Comment comprendre la différence entre binaire et ternaire

Je réponds dans cette vidéo à la question posée sur ma chaîne YouTube (Marie-Cécile Baritou). Cette question était : “Pourriez vous expliquer la différence entre le binaire et le ternaire. Quel est l’impact sur le jeux ? Est ce que cela s’entend ? merci

Pensez à vous abonner à la chaine ! 😉

 

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Pourquoi les touches blanches et noires ?

Je vous explique ici pourquoi le clavier d’un piano a des touches blanches et des touches noires, en rapport avec la structure profonde de la musique.

 

Transcription texte de la vidéo :

Bonjour à tous, c’est Marie-Cécile du blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/.

 

  • Aujourd’hui je vais vous expliquer quelque chose mais face à des pions du jeu de Dames.

Je ne vous l’explique pas justement au clavier pour que vous compreniez la structure de fond qu’il y a derrière le clavier.

Si je vous montre le clavier vous allez être aveuglé par celui-ci.

 

 

En musique on a 12 couleurs sonores. 12 vibrations différentes qui existent.

Ces 12 vibrations peuvent être distribuées à plusieurs auteurs.

Parce que bien sûr on n’entend pas que 12 sons possibles. L’oreille humaine entend, capte à peu près une centaine de hauteur de notes. On va résumer comme ça.

 

Mais dans ces 100 notes on a 12 couleurs différentes qui reviennent cycliquement.

Donc :

1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12

Et la première qui vient juste après la douzième va être la même que la première mais à la hauteur différente.

Donc si par exemple sur 13 notes, je choisis que celle-ci, c’est la première et que j’ai fais mes 12, à la treizième je reviens sur la première couleur sonore que sur la première.

Donc ça va sonner différemment.

On est vraiment sur la même couleur sonore.

Là je vous ai pris qu’un seul tronçon des 100 qu’on pourrait entendre.

Mais imaginez bien que ça continue. C’est-à-dire un fil mais l’oreille humaine est quand même limitée à certaines fréquences.

 

Donc là je vous ai limité à 12 pour comprendre comment fonctionne la musique, mais imaginez toujours la suite, à droite et à gauche.

 

 

En musique, pour que ça sonne bien, qu’on entende bien, que ce ne soit pas cacophonique, il faut qu’on fasse des choix.

 

La musique c’est une succession de choix de notes dans ces 12 sonorités, dans ces 12 couleurs. On en choisit seulement certaines pendant un temps donné.

Ça peut être :

  • Pendant un temps
  • Pendant deux temps
  • Pendant une mesure
  • Pendant un morceau
  • Pendant une carrure

On a un choix qui a été fait.

Et si ce choix n’est pas respecté, c’est là qu’on va se dire « Tiens, il y a une fausse note ». Et d’ailleurs inconsciemment vous le sentez vous-même.

Vous vous dites « Tiens, mais il y a une fausse note, pourquoi ça sonne faux cette note ? »

C’est parce que le choix de base qui a été proposé au début du morceau n’a pas été respecté.

 

 

Ces choix on peut les appeler de différentes manières :

  • Des modes (gammes)
  • Des accords

Je ne vais pas rentrer dans la théorie plus profondément, mais les accords, ce sont des choix. On en retire certaines et on en garde.

Les modes c’est pareil. Les gammes et les modes c’est pareil. C’est sur le même principe de base.

 

Une gamme, ou un mode

Je vais parler essentiellement de ça aujourd’hui.

C’est un choix de 7 notes sur les 12.

On en choisit que 7.

Le plus courant, c’est le Mode Majeur.

Il a 7 noms de notes différents. 7 notes différentes.

Sur notre base :

1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12

On fait le choix de retirer la 2, la 4, la 7, la 9 et la 11.

On a donc le choix sur cette ligne de base le choix du Mode Majeur :

1-3-5-6-8-10-12

On a retiré 5 notes sur les 12, il nous en reste donc 7 différentes.

Et bien sûr on a le retour ici à la 13ème note à la même que la 1.

Donc la note 1 et la note 13 vont s’appeler pareil.

 

 

Maintenant, si je positionne, sur les notes que j’ai retirées, des pions noirs.

Est-ce que ça ne vous rappelle rien ?

On a la 2 et la 4 un peu regroupées et ensuite la 7, la 9 et la 11 qui sont un peu regroupées.

Je pense que c’est clair et que j’espère que ça vous rappelle le clavier.

Sinon ça veut dire que vous n’avez peut-être pas assez regardé un clavier.

Un clavier, bien sûr sur une petite zone, on a les 2 touches noires puis les 3 touches noires du clavier.

 

 

Le clavier est construit sur le Mode Majeur.

Il est construit, même, sur la gamme précise de Do Majeur.

C’est-à-dire que toutes ces touches blanches vont s’appeler avec le nom des notes qu’on connait.

Do-Ré-Mi-Fa-Sol-La-Si

Et ensuite on repart sur le Do.

 

Il y a une juste chose qu’on ne voit pas sur le clavier.

On a l’impression que toutes les touches blanches se valent, qu’on a le même espace entre toutes les touches blanches.

Sauf que regardez bien.

Entre la 1 et la 3, entre la 3 et la 5, et entre la 5 et la 6, on n’a pas le même espace.

C’est ça qui est trompeur dans notre clavier.

On pourrait croire qu’il y a les mêmes espaces alors que non.

Entre Mi-Fa et Si-Do, nous avons un demi-ton.

Elles sont resserrées.

 

Donc c’est construit sur la gamme de Do, et c’est bien pratique quand on est en Do. Sauf qu’en fait, on est en Do que très peu de temps.

On est en Do sur très peu de morceaux. Et même sur des morceaux en Do on va bouger ailleurs.

C’est pour ça qu’on va avoir besoin de ces autres notes-là, les noires.

 

Alors bien sûr on va s’en servir de ces notes-là parce qu’on va bouger, on va changer de choix en cours de route.

 

 

C’était important pour moi de vous expliquer aujourd’hui ça, parce qu’il y a trop de confusion par rapport à ça.

Sous prétexte qu’on a des blanches là, on joue très longtemps, d’ailleurs uniquement sur ces touches-là, alors qu’en fait il faut considérer la musique avec les 12 sons.

 

 

Donc pour illustrer ce phénomène je vais vous prendre une mélodie très simple qui s’appelle « Au clair de la lune ».

  • Au début elle se fait juste avec 3 notes différentes, qui sont les 3 premières de la gamme majeure.

Voici l’ordre des touches :

Juste pour que vous compreniez bien, je vais nommer chaque degré de cette gamme par un numéro.

1-1-1-2-3  -2-  1-3-2-2-1

Voilà « Au clair de la lune ».

Vous comprenez bien que je ne suis pas en train de parler des principales notes en musique.

J’ai fait ces choix déjà de retirer les 2 premières notes noires.

 

 

Maintenant, ce que je voudrais que vous fassiez, pour bien illustrer ça, c’est de mettre cette série de notes où vous voulez.

  • Vous commencez par exemple sur cette touche noire (la 4)
  • Vous en sautez une (la 6), touche blanche
  • Vous en sautez une (la 8), touche blanche

Ce sera donc :

4-4-4-6-8  -6-  4-8-6-6-4

 

  • Ensuite vous partez de celle-là, soyons fou, la 7 (touche noire)
  • Ensuite la 9 (touche noire)
  • Ensuite la 11 (touche noire)

Ça donnera donc :

7-7-7-9-11  -9-  7-11-9-9-7

 

Vous voyez, ça fonctionne partout.

Sauf qu’il ne faut pas éliminer dans notre tête :

Les touches noires il faut les visualiser comme faisant partie des touches blanches.

 

Voilà c’est un petit exercice. Vous partez d’où vous voulez sur votre clavier, vous mettez vos 3 notes avec une note entre chaque.

On appelle ça transposer.

 

Vous partez de n’importe quelle touche et vous construisez « Au clair de la lune » où vous voulez. Comme ça vous êtes capable de faire ce morceau en Do, en Mi, en Fa, en ce que vous voulez.

 

 

Vous commencez à avancer vers un peu plus d’autonomie en musique !

 

Bonne journée et à bientôt,

Au revoir.

 

 

Réflexion sur le trac, changer d’état d’esprit

Avez-vous déjà vécu l’expérience de vouloir jouer un morceau à des amis ou en public et de vous sentir mal, les mains moites et tremblantes, et une envie de fuir le plus loin possible ? Il s’agit bien sûr de ce que l’on appelle le trac. Mais ce mot est un peu un terme “fourre-tout” qui veut tout et rien dire. On en parle à la fois trop et pas assez et de la bonne manière. Je partage dans ce podcast mes réflexions sur le sujet.

Voici le lien vers mon article sur le livre d’Alexandre Tharaud “Montrez-moi vos mains”.

Bonne écoute.

PS: je réintroduis aujourd’hui l’introduction et la conclusion en musique 😉

 

Transcription texte du podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile.

Je voulais vous parler parce que j’ai eu quelques petites questions la semaine dernière à ce sujet du trac.

 

C’est quelque chose qui fait beaucoup parler et à la fois on n’en parle pas. A la fois c’est un peu tabou.

C’est un peu ça le problème.

C’est qu’il prend une place très importante dans notre cerveau mais on n’ose pas en parler.

  • On se dit que si on en parle on va le renforcer.
  • On se dit que de toute façon c’est impossible de faire autrement.

 

Alors à la fois c’est vrai et faux.

  • C’est sûr que si on en fait une montagne, qu’on en fait quelque chose d’insurmontable, ça va l’être.
  • Mais c’est vrai que c’est important de le prendre en compte et de savoir qu’en fait effectivement on ne peut pas l’éliminer.

 

Personne vraiment ne peut affirmer qu’il n’a pas le trac quand il monte sur scène.

