Des exercices pour améliorer la coordination des mains au piano.

Problème de coordination au piano

 

 

Voici ma réponse à la question d’Henri posée ici, en vidéo. Pour des informations plus poussées sur le sujet, lisez aussi mon article sur la coordination et comment l’améliorer. Vous pouvez vous aussi me poser vos questions dans le champs des commentaires en dessous de cette page.

Vous pouvez vous aussi me poser vos questions dans le champs des commentaires en dessous de cette page.

Bientôt ici la transcription texte.

Les 6 habitudes qui vous empêchent d’apprendre votre morceau rapidement

 

Durant mes années de pratique personnelle du piano et d’enseignement, j’ai repéré quelques mauvaises habitudes de travail qui reviennent tout le temps si l’on n’y prend pas garde. Les voici :

 

1-Reprendre toujours au début et jouer tout :

C’est l’erreur de travail la plus courante et la plus insidieuse. Nous tombons tous régulièrement dans le panneau. Nous avons tendance à confondre le fait de jouer et le fait de travailler.

Jouer du piano c’est : commencer à jouer à partir du début et aller jusqu’à la fin.
Travailler le piano c’est : répéter des passages dans un but précis d’amélioration.

 

Arrêtez de reprendre tout le temps votre morceau par le début ! S’il vous plaît arrêtez ça !!!! Vous perdez un temps précieux. Allez aux passages difficiles et qui sont à améliorer, allez aux endroits qui vous font peur. Pour les repérer plus facilement, vous pouvez vous enregistrer. Et dans la plupart des cas vous vous rendrez-compte en cours de route qu’ils ne sont pas aussi difficiles que vous le croyez.

Alors bien sûr, il vaut mieux « jouer » du piano que de ne pas y toucher pendant des jours et des jours. Mais à ce moment là, sachez que vous « travaillez » votre plaisir de jouer, votre endurance de jeu ou votre déchiffrage (si vous ne connaissez pas bien le morceau), ce qui sont de bonnes choses aussi, mais que vous n’améliorerez pas votre morceau. Et si vous avez une échéance comme un cours avec votre professeur, ou une prestation publique comme un examen ou une audition, vous n’avancerez pas vers cet objectif. Soyez-en conscient.

Travailler pour une prestation publique

Image Loïc Lafontaine

2-Jouer tout de suite sans prendre un temps de réflexion.

Il est très utile pour que vous soyez efficace de prendre un petit temps de réflexion avant de vous mettre à travailler au piano sur votre morceau. Posez-vous les questions suivantes par exemple :

  • Quel est le passage je dois travailler en priorité ?
  • Ai-je des nuances ou des indications de phrasé que je n’aurais pas vu ?
  • Que m’a indiqué mon professeur au dernier cours, si vous en prenez ?

Combien de fois vois-je des élèves avec la même erreur de texte, d’articulation, ou de phrasé pendant des semaines. La plupart du temps les professeurs signalent une erreur sur la partition ou un petit carnet en entourant le passage ou en mettant un signe ou une couleur particulière. Prenez donc le temps de repérer ces passages. Si la remarque n’est plus d’actualité, gommez-la. Vous avez tout à gagner que votre partition soit la plus clair et la plus propre possible.

Annotations professeur de piano

 

Combien de fois ai-je vu des partitions maculées de remarques violemment griffonnées de partout dans lesquelles on ne peut presque plus distinguer le texte musical ! Ceci dit, il est vrai que pour un professeur c’est exténuant de répéter des semaines la même chose ! Pas étonnant que certains perdent patience, surtout si vous tombez le jour ou il s’est levé du mauvais pied Confus.

 

3-Laisser la page vierge, ne pas écrire de doigtés :

Cette remarque est un peu dans la même lignée de ce que je viens de dire plus haut. Écrivez ce qui vous aide, et gommer ce dont vous n’avez plus besoin. Un élément en particulier est essentiel à écrire : le doigté. Mais pas à toutes les notes. Voici quelques endroits où il est très utiles de les indiquer :

  • Au début de chaque phrase musicale
  • Au début de chaque ligne
  • Au début de chaque page
  • À chaque changement de forme de main ou de position de bras
  • Lorsque la main est en position élargie (c’est à dire quand vous l’ouvrez et que vous avez plusieurs touches blanches entre les doigts).
  • Pensez également à recopier les doigtés lors d’une répétition à l’identique d’un passage.
  • A tout endroit où vous avez régulièrement une hésitation.
Je rappelle qu’il est important d’avoir toujours un crayon à papier et une gomme à coté de votre piano et qu’ils doivent ne servir qu’à cela… parole d’experte en perte…

 

 

4-Travailler les passages sans rajouter la note du passage suivant.

C’est à dire s’arrêter de jouer à la fin de la mesure, ou de la ligne ou de la page sans rajouter la première note de la suite. Vous serez dans l’incapacité d’enchaîner les différentes parties, et votre discours musical sera haché. Ceci va vous obliger ensuite à travailler toutes les transitions une à une. Traversez plutôt la barre de mesure, allez à la ligne suivante ou tournez la page, et jouez la ou les premières notes.

Une petite astuce toute simple si le passage travaillé se termine en fin de ligne ou de page : écrivez la note ou l’accord du passage suivant à cette fin de ligne ou fin de page (ou aux barres de reprises). Vous appliquerez plus facilement ce principe de continuité. (voir image en dessous en bas à droite)

 

Ceci va vous faire gagner un temps précieux.

 

Repère en fin de page

5-Travailler juste avant le cours suivant, au dernier moment.

Cette remarque est bien sûr pour les personnes qui prennent des cours. La plupart du temps, je sais que les élèves travaillent plutôt les jours qui précèdent le cours, voyant l’échéance arriver. Après le cours, on se dit : « il y a le temps, on verra plus tard”. C’est une erreur qui a beaucoup d’inconvénients. Mais le plus gênant est que vous ne ravivez pas immédiatement la mémoire de ce qui a été dit, donc vous allez oublier la plupart des choses qui ont été dites. Vos devez appliquer de suite les conseils qui vous ont été donnés, afin de profiter pleinement du contenu du cours quand c’est encore frais dans votre mémoire. Et vous verrez que c’est beaucoup plus facile dans ce sens au bout du compte. Si vous ne pouvez pas jouer de suite, prenez un temps rapide pour noter ce dont vous vous souvenez immédiatement, ou dans les heures qui suivent le cours. Quelques mots clés suffisent. De cette manière, vous optimiser au maximum votre investissement en temps et en argent de vos cours. Et la patience de votre prof Sourire. Tout le monde est gagnant.

La leçon de piano de Matisse

La leçon de piano de Matisse, 1917

Mais cette remarque est également valable si vous suivez des tutoriels ou des cours en lignes. Ne tardez pas à appliquer concrètement. Ne regardez pas les cours, si ce n’est pas pour appliquer ce qu’il y est demandé de faire.

 

6-Choisir des morceaux trop difficiles :

Il est courant que des amateurs (dans le sens “qui aiment”) de piano se lancent dans l’apprentissage de morceaux d’un niveau technique et/ou de lecture beaucoup trop éloigné du leur. Il est bon de se mettre parfois des chalenges en travaillant des morceaux plus difficile que votre niveau, surtout si vous l’adorez, mais dans certaines proportions raisonnables.

Vous pouvez cependant parfois vous faire plaisir et travaillez uniquement le passage, le thème que vous adorez, mais vous risquez d’être frustré si vous le faites trop souvent. Jouer un morceau d’un bout à l’autre est tellement plus satisfaisant !

Comment savoir si votre morceau est faisable pour votre niveau si vous n’avez pas de professeur ? Honnêtement, c’est compliqué… Mais si vous mettez plus de deux mois à savoir bien le jouer, il est certainement trop difficile pour vous… pour le moment.

Si vous ne savez pas quel morceau choisir, pensez à aller voir mes listes par niveau et leur vidéos sélectionnées.

 

Et voilà ! Si vous arrivez à éradiquer déjà ces 6 mauvaises façons de procéder, vous serez déjà beaucoup plus efficace ! Et vous pourrez vous féliciter, car la plupart des pianistes les utilisent pendant des années, voir toute leur vie, sans avoir même conscience qu’elles sont une perte de temps énorme !

Mais bien sûr, n’oubliez pas de vous faire plaisir aussi en rejouant d’anciens morceaux du début à la fin. Ou de déchiffrer des morceaux faciles en les téléchargeant gratuitement sur ISLMP ou en achetant des partitions faciles et attractives. Le piano c’est aussi et surtout dans le but de “jouer”. Alterner le plaisir du travail efficace et le plaisir du jeu sans “prise de tête”. Tout dépend du temps dont vous disposez. Il est certainement judicieux pour la plupart d’entre vous de réserver la détente au piano pour le weekend…

Bon piano !

André Manoukian nous parle !

C’est avec beaucoup de joie que je vous offre ce moment partagé avec André Manoukian, le dimanche 30 avril 2017, après le concert « De l’Orient à l’Occident » donné à Musicora à Paris. Avec beaucoup de simplicité et de gentillesse il m’a accordé du temps, alors qu’il était attendu par ses amis pour se restaurer… Merci à lui !

André Manoukian est un pianiste français de jazz et très polyvalent. Il est également compositeur, auteur et même acteur. Il est bien connu du grand public pour sa participation à l’émission de télévision « La nouvelle star » sur M6 puis C8 (anciennement D8), ainsi qu’à « La vie secrète des chansons« . Il a créé dernièrement le festival de jazz Cosmojazz à Chamonix. Il intervient actuellement sur France Inter dans l’émission « Les routes de la musique » sur l’histoire de la musique, tous les samedi à 17h, dans laquelle il nous donne de merveilleuses petites leçons de piano à sa manière (voir sélection en dessous de la vidéo). Il est au coté de Jean-François Zygel dans « La grande nuit du piano« .

Pour en savoir plus sur André Manoukian et apprendre de lui, je vous propose une petite sélection de ses « leçons de piano » sur France Inter :

Les notes qui s’aiment.

