouer-du-piano.com. Vous cherchez l’article qui correspond au podcast qui s’appelle « Quel est votre plus gros problème au piano ? »

Si vous venez dans longtemps, vous pouvez aller sur la section qui regroupe tous les articles. Là vous avez tous les articles qui ont été écrits donc vous cherchez ce titre-là (Quel est votre plus gros problème au piano).

Donc vous allez en bas de page et vous trouvez un champs « Commentaires ». Et là vous marquez ce qui vous bloque.

Ça peut être de n’importe quel ordre vraiment. Par exemple :

  • Je n’ai pas assez de temps.
  • Je n’aime pas faire du piano.
  • J’ai mal à la main droite.
  • J’ai des problèmes de rythme.
  • Je n’arrive pas à lire.
  • Je n’ai pas envie de faire du solfège.

Vraiment n’importe quel ordre.

Donc voilà, quel est, selon vous, l’obstacle, que si vous le franchissiez, vraiment ça vous ferait passer à une vitesse supérieure.

Je vous laisse là-dessus.

A vos petits claviers, à vos petites souris, et à bientôt sur le blog.

Au revoir.