Ça m’est arrivé une fois d’entendre une personne qui m’a dit « Mais non moi j’ai pas le trac ». Mais maintenant que je connais mieux cette personne je sais qu’en fait ce qu’il veut dire c’est qu’il est tellement à l’aise avec son instrument, qu’il est tellement dans la joie et le bonheur de jouer que du coup, qu’il l’est ou pas ça n’a pas d’importance.

Donc forcément il peut avoir une espèce d’émotion avant de monter sur scène mais on ne peut plus l’appeler trac.

 

 

C’est ça que je voudrais vous exprimer un petit peu dans ce podcast.

Qu’est-ce que vous mettez derrière ce mot trac ?

Si vous mettez le fait de trembler comme une feuille, d’avoir envie de vomir, de vouloir fuir le plus loin possible avant de jouer, effectivement, ça, vous allez pouvoir le travailler et à ce moment-là il y a un moment, si vous vous en occupez vraiment, que vous le prenez en compte et que vous travaillez sur le long terme, oui ça vous pourrez l’éliminer.

Je peux vous l’affirmer.

 

En revanche, cet espèce de petit chatouillis au ventre, cette espèce de petite angoisse qu’on peut avoir dans la journée ou la veille du soir où on joue, cette espèce d’émotion, d’énergie interne, je vous conseille de la garder.

 

J’ai beaucoup entendu parler et j’ai moi-même expérimenté la chose, quand on essaie d’éliminer complètement le trac et de se détendre complètement, de prendre même des médicaments pour ne pas se liquéfier et pour se détendre, souvent ça s’inverse.

On devient complètement mou et on n’exprime plus rien sur scène.

Je n’ai jamais pris de médicament chimique, mais ça m’est arrivé de prendre des plantes, de l’homéopathie, de travailler de manière très très poussée le fait de me détendre car je suis quelqu’un d’assez extrême.

Et là, d’arriver sur scène et d’être dans l’incapacité de faire quelque chose de bien. Tellement j’étais ramollie. Ah oui j’étais bien, mais alors voilà, je me serais presque assise en regardant le public en disant « On est bien là hein ? »

Bon ce n’est pas ce qui s’est passé. Vous voyez ce que je veux dire. J’ai joué, mais mon jeu était blanc, n’exprimait rien. Ouais j’étais bien. Voilà.

 

Sur scène il se passe un truc. Un truc magique.

Vous êtes là pour exprimer quelque chose aux gens. Et ça passe par de l’énergie. Et donc c’est important de garder cette énergie.

Et le trac de quelqu’un qui a l’habitude, de quelqu’un qui se sent bien sur scène et qui a envie vraiment de se faire plaisir, c’est un trac qui est devenu un ami.

C’est une énergie qui déploie tout. Qui multiplie tout.

 

Si pour vous le piano :

  • C’est un vrai bonheur
  • C’est une joie
  • C’est une envie de partager

Le trac va multiplier ça et du coup il devient votre meilleur ami.

Si pour vous le piano :

  • C’est un calvaire
  • C’est du travail pur
  • Si pour vous la musique c’est que ça
  • Si pour vous le public est un ennemi, quelqu’un d’hostile qui vous veut du mal

Le trac va multiplier ça.

 

C’est un amplificateur en fait le trac.

En soi, le trac c’est pas mauvais du tout. Tout dépend de comment vous vivez la scène, la musique, votre instrument et surtout votre corps.

 

Là je vais arriver à un point qui pour moi est crucial.

Pour arriver à gérer le trac :

  • Essayez en priorité à gérer votre corps.
  • Essayez de gérer votre énergie.
    • Dans la vie de tous les jours, quel est votre rapport avec vous ?
    • Est-ce que vous vous en êtes occupé ?
    • Est-ce que vous avez travaillé dessus ?
    • Est-ce que vous avez travaillé la posture à l’instrument ?
    • Est-ce que jouer de votre instrument vous fait mal ?
    • Est-ce que vous êtes bien physiquement en jouant ?

 

Ça c’est pour moi un des points essentiels pour arriver à gérer le trac.

C’est votre bien-être de manière générale à l’instrument et en rapport avec la musique.

Vous pouvez vous aider de choses en plus.

  • Des plantes
  • De l’homéopathie

Ces choses-là vont vous aider. Mais si vous êtes déjà en chemin. Elles vont vous permettre de faciliter la chose mais ça ne va pas remplacer. C’est-à-dire que si vous êtes quelqu’un de vraiment très traqueur, vous ne pourrez pas surmonter ça juste avec des pansements. Des petites choses qui se rajoutent.

Il faut travailler le fond.

Et le fond c’est le plaisir de jouer. Le plaisir d’entendre le son de ce que vous jouez et de faire partager à votre public.

 

Alors bien sûr vous n’avez pas tous un enjeu quand vous voulez jouer, et la plupart d’entre vous je pense êtes plutôt là pour avoir le plaisir de jouer devant des gens sans vous planter, sans trembler comme une feuille.

 

Je vais vous donner quelques petits conseils par rapport à ça.

Quand vous jouez devant des amis par exemple.

Si c’est la première fois que vous tentez de jouer votre morceau en entier il ne faut pas vous étonner de vous tromper.

  • Est-ce que vous avez l’habitude de jouer votre morceau de A à Z déjà ?

Ça c’est quand même la première étape.

Avec ou sans partition d’ailleurs.

Là je ne vais pas aborder le problème du « par cœur » parce que sinon le podcast serait vraiment trop long.

Mais déjà, arrivez à jouer votre morceau en entier.

Il faut s’habituer petit à petit à jouer en public. Il faut y aller graduellement.

 

La première chose : pouvoir jouer devant soi-même.

Mais vous savez, on a une capacité à se raconter des bobards, mais vraiment ! C’est-à-dire qu’on se dit « Mais moi j’y arrive très bien chez moi. » Et en fait c’est pas vrai. C’est vraiment pas vrai.

Moi j’ai un nombre d’élèves qui m’affirment que chez eux ils y arrivent très bien de A à Z. Je suis sûre, mais vraiment sûre, que si j’avais pu être là pour les enregistrer et en leur repassant l’enregistrement, j’aurais pu leur dire « Tu vois là, tu t’es un petit peu trompé. C’était pas parfait. »

Mais comme vous êtes avec vous-même vous ne vous en rendez pas compte. Et quand je dis « vous », attention je suis inclus dans l’histoire hein.

On a tous cette capacité de se raconter des histoires quand on est tout seul.

 

Pour pallier à ça :

 

  1. L’enregistrement.

Il y a une chose qui est vraiment efficace. C’est s’enregistrer.

Prenez l’habitude chez vous de vous enregistrer.

Maintenant en plus avec les téléphones c’est tellement facile. Vous prenez une petite application si ça n’y est pas déjà. Mais je suis sûre que dans votre téléphone vous avez un menu pour vous enregistrer, ne serait-ce que le dictaphone.

Hop ! Vous vous enregistrez. Ça vous met une petite pression en plus. C’est même plus déjà comme si vous jouiez en mode tranquille avec vous-même.

 

Donc vraiment pour moi la première étape pour s’habituer petit à petit à jouer devant un public, devant du monde, c’est s’enregistrer.

  • Vous vous enregistrez tous les jours.
  • Chaque enregistrement est une étape de plus vers un meilleur enregistrement.

C’est-à-dire que ce n’est pas l’enregistrement de votre vile premier.

Le premier vous n’avez pas l’habitude, vous allez vous tromper.

Et bien oui vous vous trompez. C’est pas grave.

Le suivant peut être encore pire et ainsi de suite.

Et si vous en faites un bon un jour, vous allez voir, le lendemain vous risquez d’en faire un mauvais parce que vous vous serez dit « Oh bah comme hier il était bon, alors là aujourd’hui il va être vraiment top ! »

Et bien non justement.

Et c’est pareil pour une prestation d’ailleurs en public.

C’est pareil avant de venir à un cours.

Souvent les élèves jouent très très bien, sont vraiment contents d’eux. Ils arrivent au cours et ils me disent « J’ai super bien joué donc là ça va être top ! » et là je me dis dans ma tête « C’est bien, tu t’es bien mis la pression, maintenant vas-y mon gars. »

Et ça ne rate pas. Ça ne rate pas !

Quand j’entends ça, la personne se met à jouer, et là c’est partie « Oh mince, mais là je me suis pas trompé hier. Oh j’y arrive pas. »

Le discours est parti et on se plante. Bon.

 

Pour l’enregistrement c’est pareil.

Il y a des jours où vous allez enregistrer très bien votre morceau et le lendemain ce sera moins bien. C’est pas grave.

En fait il faut avoir une vision à long terme pour travailler le trac.

 

 

  1. Jouer devant un ami.

Jouez devant quelqu’un de bienveillant.

Vous savez que ce n’est pas un problème si vous faites des fausses notes. Vous savez que c’est quelqu’un en qui vous avez confiance.

Une personne. Une !

Un soir comme ça, vous êtes détendu, hop vous jouez devant cette personne, vous lui proposez bien sûr. Il faut que ça lui fasse envie. C’est pas la peine de forcer les gens.

Si c’est un ami proche, si c’est quelqu’un qui vous apprécie, normalement c’est quelqu’un qui est content de vous entendre.

Sinon il faut peut-être se poser des questions…

 

  • Vous allez augmenter petit à petit le nombre de personnes.

La fois d’après ça peut être un petit groupe d’amis, je ne sais pas, 2 ou 3 personnes.

  • Après ça peut être lors d’une soirée où il y a beaucoup plus de personnes.
  • Après ça peut être dans des endroits bruyants, publics.

Comme dans des gares, dans des magasins de piano, dans des centres commerciaux.

Là les gens ne sont pas là pour vous écouter forcément. Ils s’arrêtent si ça leur plait sinon ils passent.

Et c’est bruyant donc les gens ne sont pas centrés sur vous. Ça c’est donc encore une étape.