La grande note commune.

Le silence c’est de la musique.

L’improvisation.

L’ extase ou sortir de la gamme.

Quand les textes chantent.

Continuer la lecture

Des cours de piano en ligne de grande qualité

Le site Je joue du piano

 

J’ai la grande chance d’avoir été contactée dernièrement par Mathieu Papadiamandis, le fondateur du site jejouedupiano.com. Il m’a proposé d’avoir accès à ses cours en vidéo afin de me faire ma propre idée du contenu que l’on y trouve. Je l’en remercie chaleureusement. Après quelques semaines d’exploration, je suis donc très heureuse de pouvoir vous parler de ce site en connaissance de cause. J’avoue avoir été impressionnée par la qualité du service proposé par ce site.

 

Pour les avancés comme pour les complets débutants :

Si vous n’avez jamais touché un piano de votre vie, la série “Commencer le piano” (voir Anne-Lise Gastaldi plus bas) vous est dédiée. Une progression adaptée et pas à pas avec de très bons conseils. Les vidéos sont présentés comme un cours à un débutant. Et ça n’a rien de virtuel, puisse que l’élève est une personne réelle. Il s’appelle Simon et qu’il est très appliqué et attentif ! A vous de faire pareil !

Vous pourriez vous demander s’il s’agit réellement d’un débutant, ou s’il joue la comédie. Je peux vous affirmer que vu son comportement et les maladresses qu’il commet parfois, soit c’est un très bon comédien, soit c’est véritablement quelqu’un qui n’a jamais touché un piano. Cette série présente l’avantage que vous pouvez vous identifier à ce Simon et vous sentir moins seul…

 

Cours débutant piano

 

Mais si vous savez déjà bien manier l’instrument, ce site est une mine d’or également pour vous. En effet, de nombreux conseils sont donnés sur des techniques et des difficultés d’un niveau intermédiaire, voir très avancé. J’ai moi-même appris deux ou trois choses bien intéressantes… Je pense que tout professeur aurait intérêt à y faire un tour une fois dans sa vie ! Les œuvres du niveau avancé font partie du grand répertoire du piano.

 

Les professeurs :

Une liste impressionnante de grands nom de l’école française de piano compose l’effectif du site.

  • Marie-Joseph Jude. C’est assurément celle qui a fait au jour d’aujourd’hui le plus de vidéos. Pas moins de 150 cours au jour ou je vous parle, dont les séries “Les bases de la technique” et “La technique du piano”, où elle prend une par une les difficultés techniques du piano, des bases jusqu’à la virtuosité. Mais des œuvres précises sont également dans ses programmes, comme par exemple Espana op.165 n°1 d’Albeniz, des inventions de Bach ou l’étude op.25 n’’°1 de Chopin.
  • Jean-Marc Luisada. Une trentaine de cours sur des œuvres telle que La lettre à Elise ou la Sonate au Clair de Lune de Beethoven et La marche turque de Mozart. Une série de vidéos présentant des exercices techniques également.
  • Anne-lise Gastaldi s’occupe tout particulièrement entre autre des débutants au piano et passe en revue toutes les bases dans une série appelée “Commencer le piano”.
  • Jacques Rouvier. Une quarantaine de cours sur des œuvres du grand répertoire comme par exemple Pavane pour une infante défunte ou Jeux d’eau de Ravel, Clair de Lune de Debussy ou la Gymnopédie n°1 de Satie.
  • Laurent Cabasso. Une vingtaine de cours sur des œuvres comme par exemple le concerto n°13 K.415 de Mozart, et Voiles (prélude du premier livre) de Debussy.
  • Bruno Rigutto. Des œuvres de répertoire comme Capricho Catalan d’Albeniz, la Valse en la mineur B.150 de Chopin ou L’étude op.2 n°1 de Scriabine. On pourra aussi trouver ici deux œuvres de musique de chambre !
  • François Chaplin, mon dernier professeur de piano au CRR de Versailles, et qui m’a beaucoup appris. Ses cours sont d’une grande finesse. Quelques jolies découvertes comme Esquisse op.63 n°1 d’Alkan ou To the moon de Macdowel.
  • Michel Beroff. Le célèbre pianiste français nous offre quelques œuvres du grand répertoire, essentiellement des préludes de Debussy, comme par exemple Brouillards ou Les fées sont d’exquises danseuses.

Professeur jejouedupiano

 

Des facilités :

Trois possibilité de choisir son cours.

  • Par professeur, si l’un d’entre eux vous intéresse tout particulièrement.
  • Par titre d’œuvre, afin de trouver celle que vous voulez absolument jouer.
  • Par niveau de difficulté. Il est difficile pour beaucoup d’autodidactes de savoir choisir un morceau adapté à leur niveau. Toutes les œuvres sont pour cela classées dans quatre catégories : débutant, intermédiaire et avancé. Et dans la liste des œuvres, le niveau de difficulté est indiqué encore plus précisément par un indice allant de 1 à 10. Si le titre ne vous dit rien, chaque morceau peut s’écouter directement de la liste par simple clic. C’est pas beau ça ?
  • Par compositeur, si vous en avez un fétiche !

Beaucoup de choses ont été pensée pour facilité la tache à l’élève. Dans la plupart des cours, vous pouvez télécharger la partition en PDF et l’imprimer chez vous. Vous avez également parfois un autre fichier avec des doigtés ajoutés par le professeur, ce qui vous permet d’avoir la possibilité de les essayer et de les recopier sur votre partition s’ils vous conviennent.

Petit rappel au sujet des doigtés : essayez toujours les doigtés proposés et travaillez-les quelques temps avant de les rejeter. Il n’est pas rare qu’ils paraissent farfelus au début, mais finalement bien utiles après les avoir pratiqué un peu. Certains doigtés sont des formules réutilisables dans bien des morceaux et pratiquées par de nombreux pianistes professionnels. Faites leur confiance, car ils savent ce qu’ils font. Ce sont de petits bijoux d’ingéniosité et de savoir faire. On peut les réutiliser dans différents cas de figure. Ce sont des “tours de main” qu’il faudra de toute façon mettre dans votre bagage pianistique… Alors essayez-les plusieurs jours ! Vous déciderez seulement ensuite s’il vous conviennent ou non.

 

jejouedupiano

 

Un retour sur son travail :

On pourrait croire, puisse qu’il s’agit de cours en ligne, qu’il n’y a aucune possibilité de savoir si ce que l’on fait est bon. Et bien Mathieu Papadiamandis à pensé également à cela. Il propose de se filmer et de poster la vidéo sur le site partenaire parlonspiano.com.

Ce site est d’ailleurs un excellent moyen de se sentir moins isolé dans sa pratique. Vous y trouverez :

  • Des forums.
  • Des petites annonces pour l’achat/vente d’un piano ou des cours de piano.
  • Des lieux pour pouvoir jouer du piano un peu partout en France.
  • Des liens vers une sélection de blogs.
  • Des news sur le piano.
  • Des partitions libres de droit et donc en téléchargement libre.

Mais revenons à ce qui nous intéresse ici. Vous pouvez donc vous filmer au piano et envoyer la vidéo sur le forum dédié aux abonnés de jejouedupiano.com. Vous recevrez le feed-back dans les jours qui suivent d’un membre du site, très détaillé et personnalisé cette fois-ci.

Envoyer vos vidéos

Mais je vous entends déjà dire : “oui mais moi je ne sais pas comment me filmer et envoyer ça sur internet” ou alors “j’ai peur de me retrouver sur internet”. Sachez que vous êtes guidés dans toutes les étapes techniques par l’aide prévue pour cela et que le site n’est accessible qu’aux abonnés. Il faut montrer patte blanche avant d’y rentrer et de nombreux modérateurs surveillent en permanence ce qui s’y dit !!

Bref ! vous ne serez pas seul dans votre apprentissage et croyez-moi, c’est particulièrement indispensable sur ce chemin semé d’embuches et de déserts arides que représente l’apprentissage du piano.

 

Les tarifs :

A ce niveau là, l’offre est tout à fait raisonnable !

 

L’abonnement mensuel est de 24 à 29€/mois

L’abonnement pour 6 mois à 145€

L’abonnement annuel de 199€ pour la première année, avec une tablette offerte.

Pour vous donner un élément de comparaison, un cours privé avec un professeur qualifié oscille entre 30€ et 50€. En général on prend des cours une fois par semaine, soit à peu près une trentaine de cours l’année (si on ne compte pas les vacances scolaires). Ce qui revient entre 900€ et 1500€.

Cela vous permet donc d’avoir accès à de très grands professeurs de piano, pour un prix tout à fait modeste par rapport à ce que vous paieriez en présentiel.

 

Les petits plus :

Mais jejouedupiano.com ne propose pas uniquement des cours de piano. On peut également y trouver des cours sur…

  • Des œuvres de musique de chambre où le piano tient une place importante, comme le quintette op.81 de Dvorák, ou la sonate pour piano et violon de César Franck.
  • Des quatre-mains également comme La Poupée de Georges Bizet. Vous avez accès dans ce cas à l’accompagnement pour pouvoir vous entraîner en condition réelle.
  • Et si vous débutez et que vous vous rendez compte que vous avez vraiment besoin de travailler le solfège (sachez que ce mot n’est plus employé dans les écoles de musique, on emploie plutôt celui de Formation Musicale, dans le soucis d’élargir la pédagogie à quelque chose de plus global que la simple lecture de note et de rythme), vous avez aussi la possibilité d’accéder à des cours en vidéo. Ce format rend l’apprentissage beaucoup plus facile et agréable à suivre. Des quizz vous permettrons de tester vos connaissances après chaque cours.

cours de solfège

Mais ce n’est pas tout !

  • Pour certains cours, la partition est offerte. Partition intégrale, et extrait de partitions annotées qui résument le cours. Vous avez également accès à un fichier MIDI.
  • Le Mag du piano : Des interviews, entretiens et vidéos de grands pianistes, des documents et archives sur le piano et les pianistes et des conseils pour acheter et entretenir son piano.

