Quel est votre plus gros problème au piano ?

Dans ce podcast, je vous remercie tous pour votre présence et votre confiance. Nous avons passé dernièrement la barre des 1000 inscrits à la liste email, et vous êtes de plus en plus nombreux à m’envoyer des mails de remerciements chaque jour, à vous confier ou à me poser les questions qui vous tracassent. Le site frôle la moyenne de 500 visites par jour au jour où je vous écrit et ce chiffre est en perpétuelle augmentation. Je célèbre ça aujourd’hui avec vous !

Comme je vous le demande dans ce podcast, déposez-moi votre “plus gros problème au piano” tout en bas de cette page dans le champs commentaire.

Transcription du podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile.

Je voulais vous remercier pour votre fidélité et le nombre de plus en plus imposant que vous êtes à m’écouter, à me lire, à me regarder sur YouTube.

Il y a 2 mois on a dépassé la barre des 1 000 lecteurs. Là on est à presque 1 250 lecteurs.

J’ai commencé ce blog il y a presque un an et demi, au mois d’août.

  • Il a été créé au début de l’été 2016.
  • J’ai écrit mon premier article fin août 2016.

Depuis j’essaie de publier régulièrement.

Il y a des semaines où j’ai moins le temps que d’autres parce que j’ai aussi 2 grands garçons de 11 et 14 ans. Donc il y a des semaines où c’est plus facile pour moi, des semaines où c’est moins facile.

Mais j’essaie d’être le plus régulier possible.

Je suis vraiment très touchée par votre intérêt.

  • Ça me touche beaucoup.
  • Ça m’encourage à continuer.

Parce que bon c’est vrai qu’il y a des jours qui ne sont pas simples. Quand on a des problèmes techniques. Quand on a le micro qui ne prend pas. Quand on a l’ordinateur qui plante. Quand on a le site internet qui a des problèmes de mises à jour.

Enfin je vous passe tous les petits problèmes techniques des coulisses. Mais c’est vrai qu’il y en a beaucoup, au jour le jour.

Je voulais aussi vous remercier pour tous les mails que vous m’envoyez régulièrement.

Je ne peux pas répondre à tout le monde parce que j’ai des élèves et je m’en occupe aussi beaucoup.

Ce que j’essaie, c’est de regrouper les questions. Quand je vois qu’il y a plusieurs questions sur le même sujet, j’essaie d’y répondre de manière globale.

Mais je vous lis.

Donc n’hésitez pas à les poser ces questions :

  • Par mail
  • En dessous de la vidéo qui s’appelle « Posez-moi vos questions », qui est sur le site et que je vérifie régulièrement.

Peut-être qu’elle n’est pas assez visible, donc je n’ai pas beaucoup de questions là. Ou peut-être que vous n’osez pas et vous préférez envoyer des mails.

Donc n’hésitez pas.

  • Soit en dessous de cette vidéo-là
  • Soit par mail

Et je réponds au coup par coup, quand je vois que certains sujets reviennent beaucoup, par là.

Peut-être qu’il y a pas mal de personnes parmi vous qui ne sont pas sur Facebook et je respecte ça, il y a aucun souci. Pour ceux qui y sont, sachez que j’ai une page que vous pouvez liker, et à ce moment-là vous serez tenu au courant aussi par Facebook sur ce que je publie régulièrement.

Là aujourd’hui je voudrais vous poser une question.

  • Quel est, selon vous, votre plus gros problème au piano ?
  • Quelle est votre plus grosse difficulté ?
  • Qu’est-ce qui vous bloque aujourd’hui dans votre progression ?

Je voudrais, quand vous avez trouvé quel est ce problème, que vous me l’écriviez en-dessous, en commentaire.

Alors bien sûr si vous n’êtes pas sur le blog il faut aller sur www.apprendre-a-jouer-du-piano.com. Vous cherchez l’article qui correspond au podcast qui s’appelle « Quel est votre plus gros problème au piano ? »

Si vous venez dans longtemps, vous pouvez aller sur la section qui regroupe tous les articles. Là vous avez tous les articles qui ont été écrits donc vous cherchez ce titre-là (Quel est votre plus gros problème au piano).

Donc vous allez en bas de page et vous trouvez un champs « Commentaires ». Et là vous marquez ce qui vous bloque.

Ça peut être de n’importe quel ordre vraiment. Par exemple :

  • Je n’ai pas assez de temps.
  • Je n’aime pas faire du piano.
  • J’ai mal à la main droite.
  • J’ai des problèmes de rythme.
  • Je n’arrive pas à lire.
  • Je n’ai pas envie de faire du solfège.

Vraiment n’importe quel ordre.

Donc voilà, quel est, selon vous, l’obstacle, que si vous le franchissiez, vraiment ça vous ferait passer à une vitesse supérieure.

Je vous laisse là-dessus.

A vos petits claviers, à vos petites souris, et à bientôt sur le blog.

Au revoir.

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Comment jouer du piano et bien s’entendre avec ses voisins

Aujourd’hui je voudrais vous parler d’un élément récurrent dans la pratique quotidienne des personnes jouant du piano. Il s’agit de ce que peuvent penser vos voisins du fait que vous soyez pianiste. Combien de fois ai-je entendu des phrases du type :

  • je ne peux pas travailler suffisamment à cause de mes voisins
  • je joue avec la sourdine, ou au casque, pour ne pas gêner mes voisins.
  • je n’ai pas l’habitude de jouer fort car chez moi j’ai peur de déranger mes voisins.
  • je ne peux pas jouer après 18h parce que mes voisins sont là.