  • Après c’est les auditions dans les écoles de musique.

 

Je pense que la plupart d’entre vous ne cherchez pas à faire des concerts donc c’est pas le but ici.

Je pense que ce que vous aimeriez beaucoup c’est pouvoir jouer devant vos amis, tout simplement, et pouvoir leur montrer quand même ce que vous savez faire.

 

 

  1. Montrer ce que vous savez faire

C’est un peu le problème souvent.

Les gens savent que vous savez faire du piano. Que vous savez jouer du piano depuis très longtemps. Et vous demandent souvent « Oui mais pourquoi tu ne veux pas jouer ? » ou encore « Oh quand même, fais pas ta chochotte ! », et vous-même vous vous dites à l’intérieur « C’est quand même dommage, ça fait 20 ans, 15 ans, 5 ans, 1 an que je joue du piano et j’arrive pas à montrer à ces gens le moindre morceau. De jouer devant eux pour leur montrer un petit peu ce que je sais faire. »

 

Justement il y a quelque chose d’un peu pervers là-dedans.

 

En tant que musicien, vous n’êtes pas là pour montrer ce que vous savez faire.

Vous êtes là pour prendre du plaisir et le partager avec des gens.

Ça c’est vraiment important.

  • C’est la différence entre la réussite et le partage.
  • C’est la différence entre la performance et la joie de vivre.

Vous voyez ce que je veux dire ?

Il faut vraiment changer ça dans votre tête. Vous n’êtes pas là pour montrer aux gens que vous savez faire quelque chose, ou un résultat par rapport aux mois ou aux années de pratique que vous avez.

Vous êtes là juste pour vous faire plaisir et pour partager.

 

A n’importe quel niveau c’est vraiment ça l’enjeu je pense.

Même quelqu’un comme Alexandre Tharaud, qui a écrit un livre dernièrement dont j’ai écrit un article, je vous mettrais le lien en-dessous, dit qu’il faut changer ça, l’idée de la réussite.

L’important c’est de plaire au public. C’est de plaire au jury si vous passez des examens.

Lui il fait des concerts tous les jours. C’est son métier.

 

Donc je pense qu’à n’importe quel niveau on parle de ça.

 

Alors bien sûr, du coup, ça suppose quand même que vous soyez à l’aise et que pour vous la musique soit un plaisir.

Et ça c’est encore une autre histoire et je ne vais pas rentrer là-dedans maintenant parce que ça fait déjà 18 minutes que je parle et je ne voudrais pas que le podcast soit trop long.

Si pour vous au départ c’est quelque chose de très difficile et compliqué, jouer devant quelqu’un c’est trop tôt déjà.

 

Pour commencer essayez de prendre du plaisir, d’avoir des morceaux qui vous plaisent à vous-même. Parce que vous êtes la première personne concernée à la base.

Et après vous pourrez partager.

Mais vous ne pourrez partager que si votre vase est plein.

 

Je vais finir là-dessus. Je n’ai pas tout dit. Je reviendrais sur ce sujet peut-être dans des articles un petit peu plus synthétiques.

Mais là je voulais juste partager avec vous ces idées en vrac qui, je pense, sont fondamentales.

 

Après il y a d’autres petites techniques que je pourrais vous donner prochainement, mais qui pour moi sont des petites choses périphériques et qui sont là pour vous aider.

Mais s’il n’y a pas le fond, c’est à dire le plaisir et le partage du son, la présence à son corps, le bonheur d’être là, le reste ne fera pas effet ou sera vraiment très faible.

 

Voilà je vous laisse là-dessus, je vous souhaite une très bonne journée et on se retrouve bientôt.

Au revoir.

 

 

Comment mémoriser la notation internationale des notes de musique

Avez-vous déjà rencontré des partitions avec des portées ou des paroles de chanson surmontées de lettres majuscules, suivies ou nom de caractères spéciaux ? Cela se présente comme ceci :

 

Accords en notation internationale

 

ou même sous forme de grille comme ceci :

 

Une grille d'accord

 

Il s’agit de la notation des accords qui composent une chanson, mais en notation internationale. C’est très pratique quand on sait la déchiffrer, car cela permet de trouver rapidement un accompagnement de la chanson à la main gauche, ou au deux mains si quelqu’un chante, sans avoir besoin de déchiffrer une partition. Mais encore faut il savoir ce que tout ceci signifie…

La première étape pour déchiffrer les grilles d’accord des chansons est de savoir ce que les lettres en majuscule veulent dire. C’est ce qu’on appelle communément la notation internationale des notes de musique.

La notation internationale des notes de musique :

Il faut savoir que tous les pays d’origine catholique, comme la France, utilisent le système appelé “solfégique”. Cela signifie que les notes s’appelle do, ré, mi, fa, sol, la, si. Mais il n’en est pas de même partout. Dans tous les pays d’origine protestante, le système des notes est resté sur celui d’origine (encore une histoire de religion…) qui est :

  • A pour la
  • B pour si
  • C pour do
  • D pour
  • E pour mi
  • F pour fa
  • G pour sol

Comme vous pouvez le constater, ce système utilise l’ordre alphabétique, mais en partant de la note la. Cette note est un “repère” dans beaucoup de cas en musique et il s’agit entre autre de la note référence du diapason. La note sur laquelle les instruments s’accordent dans un orchestre (surtout la famille des cordes) avant de jouer. Bon je sais, c’est dommage… le do aurait été plus pratique. Mais il en est ainsi.

 

La notation internationale au piano

 

Oui mais voilà, pour nous qui ne sommes pas habitués à ce système, il n’est pas simple de mémoriser encore une nouvelle façon de nommer les notes. On a déjà eu bien du mal à apprendre do ré mi etc… !

Je me suis creusée la tête dernièrement afin de trouver un système mnémotechnique pour mémoriser enfin la correspondance avec notre système de nom des notes. Et j’ai trouvé quelques astuces que je vous livre ici.

 

Mnémotechnique pour apprendre la notation internationale des notes de musique :

 

A :

Pensez “Ah la la !”, c’est le la.

B :

Servez-vous de la phrase suivante : “Bébé basSIne la Baby-SItter.”

Bébé bassine la baby-sitter

 

C :

Visualisez un bonhomme dans le C qui fait le dos rond. Le do rond…

C comme un do rond

(Hum… suis pas une pro du dessin.)

D :

Comparez la forme de la lettre D avec une clé à mollette, et pensez au mot “DesserREr”, soit D c’est ré.

Comme le mot desserrer

E :

Visualisez que la lettre E bascule vers la droite et se transforme en M, pour MI

E tombe pour devenir M

 

F :

Celle-ci ne présente pas de difficulté en général, il s’agit du FA, donc même initiale.

 

G :

Servez-vous de la phrase : “Pour Germer, une Graine a besoin de SOLeil”.

La note G comme Germe au soleil

Ou alors, vous avez le très simple “Gssuie le Sol” (J’essuie le sol). Excellent ! Merci beaucoup à la personne qui me l’a indiqué sur un groupe Facebook 🙂 !

 

Et voilà ! En appliquant ces moyens mnémotechniques, et en mémorisant par là de quelles notes il s’agit, vous vous ôtez déjà une énorme épine du pied pour la lecture des grilles d’accord.

Pour en revenir à notre chanson, cette fameuse lettre écrite est votre basse qui doit être jouée à ce moment précis de la partition. Vous allez donc pouvoir vous entraîner à poser votre cinquième doigt de la main gauche sur la note trouvée, dans les graves (octave 3 en partant de la gauche du clavier de 88 touches).

Il vous restera bien sûr à savoir construire dans votre tête et jouer l’accord qui correspond à cette basse. Et cette étape demandera beaucoup de pratique. Si vous souhaitez en savoir plus sur la construction des accord, rendez-vous sur cet article.

J’espère que toutes ces mnémotechniques vous aiderons à rapidement mémoriser ces lettres-notes. Si cela vous a aidé, partagez cet article avec vos amis. Cela m’aide beaucoup.

Quel est votre plus gros problème au piano ?

Dans ce podcast, je vous remercie tous pour votre présence et votre confiance. Nous avons passé dernièrement la barre des 1000 inscrits à la liste email, et vous êtes de plus en plus nombreux à m’envoyer des mails de remerciements chaque jour, à vous confier ou à me poser les questions qui vous tracassent. Le site frôle la moyenne de 500 visites par jour au jour où je vous écrit et ce chiffre est en perpétuelle augmentation. Je célèbre ça aujourd’hui avec vous !

Comme je vous le demande dans ce podcast, déposez-moi votre “plus gros problème au piano” tout en bas de cette page dans le champs commentaire.

Transcription du podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile.

Je voulais vous remercier pour votre fidélité et le nombre de plus en plus imposant que vous êtes à m’écouter, à me lire, à me regarder sur YouTube.

Il y a 2 mois on a dépassé la barre des 1 000 lecteurs. Là on est à presque 1 250 lecteurs.

J’ai commencé ce blog il y a presque un an et demi, au mois d’août.

  • Il a été créé au début de l’été 2016.
  • J’ai écrit mon premier article fin août 2016.

Depuis j’essaie de publier régulièrement.

Il y a des semaines où j’ai moins le temps que d’autres parce que j’ai aussi 2 grands garçons de 11 et 14 ans. Donc il y a des semaines où c’est plus facile pour moi, des semaines où c’est moins facile.

Mais j’essaie d’être le plus régulier possible.

Je suis vraiment très touchée par votre intérêt.

  • Ça me touche beaucoup.
  • Ça m’encourage à continuer.

Parce que bon c’est vrai qu’il y a des jours qui ne sont pas simples. Quand on a des problèmes techniques. Quand on a le micro qui ne prend pas. Quand on a l’ordinateur qui plante. Quand on a le site internet qui a des problèmes de mises à jour.