 

 

Mais on ne peut pas apprendre le piano par internet !…

C’est vrai ! Vous ne pourrez pas complètement apprendre le piano sur un site internet. Et je vous recommande fortement, dès que vous en ressentirez le besoin et que vous en aurez les ressources temporelles et financières, de chercher un professeur de piano près de chez vous afin d’avoir un retour personnalisé et un rendez-vous régulier qui vous challenge.

Cependant, vous aurez à ce moment là accumulé déjà beaucoup de connaissances et énormément dégrossi le terrain de votre apprentissage ! Vous aurez acquis des habitudes de travail qui permettra à votre professeur de se concentrer sur l’essentiel : la musique. Je pense qu’internet est un excellent moyen de faire passer les connaissances en faisant gagner beaucoup de temps (et donc de l’argent) dans les cours en présentiel. Vous pouvez écouter, réécouter autant de fois que vous le souhaitez les cours sans déranger personne, ce qui fait gagner du temps et de l’effort au professeur, et vous n’avez pas la pression vous-même de comprendre et d’intégrer rapidement ce qui est dit sous peine de payer encore plus de cours. Pour moi, tout le monde y gagne…

 

Pour terminer, voici un résumé des avantages et inconvénients de l’enseignement du piano sur ce site :

Avantages :

  • Possibilité de suivre les cours à votre rythme et à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Liberté totale de travail.
  • Les partitions sont souvent fournies en PDF vierge, ou même doigtées par le professeur.
  • Vous pouvez écouter la plupart des œuvres et même les voir jouées pour certaines.
  • Vous pouvez suivre les cours à partir de votre Ipad, Iphone ou tablette tactile Android. Cela permet de les visionner où que l’on se trouve (à condition bien sûr d’avoir accès à internet) et même du pupitre de votre piano pour appliquer immédiatement les consignes.
  • Aucune attente particulière de la part d’un professeur. Pas de pression.
  • Accès à l’enseignement et la vision de plusieurs professeurs. Possibilité de repérer ce qui est commun entre tous et ce qui diffère. Permet de voir ce qui est relatif aux personnes et ce qui est en revanche commun à tous, donc indispensable.

Inconvénients :

  • Vous n’avez aucune contrainte temporelle pour arriver à un résultat. Et tout le monde sait qu’il y a dans ce cas une fort risque de procrastination et de non application des conseils. Le cours régulier à une heure précise et fixée chaque semaine est un moyen de vous motiver à avancer malgré vos baisses de régime.
  • Vous risquez parfois de faire des erreurs de compréhension et de partir dans une mauvaise direction. Rien ne pourra remplacer la qualité d’une présence humaine d’un professionnel à vos cotés…

 

J’espère que cet article vous aura intéressé et renseigné suffisamment sur les possibilité de ce site. N’hésitez pas à me poser des questions s’il vous en reste dans les commentaires ci-dessous.

Si vous souhaitez en savoir plus ou vous inscrire, cliquez ici ou sur l’image ci-dessous.

je-joue-du-piano

Avertissement : Par soucis de transparence, je vous informe que pour tout abonnement sur ce site en passant par les liens ci-dessus, je recevrai une commission qui n’augmentera en rien pour vous le prix d’achat des cours.

Comment enrichir ses compositions ou improvisations au piano avec les renversements d’accord.

 

Je laisse aujourd’hui la parole à Bruno qui va nous expliquer comment varier et enrichir une succession d’accords au piano. Nous écrivant de Montréal au Québec, plusieurs expressions peuvent vous sembler étranges ou maladroites, mais c’est simplement comme cela qu’on parle outre-atlantique ! Et ça fait du bien un peu de voyager pas vrai ? Par exemple, on dit “la” doigté et non le comme en France ! Rire Merci Bruno !

 

 

Transcription texte de la vidéo :

 

Bien le bonjour!

Je suis Bruno du blog ComposerSimplement et je vous souhaite la bienvenue dans cette nouvelle vidéo!

Pour Marie-Cécile et le blog Apprendre à jouer du piano, j’ai décidé de faire une vidéo invité sur les renversements d’accords.

Il n’y a pas longtemps, M-C avait commencé à parler des intervalles et des accords à 3 notes. En même temps, je lui ai proposé de faire un article sur les renversements d’accords. Et elle a accepté, d’où la raison pourquoi je fais cette vidéo!

Qu’est-ce qu’un renversement d’accord? C’est une technique qu’on utilise pour modifier les accords pour les jouer différemment pour obtenir une sonorité différente et plusieurs de variétés pour les accords.

J’ai mon piano devant moi. Je mets mes écouteurs, tourne la caméra et je vais vous montrer c’est quoi un renversement d’accord!

Pour cet exemple, je vais utiliser un accord de Do Majeur. C’est vraiment très de base. Donc, la fondamentale est Do, la tierce est Mi et la quinte est Sol. On met ça ensemble et ça donne un accord de Do Majeur. Ce que je viens de vous montrer est l’état fondamental de l’accord. Quand on fait un renversement, il y a des notes qui sont jouées un octave plus haut ou plus bas. Dans cet exemple c’est Mi-Sol-Do, la différence est que la note de Do est jouée un octave plus haut.

Dans ce deuxième exemple, la note de Do et celle de Mi seront joués un octave plus haut. Donc, ça ressemble à Sol-Do-Mi. Et voilà! L’état fondamental, le 1er renversement et le 2e renversement.

Quand vous faites des progressions d’accords, c’est bon d’utiliser cette technique parce que ça va rajouter plus de variété parce que sinon, ça va toujours jouer la même doigté et ça va être monotone. Écoutez la progression que je vais jouer. C’est C-F-C-G (Accords de Do-Fa-Do-Sol). Mais avez-vous remarqué ma doigté? Elle n’a pas bougé! La fameuse technique de patte d’ours!! Quand je vous dis que ça rend la musique monotone! Je vais appliquer les renversements d’accords ici, mais sans trop bouger ma main. Et voilà! Quand vous faites des renversements dans vos progressions, ça rajoute plus de variété!

C’était ce que j’avais à vous présenter et oui, ça l’a été assez court! C’est sûr que M-C vous a montré les accords à 3 notes et les intervalles, c’est plus familier pour que je vous parle des renversements, surtout quand vous composez votre musique au piano! Mais ça peut s’appliquer dans d’autres instruments, comme la guitare par exemple, mais j’ai montré ça au piano parce que bon « Apprendre à jouer du piano »!! Aussi, parce que je trouve ça plus simple pour vous repérer au niveau des intervalles. C’est sûr que j’ai parlé seulement des accords à 3 notes, mais il existe aussi des renversements pour les accords à 4 et à 5 notes. Ça devient beaucoup plus complexe, mais en même temps, ça varie plus avec plus de couleur, mais malheureusement, mon but est de rester le plus simple possible et c’est pour ça que les accords à 3 notes sont toujours gagnants!

Donc, j’espère que vous avez aimé cette vidéo! Écrivez-moi vos commentaires en dessous. Je suis curieux de vous entendre sur les renversements d’accords. Est-ce quelque chose que vous utilisez beaucoup? Est-ce que vous composez votre musique avec ça? Écrivez-moi vos commentaires et ça va me faire plaisir d’y répondre.

Donc, c’était la vidéo « Les Renversements d’accords ». Je suis Bruno du blog ComposerSimplement et je vous dis portez-vous bien!

Posez-moi vos questions ici

Je vous propose de me posez sur le blog toutes vos questions en rapport avec la pratique du piano en dessous de cette vidéo.

Descendez en-dessous du formulaire pour poster vos questions en commentaire.

 

Transcription texte de la vidéo :

 

Bonjour, c’est Marie-Cécile !

 

Je voulais vous proposer une nouvelle façon de faire des vidéos.

Des vidéos un petit peu plus courtes que ce que j’ai fait jusqu’à présent, mais surtout des vidéos qui vous sont adressées en réponses à des questions que vous vous poseriez.

Donc ça va être à vous de travailler.

Vous allez pouvoir écrire vos questions en dessous de cette vidéo. Pas n’importe où, vraiment en dessous de cette vidéo, sur le blog. Je sélectionnerai une question par semaine et j’y répondrai en vidéo.

 

Tous les sujets sont abordables. Que ce soit :

  • Un problème ou une question sur le rythme.
  • Une question sur les notes, la lecture de notes.
  • La théorie.
  • Les problèmes techniques en général.
  • Les difficultés d’organisation, pour trouver du temps pour jouer du piano.

Tout ce qui vous empêche au quotidien dans votre pratique.

 

Surtout n’hésitez pas. Il n’y a pas de questions idiotes. Évidemment tant que ça a un rapport avec le piano, avec le sujet du blog. Il n’y a pas de questions idiotes.

Je sélectionnerai les questions qui pourraient servir aux plus grands nombres et j’y répondrai par des vidéos assez courtes, de 2 ou 3 minutes, une fois par semaine ou peut-être un petit peu plus souvent en fonction de l’envie, de l’inspiration.

 

Foncez maintenant, c’est à vous de travailler.

À vos clics, à vos petits claviers et c’est parti pour les questions !

 

Au revoir.

Un exercice de base essentiel pour préparer le rythme

Voici un exercice que je fais souvent faire dans mes propres cours de piano. Il fait travailler le passage d’une pulsation donnée à son double de vitesse, puis à son triple. C’est LA difficulté fondamentale de tout travail sur le rythme : changer de niveau de valeur rythmique de manière précise (comme passer d’un étage à un autre sur le tableau ci-dessous).

Les valeurs ryhtmiques

Les différents niveaux de valeurs rythmiques

Vous pouvez écouter en cliquant sur le bouton Play en haut à gauche, ou télécharger le MP3 en cliquant sur ce lien.

 

Voici la transcription texte du podcast :

 

Bonjour, c’est Marie-Cécile, du blog Apprendre à jouer du piano.