Beaucoup de pianistes se privent du son de leur piano par peur des voisins. Et quand je leur demande s’ils ont été parler avec eux, la plupart du temps ils me disent que non. Ils ne savent donc pas vraiment que pensent ou ce que vivent ceux-ci.

Si vous saviez comme je sais… ce qu’on se dit quand on travaille et qu’on pense à :

  • Mon dieu, il doit en avoir marre que je fasse cette fausse note
  • Peut-être je joue trop fort quand même
  • Il est là ou pas ? Qu’est-ce qu’il pense ?
  • Oh… un bruit… est-ce que c’est eux qui tappent
  • Oh mon dieu ! Quelqu’un sonne à la porte… (quelques seconde plus tard) ah non ouf ! C’est le facteur 🙂

En premier lieu, recentrez-vous sur votre plaisir d’entendre votre piano. Soignez votre propre son dans cette pièce dans laquelle vous jouez, ici et maintenant. Tant que vous êtes sous l’emprise de la peur, vous ne pourrez pas avoir les gestes amples et francs dont vous avez besoin pour produire le son dont vous rêvez. Vous ne pouvez pas être dans la partie artistique et créatrice de vous-même et être dans la peur en même temps.
Querelles entre voisins pour nuisance nonore

Souvent, nous déplaçons le problème sur des disant voisins alors qu’en réalité, c’est nous qui en avons marre… Soit de ne pas avoir envie, soit de ne pas assez progresser, soit du morceau lui-même. Nous projetons sur l’autre ce que nous pensons nous même.

Ceci étant dit, si nous vivons dans des villes et des quartiers à forte densité de population, pratiquer d’un instrument comme le piano oblige à un certain savoir vivre, et c’est normal. Il est pour moi évident, dans ce contexte, qu’il n’est pas acceptable de jouer du piano après l’heure du diner ou le matin tôt en weekend. Il faut se mettre un peu à la place des gens… mais comme toute règle de bienséance, elles peuvent être enfreintes avec un commun accord entre les personnes intéressées.

Nous verrons plus bas quelques astuces pour atténuer le son de votre piano, mais voyons le principal d’abord.

Le dialogue du pianiste avec ses voisins :

Le volume sonore d’un piano se trouve entre 60 et 90 décibels environ et c’est beaucoup. Le son a aussi tendance à passer beaucoup plus à travers les murs que le son issus d’enceintes. Mais comme tout “bruit”, sa tolérance dépend de l’acceptation de la personne qui l’entend. Un son auquel on s’attend et que l’on a choisi est vécu très différemment que le même son qui nous prend par surprise. Un son évoquant une personne qu’on apprécie est acceptable. Un son qui s’accorde bien à notre niveau d’activité intérieur ou extérieur est bien mieux toléré. Voilà il est extrêmement important que le son de votre piano ne soit ni une surprise, ni un réveil matin, ni un rappel de votre dernière dispute au sujet de la gestion des parties communes…

La juridiction de la nuisance musicale :

La possibilité de jouer du piano chez vous n’est pas un dû. Même si vous êtes à votre domicile, la loi sur la propriété est limité par la notion de “troubles anormaux du voisinage”. Voici ce que dit la loi à ce sujet :

Article 544 du Code civil : « La propriété est le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu’on n’en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements ».

Piano et justice

Mais la jurisprudence précise et cadre aussi en disant ceci pour les musiciens :

« Les leçons de piano et concerts donnés par un voisin n’entraînent pas un trouble de voisinage, au même titre que l’écoute d’un concert radiotélévisé, si l’insonorisation de l’appartement a été préalablement effectué » Source : cour d‘appel de Bordeaux, 6 juin 1991

Cependant, de nombreux procès donnant lieu à de multiples cas de jurisprudence sur ce sujet montre bien qu’il sera difficile de faire valoir son bon droit en cas de litige, surtout s’il ne s’agit pas de votre métier. Chaque commune a son propre règlement en matière de nuisance sonore, et chaque immeuble son règlement de copropriété pouvant évoquer les instruments de musique. Il est donc impératif de ne pas en arriver au stade du recours à la justice !

Rappelons que la justice et ses lois n’ont lieu d’être que lorsque les hommes entre eux n’arrivent pas à se mettre d’accord.

L’importance du dialogue :

La première étape quand vous venez d’emménager ou quand votre piano arrive, est de trouver le moyen de rencontrer vos voisins pour les prévenir avant même la première note jouée. Il est beaucoup plus facile pour quelqu’un d’admettre l’arrivée d’un piano s’il n’est pas pris par surprise. Si vous êtes à l’aise avec les relations humaines, invitez les à boire un verre un soir ou parlez-leur dès que vous les croisez dans la rue ou dans les parties communes de votre immeuble. Sinon, écrivez leur une lettre que vous pourrez glisser sous leur porte ou dans leur boite au lettre. Voici pour vous un modèle, à modifier en fonction de vos besoins (cliquez-droit et téléchargez).