Enfin je vous passe tous les petits problèmes techniques des coulisses. Mais c’est vrai qu’il y en a beaucoup, au jour le jour.

Je voulais aussi vous remercier pour tous les mails que vous m’envoyez régulièrement.

Je ne peux pas répondre à tout le monde parce que j’ai des élèves et je m’en occupe aussi beaucoup.

Ce que j’essaie, c’est de regrouper les questions. Quand je vois qu’il y a plusieurs questions sur le même sujet, j’essaie d’y répondre de manière globale.

Mais je vous lis.

Donc n’hésitez pas à les poser ces questions :

  • Par mail
  • En dessous de la vidéo qui s’appelle « Posez-moi vos questions », qui est sur le site et que je vérifie régulièrement.

Peut-être qu’elle n’est pas assez visible, donc je n’ai pas beaucoup de questions là. Ou peut-être que vous n’osez pas et vous préférez envoyer des mails.

Donc n’hésitez pas.

  • Soit en dessous de cette vidéo-là
  • Soit par mail

Et je réponds au coup par coup, quand je vois que certains sujets reviennent beaucoup, par là.

Peut-être qu’il y a pas mal de personnes parmi vous qui ne sont pas sur Facebook et je respecte ça, il y a aucun souci. Pour ceux qui y sont, sachez que j’ai une page que vous pouvez liker, et à ce moment-là vous serez tenu au courant aussi par Facebook sur ce que je publie régulièrement.

Là aujourd’hui je voudrais vous poser une question.

  • Quel est, selon vous, votre plus gros problème au piano ?
  • Quelle est votre plus grosse difficulté ?
  • Qu’est-ce qui vous bloque aujourd’hui dans votre progression ?

Je voudrais, quand vous avez trouvé quel est ce problème, que vous me l’écriviez en-dessous, en commentaire.

Alors bien sûr si vous n’êtes pas sur le blog il faut aller sur www.apprendre-a-jouer-du-piano.com. Vous cherchez l’article qui correspond au podcast qui s’appelle « Quel est votre plus gros problème au piano ? »

Si vous venez dans longtemps, vous pouvez aller sur la section qui regroupe tous les articles. Là vous avez tous les articles qui ont été écrits donc vous cherchez ce titre-là (Quel est votre plus gros problème au piano).

Donc vous allez en bas de page et vous trouvez un champs « Commentaires ». Et là vous marquez ce qui vous bloque.

Ça peut être de n’importe quel ordre vraiment. Par exemple :

  • Je n’ai pas assez de temps.
  • Je n’aime pas faire du piano.
  • J’ai mal à la main droite.
  • J’ai des problèmes de rythme.
  • Je n’arrive pas à lire.
  • Je n’ai pas envie de faire du solfège.

Vraiment n’importe quel ordre.

Donc voilà, quel est, selon vous, l’obstacle, que si vous le franchissiez, vraiment ça vous ferait passer à une vitesse supérieure.

Je vous laisse là-dessus.

A vos petits claviers, à vos petites souris, et à bientôt sur le blog.

Au revoir.

Comment jouer du piano et bien s’entendre avec ses voisins

Aujourd’hui je voudrais vous parler d’un élément récurrent dans la pratique quotidienne des personnes jouant du piano. Il s’agit de ce que peuvent penser vos voisins du fait que vous soyez pianiste. Combien de fois ai-je entendu des phrases du type :

  • je ne peux pas travailler suffisamment à cause de mes voisins
  • je joue avec la sourdine, ou au casque, pour ne pas gêner mes voisins.
  • je n’ai pas l’habitude de jouer fort car chez moi j’ai peur de déranger mes voisins.
  • je ne peux pas jouer après 18h parce que mes voisins sont là.

Beaucoup de pianistes se privent du son de leur piano par peur des voisins. Et quand je leur demande s’ils ont été parler avec eux, la plupart du temps ils me disent que non. Ils ne savent donc pas vraiment que pensent ou ce que vivent ceux-ci.

Si vous saviez comme je sais… ce qu’on se dit quand on travaille et qu’on pense à :

  • Mon dieu, il doit en avoir marre que je fasse cette fausse note
  • Peut-être je joue trop fort quand même
  • Il est là ou pas ? Qu’est-ce qu’il pense ?
  • Oh… un bruit… est-ce que c’est eux qui tappent
  • Oh mon dieu ! Quelqu’un sonne à la porte… (quelques seconde plus tard) ah non ouf ! C’est le facteur 🙂

En premier lieu, recentrez-vous sur votre plaisir d’entendre votre piano. Soignez votre propre son dans cette pièce dans laquelle vous jouez, ici et maintenant. Tant que vous êtes sous l’emprise de la peur, vous ne pourrez pas avoir les gestes amples et francs dont vous avez besoin pour produire le son dont vous rêvez. Vous ne pouvez pas être dans la partie artistique et créatrice de vous-même et être dans la peur en même temps.
Querelles entre voisins pour nuisance nonore

Souvent, nous déplaçons le problème sur des disant voisins alors qu’en réalité, c’est nous qui en avons marre… Soit de ne pas avoir envie, soit de ne pas assez progresser, soit du morceau lui-même. Nous projetons sur l’autre ce que nous pensons nous même.

Ceci étant dit, si nous vivons dans des villes et des quartiers à forte densité de population, pratiquer d’un instrument comme le piano oblige à un certain savoir vivre, et c’est normal. Il est pour moi évident, dans ce contexte, qu’il n’est pas acceptable de jouer du piano après l’heure du diner ou le matin tôt en weekend. Il faut se mettre un peu à la place des gens… mais comme toute règle de bienséance, elles peuvent être enfreintes avec un commun accord entre les personnes intéressées.

Nous verrons plus bas quelques astuces pour atténuer le son de votre piano, mais voyons le principal d’abord.

Le dialogue du pianiste avec ses voisins :

Le volume sonore d’un piano se trouve entre 60 et 90 décibels environ et c’est beaucoup. Le son a aussi tendance à passer beaucoup plus à travers les murs que le son issus d’enceintes. Mais comme tout “bruit”, sa tolérance dépend de l’acceptation de la personne qui l’entend. Un son auquel on s’attend et que l’on a choisi est vécu très différemment que le même son qui nous prend par surprise. Un son évoquant une personne qu’on apprécie est acceptable. Un son qui s’accorde bien à notre niveau d’activité intérieur ou extérieur est bien mieux toléré. Voilà il est extrêmement important que le son de votre piano ne soit ni une surprise, ni un réveil matin, ni un rappel de votre dernière dispute au sujet de la gestion des parties communes…

La juridiction de la nuisance musicale :

La possibilité de jouer du piano chez vous n’est pas un dû. Même si vous êtes à votre domicile, la loi sur la propriété est limité par la notion de “troubles anormaux du voisinage”. Voici ce que dit la loi à ce sujet :

Article 544 du Code civil : « La propriété est le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu’on n’en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements ».

Piano et justice

Mais la jurisprudence précise et cadre aussi en disant ceci pour les musiciens :

« Les leçons de piano et concerts donnés par un voisin n’entraînent pas un trouble de voisinage, au même titre que l’écoute d’un concert radiotélévisé, si l’insonorisation de l’appartement a été préalablement effectué » Source : cour d‘appel de Bordeaux, 6 juin 1991

Cependant, de nombreux procès donnant lieu à de multiples cas de jurisprudence sur ce sujet montre bien qu’il sera difficile de faire valoir son bon droit en cas de litige, surtout s’il ne s’agit pas de votre métier. Chaque commune a son propre règlement en matière de nuisance sonore, et chaque immeuble son règlement de copropriété pouvant évoquer les instruments de musique. Il est donc impératif de ne pas en arriver au stade du recours à la justice !

Rappelons que la justice et ses lois n’ont lieu d’être que lorsque les hommes entre eux n’arrivent pas à se mettre d’accord.

L’importance du dialogue :

La première étape quand vous venez d’emménager ou quand votre piano arrive, est de trouver le moyen de rencontrer vos voisins pour les prévenir avant même la première note jouée. Il est beaucoup plus facile pour quelqu’un d’admettre l’arrivée d’un piano s’il n’est pas pris par surprise. Si vous êtes à l’aise avec les relations humaines, invitez les à boire un verre un soir ou parlez-leur dès que vous les croisez dans la rue ou dans les parties communes de votre immeuble. Sinon, écrivez leur une lettre que vous pourrez glisser sous leur porte ou dans leur boite au lettre. Voici pour vous un modèle, à modifier en fonction de vos besoins (cliquez-droit et téléchargez).

Pianiste et dialogue avec ses voisins

Il est important d’exprimer à vos voisins que vous serez attentifs à ne jouer qu’en dehors des heures de repos (horaire à voir en fonction des habitudes de chacun et en général tôt le week-end). Cela montrera que vous vous montrez apte au savoir vivre.

Vous devez aussi leur proposer de vous prévenir en cas d’impossibilité passagère de supporter la nuisance sonore, notamment en cas de maladie ou épreuve de la vie…

Mais demandez-leur aussi s’ils ont des horaires particuliers.

Sondez leur mode de vie, leur sympathie ou leur gout pour la musique. Parfois vous pouvez découvrir que la personne n’est jamais là, ou adore la musique. Bien sûr, écouter un disque et entendre un voisin qui travaille son instrument n’est pas comparable. Raison de plus pour ne pas laisser trainer des semaines ce foutu si bémol oublié… par respect pour vous en premier et pour tout votre entourage. Vous trouverez ici des conseils à ce sujet.

Mais… vous pouvez aussi tomber sur un grincheux qui n’est pas heureux dans sa vie, et pour qui tout signe de vie est une atteinte à sa souffrance, et qui veux faire payer à la terre entière sa mauvaise humeur. Alors il faudra montrer votre ouverture au dialogue et à la conciliation, sans vous laisser non plus manquer de respect et tomber sous une tyrannie.