 

Je voulais vous enregistrer aujourd’hui le premier podcast consacré au rythme.

Je pense que je ferais souvent ce format pour le rythme, car c’est le format à mon avis idéal. Vous n’êtes pas encombré par l’image et vous pouvez vous concentrer sur ce que vous écoutez.

 

Ce premier exercice est un petit exercice que j’ai souvent donné quand je donnais des cours de formation musicale, qui est un exercice à faire sans partition, uniquement avec le métronome.

 

Donc vous prenez votre métronome, vous le réglez sur 50. Ce qui donne cette vitesse-là :

1—1—1—1—1

Vous augmentez le son pour pouvoir être bien dans l’écoute.

 

Comme à chaque fois qu’on travaille avec le métronome, moi ce que je vous conseille c’est de ne pas le regarder. Mais plutôt le mettre à côté de vous, ou derrière vous, ou avec votre main vous le mettez derrière votre tête. En tout cas, ne le regardez pas.

Parce que sinon vous risquez d’avoir envie de l’attendre. Il ne faut pas que vous cherchiez à attendre le métronome, sinon c’est vite insupportable et ce n’est pas le but.

Ce qu’il faut c’est que vous rentriez dans le même rythme que lui.

 

Un métronome ça s’accompagne.

C’est comme si vous essayez de prendre un train en marche qui ne va pas trop vite bien sûr, vous commencez à courir à côté de lui. Vous essayez déjà de vous mettre à la même vitesse de lui. Et après vous allez vous accrocher dessus.

Le métronome c’est pareil. D’abord vous allez l’écouter. Et puis vous allez essayer vous-même de frapper une pulsation ou de compter une pulsation à la même vitesse, en tout cas de faire un mouvement physique à la même vitesse que lui.

Tant que vous n’êtes pas capable vous-même d’être un métronome à l’intérieur et d’être à la même vitesse que le métronome extérieur, c’est même pas la peine de commencer quoi que ce soit comme autre exercice.

 

Voilà pourquoi souvent on conseille de compter, avant de partir, 2 temps, ou 4 temps.

Ce qui finalement correspond à une mesure entière.

On vous demande de compter 2 à 3 mesures :

  • Avant de partir dans un morceau
  • Avant de déchiffrer
  • Avant de faire un exercice
  • Avant de lire la lecture de notes

Il est bon de compter un certain nombre de pulsation avant de partir. Comme ça vous vous mettez vraiment dans le même rythme que le métronome lui-même ou que la pulsation qui est demandée.

Voilà donc ça c’était une petite introduction.

 

Pour cet exercice que je voudrais vous faire faire, vous mettez votre métronome à 50.

Vous l’écoutez bien. Vous rentrez dans le même rythme que lui. Au besoin vous balancez un peu à la même vitesse.

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que votre corps fasse un geste en même temps que le métronome pour que vous rentriez physiquement dans le rythme.

 

  • Maintenant je commence l’exercice. Vous allez dire 1 en même temps que lui.

1—1—1—1—1—1—1

 

  • Après, ce qu’il va falloir faire, c’est découper cette pulsation que vous donne le métronome. Ce tempo que vous donne le métronome. Vous allez le découper en deux. Vous allez créer un débit, une pulsation 2 fois plus rapide. Vous allez donc compter 1–2 dans chaque pulsation.

Mais attention, ne regroupez pas le 1–2 au début de chaque pulsation. Parce qu’il faut que l’on arrive à quelque chose d’aussi régulier qu’un métronome lui-même.

Ça donne donc ceci. Vous rentrez dans le rythme. Vous vous balancez. Ou avec votre pied vous tapez. Ou vous tapez dans vos mains.

1–2–1–2–1–2–1–2–1–2–1–2–1–2

Vous voyez, je suis régulière.

 

Évitez de faire 1-2—1-2—1-2—1-2. Ou alors 1—2-1—1—2-1—2-1.

Vous entendez, je ne suis pas régulière dans ce que je compte.

Donc c’est vraiment 1–2–1–2–1–2–1–2–1–2.

Là vous venez de passer à un débit, ou à une pulsation 2 fois plus rapide.

Ça va vous aider par exemple à trouver la vitesse des croches si votre pulsation est la noire.

 

  • La suite de l’exercice c’est de diviser maintenant la pulsation en 3.

Donc même principe, vous allez compter 1-2-3 dedans. Mais sans regrouper. En faisant quelque chose de régulier.

1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3.

 

Vous voyez, vous entendez, je ne dis pas 1-2-3—1-2-3—1-2-3—1-2-3—1-2-3—1-2-3.

 

Faites-le en même temps que moi.

On va recommencer. 1—2

1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3.

 

Rentrez vraiment dans ce 3.

Quand vous êtes à l’aise avec les deux, c’est-à-dire le fait de diviser le temps par 2 ou diviser le temps par 3, vous allez essayer de faire l’un et puis l’autre à la suite.

Si c’est la première fois que vous écoutez cet exercice, coupez ici, ce n’est pas la peine d’aller plus loin. Mais vous allez revenir plus tard et là vous le ferez en même temps que moi.

 

  • Maintenant que vous avez bien travailler le fait de diviser votre temps par 2 ou par 3, c’est parti pour mixer les deux. 1—2—3—4

1–2–1–2–1–2–1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1–2–1–2–1–2–1–2–1–2-1-2-3-1-2-3-1-2-3-1-2-3.

 

Donc ça c’est un exercice que je donne souvent parce que c’est vraiment la base du rythme, d’être capable de diviser une pulsation par deux ou par trois.

  • Si vous êtes capable de diviser par deux, vous pouvez diviser par quatre ou par huit.
  • Si vous êtes capable de diviser par trois, vous êtes capable de diviser par six également.
  • Donc vous êtes capable de faire du ternaire, du binaire. Si vous connaissez ces mots vous voyez ce que je veux dire. Sinon ce n’est pas grave oubliez tout de suite ce que je viens de dire.

 

Voilà, faites régulièrement cet exercice et on en reparlera quand on parlera des rythmes de croches, triolets, quatre doubles, tous ces rythmes qu’il va falloir que vous appreniez.

Je vous souhaite une bonne après-midi, une bonne soirée, selon où vous en êtes et je vous dis à bientôt sur le blog http://apprendre-a-jouer-du-piano.com.

Au revoir.

 

Enseigner le piano aujourd’hui

 

Enseigner le piano aujourd'hui

Un livre de Stéphane Gendron, aux éditions Delatour France.

 

Ce livre est le témoignage d’un professeur de piano dans une école de musique. Une sorte d’état des lieux de l’enseignement tel qu’il est pratiqué dans ce type de structures, un guide pour les parents, des propositions et pistes pour les enseignants, des explications franches et claires pour les élus et tous les acteurs plus ou moins proches de la pédagogie musicale en France.

L’auteur fait preuve dans ce livre d’un grand esprit d’ouverture, une volonté de décloisonner l’enseignement musical, avec même quelques pointes d’humour. J’ai souris et même rit plusieurs fois au cours de sa lecture.

La bibliographie de l’auteur révèle qu’il ne s’est pas intéressé qu’à la musique et à son enseignement. Voilà qui me plaît particulièrement ! Comment peut-on être créatif et dispenser un enseignement riche et ouvert, sans avoir été sensibilisés à d’autres aspects du monde moderne dans lequel nous vivons ainsi qu’à ses racines ? De nombreux grands musiciens et pédagogues on eux-même souvent revendiqué leurs besoins élargir leur champ d’horizon sur d’autres intérêts.

On ressent dans ce livre que monsieur Stéphane Gendron a le souci d’intégrer l’enseignement musical dans le monde d’aujourd’hui, sans sacrifier la qualité. Son titre le démontre. Il est pour moi indispensable d’avoir cette démarche à l’heure actuelle, si nous ne voulons pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis et tuer dans l’œuf la musique comme source d’ouverture et de joie pour les futurs générations. Nous ne savons ce que le monde sera dans 20 ans, mais il est certain qu’il aura énormément changé. À nous de nous adapter, et vite ! Cessons d’avoir des regrets, tournons-nous vers l’avenir, car il nous réserve certainement de bien belles surprises.

Les chapitres un à cinq sont ceux qu’il considèrent comme présentant les fondamentaux. Le chapitre six est consacré aux conditions du face-à-face du cours de piano. Les chapitres sept à dix sont ce qu’il considère comme les principes secondaires.

Dans le résumé qui suit, mes propres remarques sont en italique.

1- piano d’hier et d’aujourd’hui :

Ce premier chapitre est une présentation globale du piano en tant qu’instrument. On y retrouve son histoire depuis ses origines au temps des clavicordes. Plusieurs aspects y sont développés, comme la difficulté de le classer au sein de seule et unique famille d’instrument. Il apparaît tour à tour dans la famille des cordes, des percussions et des claviers. On pourrait donc résumer en disant qu’il s’agit d’un instrument à cordes frappées actionné par un clavier. Ce classement a d’ailleurs souvent été controversé au fil des époques et en fonction des pianistes ou compositeurs, le mécanisme étant caché et comportant des éléments appartenant à ces trois familles.

L’histoire est également raconté sous l’angle de son image sociale au fil des siècles. Il est expliqué en finesse ce qui le rend si attrayant et soit disant d’abord “facile”. L’image du piano au cours des siècles d’évolution de notre société. Suis une petite histoire de sa popularité du début du 19ème jusqu’à aujourd’hui. Et bien sûr, Stéphane Gendron se devait de terminer ce tour d’horizon de l’instrument par l’avènement des pianos numériques. Il pèse le pour et le contre d’un choix préférant le numérique à l’acoustique, les avantages et les inconvénients pour les débutants sur le plan financier à plus ou moins long terme, mais surtout pour un apprentissage de qualité.