Pianiste et dialogue avec ses voisins

Il est important d’exprimer à vos voisins que vous serez attentifs à ne jouer qu’en dehors des heures de repos (horaire à voir en fonction des habitudes de chacun et en général tôt le week-end). Cela montrera que vous vous montrez apte au savoir vivre.

Vous devez aussi leur proposer de vous prévenir en cas d’impossibilité passagère de supporter la nuisance sonore, notamment en cas de maladie ou épreuve de la vie…

Mais demandez-leur aussi s’ils ont des horaires particuliers.

Sondez leur mode de vie, leur sympathie ou leur gout pour la musique. Parfois vous pouvez découvrir que la personne n’est jamais là, ou adore la musique. Bien sûr, écouter un disque et entendre un voisin qui travaille son instrument n’est pas comparable. Raison de plus pour ne pas laisser trainer des semaines ce foutu si bémol oublié… par respect pour vous en premier et pour tout votre entourage. Vous trouverez ici des conseils à ce sujet.

Mais… vous pouvez aussi tomber sur un grincheux qui n’est pas heureux dans sa vie, et pour qui tout signe de vie est une atteinte à sa souffrance, et qui veux faire payer à la terre entière sa mauvaise humeur. Alors il faudra montrer votre ouverture au dialogue et à la conciliation, sans vous laisser non plus manquer de respect et tomber sous une tyrannie.

Ce piano va me tuer

 

N’oubliez pas non plus de réduire toutes les autres sources de nuisances possibles au minimum. Voici une vidéo qui pourrait vous aider à ne pas rajouter de bruits inutiles à votre séance quotidienne de piano.

Maintenant que vous vous êtes conduit en parfait “musicien-citoyen”, sachez qu’il existe tout de même quelques astuces que voici.

Quelques astuces :

Vous pouvez atténuer la transmission du son dans les murs et le sol en modifiant votre pièce et en rajoutant quelques éléments. Voici quelques astuces.

Les coupelles :

Il existe des sortes de coupelles que vous pouvez mettre sous les roulettes de votre piano et qui “cassent” les vibrations les traversant pour qu’elles ne passent pas (ou peu) dans le sol. Vous pourrez les trouver en magasin de piano ou sur internet. Attention cependant de bien mesurer vos roulettes avant d’acheter, pour que le modèle s’ajuste à votre piano.

Coupelles anti-vibrations piano

Les tapis et tentures :

Pour que la réverbération dans votre pièce soit amoindrie, vous pouvez également ajouter des tapis au sol, des rideaux, ou des tentures sur vos murs. La célèbre chaîne de magasin suédoise d’ameublement que je ne citerai pas ici en vend à des prix très abordables. En effet, le fait d’éliminer le plus possible toute surface plate et lisse diminue la résonance. Mais faites des essais à plusieurs endroits dans votre pièce avant de découper les étiquettes de vos achats et de jeter le ticket de caisse. Car si cela ne change rien vous pourrez les rapporter.

Poser une tringle à rideau le long d’un mur et varier les ouvertures de rideau peut s’avérer intéressant. Si vous ne tenez pas à l’esthétique de votre pièce, vous pouvez aussi récupérer et coller des boites d’oeufs retournées sur vos murs, et ainsi considérablement faire passer la réverbération. 

Changer l’emplacement du piano :

Parfois, changer l’emplacement de l’instrument lui-même a un fort impact sur l’acoustique globale de la pièce. Notamment le fait de décoller votre piano du mur. Le son n’en sera que meilleur d’ailleurs. Même si c’est bien sûr le plus simple, coller un piano droit contre un mur est une hérésie pour les facteurs de piano, car cela tue le son issu de la table d’harmonie. Pensez à la possibilité de le mettre en épi, ou de retourner le piano et de vous mettre vous-même le dos au mur (ce qui présente l’avantage que vous voyez ce qui se passe dans la pièce), ou simplement de décoller le piano de 10 à 20 cm du mur comme je l’ai fait pour le mien.

Décoller son piano du mur

 

Pensez aux systèmes silencieux :

Si vous ne le savez pas encore, il existe maintenant la possibilité d’avoir un piano acoustique avec toutes les commodités d’un piano numérique. Il s’agit d’un petit boitier sur lequel se trouve une prise casque et d’un système électronique que l’on pose dans votre mécanique. Mais il est à mon avis plus intéressant de prendre un piano qui a été conçus avec le système au départ. En l’activant, vous pourrez désactiver le son de votre piano et jouer comme sur un piano numérique.

Vous pourrez donc, s’il ne vous a pas été possible de pratiquer dans les créneaux horaires acceptables, jouer au casque avec votre mécanique de piano. Mais n’en faite pas une habitude. Car vous risquez de déformer votre écoute du son. Celui-ci sera toujours beau, quoi que vous fassiez et d’un volume assez bas (il le faut d’ailleurs, pour ne bas abimer vos oreilles). Et il sera très déstabilisant de jouer à d’autre moment sur un piano en mode classique. Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur choix de votre piano dans cet article.

Développez votre travail mental :

Il se peut que le fait que vos voisins se plaignent soit aussi un signe que vous travaillez trop dans la nervosité, et que celle-ci s’en ressente dans le son. Ou que vous travaillez sans aucune évolution dans le temps, que vous manquez d’efficacité.