Ce piano va me tuer

 

N’oubliez pas non plus de réduire toutes les autres sources de nuisances possibles au minimum. Voici une vidéo qui pourrait vous aider à ne pas rajouter de bruits inutiles à votre séance quotidienne de piano.

Maintenant que vous vous êtes conduit en parfait “musicien-citoyen”, sachez qu’il existe tout de même quelques astuces que voici.

Quelques astuces :

Vous pouvez atténuer la transmission du son dans les murs et le sol en modifiant votre pièce et en rajoutant quelques éléments. Voici quelques astuces.

Les coupelles :

Il existe des sortes de coupelles que vous pouvez mettre sous les roulettes de votre piano et qui “cassent” les vibrations les traversant pour qu’elles ne passent pas (ou peu) dans le sol. Vous pourrez les trouver en magasin de piano ou sur internet. Attention cependant de bien mesurer vos roulettes avant d’acheter, pour que le modèle s’ajuste à votre piano.

Coupelles anti-vibrations piano

Les tapis et tentures :

Pour que la réverbération dans votre pièce soit amoindrie, vous pouvez également ajouter des tapis au sol, des rideaux, ou des tentures sur vos murs. La célèbre chaîne de magasin suédoise d’ameublement que je ne citerai pas ici en vend à des prix très abordables. En effet, le fait d’éliminer le plus possible toute surface plate et lisse diminue la résonance. Mais faites des essais à plusieurs endroits dans votre pièce avant de découper les étiquettes de vos achats et de jeter le ticket de caisse. Car si cela ne change rien vous pourrez les rapporter.

Poser une tringle à rideau le long d’un mur et varier les ouvertures de rideau peut s’avérer intéressant. Si vous ne tenez pas à l’esthétique de votre pièce, vous pouvez aussi récupérer et coller des boites d’oeufs retournées sur vos murs, et ainsi considérablement faire passer la réverbération. 

Changer l’emplacement du piano :

Parfois, changer l’emplacement de l’instrument lui-même a un fort impact sur l’acoustique globale de la pièce. Notamment le fait de décoller votre piano du mur. Le son n’en sera que meilleur d’ailleurs. Même si c’est bien sûr le plus simple, coller un piano droit contre un mur est une hérésie pour les facteurs de piano, car cela tue le son issu de la table d’harmonie. Pensez à la possibilité de le mettre en épi, ou de retourner le piano et de vous mettre vous-même le dos au mur (ce qui présente l’avantage que vous voyez ce qui se passe dans la pièce), ou simplement de décoller le piano de 10 à 20 cm du mur comme je l’ai fait pour le mien.

Décoller son piano du mur

 

Pensez aux systèmes silencieux :

Si vous ne le savez pas encore, il existe maintenant la possibilité d’avoir un piano acoustique avec toutes les commodités d’un piano numérique. Il s’agit d’un petit boitier sur lequel se trouve une prise casque et d’un système électronique que l’on pose dans votre mécanique. Mais il est à mon avis plus intéressant de prendre un piano qui a été conçus avec le système au départ. En l’activant, vous pourrez désactiver le son de votre piano et jouer comme sur un piano numérique.

Vous pourrez donc, s’il ne vous a pas été possible de pratiquer dans les créneaux horaires acceptables, jouer au casque avec votre mécanique de piano. Mais n’en faite pas une habitude. Car vous risquez de déformer votre écoute du son. Celui-ci sera toujours beau, quoi que vous fassiez et d’un volume assez bas (il le faut d’ailleurs, pour ne bas abimer vos oreilles). Et il sera très déstabilisant de jouer à d’autre moment sur un piano en mode classique. Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur choix de votre piano dans cet article.

Développez votre travail mental :

Il se peut que le fait que vos voisins se plaignent soit aussi un signe que vous travaillez trop dans la nervosité, et que celle-ci s’en ressente dans le son. Ou que vous travaillez sans aucune évolution dans le temps, que vous manquez d’efficacité.

Pensez qu’il est parfois préférable de travailler moins sur le piano et plus dans votre tête. Je ne parle pas de remplacer 20 minutes de travail, car si c’est le seul temps que vous pouvez y consacrer, il est évident que vous devez les passer sur votre piano. Mais si vous jouez plus d’une heure, vous pouvez gagner en temps et en énergie à vous entrainer à travailler mentalement (mais c’est comme tout, ça s’entraine). Voici quelques idées en vrac :

  • Lire votre partition et l’entendre, sentir votre jeu comme si vous jouiez en vrai.
  • Fermer les yeux et imaginez vous en train de jouer.
  • écouter votre morceau tout en suivant la partition des yeux.
  • Se remémorer ce qui a été dit et/ou écrit au dernier cours de piano.
  • Jouer en muet sur votre couvercle de piano (pour travailler le rythme, l’attaque du doigt, les doigtés)
  • Positionner vos notes en muet sur votre clavier (pour travailler la forme de vos mains, vos positionnement successifs).

Comme quoi, toute contrainte ou restriction extérieure peut-être une bonne occasion de découvrir d’autres façons de faire…Comme disent certains : quand on a un problème, soit on cherche à l’éliminer, soit on l’accepte et on cherche à vivre avec.

Voilà, j’espère que cet article vous sera utile et vous donnera quelques idées pour profiter de cette grande chance de jouer à loisir de votre instrument de prédilection. Partagez le à vos amis par mail ou sur les réseaux sociaux. Merci d’avance de votre aide !

 

Pourquoi tant de mépris ?

Bon, une fois n’est pas coutume je m’énerve un peu sur les petites guéguerres du milieu musical, et quelques gros mots m’ont échappés… Mon but n’est ni de blesser, ni de choquer personne mais de dire ce que j’ai sur le coeur depuis quelques années dans ce milieu. Parfois il est bon de secouer un peu les choses.

Pensez à vous abonner au podcast sur Itunes.

Transcription texte du podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile.

Je voudrais vous parler d’une chose qui m’exaspère au plus haut point.

Je ne comprends pas pourquoi il y a des gens qui font de la musique, qui jouent de la musique, et qui ont tant de mépris les uns envers les autres.

  • Que ce soit en tant que musiciens : certains musiciens classiques qui méprisent profondément le monde de la musique actuelle, donc tout ce qui est pop, variété etc.
  • Inversement c’est pareil dans l’autre camps : les musiciens de variété méprisent profondément les musiciens classiques parce qu’ils ne savent pas improviser, qu’ils sont allés au conservatoire.

Je ne comprends pas.

  • Pourquoi il faudrait qu’il y ait plusieurs camps ?
  • Pourquoi c’est une guerre ?

Ça m’échappe vraiment. Ça m’échappe.

C’est pareil pour ce qui est de l’enseignement.

  • Chacun a sa petite méthode.
  • Chacun s’imagine qu’il a raison.

Pourquoi toujours dire que l’autre est nul ? En quoi ça va vous faire grandir ?

Non d’une pipe c’est hallucinant ça !

La musique c’est quoi ?

C’est un langage qui est en dehors de toute querelle quand même.

Quand on sort d’un concert et qu’on est heureux, la même personne qui sort d’un autre concert de rock à côté et qui est heureux.

Et alors ? Où est le problème ?

Arrêtons cette histoire. Arrêtons.

On peut tous nous apporter les uns les autres.

Et en pédagogie c’est pareil.

On peut tous s’apporter des choses. On n’est pas obligé d’être d’accord.

  • Mais pourquoi on ne discuterait pas ?
  • Pourquoi on ne parlerait pas de nos expériences et ce que ça pourrait nous apporter les uns aux autres ?

Quel enrichissement !

Pourquoi parce qu’on fait du classique on n’irait pas écouter ce qu’écoutent les jeunes un petit peu, les rappeurs etc.

Pour moi il n’y a pas de styles musicaux au-dessus d’autres. Il y en a qui sont plus élaborés que d’autres.

Comment critiquer des gens qui gagnent leur vie avec la musique, et qui se donnent du mal ?

Quelqu’un comme Maître Gims par exemple.

On n’apprécie ou pas sa musique.

  • Mais quand même il se donne du mal.
  • C’est son métier. C’est son job.
  • Il a des galères comme tout le monde.
  • Il peut flipper en montant sur scène ou pas comme les autres musiciens.

Au moins du respect !

On aime ou on n’aime pas. Je ne suis pas en train de dire que j’aime Maître Gims mais je n’ai pas spécialement d’à priori. Ce n’est pas forcément le type de musique que j’écoute.

Mais en quoi ce serait de la merde ?

Il y en a marre de cette histoire de mépris !

Il y a un grand mépris.

On fait du classique et on méprise les autres.

Je ne supporte pas.

Vraiment arrêtons cette histoire !

Et du coup le problème, c’est qu’on se prive de beaucoup de gens en faisant ça.

Et on n’arrange pas l’image du classique. L’image du musicien classique.

Quelque part, pour pleins de gens, le musicien classique c’est un mec chiant.

C’est un mec chiant qui ne sourit jamais, qui est dans son monde, qui n’a pas envie de parler aux gens.

Alors d’accord je caricature. On est d’accord. Tout le monde n’est pas comme ça. Mais il y en a tellement !

Et puis on reçoit des élèves qui disent qu’ils ont été rejetés par un prof, parce qu’il voulait jouer ce qu’il avait envie lui.

Pourquoi ce serait un problème ?

Qu’un prof dise à son élève « Ecoute, moi je ne me sens pas du tout à l’aise dans ce type de musique. Ce n’est pas mon truc. Si tu veux vraiment jouer ça ce n’est pas le lieu. Va dans une association ou prends des cours particuliers. Mais c’est pas le lieu ici. » Si par exemple c’est dans un cadre de conservatoire.

Ça oui c’est une chose. Effectivement on ne va pas dans un conservatoire pour travailler du Maître Gims en permanence. Bon je ne sais pas pourquoi je prends lui comme exemple mais c’est à lui auquel je pense.