 

2- Les motivations :

D’où vient le désir, la motivation d’apprendre le piano ? Plusieurs aspects rentrent bien sûr en ligne de compte, comme les conditions de la découverte de cet instrument, les dimensions psychologiques d’une attirance, le contexte familial. Il est rappelé que sans instrument, la motivation retombe très vite. La diversité des contextes (films, concerts, copains…) dans lesquels on peut rencontrer l’instrument est primordiale. L’identification à un camarade jouant de cet instrument est souvent source de désir à un âge où la personnalité se construit à travers l’entourage. Les parents, qu’ils l’admettent ou non, consciemment ou inconsciemment, sont de toute façon déterminants dans ce choix. Il peut même arriver que l’appel de la musique saute des générations. Certaines personnes donnent également à la musique des vertus apaisantes et quasiment thérapeutique. Et enfin, la dimension de dépassement, d’accomplissement et de défi chez l’adulte débutant est courante, avec la sensation de prendre sa vie en main et le besoin de renouveau de la maturité.

 

3-Le répertoire et l’écoute :

Il est rappelé dans ce chapitre, l’immensité du répertoire du piano. L’avènement d’Internet donne accès direct à cette abondance au travers de vidéos et de sites de partitions, avec son lot d’avantages et d’inconvénients. Il est exposé ce que cela change dans le rapport à l’œuvre chez les élèves, et comment nous pouvons le guider. Le fait de pouvoir voir et revoir autant de fois que l’on veut des interprétations peut faire croire qu’il suffit de reproduire des gestes pour jouer, oubliant complètement l’aspect d’analyse et de réflexion. Il est ensuite expliqué les limites de la transmission orale (virtuelle ou réelle) dans l’apprentissage de la musique dite savante (ou complexe) et qui utilise le support écrit.

Je vois effectivement de mon côté beaucoup de personnes persuadées, ayant une bonne mémoire visuelle, de pouvoir apprendre des pièces de grand répertoire comme des nocturnes de Chopin, voir La Campanella de Liszt, uniquement par tutoriel… Ils n’ont tout simplement pas la moindre idée de la complexité que peut atteindre ce type d’œuvre.

Il est expliqué qu’il existe deux conceptions de la musique peu compatibles :

  • La musique qui se transmet oralement, avec des possibilités de modification
  • La musique écrite, fixée sur le papier pour être jouée comme l’auteur l’a souhaité. Il s’agit ici d’un patrimoine musical.

Les conservatoires sont, comme leur nom l’indique des lieux de conservation de ce patrimoine. Ils ne se cantonnent pas cependant à la musique dite classique, puisse que le jazz (devenu très complexe également) y tient une place à part entière dans la plupart des cas.

Mais le contexte et le public des écoles de musique est très différent. Les enseignants y viennent parfois d’horizons très divers. Le répertoire qu’on y travaille peut être plus éclectique, ce qui engendre une réciprocité élève-professeur plus forte. Il est important dans ce cadre, pour Stéphane Gendron, d’accompagner les élèves dans leur choix de répertoire en respectant leur goûts musicaux, leur culture et leur sensibilité. Attention cependant de ne pas partir du principe qu’ils sont tous pareils et qu’ils ne peuvent pas s’ouvrir à un répertoire qui leur est inconnu. Tout est question d’équilibre. Nous avons la chance de disposer d’un instrument au répertoire si varié, qu’il permet énormément de parcours différents.

Il serait temps en tout cas pour l’auteur de lâcher la croyance qu’il faille obligatoirement passer par une formation “classique” pour devenir un musicien accompli.

 

4-Les méthodes la méthode :

Dans ce chapitre on trouvera une rapide histoire des méthodes d’enseignement du piano à partir du 18ème siècle. Elles reflètent souvent les idées de leur époque. Les méthodes actives, apparues au début du 20ème siècle n’échappent pas à cette remarque, reflétant la libération face à une éducation jugée trop stricte. Elles effectuent un tournant fondamental dans les manières d’enseigner. L’enfant y est encouragé à devenir plus actif.

Les plus connues sont énumérés et expliquées brièvement une par une. On y trouvera notamment :

  • La méthode Dalcroze, qui met l’accent sur la conscience du corps.
  • La pédagogie Kodaly, essentiellement vocale.
  • La méthode Orff, qui met l’accent sur le développement de l’enfant, et non son seul savoir.
  • La méthode Willems, qui travaille par imprégnation, afin d’apprendre de façon naturelle, chez l’adulte comme chez l’enfant.
  • La méthode Martenot, fondée sur le principe que tout ce passe par le corps est fortement ancrée. On y part de l’expérience corporelle, au travers d’exercices très progressif.
  • La pédagogie Marie Jaëll, fondée sur la motricité, le sensoriel et la conscience. Un grand travail sur la main et le geste (extrêmement intéressant pour les pianistes en difficultés physiques !)
  • La méthode Vivaldi, inspirée de la méthode Kodaly, et prenant comme support un répertoire traditionnel, folklorique.

Cet exposé est intéressant pour les professeurs de piano qui en entendent souvent parler sans véritablement avoir les ressources temporelles et financière leur permettant d’apprendre véritablement à quoi cela correspond. Libre à chacun après de se pencher plus profondément sur l’une ou l’autre. Plusieurs de ces méthodes sont toujours pratiquées et transmises par des fondations ou associations. Il s’agit ci-dessus de résumés très condensés, donc forcément incomplets. Si vous pratiquez ces méthodes, je serais ravie que vous nous en parliez plus précisément dans les commentaires ci-dessous.

Je vous encourage à aller lire des ouvrages ou rencontrer des personnes spécialisées dans ces différentes approches, qui sont toujours enrichissantes si on ne les considèrent pas comme des vérités uniques et absolues…

Pour Stéphane Gendron, il n’y a pas de “bonnes” ou “mauvaises” méthodes (manuels) en soi. Il explique piocher en fonction de l’élève dans différents ouvrages, afin d’offrir un maximum de diversité dans le répertoire, et de s’adapter à son évolution. Il faut savoir sortir de la méthode habituelle avec discernement.

Et comme avec le mot méthode, on peut aussi évoquer la façon d’enseigner, l’auteur explique ensuite son évolution et un bref condensé de ce qu’il pratique durant ses cours, en faisant la synthèse de ce qu’il a appris de différentes méthodes spécifiques énumérées plus haut.

Ce chapitre ce termine en rappelant que tout cela n’est rien sans la relation humaine qui se tisse entre l’élève et son professeur. La relation à l’instrument est complètement liée à la qualité de l’échange avec celui qui le représente, ainsi qu’à l’image qu’il donne de sa propre pratique de musicien. Il semble important de développer l’autonomie face à l’œuvre. Et l’auteur préfère partir des difficultés du morceau pour travailler la technique.

 

5-Le langage est l’écriture de la musique :

Il y est exposé la difficulté de la notation musicale, les questions que cela soulèvent parfois et les difficultés rencontrés souvent chez les élèves. Les signes, les symboles, les mots en langues étrangères ou éloignés du sens familiers sont autant d’écueils sur lesquels les apprentis pianistes peuvent buter ou même faire perdurer longtemps un incompréhension.

Beaucoup de choses très intéressantes dans ce chapitre, sur l’histoire de la notation. Il m’est arrivé de tomber sur des petites perles que je ne connaissais pas encore ! Merci à l’auteur de n’être pas parti du principe que nous connaissions forcément tout.

Ce chapitre fini par quelques perles d’élèves qu’un professeur peut entendre parfois.

L’auteur avait noté sur des petits carnets tout long de sa vie d’enseignant un certain nombre de perles d’élèves. Ils en retranscrit quelques unes tout au long du livre et certaines sont particulièrement savoureuses et résonnent familièrement à l’oreille du professeur de piano que je suis. J’avoue me sentir moins seul ! Sourire

 

6-Cours particuliers et pratiques collectives :

Vient ensuite un état des lieux et un guide de ce qui se pratique comme type de cours dans les écoles de musique et conservatoire. Le cours particulier, hérité de l’enseignement réservé aux classes dominantes du 19ème siécle, est encore la norme dans beaucoup d’écoles. Mais étant aussi héritières d’une tradition de musique collective dans les régions, un compromis y est souvent cherché en essayant de s’adapter aussi au rythme de vie des familles.

On trouve souvent la triade :

  1. formation musicale (solfège)
  2. cours d’instrument
  3. pratique collective

 

Pratique collective

 

La principale difficulté est d’insérer tout ceci dans les plannings souvent bien chargés de nos petits. Nous constatons souvent de la fatigue (la réforme à 4 jours et demi pour moi n’y a pas changé grand chose…), et une difficulté à travailler régulièrement l’instrument. De plus la multiplication des offres d’activité extra-scolaires font souvent assimiler la musique au mode de fonctionnement d’un club sportif (attention, aucun jugement de valeur ici, juste un constat de fonctionnement) ou d’un TAP origami. Il est commun de déduire que, comme ces activités, on peut pratiquer la musique uniquement pendant le cours. Ce qui est pas possible. Le cours a une fonction d’accompagnement et de suivi de la pratique à domicile.

Je déplore régulièrement me trouver dans la position d’un répétiteur et non d’un professeur… à faire travailler l’élève en cours. Je ne cesse de répéter que le cours n’est pas la pratique. Mais ceci n’est pas nouveau, je me souviens de conversations à ce sujet entre mon professeur et ma mère lorsque j’étais enfant.

Vient ensuite une énumération de différentes possibilités de sortir de l’unique solution du cours particulier. Beaucoup de formules intéressantes, comme la pédagogie de groupe, les cours chevauchés, l’invitation d’autres instrumentistes pendant une partie du cours de piano pour de la musique de chambre ou de l’accompagnement ou les classes croisées. Elles permettent de consacrer plus de temps à l’élève, de décloisonner la dualité professeur/élève, et de redonner un nouveau souffle en cas de motivation défaillante.

Je suis tout à fait ouverte à ces propositions. Mais pour moi il faut cependant que le professeur soit formé et s’organise pour ce type de cours. Sinon cela risque fort de tourner à la pagaille…Un livre intéressant à ce sujet, mais épuisé : Une pratique de la pédagogie de groupe dans l’enseignement instrumental, d’Arlette Biget aux éditions Cité de la musique 2001. Je ferai un article sur ce livre dans les mois qui viennent.