Pensez qu’il est parfois préférable de travailler moins sur le piano et plus dans votre tête. Je ne parle pas de remplacer 20 minutes de travail, car si c’est le seul temps que vous pouvez y consacrer, il est évident que vous devez les passer sur votre piano. Mais si vous jouez plus d’une heure, vous pouvez gagner en temps et en énergie à vous entrainer à travailler mentalement (mais c’est comme tout, ça s’entraine). Voici quelques idées en vrac :

  • Lire votre partition et l’entendre, sentir votre jeu comme si vous jouiez en vrai.
  • Fermer les yeux et imaginez vous en train de jouer.
  • écouter votre morceau tout en suivant la partition des yeux.
  • Se remémorer ce qui a été dit et/ou écrit au dernier cours de piano.
  • Jouer en muet sur votre couvercle de piano (pour travailler le rythme, l’attaque du doigt, les doigtés)
  • Positionner vos notes en muet sur votre clavier (pour travailler la forme de vos mains, vos positionnement successifs).

Comme quoi, toute contrainte ou restriction extérieure peut-être une bonne occasion de découvrir d’autres façons de faire…Comme disent certains : quand on a un problème, soit on cherche à l’éliminer, soit on l’accepte et on cherche à vivre avec.

Voilà, j’espère que cet article vous sera utile et vous donnera quelques idées pour profiter de cette grande chance de jouer à loisir de votre instrument de prédilection. Partagez le à vos amis par mail ou sur les réseaux sociaux. Merci d’avance de votre aide !

 

Pourquoi tant de mépris ?

Bon, une fois n’est pas coutume je m’énerve un peu sur les petites guéguerres du milieu musical, et quelques gros mots m’ont échappés… Mon but n’est ni de blesser, ni de choquer personne mais de dire ce que j’ai sur le coeur depuis quelques années dans ce milieu. Parfois il est bon de secouer un peu les choses.

Pensez à vous abonner au podcast sur Itunes.

Transcription texte du podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile.

Je voudrais vous parler d’une chose qui m’exaspère au plus haut point.

Je ne comprends pas pourquoi il y a des gens qui font de la musique, qui jouent de la musique, et qui ont tant de mépris les uns envers les autres.

  • Que ce soit en tant que musiciens : certains musiciens classiques qui méprisent profondément le monde de la musique actuelle, donc tout ce qui est pop, variété etc.
  • Inversement c’est pareil dans l’autre camps : les musiciens de variété méprisent profondément les musiciens classiques parce qu’ils ne savent pas improviser, qu’ils sont allés au conservatoire.

Je ne comprends pas.

  • Pourquoi il faudrait qu’il y ait plusieurs camps ?
  • Pourquoi c’est une guerre ?

Ça m’échappe vraiment. Ça m’échappe.

C’est pareil pour ce qui est de l’enseignement.

  • Chacun a sa petite méthode.
  • Chacun s’imagine qu’il a raison.

Pourquoi toujours dire que l’autre est nul ? En quoi ça va vous faire grandir ?

Non d’une pipe c’est hallucinant ça !

La musique c’est quoi ?

C’est un langage qui est en dehors de toute querelle quand même.

Quand on sort d’un concert et qu’on est heureux, la même personne qui sort d’un autre concert de rock à côté et qui est heureux.

Et alors ? Où est le problème ?

Arrêtons cette histoire. Arrêtons.

On peut tous nous apporter les uns les autres.

Et en pédagogie c’est pareil.

On peut tous s’apporter des choses. On n’est pas obligé d’être d’accord.

  • Mais pourquoi on ne discuterait pas ?
  • Pourquoi on ne parlerait pas de nos expériences et ce que ça pourrait nous apporter les uns aux autres ?

Quel enrichissement !

Pourquoi parce qu’on fait du classique on n’irait pas écouter ce qu’écoutent les jeunes un petit peu, les rappeurs etc.

Pour moi il n’y a pas de styles musicaux au-dessus d’autres. Il y en a qui sont plus élaborés que d’autres.

Comment critiquer des gens qui gagnent leur vie avec la musique, et qui se donnent du mal ?

Quelqu’un comme Maître Gims par exemple.

On n’apprécie ou pas sa musique.

  • Mais quand même il se donne du mal.
  • C’est son métier. C’est son job.
  • Il a des galères comme tout le monde.
  • Il peut flipper en montant sur scène ou pas comme les autres musiciens.

Au moins du respect !

On aime ou on n’aime pas. Je ne suis pas en train de dire que j’aime Maître Gims mais je n’ai pas spécialement d’à priori. Ce n’est pas forcément le type de musique que j’écoute.

Mais en quoi ce serait de la merde ?

Il y en a marre de cette histoire de mépris !

Il y a un grand mépris.

On fait du classique et on méprise les autres.

Je ne supporte pas.

Vraiment arrêtons cette histoire !

Et du coup le problème, c’est qu’on se prive de beaucoup de gens en faisant ça.

Et on n’arrange pas l’image du classique. L’image du musicien classique.

Quelque part, pour pleins de gens, le musicien classique c’est un mec chiant.

C’est un mec chiant qui ne sourit jamais, qui est dans son monde, qui n’a pas envie de parler aux gens.