C’est informé sur le type de structure, dans lequel il est plus adapté d’apprendre tel ou tel style.

Mais pourquoi mépriser ?

Ce n’est pas rendre service à la musique dite « savante » de faire ça. De dire « C’est pas de la musique de toute façon ça. »

J’en ai tellement vu des élèves qui arrivent comme ça, qui du coup n’ont plus envie de faire de musique.

  • Pourquoi on ne partirait pas de ce qu’ils aiment ?
  • Pourquoi on ne partirait pas de ça ?

La musique populaire, la musique de variété, part bien du même principe, surtout qu’on n’est pas dans du Schonberg.

Schonberg lui est complètement parti ailleurs, dans un autre type de structure musicale.

Mais la variété est quand même construite sur les mêmes structures que la musique classique !

Donc pourquoi on ne partirait pas de ça ?

C’est quand même fou !

En plus du coup c’est tellement simple effectivement. C’est hyper simple ! Alors du coup partons de ça pour lui expliquer comment ça fonctionne.

Moi j’ai été l’autre jour à un concert classique de piano. Je regardais autour de moi et je me disais « C’est hallucinant ! Il n’y a que des personnes de plus de 70 ans ! Mais où va-t-on comme ça ? On va vider les salles de musique classique ? »

Quel dommage…

Soyez curieux. Ecoutez tout type de musique.

Moi je pense que vraiment c’est important de se remplir les oreilles de n’importe quel style.

  • Du jazz
  • De la variété
  • De la musique ancienne

Allez explorer la musique ancienne. C’est le fondement de toute notre structure musicale actuelle.

  • La musique baroque
  • La musique du Moyen-Âge
  • Du chant grégorien

Allez explorer les musiques populaires du monde entier.

  • Les musiques africaines
  • Les différents instruments

Ce n’est pas parce que vous faites du piano que vous ne pouvez pas écouter des choses d’orchestre.

  • Les violons
  • Les concertos pour violons
  • Les concertos pour violoncelles

La musique est universelle. C’est un langage universel. C’est un des meilleurs moyens pour voyager finalement.

Moi je me rends compte, là en écoutant ce matin, c’est tout bête ce petit coup de gueule. C’est parti de l’écoute d’une musique baroque qui m’a transporté vraiment. Et je me suis dit qu’en fait, le secret pour garder le plaisir d’écouter de la musique et d’avoir envie de danser, d’être transporté par la musique, c’est quand même d’écouter des styles très différents à des périodes différentes.

Moi je me rends compte que j’écoute par période des styles différents.

Là en ce moment je suis dans mon stade musique baroque.

Ce sont des périodes mais elles sont contrastées entre elles.

Peut-être qu’après ma période baroque actuelle d’un seul coup je vais écouter du jazz et ça va me transporter. Et là je vais explorer le jazz. Je vais écouter plein de gens différents dans des styles aussi différents du jazz, puisque c’est quand même très varié.

Et puis après peut-être que je vais tomber sur une musique de plage et ça va me donner envie de danser parce que je ne sais pas, je serais allée à une soirée et je me serais amusée sur ce type de musique.

Je vais avoir une période où je vais écouter uniquement les musiques qu’on écoute l’été sur lesquelles on danse, qui n’ont rien de génial mais elles sont là, elles existent et parfois elles nous font danser.

Et pourquoi pas ?

Et merci pour ça !

Merci pour ça parce que c’est ce qui rassemble aussi les gens entre eux. Et on peut danser du coup avec des personnes très différentes de nous. Ça nous aide à être plus proche les uns des autres.

Je ne sais pas si vous comprenez ce que je veux exprimer parce que ça part un peu dans tous les sens.

Il y a des gens dans la musique classique qui essaient de faire aimer cette musique qui sont pédagogues et qui essaient de la faire aimer.

  • Je pense à Jean-François Zygel
  • Je pense à Monsieur André Manoukian
  • Je pense au violoniste André Rieu

Moi je n’apprécie pas forcément ce style de musique, sauf le 1er Janvier parce que j’aime bien me mettre le diapason de tout le monde.

Mais ces personnes-là, oui effectivement ça peut paraitre pour certaines personnes un peu « cucul la praline ». Mais s’il y a des gens pour écouter, pour aller aux concerts, et que ça leur plait. Et ben merci Monsieur !

Merci !

Parce qu’au moins pendant ce temps-là ces gens ne pensent pas à leurs problèmes, ils sont heureux, ils se retrouvent entre eux.

Ce violoniste-là, j’ai entendu dans ma vie beaucoup de gens qui le critiquaient. Qui disaient « Ouais c’est n’importe quoi ! C’est nul ce qu’il fait ! »

Qu’on aime ou pas c’est une chose.

Mais laissons-le faire son boulot, s’occuper de ces gens qui ont envie de l’écouter.

Chacun exprime sa musique à ses auditeurs, aux gens qui ont envie d’écouter leur musique.

Je vous le dis, je n’apprécie pas spécialement ça. Il existe, il fait partie du paysage musical.

Au moins du respect !

Du moment qu’il y a des gens pour aller écouter des personnes, ça veut dire que eux, ça leur parle. Ça leur parle.

Donc respect.

Respect c’est tout. On n’aime pas, mais on ne va pas critiquer et dire que c’est de la merde !

Excusez-moi du mot mais parce qu’après il ne faudra pas s’étonner que dans, je ne sais pas, dans 50 ans, que plus personne n’écoute de musique classique.

Quand les gens se sentent méprisés ils se ferment.

Eh bien voilà. C’était mon petit coup de gueule de ce vendredi.

Si vous voulez en savoir plus sur moi, si c’est la première fois que vous m’écoutez, ne vous inquiétez pas, je ne m’énerve pas tous les jours comme ça.

Allez voir sur le blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/ où je donne pas mal de conseils pour apprendre à faire du piano.

A bientôt sur le blog.

Au revoir !

Comment repérer les temps sur une partition (débutant)

Je publie enfin la réponse à une question qui m’a été posée il y a plusieurs mois par une fidèle lectrice par mail. C’est une première pour ce type de format de vidéo, donc pardonnez mes hésitations. C’est un véritable cours de formation musicale sur la lecture d’une partition d’une durée de vingt minutes. N’hésitez pas à la regarder en plusieurs fois, à faire des pauses, à revenir en arrière…

J’ai tourné cette vidéo il y a quelques mois déjà mais ayant rencontré un problème de dimension d’écran, je l’ai laissé de coté jusqu’à maintenant. J’ai enfin trouvé la solution donc la voici. Ah ! les problèmes techniques si vous saviez…

Comment écouter de la musique aujourd’hui

Je tiens à vous parler aujourd’hui d’un sujet extrêmement important pour toute personne désireuse de jouer d’un instrument. Or c’est un sujet qui est finalement peu abordé car considéré comme allant de soi la plupart du temps. Vous vous en doutez par le titre de l’article, il s’agit du fait d’écouter de la musique.

Vous pouvez vous dire, “bah c’est évident que quelqu’un qui joue d’un instrument aime la musique et donc en écoute”. Cependant dans les faits ce n’est pas automatique. En effet, comme toute chose qu’on apprend à comprendre de l’intérieur et intellectuellement, il est parfois difficile de continuer d’en profiter avec son coeur comme le ferait un enfant. Mais à mon sens, c’est indispensable pour progresser à long terme.

 

Pourquoi écouter de la musique est indispensable pour un musicien

  • Pour garder le contact avec le plaisir de la musique :

En effet, comme je vous le disais à l’instant, quand on rentre dans le comment faire de la musique, qu’on essaie d’expliquer comment elle est construite, cela donne des outils et des moyens de la pratiquer soi-même. Il est indispensable de passer par ce chemin d’intellectualisation, comme je vous l’évoquait dans mon dernier podcast sur l’importance du solfège. Et l’apprentissage du savoir faire demande des procédures logiques et pragmatiques. Mais dans le même temps il faut être conscient qu’on s’éloigne de l’essence profonde de cet art qui s’adresse à tous et non uniquement aux initiés. En concert, qui prend le plus plaisir à l’écoute ? l’enfant ? l’amateur de musique ? le débutant en piano ? ou le professionnel dont c’est le métier ?… vous pourriez être surpris de la réponse je vous assure. Il suffit de se souvenir de l’enfant qui danse parfois en écoutant un musicien de rue sous le sourire amusé des adultes, et sans le moindre complexe…

Prendre du plaisir à écouter de la musique

  • Pour nourrir son inspiration :

Pour apprendre à jouer du piano de manière approfondie et durable, il faut apprendre les connaissances théoriques, le savoir faire et la créativité. Oui mais alors vous pourriez vous dire ” que reste t’il de la créativité si je ne fais qu’appliquer des partitions déjà écrites par d’autres ?” Et bien il vous reste à créer le son, sa qualité, sa couleur, son timbre. Et cela n’est pas écrit sur la partition… Vous avez la hauteur des notes, leur rythme, leur nuance, ponctuation et articulation. Mais tout cela N’EST PAS la musique. Ce n’est qu’une recette, un graphisme froid sur du papier en noir et blanc. Il vous appartient d’assembler tout cela, de créer votre son et votre propre interprétation, ce qui va faire que la façon dont vous jouerez sera unique et intéressante. Un langage de coeur à coeur qui nous touche. Et ne me dites pas “ou la mais moi j’en suis pas encore là…”, car je peux vous dire que tout le monde a un son qui lui est propre et à tous les niveaux. Simplement pour cela on doit laisser libre cours à son imagination, son inspiration. Mais comment être inspiré ?

Et bien justement c’est là qu’intervient l’écoute. Si pour vous le piano a toujours le même son quelque soit la façon dont on joue dessus, que toutes les interprétations se valent, c’est que vous devez en écouter plus. Et pas uniquement du piano d’ailleurs, car le piano est un instrument qui en évoque tant d’autres !