Stéphane Gendron parle ensuite du rôle du professeur et quelles sont les limites de son enseignement. Il propose ensuite un petit code de déontologie en dix points, particulièrement intéressant, sorte de point de départ de réflexion, devant s’adapter au contexte professionnel et d’exercice de chacun, et être pouvant être corrigé et aménagé en fonction.

 

7-La créativité :

Dans ce chapitre, il est question d’expérimentation pour le professeur et pour les élèves. Pour lui les enseignants sont des expérimentateurs. Et l’auteur regrette qu’on n’ai pas suffisamment d’opportunité pour partager les expériences de chacun.

Je déplore également cela. Voilà pourquoi, ayant cherché sans succès un lieu d’échange, j’ai créé le groupe Facebook dont je rêvais. Ce groupe s’appelle L’art d’enseigner le piano, et est composé actuellement de 450 membres francophones de part le monde et issus de formation et de structures diverses (indépendants, écoles municipales, conservatoires régionaux, départementaux et communaux, pôles sup, associations etc…). Si vous êtes enseignant du piano, vous y êtes le bienvenue !

Il est important de développer la créativité et l’imagination en premier lieu chez les petits. Puis encourager l’invention chez les plus grand. Et enfin respecter ce temps de l’adolescence où le rapport à la norme se modifie. Il est alors intéressant de développer la créativité par d’autres formes qui peut être la composition par exemple.

L’auteur termine ce chapitre par une phrase qui m’a marquée, car elle va à l’encontre des idées communes à ce sujet : “toute incitation à la créativité rend les enfants réceptifs aux créations venues de l’extérieur”. Il cite ensuite Célestin Freinet : “Ce n’est que lorsqu’on a produit soi-même qu’on est en mesure de s’enrichir de l’expérience des autres”.

 

8-La pratique à domicile :

Tout au long de son livre, et plus particulièrement dans le ce chapitre, l’auteur insiste sur l’importance de la relation avec les parents d’élèves. L’information et le rappel régulier des conditions d’un bon apprentissage est essentiel. En tant que professeur, nous sommes régulièrement confrontés à des familles qui ne savent pas que la musique se pratique en dehors des cours et non pendant le cours. Il est donc essentiel de les en informer, et de le rappeler régulièrement, dans cette société tournée vers le loisir. Aider les familles à s’organiser pour faire une place à cette activité sur le plan temporel et spatiale au domicile de l’élève et créer ainsi les conditions nécessaires.

Un petit passage dans ce chapitre particulièrement savoureux pour un professeur, qui raconte quelques excuses données par les élèves pour leur manque de travail. J’avoue que cela me rappelle beaucoup de choses ! et j’ai bien ri.

Sont énumérés ensuite des pistes de méthode travail qui peut être proposé aux élèves. Il est expliqué que les bonnes pratiques ne sont pas les plus naturelles, comme le fait de travailler par fragments en veillant au lien avec la suite, de prendre en priorité les passages délicats et de prendre un tempo adapté, plutôt lent… Il est rappelé également, que le travail les mains séparées n’est pas la plus pertinente (mais en l’absence d’une bonne lecture, il est parfois difficile de s’en passer…) Il s’agit d’une période transitoire, pour travailler au plus vite sur l’équilibre, l’association et l’intégration des deux mains (sur ce point, l’auteur rejoint la vision de Brigitte Bouthinon-Dumas dans son livre Mémoire d’empreintes). Il est aussi rappelé les difficultés que peuvent poser le “par cœur” trop rapide dans l’apprentissage d’un morceau, encore et toujours en lien avec des lacunes de lecture et de déchiffrage.

 

9-Les auditions concerts et examens :

Pour ce chapitre, il est question de sortir le pianiste de son isolement naturel. Il est expliqué que  les auditions et concerts permettent de donner du sens à la pratique individuelle. Le rôle du professeur est ici essentiel pour préparer à laisser chanter, respirer la musique malgré l’appréhension, sans foncer tête baissé en « exécutant » le discourt. La confiance en soi au cours de ces événements se construit petit à petit avec son soutien. Mais l’élève s’engage également à tenir sa part du contrat… C’est également un moment de partage, parfois fort en émotion, où l’on doit rester attentif au besoin de distance ou de proximité de chaque enfant vis à vis de l’enseignant.

Il est rappelé qu’il est important de multiplier les occasions de jouer en public. On peut cependant commencer doucement à la maison devant quelques personnes, puis devant plus de monde en quatre mains ou avec un autre instrument.

 

Audition à Quatre-Mains

 

L’enfant peut découvrir lors de ces auditions deux choses que l’auteur considère comme essentielle :

  • l’émotion provoquée dans le public n’est pas une question de perfection.
  • Il existe de multiples façons d’écouter, regarder, ressentir.

Il est également rare à notre époque d’assister à la musique en direct. Il s’agit donc d’une expérience essentielle pour beaucoup.

Là encore, sont énumérées quelques formules intéressantes et déclinaison d’événements au sein d’une école de musique :

  • Les auditions/concerts au domicile des familles
  • Les auditions/concerts pour les établissements sociaux et médico-sociaux
  • Les auditions/concerts dans les établissements scolaires.
  • Les projets collaboratifs entre différents acteurs culturels d’un territoire donné, pour mixer orchestres, chant, danse, théâtre, ou autres…

Il est également expliqué le système des cycles, adopté par quasiment toutes les écoles de musique à l’heure actuelle. Puis pour terminer, la situation de l’évaluation ou examen ainsi que les évolutions notables dans les écoles de musique.

 

10-Plaidoyer pour une formation ouverte :

Comment créer des musiciens qui ne soit pas que des musiciens techniciens, mais des personnes ouvertes et développant leur intelligence musicale. Les parents sont les premiers éducateurs  culturels de leurs enfants avec le support des contes et les chansons enfantines. Puis, la multitude de dessins animés et de disques offre une possibilité d’enrichissement considérablement de l’environnement musical. Encore faut-il bien sûr que l’enfant y soit exposé dans son milieu familial. Il est intéressant pour l’enseignant de partir du « répertoire » qu’ils ont intégré. Et en faisant le lien avec le piano, ils comprennent d’eux même que la musique est indissociable des autres formes d’art comme le théâtre, la poésie, la danse, le cinéma.

Les grands compositeurs ont souvent eux-même exprimé le besoin de « sortir » de la musique. Schumann disait : »Reposez-vous souvent de vos études de piano par la lecture de bons poètes. Promenez-vous dans la campagne, dans les champs ». D’autres ont même ouvertement revendiqué leurs source d’inspiration visuelle ou littéraire. Ne ratons jamais une occasion de faire référence au cinéma que les élèves apprécient en général beaucoup, et qui offre beaucoup de possibilité. Puis plus tard, il est intéressant de montrer les analogies entre le style musical d’une époque et son style architectural, ou pictural. Ils seront plus en capacité d’appréhender les différents courants esthétiques dont sont issus chaque oeuvre.

Le répertoire extrêmement varié que nous offre le piano nous permet d’ouvrir de multiples passerelles vers les musiques d’Extrême-Orient, d’Asie, des pays de l’Est, américaines, celtiques, etc… Développer l’intérêt pour les différents styles comme le jazz, le blues, le ragtime , les musiques latines et cubaines (salsa, bossa nova, mambo, cha-cha-cha…) et démontrer leur l’influence sur les compositeurs, permet de faire de nos élèves des musiciens complets et ouverts aux cultures mondiales liées au piano.

Enfin, l’instrument pratiqué peut-être aussi l’occasion pour eux de découvrir d’autres métiers de la musique, comme la facture de piano, les accordeurs, les métiers du son. Mais n’oublions pas également les professions alliant musique et soin médicaux, ou psychologique. C’est un souhait cher à Stéphane Gendron que les écoles de musique établissent des passerelles régulières vers ces métiers parfois méconnus. 

Cela permet en outre d’ouvrir l’école de musique sur les différents structures qui existent dans une commune, notamment créer du lien avec l’éducation nationale, les écoles, associations diverses, artisanat musical, centres médicaux et sociaux. Tout ceci n’est pas nouveau, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Il nous faut nous ouvrir à une conception ouverte et ambitieuse de la musique !

 

 

En conclusion je dirais que cet ouvrage est extrêmement intéressant pour tous les acteurs de l’enseignement instrumental, pianistiques ou autre. Il fait un bilan, une sorte de carte générale de ce qui peut se faire. C’est une mine d’idées pédagogiques. Et une source d’information également pour les parents et les élèves adultes.

 

Si vous êtes professeur et que vous aimeriez lire d’autres résumés de livre comme celui-ci, vous pouvez vous inscrire à la newsletter spéciale enseignants du piano en remplissant le formulaire que vous trouverez en bas de page en cliquant ici.

 

Cliquez ici pour acheter le livre

Les accords de trois sons expliqués au piano

Que vous ayez toujours rêvé de trouver facilement des accords donnés pour accompagner une chanson, improviser ou composer, je vous montre dans cette vidéo comment vous y prendre pour vous entraîner. Il s’agit plus précisément des accords de trois sons en position fondamentale et serrée.

 

Voici la transcription texte de cette vidéo :

 

Bonjour et bienvenue sur le blog Apprendre à jouer du piano.

Aujourd’hui je vais vous faire une vidéo pour vous expliquer, face au piano, comment construire les accords.

Image non cliquable.

accords de trois sons au piano

 

Alors déjà, qu’est-ce que c’est qu’un accord ?

C’est à partir de 3 notes jouées en même temps.

  • Une seule note: c’est une note.
  • Deux notes: c’est un intervalle.
  • Trois notes: c’est un accord.

Les accords se présentent soit de façon écartée au piano. Si je vous joue ça, c’est la position écartée.

Accords en position écartée

Maintenant si je prends le même accord mais que je le ressers, donc le Do qui était là se retrouve là. Le Mi qui était là se retrouve là. Là il est en position serrée.