Alors d’accord je caricature. On est d’accord. Tout le monde n’est pas comme ça. Mais il y en a tellement !

Et puis on reçoit des élèves qui disent qu’ils ont été rejetés par un prof, parce qu’il voulait jouer ce qu’il avait envie lui.

Pourquoi ce serait un problème ?

Qu’un prof dise à son élève « Ecoute, moi je ne me sens pas du tout à l’aise dans ce type de musique. Ce n’est pas mon truc. Si tu veux vraiment jouer ça ce n’est pas le lieu. Va dans une association ou prends des cours particuliers. Mais c’est pas le lieu ici. » Si par exemple c’est dans un cadre de conservatoire.

Ça oui c’est une chose. Effectivement on ne va pas dans un conservatoire pour travailler du Maître Gims en permanence. Bon je ne sais pas pourquoi je prends lui comme exemple mais c’est à lui auquel je pense.

C’est informé sur le type de structure, dans lequel il est plus adapté d’apprendre tel ou tel style.

Mais pourquoi mépriser ?

Ce n’est pas rendre service à la musique dite « savante » de faire ça. De dire « C’est pas de la musique de toute façon ça. »

J’en ai tellement vu des élèves qui arrivent comme ça, qui du coup n’ont plus envie de faire de musique.

  • Pourquoi on ne partirait pas de ce qu’ils aiment ?
  • Pourquoi on ne partirait pas de ça ?

La musique populaire, la musique de variété, part bien du même principe, surtout qu’on n’est pas dans du Schonberg.

Schonberg lui est complètement parti ailleurs, dans un autre type de structure musicale.

Mais la variété est quand même construite sur les mêmes structures que la musique classique !

Donc pourquoi on ne partirait pas de ça ?

C’est quand même fou !

En plus du coup c’est tellement simple effectivement. C’est hyper simple ! Alors du coup partons de ça pour lui expliquer comment ça fonctionne.

Moi j’ai été l’autre jour à un concert classique de piano. Je regardais autour de moi et je me disais « C’est hallucinant ! Il n’y a que des personnes de plus de 70 ans ! Mais où va-t-on comme ça ? On va vider les salles de musique classique ? »

Quel dommage…

Soyez curieux. Ecoutez tout type de musique.

Moi je pense que vraiment c’est important de se remplir les oreilles de n’importe quel style.

  • Du jazz
  • De la variété
  • De la musique ancienne

Allez explorer la musique ancienne. C’est le fondement de toute notre structure musicale actuelle.

  • La musique baroque
  • La musique du Moyen-Âge
  • Du chant grégorien

Allez explorer les musiques populaires du monde entier.

  • Les musiques africaines
  • Les différents instruments

Ce n’est pas parce que vous faites du piano que vous ne pouvez pas écouter des choses d’orchestre.

  • Les violons
  • Les concertos pour violons
  • Les concertos pour violoncelles

La musique est universelle. C’est un langage universel. C’est un des meilleurs moyens pour voyager finalement.

Moi je me rends compte, là en écoutant ce matin, c’est tout bête ce petit coup de gueule. C’est parti de l’écoute d’une musique baroque qui m’a transporté vraiment. Et je me suis dit qu’en fait, le secret pour garder le plaisir d’écouter de la musique et d’avoir envie de danser, d’être transporté par la musique, c’est quand même d’écouter des styles très différents à des périodes différentes.

Moi je me rends compte que j’écoute par période des styles différents.

Là en ce moment je suis dans mon stade musique baroque.

Ce sont des périodes mais elles sont contrastées entre elles.

Peut-être qu’après ma période baroque actuelle d’un seul coup je vais écouter du jazz et ça va me transporter. Et là je vais explorer le jazz. Je vais écouter plein de gens différents dans des styles aussi différents du jazz, puisque c’est quand même très varié.

Et puis après peut-être que je vais tomber sur une musique de plage et ça va me donner envie de danser parce que je ne sais pas, je serais allée à une soirée et je me serais amusée sur ce type de musique.

Je vais avoir une période où je vais écouter uniquement les musiques qu’on écoute l’été sur lesquelles on danse, qui n’ont rien de génial mais elles sont là, elles existent et parfois elles nous font danser.

Et pourquoi pas ?

Et merci pour ça !

Merci pour ça parce que c’est ce qui rassemble aussi les gens entre eux. Et on peut danser du coup avec des personnes très différentes de nous. Ça nous aide à être plus proche les uns des autres.

Je ne sais pas si vous comprenez ce que je veux exprimer parce que ça part un peu dans tous les sens.

Il y a des gens dans la musique classique qui essaient de faire aimer cette musique qui sont pédagogues et qui essaient de la faire aimer.

  • Je pense à Jean-François Zygel
  • Je pense à Monsieur André Manoukian
  • Je pense au violoniste André Rieu

Moi je n’apprécie pas forcément ce style de musique, sauf le 1er Janvier parce que j’aime bien me mettre le diapason de tout le monde.

Mais ces personnes-là, oui effectivement ça peut paraitre pour certaines personnes un peu « cucul la praline ». Mais s’il y a des gens pour écouter, pour aller aux concerts, et que ça leur plait. Et ben merci Monsieur !

Merci !