Ecouter ce qui sort du piano

Et c’est un conseil que je me donne moi-même régulièrement. Qui d’entre nous prend le temps à l’heure actuelle d’écouter de la musique de manière attentive ? Je ne parle pas de mettre de la musique pour mieux faire passer la corvée de vaisselle (même si c’est aussi très bien ! ), comme sur les publicités pour enceintes bluetooth. Je parle de se poser dans un fauteuil et d’écouter la musique, de se laisser entrainer par elle vers un monde indescriptible avec des mots. Ou même de se lever d’un bond et de danser follement quitte à faire rire vos proches s’il sont là. Cela vous fera du bien et vous vous re-connecterez à ce pourquoi vous avez voulu faire de la musique pour la plupart d’entre vous. Ce pourquoi la musique a été imaginée il y a bien longtemps chez nos ancêtres des cavernes…

Il va de soit qu’aller au concert est encore mieux, car vous ne pouvez faire autre chose (sauf si vous êtes encore les yeux rivés sur votre téléphone 😉 ), et le son en direct vous traverse de part en part. Vous faites le lien avec le geste des musiciens et le “spectre” du son est entier. Votre oreille capte des subtilités de timbre dont vous n’êtes même pas vous-même conscient. Il s’agit donc d’une expérience sensorielle complète.

Magnifique salle de concert avec piano à queue

Votre oreille interne doit engranger des sons, des timbres, des subtilités sonores de plus en plus fines, afin que vous ayez une banque de sons dans votre mémoire dans laquelle pourra puiser votre inspiration.

L’inspiration se nourrit de la mémoire.

Et pour l’improvisation il s’agit du même phénomène. Tous les grands improvisateurs, quel que soit le style de musique, ont toujours écouté beaucoup de musique. Et, après avoir travaillé bien sûr, il peuvent se laisser aller et laisser sortir d’eux des choses qu’ils n’auraient même pas soupçonnés eux-même. En gros, la musique ne peut s’exprimer à travers vous que si vous l’avez beaucoup écouté, apprécié et maniée (avec les mains 🙂 ).

 

Les moyens concrets d’écouter de la musique aujourd’hui :

Afin de vous aider à vous nourrir régulièrement, je vous lance quelques pistes pour avoir accès à une écoute régulière sans trop de frais. Ces dernières années le monde du disque et des appareils pour les écouter a considérablement évolué. Nos habitudes d’écoute en ont été particulièrement chamboulés. Notre temps est aussi souvent passé à d’autres occupations comme les réseaux sociaux par exemple.

Voici donc les moyens à ma connaissance :

Les plateformes d’écoute :

Des plateformes payantes de streaming :

Toutes les services dont je vais vous parler ci-dessous sont, au moment où j’écris, au prix d’une dizaine d’euros d’abonnement par mois et sans engagement. Vous pouvez y écouter de manière illimité et en qualité moyenne (mais très suffisante sur les appareils d’écoute que nous utilisons la plupart du temps) une grande partie de la musique enregistré et en vente dans les magasins actuellement. Ces enregistrements ne vous appartiennent pas, mais vous pouvez les écouter autant de fois que souhaité. Le gros avantage, c’est de pouvoir se permettre d’être curieux, de tester des styles de musique ou des compositeurs vers lesquels on ne serait pas allé naturellement. C’est comme la photo numérique, vous pouvez faire des erreurs puisque ça ne coute pas plus cher, mais du coup vous pouvez aussi faire de très belles expériences.

Et sachez que si après écoute, vous souhaitez acheter un enregistrement que vous avez particulièrement apprécié, il vous sera possible de le faire pour le télécharger et le graver sur un disque avec votre ordinateur.

Voici donc les services que je connais :

  • Qobuz, une plateforme de grande qualité tant sur le plan de la qualité sonore que sur le plan de la richesse du catalogue en musique classique et jazz, tout en ne négligeant nullement les autres musiques de qualité et indépendantes. Je l’utilise moi-même depuis quelques temps et en suis ravie ! J’ai toute la musique dans mon téléphone où que je sois et quoi que je fasse (même la vaisselle 🙂 ). Et c’est une entreprise française, alors cocorico profitons-en !
  • Deezer, qui a un gigantesque catalogue dans tous les styles de musiques populaires contemporains, mais il manque encore des choses en musique classique et jazz même si c’est tout à fait honorable. Mes enfants l’utilisent et en sont ravis pour écouter leur groupe ou chanteur/rapeur préféré :).
  • MusicMe, que je connaissais il y a quelques années mais je ne suis pas allé voir depuis quelques temps. Vous pouvez y écouter beaucoup de musique gratuitement.
  • Spotify, que je ne connais pas mais qui m’a l’air plus tourné sur la musique de variété.

Si vous connaissez les deux derniers et que vous les utilisez, dites-moi dans les commentaires ce que vous en pensez.

Ces outils ne sont bien sûr utilisables que si vous possédez un ordinateur, une tablette ou un SmartPhone.

Vous avez aussi des boutiques en lignes pour acheter la musique :

Faites entrer la musique dans votre vie

Des plateformes gratuites :

  • IMSLP, où vous pouvez trouver des enregistrements qui sont passés dans le domaine public, et les télécharger pour les écouter. Il faut être un peu habitué à manier l’informatique.
  • Youtube, qui n’est plus à présenter pour la plupart d’entre vous, mais au cas où vous n’auriez pas pensé à ce moyen d’écouter de la musique, je vous le signale tout de même. Vous pouvez y trouver un peu tout et n’importe quoi, en partant de l’apprenti pianiste qui veut partager son bonheur de jouer (et il a tout à fait raison de le faire) à de grands pianistes et compositeurs vivants ou non comme Rubinstein, Petrucciani, ou Olafur Arnalds et bien d’autres.
  • SoundCloud, qui est une plateforme de partage de musique où tout le monde peut publier.
  • DailyMotion, est une autre plateforme vidéo mais sur laquelle vous pouvez trouver de belles choses en fouinant.

 

Les CD en magasin :

Grace ou à cause de l’avènement d’internet, le prix du disque a fait une chute vertigineuse ces dernières années et vous pouvez donc trouver beaucoup d’enregistrements pour moins de 10€ en magasin physique ou virtuel.

  • Sur internet, comme Amazon, Price Minister etc…
  • A la Fnac, Virgin ou chez les magasins spécialistes de maisons de disque. Mais pour combien de temps… ?
  • Pensez aux vides-greniers !!

 

Les concerts :

Bien sûr comme je vous le disais plus haut, rien ne remplacera la musique “en live”, qu’elle soit émise par un grand musicien célèbre ou par un bon musicien qui a envie de partager. Soyez curieux et prenez parfois le risque d’aller écouter des illustres inconnus. Ces derniers ont l’avantage d’être encore abordables sur le plan du prix et de vous offrir un spectacle vivant auquel vous-même participez. Comme le dit très bien Alexandre Tharaud dans son livre Montrez-moi vos mains, le concert est un spectacle qui se crée par le musiciens ET son public, comme une alchimie mystérieuse et qui ne peux s’appréhender qu’en la vivant. Avec son coeur et non avec sa tête…

Piano à queue sur scène

Renseignez-vous auprès de votre mairie sur les salles de concert, ou tapez “concert (le nom de votre ville)” sur votre moteur de recherche. Prenez les programmes et épluchez-les. Bref, faites votre petite enquête. Votre pratique du piano en ressentira les bienfaits !

Voilà ce qui est à ma connaissance possible de faire à l’heure actuelle pour écouter de la musique et “travailler” par là-même son instrument d’une autre manière. Mais j’ai parfaitement conscience de ne pas être une spécialiste en matière de diffusion musicale. Donc n’hésitez-pas à compléter cet article par vos propres connaissances et expériences dans les commentaires.

A bientôt !

 

 

 

Solfège ou tuto ?

Voici aujourd’hui un podcast sur une question récurrente, et qui fait beaucoup couler d’encre et de salive : celui du solfège. Faut-il faire du solfège ou suivre des tutoriels sur internet ?

Le format audio (ou podcast) est pour moi un moyen de vous parler en direct de manière simple de ce qui me tient à coeur, sans prendre trop de temps de préparation et de montage comme le fait la vidéo. Je parle un peu comme ça vient sur un sujet comme je le ferais dans une conversation avec vous en buvant un café. Si vous voulez suivre les prochaines publications de ce type, vous pouvez les suivre en plus du blog sur Itunes, en tapant apprendre à jouer du piano.

 

Ci-dessous la transcription texte de ce podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile, du blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

Je voulais vous parler aujourd’hui d’une question, d’un sujet, qui revient souvent dans les cours, qu’on me pose souvent.

Un sujet qui fait peur, c’est celui du solfège.

C’est une chose qui fait peur, et je trouve qu’on ne devrait pas en avoir peur à ce point.

C’est une croyance qu’on a développé ces dernières années. Il y a même très longtemps maintenant je pense.

Une croyance que le solfège est difficile.

Oui il a été difficile pour beaucoup de monde dans certains contextes. C’est-à-dire en école de musique, en conservatoire, avec certains professeurs qui n’étaient pas forcément heureux de faire ce qu’ils faisaient. Mais bon, ils faisaient ce qu’ils pouvaient avec les moyens qu’ils avaient. Ils essayaient d’apprendre la lecture de notes, le rythme, à leurs élèves. Mais voilà, eux ils auraient bien aimé faire de la musique, se faire plaisir. Ce n’était pas leur truc d’enseigner le solfège.

Pourtant moi j’ai connu des profs, par contre, qui adorent faire ça. Vraiment. C’est leur truc. Ils sortent d’un cours de solfège, ils sont vraiment en joie d’avoir pu partager la musique. Et je pense qu’avec ces profs-là ça se passe beaucoup mieux.