Accords en position sérrée

Ce dont je vais vous parler aujourd’hui, c’est des accords de 3 sons en position serrée. Puis on verra plus tard pour la suite.

 

À quoi ça sert de savoir construire des accords ?

Ça vous permet, si vous avez des partitions de variétés, avec la notation internationale, au-dessus des paroles, de savoir avec quoi vous allez pouvoir vous accompagner.

D’autre part, si vous jouez dans un groupe, on peut vous demander par exemple « Tiens tu pourrais nous jouer tel accord, l’accord de Do, l’accord de Sol à tel endroit ». Et si vous ne savez pas de quoi on vous parle, ça va être compliqué.

 

Comment on construit concrètement un accord ?

L’accord de trois sons, en général, en position serrée et fondamentale, va se construire d’abord sur une note fondamentale (1). Puis je saute par-dessus une touche, on a la tierce (3). Et je saute encore par-dessus une touche, ça me donne la quinte (5).

L'accord de do de trois sons

Alors pourquoi je parle de tierce ?

Parce que je parle de la première intervalle par rapport à la fondamentale, puis la quinte toujours par rapport à la fondamentale.

C’est ces deux intervalles qui vont construire l’accord quand elles sont jouées en même temps.

 

En position serrée vous avez des accords majeurs comme celui-ci.

 

Accord de do majeur

Et des accords mineurs comme celui-là.

Accord de do mineur

Il n’y a qu’une seule chose qui change, c’est la tierce. C’est-à-dire la note du milieu.

Si je vous donne quelque chose d’un petit peu plus écarté, d’un petit peu plus élaboré, ça donne ça en majeur.

Accord de do majeur en position écartée

Et ça en mineur.

Accord de do mineur en position écartée

Tous les accords entendus étaient les mêmes simplement là j’ai doublé les basses, doublé les notes.

Donc en position serrée, je suis comme ça, et il y a une seule chose qui change c’est la tierce.

C’est pour ça que je vais vous parler d’abord de la tierce parce que c’est vraiment ce qui donne la couleur à l’accord.

 

Qu’est-ce que c’est qu’une tierce ?

Je vous en ai parlé dans l’article précédent. Si vous ne l’avez pas encore lu, vous pouvez cliquer sur ce lien.

La tierce, c’est 1, 2, 3. Ça c’est une tierce.

Une tierce au piano

Je vais m’entraîner à les repérer un peu partout. Je fais exprès de prendre que les touches blanches pour le moment pour que ça vous semble plus simple.

Ça c’est une tierce majeure parce qu’elle est composée de deux tons. Pour l’instant ne vous embêtez pas forcément avec ce que je viens de dire sur les deux tons.

Moi je vais vous donner une manière très simple de construire ça. Il faut que vous fassiez attention aux endroits où il n’y a pas de touches noires entre les touches blanches.

Je vais partir des intervalles qui sont construites uniquement à partir de notes naturelles. Comme Do Mi, Mi Sol, Sol Si. Je ne touche pas du tout aux touches noires.

Pour bien que vous compreniez et que ce soit étape par étape.

Au-dessus, c’est une intervalle majeure parce qu’il n’y a pas de demi-ton dedans.

Là il y a le fameux demi-ton qui se trouve ici qui va raccourcir. Regardez, il n’y a que deux touches. Alors que précédemment y’en a 3.

Tierce naturelle mineur

Donc la première est plus grande dans le son que la seconde, puisque dans la seconde il y a moins de touches, moins de notes entre les deux notes.

  • La première est du majeur: 3 touches entre les notes.
  • La seconde est du mineur: 2 touches entre les notes parce qu’il y a le demi-ton à l’intérieur.

Vous pouvez vous entrainer vous-même chez vous à faire la même chose que moi, en partant de Do-Mi. Majeur, mineur, mineur, majeur, majeur, mineur, mineur, majeur.

Ça c’est uniquement si vous avez des notes naturelles sur les deux notes de la tierce.

 

Maintenant, si vous voulez transformer une mineur en majeur par exemple. Il faut l’agrandir. Je vous rappelle que majeur c’est plus grand que mineur, comme son nom l’indique. Donc du coup je vais me mettre sur la note noire, pour qu’il y ait bien 3 touches entre. Donc une tierce majeure à partir de Ré, c’est Ré-Fa dièse. Même si vous ne connaissez pas encore le principe des dièses, il faut que vous vous mettiez sur la touche noire qui est juste au-dessus.

Tierce mineur au piano

Inversement, si je suis sur du majeur. J’ai 3 touches. Je vais réduire l’espace entre mes doigts et là je vais aller sur la touche noire qui est juste à côté. Il faut bien se placer ici car sinon ce n’est plus une tierce mais une seconde. Donc je me mets là, et là c’est une tierce mineure.

Si je veux réduire une tierce mineure mais par le bas cette fois-ci. Je vais descendre ma basse et je vais aller sur la touche noire.

Attention, ça ne va plus s’appeler une tierce qui part du La. Ça va s’appeler une tierce qui part du La Bémol. Si je suis sur cette mineure-là, je vais descendre le Mi et ça va faire un Mi Bémol. Mi Bémol – sol.

Attention de ne pas l’appeler Ré Dièse-Sol, parce qu’à ce moment-là, Ré Mi Fa Sol, ça donne une quarte. On est d’accord, ça sonne pareil. Mais vous risquez de vous embrouiller. Il faut vraiment que vous l’appeliez Mi Bémol-Sol.

 

Maintenant si je passe à la quinte.

La quinte est beaucoup plus facile. Il n’y a pas de majeur ou de mineur. C’est une quinte qui est juste ou qui n’est pas juste. Tout simplement.

D’ailleurs on emploie véritablement le mot de quinte juste.

Ce qui est très pratique avec la quinte, c’est que si vous êtes sur touche blanche en bas, vous serez aussi sur touche blanche en haut. Si vous comptez bien, bien sûr. Il faut compter le bon nombre. 1 2 3 4 5, je suis sur la 1, et sur la 5.

Une quinte juste au piano

Et j’ai ma quinte juste à partir de Do. Si je vais à côté, toujours pareil, ça fonctionne. J’ai le même nombre de touches entre.

Il y a une seule quinte qui n’est pas bonne car elle est trop petite.

Je suis obligée de l’agrandir par la droite, c’est la quinte à partir du Si, pour les accords du Si.

La quinte juste à partir du fa

Ou par la gauche ici, c’est la quinte de La dièse ou l’accord de Si bémol. Ça ne s’appellera plus l’accord de Si.

La quinte juste en descendant du fa

Je suis partie exprès pour cette vidéo que de notes naturelles. Mais bien sûr, si cette quinte est juste et que je veux faire Do Dièse, l’accord de Do Dièse avec une quinte, je vais tout décaler sur les touches noires et ça va marcher aussi.

Donc si vous avez par exemple un accord de Mi Bémol à construire, vous vous mettez d’abord sur Mi et vous descendez tout sur les touches noires. Il y aura de toute façon le même nombre de touches au milieu.

Si je veux faire un accord de sol dièse, c’est pareil. Je cherche d’abord la quinte de sol, et je monte sur les touches noires. J’aurai le même nombre de touches.

Prenez bien le temps au départ. Quand vous aurez l’habitude vous le ferez directement.

 

  • Donc vous vous entrainez d’abord pour la tierce, d’abord en vous disant si c’est majeur ou si c’est mineur.
  • Puis après vous essayez de modifier une majeure en mineure ou une mineure en majeure.
  • Et puis après vous vous entrainez sur la quinte. Soyez attentif aux quintes justes.

 

Si vous voulez faire des accords, il vous suffira d’associer les deux.

  • L’accord de Do, parce qu’on les appelle toujours par la basse, c’est Do Mi Sol.
  • L’accord de Fa, je me mets sur Fa, je fais une tierce, puis une quinte. C’est Fa La Do.
  • L’accord de Ré, une tierce, et une quinte. C’est Ré Fa La.

 

La seule chose qui va changer entre tous ces accords-là, bien sûr c’est leur nom à la base, et leur qualification.

Ça c’est un accord majeur parce que la tierce est majeure.

Accord majeur

Ça c’est un accord mineur parce que la tierce est mineure.

Accord mineur au piano

La quinte ne change rien. C’est uniquement la tierce.

 

Voilà en gros vous savez comment construire des accords.

 

Bravo en tout cas d’être arrivé jusque-là. Si vous avez aimé cette vidéo, cliquez sur le pouce bleu.

Si vous voulez vous abonner, faites-le en dessous de la vidéo, et partagez-la.

 

À bientôt sur le blog !

 

La base pour construire les accords au piano : Les intervalles (débutant)

Il est intéressant de savoir nommer une intervalle dans toute pratique musicale. Tout ce qui est nommé est plus facile à concevoir et à percevoir. Si vous voulez improviser ou même composer, vous allez avoir besoin de connaitre les accords (l’harmonie). Or un accord est l’association et la superposition de plusieurs intervalles. Si vous voulez travailler votre oreille, vous allez également avoir besoin de travailler chaque intervalle, car toute mélodie est la succession de plusieurs intervalles mélodiques. Pour la lecture, cette notion est également importante, car pour être un bon lecteur et lire rapidement on a besoin d’une lecture relative entre les notes.

 

Mais qu’est-ce qu’une intervalle ?

C’est une mesure de distance entre deux notes. Et on la détermine en comptant le nombre de nom de notes (do ré mi…) en partant de l’une pour aller à l’autre par mouvement conjoints (comme quand on récite l’ordre des notes). Ce sont les « briques », les matériaux de base qui construisent les accords en musique.

Voici leur différents nom à connaitre pour les plus courantes :

La seconde, la tierce, la carte, la quinte, la sixte, la septième, l’octave…

Voici maintenant en détail les noms des différentes intervalles qui existent avec un exemple d’intervalle ascendante (montante):

Rappel : Deux notes conjointes, sont deux notes qui se touchent dans l’ordre des notes, comme sol-la. Deux notes disjointes sont deux notes éloignées d’au moins une note comme si-mi.