Parce qu’au moins pendant ce temps-là ces gens ne pensent pas à leurs problèmes, ils sont heureux, ils se retrouvent entre eux.

Ce violoniste-là, j’ai entendu dans ma vie beaucoup de gens qui le critiquaient. Qui disaient « Ouais c’est n’importe quoi ! C’est nul ce qu’il fait ! »

Qu’on aime ou pas c’est une chose.

Mais laissons-le faire son boulot, s’occuper de ces gens qui ont envie de l’écouter.

Chacun exprime sa musique à ses auditeurs, aux gens qui ont envie d’écouter leur musique.

Je vous le dis, je n’apprécie pas spécialement ça. Il existe, il fait partie du paysage musical.

Au moins du respect !

Du moment qu’il y a des gens pour aller écouter des personnes, ça veut dire que eux, ça leur parle. Ça leur parle.

Donc respect.

Respect c’est tout. On n’aime pas, mais on ne va pas critiquer et dire que c’est de la merde !

Excusez-moi du mot mais parce qu’après il ne faudra pas s’étonner que dans, je ne sais pas, dans 50 ans, que plus personne n’écoute de musique classique.

Quand les gens se sentent méprisés ils se ferment.

Eh bien voilà. C’était mon petit coup de gueule de ce vendredi.

Si vous voulez en savoir plus sur moi, si c’est la première fois que vous m’écoutez, ne vous inquiétez pas, je ne m’énerve pas tous les jours comme ça.

Allez voir sur le blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com/ où je donne pas mal de conseils pour apprendre à faire du piano.

A bientôt sur le blog.

Au revoir !

Comment repérer les temps sur une partition (débutant)

Je publie enfin la réponse à une question qui m’a été posée il y a plusieurs mois par une fidèle lectrice par mail. C’est une première pour ce type de format de vidéo, donc pardonnez mes hésitations. C’est un véritable cours de formation musicale sur la lecture d’une partition d’une durée de vingt minutes. N’hésitez pas à la regarder en plusieurs fois, à faire des pauses, à revenir en arrière…

J’ai tourné cette vidéo il y a quelques mois déjà mais ayant rencontré un problème de dimension d’écran, je l’ai laissé de coté jusqu’à maintenant. J’ai enfin trouvé la solution donc la voici. Ah ! les problèmes techniques si vous saviez…

Comment écouter de la musique aujourd’hui

Je tiens à vous parler aujourd’hui d’un sujet extrêmement important pour toute personne désireuse de jouer d’un instrument. Or c’est un sujet qui est finalement peu abordé car considéré comme allant de soi la plupart du temps. Vous vous en doutez par le titre de l’article, il s’agit du fait d’écouter de la musique.

Vous pouvez vous dire, “bah c’est évident que quelqu’un qui joue d’un instrument aime la musique et donc en écoute”. Cependant dans les faits ce n’est pas automatique. En effet, comme toute chose qu’on apprend à comprendre de l’intérieur et intellectuellement, il est parfois difficile de continuer d’en profiter avec son coeur comme le ferait un enfant. Mais à mon sens, c’est indispensable pour progresser à long terme.

 

Pourquoi écouter de la musique est indispensable pour un musicien

  • Pour garder le contact avec le plaisir de la musique :

En effet, comme je vous le disais à l’instant, quand on rentre dans le comment faire de la musique, qu’on essaie d’expliquer comment elle est construite, cela donne des outils et des moyens de la pratiquer soi-même. Il est indispensable de passer par ce chemin d’intellectualisation, comme je vous l’évoquait dans mon dernier podcast sur l’importance du solfège. Et l’apprentissage du savoir faire demande des procédures logiques et pragmatiques. Mais dans le même temps il faut être conscient qu’on s’éloigne de l’essence profonde de cet art qui s’adresse à tous et non uniquement aux initiés. En concert, qui prend le plus plaisir à l’écoute ? l’enfant ? l’amateur de musique ? le débutant en piano ? ou le professionnel dont c’est le métier ?… vous pourriez être surpris de la réponse je vous assure. Il suffit de se souvenir de l’enfant qui danse parfois en écoutant un musicien de rue sous le sourire amusé des adultes, et sans le moindre complexe…

Prendre du plaisir à écouter de la musique

  • Pour nourrir son inspiration :

Pour apprendre à jouer du piano de manière approfondie et durable, il faut apprendre les connaissances théoriques, le savoir faire et la créativité. Oui mais alors vous pourriez vous dire ” que reste t’il de la créativité si je ne fais qu’appliquer des partitions déjà écrites par d’autres ?” Et bien il vous reste à créer le son, sa qualité, sa couleur, son timbre. Et cela n’est pas écrit sur la partition… Vous avez la hauteur des notes, leur rythme, leur nuance, ponctuation et articulation. Mais tout cela N’EST PAS la musique. Ce n’est qu’une recette, un graphisme froid sur du papier en noir et blanc. Il vous appartient d’assembler tout cela, de créer votre son et votre propre interprétation, ce qui va faire que la façon dont vous jouerez sera unique et intéressante. Un langage de coeur à coeur qui nous touche. Et ne me dites pas “ou la mais moi j’en suis pas encore là…”, car je peux vous dire que tout le monde a un son qui lui est propre et à tous les niveaux. Simplement pour cela on doit laisser libre cours à son imagination, son inspiration. Mais comment être inspiré ?