Donc il faut arrêter avec ce sujet quoi. Il y a un moment où stop quoi.

En fait la question de fond c’est « Qu’est-ce que vous voulez faire ? ». « Qu’est-ce que vous voulez faire au piano ? »

Parce que si vous m’écoutez c’est pour faire du piano.

  • Qu’est-ce que vous voulez au piano ?
  • Vous cherchez quoi ?
  • Vous cherchez à jouer quoi ?
  • Est-ce que vous cherchez à jouer juste une musique que mamie aime bien et le lui jouer dimanche prochain parce que ça la surprendrait et ça lui ferait plaisir ?
  • Est-ce que vous voulez jouer une polonaise de Chopin ?
  • Est-ce que vous voulez faire des concerts ?
  • Est-ce que vous voulez être prof de piano ?
  • Qu’est-ce que vous voulez faire ? Quel est votre but ?

Je vais vous le dire très clairement. Si vous voulez jouer les grands tubes du piano, j’en parlais dernièrement sur le blog.

Si vous voulez jouer ces grands tubes du piano, oubliez les tutos.

C’est pas possible.

Alors si, si vous voulez faire juste le thème et puis ça vous convient. C’est-à-dire juste apprendre la mélodie et vous trouvez ça chouette et ça vous suffit, là alors le solfège il n’y en a pas besoin.

En revanche si vous voulez jouer tout le morceau et qu’au bout d’un moment vous avez appris la mélodie et vous trouvez que ça ne vous suffit pas, que vraiment c’est dommage, comme y’a pas la main gauche ça sonne pas bien, et que vous êtes frustrés, bon ben là il va falloir vous y mettre.

Il n’y a pas le choix.

Les tubes du classique, ce n’est pas possible d’apprendre ça sur un tuto. Il faut arrêter cette croyance.

C’est pas possible.

Je ne dis pas que les tutos c’est mal. Vraiment pas. C’est pas mon sujet.

Les tutos c’est super parce que ça permet à certaines personnes qui veulent juste jouer leurs morceaux favoris, leur thème favori, d’essayer. Et en plus ça leur permet peut-être de toucher pour la première fois au piano. Et puis sans peur, sans prof, ils peuvent repasser le truc mille fois.

En plus c’est du boulot les gens qui font du tuto.

Moi maintenant, qui me suis penchée sur la vidéo, je sais que c’est difficile.

Je ne suis pas là du tout pour critiquer ça.

Je pense que ça a sa place le tuto actuellement. C’est vraiment un super moyen de démarrer. De commencer à jouer.

Parce que finalement quel est le premier frein de n’importe quel pianiste ?

C’est le fait de ne pas jouer.

Donc au moins le tuto ça vous met devant le piano et ça vous dit « Maintenant tu enfonces cette touche-là. ». C’est quand même la première base avant toute chose.

Mais après si vous voulez jouer des morceaux classiques, du Bach, du Mozart, du Beethoven.

J’en ai plein qui arrivent en cours, qui voudraient jouer ça. Je suis ravie parce que je vois que la musique classique a encore de beaux jours devant elle.

Là il va falloir vous y mettre au solfège. Et ce n’est pas si compliqué que ça.

Il faut arrêter avec cette croyance.

Oui c’est du travail. Un petit peu tous les jours. Mais vous allez y arriver, il n’y a pas de souci.

  • Il faut les bonnes méthodes.
  • Il faut pratiquer.
  • Il faut bousculer de temps en temps les méthodes et des fois en changer.

Et puis ça va venir.

Je sais pourquoi, beaucoup de gens ont de mauvais souvenirs donc ils en parlent de manière traumatique.

Mais il y a vraiment moyen d’apprendre ça en ayant toujours le lien avec l’instrument. En essayant toujours de voir dans la musique pourquoi on apprend ça. Y’a moyen. Vraiment.

Il faut que vous arrêtiez de croire que c’est pas possible, que c’est dur etc.

Apprendre la lecture de notes ça se fait.

Apprendre la clé de sol et la clé de fa, vous bossez régulièrement pendant 6 mois, presque tous les jours, et c’est bon ! Vous connaissez la clé de sol et la clé de fa !

C’est fait et on en parle plus !

Qu’est-ce que c’est dans une vie 6 mois ! 6mois de 5 minutes par jour de lecture de notes.

C’est quoi franchement ?!

Oui ‘est sûr, c’est pas demain. C’est pas demain. C’est pas « Apprenez le solfège en un jour » que je vous conseille.

Mais c’est pas non plus 6 ans.

Alors bien sûr il y a des choses que vous ne saurez pas tout de suite. Mais la lecture de notes c’est bon. Ça se fait. Lecture de rythme c’est un peu plus compliqué parce qu’il y a plusieurs façons de l’aborder et puis ça dépend de choses plus corporelles. Ça dépend de votre passé.

Donc ça c’est un peu plus complexe.

Mais même les rythmes, je veux dire les rythmes simples, en quelques mois c’est acquis.

Vous les lisez bien et puis vous pouvez vous faire plaisir sur vos premiers petits morceaux.

La question de base elle n’est pas « Solfège ou pas solfège ? ». Elle est « Qu’est-ce que vous voulez faire ? »

Je l’ai déjà dit tout à l’heure mais je le redis.

C’est pas possible d’apprendre même un morceau. Vous pourriez vous dire « Bon allez un morceau je vais peut-être y arriver. ». Mais non, ce n’est pas possible. Le cerveau ne peut pas gérer une telle complexité d’écriture.

C’est comme si vous preniez un enfant de 5 ans et puis vous essayez de lui faire apprendre par cœur, s’il est motivé, une pièce de Racine ou un roman. C’est complexe !  C’est quelque chose de très long. Il faudra qu’il le répète par cœur. Mot par mot.

Ce n’est pas possible ! Il faut d’abord qu’il sache lire pour découper par petits bouts, pour comprendre chaque phrase de l’intérieur pour se la répéter, la relire…

C’est pas possible. C’est pas gérable. C’est trop complexe.

Autant c’est possible en variétés. Sur certaines chansons. Ce sont des harmonies qui peuvent être assez simples.

Et quand je dis ça ce n’est pas du tout péjoratif. C’est juste que souvent les chansons elles sont construites sur 3 ou 4 accords.

Donc vous apprenez ces 3 ou 4 accords, vous apprenez la mélodie par cœur, là sur un tutoriel, et allez hop c’est parti !

Là effectivement vous pouvez commencer à vous faire plaisir et vous avez jamais appris la moindre note de musique.

Et je peux même vous dire qu’il y a des musiciens de variétés, de rock, des musiciens professionnels, qui ne connaissent rien, y’en a de moins en moins mais quand même, il y en a beaucoup encore je suis sûre, qui ne connaissent pas une note de solfège. Et ils n’ont jamais fait de rythme solfégique.

Et ils gagnent leur vie quand même avec la musique.

Donc je ne suis pas en train de dire que vous ne pouvez pas faire votre métier dans la musique sans savoir le solfège.

Mais en tout cas, si vous cherchez à faire du classique, ça ne sera pas possible.

Voilà. Voilà pourquoi, ce n’est quand même pas un hasard quand même que dans les écoles de musique on apprend le solfège aux gens.

Ce n’est pas forcément toujours bien fait, c’est difficile à faire.

C’est compliqué à associer.

On a un passif d’école de musique et des structures qui sont difficiles à changer.

Elles évoluent avec le temps. Et ça va toujours de mieux en mieux.

Mais c’est long à faire et c’est normal.

Mais voilà, ce n’est pas un hasard.

Ce n’est pas possible.

J’espère que j’ai répondu à vos questions, à votre questionnement sur le sujet.

C’est mon opinion à l’heure actuelle.

J’ai vu plusieurs élèves ces dernières années qui arrivaient avec des tutoriels et j’ai joué le jeu. J’ai dit « D’accord, par de problème, on fait à partir du tutoriel. »

Je leur ai montré le tutoriel, je les ai même aidés, je leur ai remontré moi-même sur l’instrument. Et bien ça ne rentre pas.

Ça ne rentre pas.

Alors il y en a qui ont une bonne mémoire et qui arrivent à aller vraiment très très loin dans l’apprentissage. Mais ça ne va pas au bout.

Ça ne peut pas aller au bout.

Ça peut aller au bout sur des morceaux assez simples et puis c’est vrai qu’il y en a qui ont une mémoire vraiment exceptionnelle.

Mais dans la plupart des cas ça ne passe pas.

C’est surtout pourquoi décider que c’est difficile ?

Forcément si on dit que c’est difficile, et c’est un peu ça le problème de fond, notre époque aussi par rapport à ce sujet-là. C’est que tout le monde dit que c’est difficile. Alors comment voulez-vous qu’on apprenne ça de manière fluide ?

En commençant en disant « Ah ça va être difficile. ». Non.

Oui c’est du travail un peu tous les jours, mais non. On finit toujours par y arriver.

Moi j’étais loin d’être un crack. J’ai eu des difficultés d’apprentissage à l’école. Ça a été long mais j’ai fini par avoir une médaille d’or de solfège.

Bon ça s’appelle formation musicale maintenant en école de musique. Mais j’ai eu ma médaille d’or de formation musicale même avant celle de piano.

Parce que j’ai aussi rencontré les bonnes personnes. Ça joue quand même aussi hein.

Ça vient. Et ne serait-ce que ça. Dans votre tête.

Changez la façon de voir ça. Ne vous dites pas que c’est difficile. Dites-vous « Allez le solfège c’est facile, ça va venir ! »

Le solfège si on bosse ça vient. Et pour n’importe qui. Faut pas être intelligent. Ça vient. Pas de souci.

Voilà j’espère que ce type de podcast vous a plu.

Si ça vous a plu n’hésitez pas à me laisser un commentaire, à vous inscrire à ce podcast, ou sur le blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com.

Bonne musique !

Bon piano !

Au revoir.