  • La seconde correspond à deux notes conjointes, comme par exemple ré et mi en montant : je compte ré et mi, ça fait 2.
  • La tierce correspond à trois notes. Elle saute donc par-dessus une note, comme par exemple mi-sol en montant : je compte mi, fa, sol, ça fait 3.
  • La quarte correspond à quatre notes. Elle saute par-dessus deux notes, comme fa-si en montant : je compte fa, sol, la, si, ça fait 4.
  • La quinte correspond à cinq notes. Elle saute par-dessus trois notes, comme ré-la en montant : compte ré, mi, fa, sol, ça fait 5
  • La sixte correspond à six notes. Elle saute par-dessus quatre notes, comme
  • La septième correspond à sept notes. Elle saute par-dessus cinq notes, comme
  • L’octave correspond à huit notes. Elle comporte comme point de départ et d’arrivée deux notes de même nom. Comme par exemple fa-fa à l’étage plus aiguë (à droite sur le piano).

La neuvième et la dixième existent, mais il n’est pas utile de s’y pencher pour le moment si vous n’êtes pas à l’aise avec celles ci-dessus.

 

Ce qu'il faut savoir avant de démarrer les accords

Image de Marc Biarnès

Passons maintenant à la pratique !

Comment trouver au piano l’intervalle entre deux notes :

Vous devez prendre le nom de la note de départ, la compter comme numéro 1, et énumérer le nom des notes (sans vous tromper de sens dans l’ordre des notes) jusqu’à arriver à votre deuxième note que vous compterez également. Par exemple : Fa-Si

 

Quarte au piano

Fa est le 1

Sol le 2

La le 3

si le 4

Vous avez compté quatre notes, comprenant la note de départ et la note d’arrivée. Il s’agit donc d’une quarte.

 

Des intervalles faciles à repérer au piano :

 

La seconde : c’est deux touches l’une à côté de l’autre.

Seconde au piano

 

L’octave : elle est composée de deux notes de même emplacement à un “étage” de différence sur le clavier comme dans l’exemple ci-dessous, fa-fa.

Octave au piano

La tierce : deux notes séparées d’une seule note.

Tierce au piano

Si vous ne savez pas encore lire les notes sur une partition, passez directement au chapitre “Comment repérer les intervalles à l’oreille”.

 

Comment repérer sur une partition les intervalles sans compter:

Il est intéressant de se pencher sur le graphisme de chaque intervalle dans les partitions. Cela va vous permettre de déchiffrer avec beaucoup plus de rapidité et de réflexes.

Rappel de vocabulaire : Je vais parler ci-dessous de deux “familles” de notes. Il y a les notes positionnées sur les lignes,

Notes sur les lignes

et les notes positionnées sur les interlignes.

Notes sur les interlignes

 

Graphisme des intervalles :

Les plus faciles à repérer :

Pour la seconde harmonique (les deux notes sont jouées en même temps), elle est assez facile à repérer, car elle a une petite particularité. En effet les deux têtes de notes sont collées les unes aux autres, et décalées au niveau vertical, bien quels soit accrochées toutes les deux à la même hampe (barre verticale indiquant le rythme de la note). Elle ressemble à deux cerises collées l’une à l’autre de manière décalée. Il s’agit donc d’une note sur une ligne et d’une autre sur un interligne.

Seconde harmonique

Pour la tierce il s’agira de deux notes positionnées sur une ligne ou sur des interlignes.

Tierce harmonique

Pour la quinte, c’est exactement comme la tierce, mais en sautant un étage, donc soit une ligne, soit une interligne.

Quinte harmonique

 

La septième, c’est exactement comme la tierce et la quinte, mais en sautant deux étages, donc soit deux lignes, soit deux interlignes :

Septième harmonique

 

Plus difficile à repérer :

 

Ce sont toutes des intervalles qui ont une note sur une ligne et l’autre sur une interligne.

Pour la quarte, vous aurez toujours une ligne en entre les deux notes.Quarte harmonique

 

Pour la sixte, vous aurez toujours deux lignes entre les deux notes.La sixte

 

Pour l’octave, vous aurez toujours trois lignes entre les deux notes.

L'octave

 

Remarque pour les intervalles dans une mélodie :

Vous prenez la première note, et vous procéder de la même manière que précédemment, mais en étant bien vigilant de ne pas vous tromper de direction dans l’ordre des notes. Par exemple do-fa en montant ne donnera pas la même intervalle que do-fa en descendant…

dans le premier cas c’est une quarte :

Intervalle médodique

et dans le second une quinte…

Intervalle mélodique descendante

Petit exercice pratique :

Entrainez-vous à nommer les intervalles entre chaque note ci-dessous. Par exemple pour commencer, do-mi tierce, mi-sol tierce, sol-do quarte etc…

Exercice trouver intervalles

 

 

Comment repérer à l’oreille les intervalles :

Il s’agit d’un travail de longue haleine, mais il vaut le coup, car il vous permettra au bout du chemin d’entendre dans votre tête une mélodie que vous lisez sur une partition. C’est le travail à faire pour toute personne qui n’a pas l’oreille absolue, mais qui veut arriver à entendre une musique et la reproduire sur le piano, ou lire une partition et l’entendre dans sa tête. Je suis dans ce cas maintenant parce que j’ai travaillé mon oreille par des exercices systématiques sur les intervalles.

Je ne vais pas rentrer trop dans les détails ici, mais je vous indique une des manières les plus efficaces pour commencer ce travail. Il y a bien sûr beaucoup d’autres méthodes possibles pour approfondir ensuite.

Pour apprendre comment sonne une intervalle, le premier pas est de partir de votre propre mémoire. Pour chaque intervalle, il faut associer une mélodie qui commence par cette même intervalle et que vous connaissez sur le bout de vos oreilles. Vous devez pouvoir retrouver cette mélodie n’importe où, n’importe quand. Je parle de thèmes de chansons très très connus comme l’hymne national de votre pays, Happy Birthday to you, un chant de noël ou quelque chose de très simple comme une berceuse de votre enfance. Du moment que pour vous c’est possible de vous la rappeler instantanément.

Voici quelques exemples dans lesquels je souligne les deux syllabes de l’intervalle recherchée :

  • Au clair de la lune pour la seconde,
  • A la clai-re fontaine pour la tierce,
  • Allons en-fants de la patrie, pour la quarte,

 

Mais il peut aussi s’agir du thème de Star Wars, si vous avez adoré cette série de film, et dont le thème commence par une quinte (pardon pour ceux qui ne lisent pas la musique… Yeux roulants) :

Quinte Star Wars

 

Ou, toujours pour la quinte, de “Ah vous dirais-je maman” de Mozart :

Quinte Mozart

 

Un repère très simple à retenir, si vous y êtes habitué, sont les différentes sirènes qui ponctuent notre paysage sonore urbain… Même si elles augurent souvent des événements bien malheureux, elles sont bien pratiques pour notre travail ici.

 

Un petit tour des sirènes d’urgence françaises :

Remarque rigolote : elles sont toutes construites sur le la du diapason ! Ecoutez !

Les pompiers pour la seconde, soit la-si :

 

Ici la sirène de police pour la quarteRire La-ré :

 

Ou le SAMU pour la quinte, la-mi :

 

Et pour finir ce tour des sirènes française, la gendarmerie pour la sixte, la-fa :

 

Bref ne prenez pas des thèmes qui ne vous disent rien à vous, mais plutôt ce qui vous parle tout de suite !

Mais je peux faire de la musique sans connaître toute cette théorie !

Oui, vous pouvez jouer de la musique à partir de partition ou de tutoriel en appliquant ce qui vous est indiqué sans chercher plus loin. Mais vous serez toujours dépendant de la partition, de votre mémoire gestuelle ou visuelle des touches pour jouer. Si vous n’avez pas de partition et que votre mémoire vous fait défaut, vous ne pourrez pas vous raccrocher à une compréhension et une écoute plus consciente de votre morceau. Plus vous comprenez de l’intérieur la construction de ce que vous jouez, moins vous aurez d’effort à fournir pour l’apprendre.

C’est un effort certain pour le moment, mais il vous fera gagner du temps à long terme… A vous de choisir en toute conscience ce qui vous convient pour ce que vous voulez faire au piano. Si vous voulez juste jouer un morceau facile effectivement ça n’est pas la pein. Mais plus vous voudrez apprendre des morceaux compliqués, plus ils seront intéressants et plus vous aurez besoin de les entendre de l’intérieur et de les comprendre.

A vous de choisir… Sourire

 

Petit détour en anglais pour les plus avancé d’entre vous :

Il est intéressant de remarquer qu’en anglais, une différence est faite entre les notes conjointes, les notes disjointes proches et éloignées.

  • Step est employé pour les mouvements conjoints.
  • Skip pour les mouvement disjoint d’une seule note, une tierce.
  • Et leap, pour les intervalles plus grandes que la tierce.

Il n’existe pas d’équivalent à ma connaissance en français pour ces trois termes et en tout cas pas dans le fait de distinguer les notes disjointes en tierce des intervalles plus grandes. Je trouve que c’est toujours intéressant de trouver des distinctions qui existent dans une autre langue que sa langue maternelle. En effet, il semble intéressant pour les anglophones de distinguer la seconde et la tierce, qui sont les éléments de base, des autres intervalles qui sont construites à partir des deux premiers. J’ai moi-même remarqué, que ça soit dans la formation de l’oreille, la lecture, ou l’étude des accords, que si vous n’êtes pas à l’aise avec les deux éléments de base qui sont la seconde et la tierce, le reste ne suivra pas. C’est pour cela que je vais particulièrement insister sur ces deux intervalles dans mes articles à venir.

 

J’espère que cet article vous a permis d’y voir plus clair dans la notion des intervalles. Si vous pensez qu’il peut aider d’autres personnes, partagez-le en envoyant le lien à cette personne. A bientôt !