Et bien justement c’est là qu’intervient l’écoute. Si pour vous le piano a toujours le même son quelque soit la façon dont on joue dessus, que toutes les interprétations se valent, c’est que vous devez en écouter plus. Et pas uniquement du piano d’ailleurs, car le piano est un instrument qui en évoque tant d’autres !

Ecouter ce qui sort du piano

Et c’est un conseil que je me donne moi-même régulièrement. Qui d’entre nous prend le temps à l’heure actuelle d’écouter de la musique de manière attentive ? Je ne parle pas de mettre de la musique pour mieux faire passer la corvée de vaisselle (même si c’est aussi très bien ! ), comme sur les publicités pour enceintes bluetooth. Je parle de se poser dans un fauteuil et d’écouter la musique, de se laisser entrainer par elle vers un monde indescriptible avec des mots. Ou même de se lever d’un bond et de danser follement quitte à faire rire vos proches s’il sont là. Cela vous fera du bien et vous vous re-connecterez à ce pourquoi vous avez voulu faire de la musique pour la plupart d’entre vous. Ce pourquoi la musique a été imaginée il y a bien longtemps chez nos ancêtres des cavernes…

Il va de soit qu’aller au concert est encore mieux, car vous ne pouvez faire autre chose (sauf si vous êtes encore les yeux rivés sur votre téléphone 😉 ), et le son en direct vous traverse de part en part. Vous faites le lien avec le geste des musiciens et le “spectre” du son est entier. Votre oreille capte des subtilités de timbre dont vous n’êtes même pas vous-même conscient. Il s’agit donc d’une expérience sensorielle complète.

Magnifique salle de concert avec piano à queue

Votre oreille interne doit engranger des sons, des timbres, des subtilités sonores de plus en plus fines, afin que vous ayez une banque de sons dans votre mémoire dans laquelle pourra puiser votre inspiration.

L’inspiration se nourrit de la mémoire.

Et pour l’improvisation il s’agit du même phénomène. Tous les grands improvisateurs, quel que soit le style de musique, ont toujours écouté beaucoup de musique. Et, après avoir travaillé bien sûr, il peuvent se laisser aller et laisser sortir d’eux des choses qu’ils n’auraient même pas soupçonnés eux-même. En gros, la musique ne peut s’exprimer à travers vous que si vous l’avez beaucoup écouté, apprécié et maniée (avec les mains 🙂 ).

 

Les moyens concrets d’écouter de la musique aujourd’hui :

Afin de vous aider à vous nourrir régulièrement, je vous lance quelques pistes pour avoir accès à une écoute régulière sans trop de frais. Ces dernières années le monde du disque et des appareils pour les écouter a considérablement évolué. Nos habitudes d’écoute en ont été particulièrement chamboulés. Notre temps est aussi souvent passé à d’autres occupations comme les réseaux sociaux par exemple.

Voici donc les moyens à ma connaissance :

Les plateformes d’écoute :

Des plateformes payantes de streaming :

Toutes les services dont je vais vous parler ci-dessous sont, au moment où j’écris, au prix d’une dizaine d’euros d’abonnement par mois et sans engagement. Vous pouvez y écouter de manière illimité et en qualité moyenne (mais très suffisante sur les appareils d’écoute que nous utilisons la plupart du temps) une grande partie de la musique enregistré et en vente dans les magasins actuellement. Ces enregistrements ne vous appartiennent pas, mais vous pouvez les écouter autant de fois que souhaité. Le gros avantage, c’est de pouvoir se permettre d’être curieux, de tester des styles de musique ou des compositeurs vers lesquels on ne serait pas allé naturellement. C’est comme la photo numérique, vous pouvez faire des erreurs puisque ça ne coute pas plus cher, mais du coup vous pouvez aussi faire de très belles expériences.

Et sachez que si après écoute, vous souhaitez acheter un enregistrement que vous avez particulièrement apprécié, il vous sera possible de le faire pour le télécharger et le graver sur un disque avec votre ordinateur.

Voici donc les services que je connais :

  • Qobuz, une plateforme de grande qualité tant sur le plan de la qualité sonore que sur le plan de la richesse du catalogue en musique classique et jazz, tout en ne négligeant nullement les autres musiques de qualité et indépendantes. Je l’utilise moi-même depuis quelques temps et en suis ravie ! J’ai toute la musique dans mon téléphone où que je sois et quoi que je fasse (même la vaisselle 🙂 ). Et c’est une entreprise française, alors cocorico profitons-en !
  • Deezer, qui a un gigantesque catalogue dans tous les styles de musiques populaires contemporains, mais il manque encore des choses en musique classique et jazz même si c’est tout à fait honorable. Mes enfants l’utilisent et en sont ravis pour écouter leur groupe ou chanteur/rapeur préféré :).
  • MusicMe, que je connaissais il y a quelques années mais je ne suis pas allé voir depuis quelques temps. Vous pouvez y écouter beaucoup de musique gratuitement.
  • Spotify, que je ne connais pas mais qui m’a l’air plus tourné sur la musique de variété.

Si vous connaissez les deux derniers et que vous les utilisez, dites-moi dans les commentaires ce que vous en pensez.

Ces outils ne sont bien sûr utilisables que si vous possédez un ordinateur, une tablette ou un SmartPhone.

Vous avez aussi des boutiques en lignes pour acheter la musique :

Faites entrer la musique dans votre vie

Des plateformes gratuites :

  • IMSLP, où vous pouvez trouver des enregistrements qui sont passés dans le domaine public, et les télécharger pour les écouter. Il faut être un peu habitué à manier l’informatique.
  • Youtube, qui n’est plus à présenter pour la plupart d’entre vous, mais au cas où vous n’auriez pas pensé à ce moyen d’écouter de la musique, je vous le signale tout de même. Vous pouvez y trouver un peu tout et n’importe quoi, en partant de l’apprenti pianiste qui veut partager son bonheur de jouer (et il a tout à fait raison de le faire) à de grands pianistes et compositeurs vivants ou non comme Rubinstein, Petrucciani, ou Olafur Arnalds et bien d’autres.
  • SoundCloud, qui est une plateforme de partage de musique où tout le monde peut publier.
  • DailyMotion, est une autre plateforme vidéo mais sur laquelle vous pouvez trouver de belles choses en fouinant.

 

Les CD en magasin :

Grace ou à cause de l’avènement d’internet, le prix du disque a fait une chute vertigineuse ces dernières années et vous pouvez donc trouver beaucoup d’enregistrements pour moins de 10€ en magasin physique ou virtuel.

  • Sur internet, comme Amazon, Price Minister etc…
  • A la Fnac, Virgin ou chez les magasins spécialistes de maisons de disque. Mais pour combien de temps… ?
  • Pensez aux vides-greniers !!

 

Les concerts :

Bien sûr comme je vous le disais plus haut, rien ne remplacera la musique “en live”, qu’elle soit émise par un grand musicien célèbre ou par un bon musicien qui a envie de partager. Soyez curieux et prenez parfois le risque d’aller écouter des illustres inconnus. Ces derniers ont l’avantage d’être encore abordables sur le plan du prix et de vous offrir un spectacle vivant auquel vous-même participez. Comme le dit très bien Alexandre Tharaud dans son livre Montrez-moi vos mains, le concert est un spectacle qui se crée par le musiciens ET son public, comme une alchimie mystérieuse et qui ne peux s’appréhender qu’en la vivant. Avec son coeur et non avec sa tête…

Piano à queue sur scène

Renseignez-vous auprès de votre mairie sur les salles de concert, ou tapez “concert (le nom de votre ville)” sur votre moteur de recherche. Prenez les programmes et épluchez-les. Bref, faites votre petite enquête. Votre pratique du piano en ressentira les bienfaits !

Voilà ce qui est à ma connaissance possible de faire à l’heure actuelle pour écouter de la musique et “travailler” par là-même son instrument d’une autre manière. Mais j’ai parfaitement conscience de ne pas être une spécialiste en matière de diffusion musicale. Donc n’hésitez-pas à compléter cet article par vos propres connaissances et expériences dans les commentaires.

A bientôt !

 

 

 

Solfège ou tuto ?

Voici aujourd’hui un podcast sur une question récurrente, et qui fait beaucoup couler d’encre et de salive : celui du solfège. Faut-il faire du solfège ou suivre des tutoriels sur internet ?

Le format audio (ou podcast) est pour moi un moyen de vous parler en direct de manière simple de ce qui me tient à coeur, sans prendre trop de temps de préparation et de montage comme le fait la vidéo. Je parle un peu comme ça vient sur un sujet comme je le ferais dans une conversation avec vous en buvant un café. Si vous voulez suivre les prochaines publications de ce type, vous pouvez les suivre en plus du blog sur Itunes, en tapant apprendre à jouer du piano.

 

Ci-dessous la transcription texte de ce podcast :

Bonjour, c’est Marie-Cécile, du blog www.apprendre-a-jouer-du-piano.com.

Je voulais vous parler aujourd’hui d’une question, d’un sujet, qui revient souvent dans les cours, qu’on me pose souvent.

Un sujet qui fait peur, c’est celui du solfège.

C’est une chose qui fait peur, et je trouve qu’on ne devrait pas en avoir peur à ce point.

C’est une croyance qu’on a développé ces dernières années. Il y a même très longtemps maintenant je pense.

Une croyance que le solfège est difficile.

Oui il a été difficile pour beaucoup de monde dans certains contextes. C’est-à-dire en école de musique, en conservatoire, avec certains professeurs qui n’étaient pas forcément heureux de faire ce qu’ils faisaient. Mais bon, ils faisaient ce qu’ils pouvaient avec les moyens qu’ils avaient. Ils essayaient d’apprendre la lecture de notes, le rythme, à leurs élèves. Mais voilà, eux ils auraient bien aimé faire de la musique, se faire plaisir. Ce n’était pas leur truc d’enseigner le solfège.

Pourtant moi j’ai connu des profs, par contre, qui adorent faire ça. Vraiment. C’est leur truc. Ils sortent d’un cours de solfège, ils sont vraiment en joie d’avoir pu partager la musique. Et je pense qu’avec ces profs-là ça se passe beaucoup mieux.

Donc il faut arrêter avec ce sujet quoi. Il y a un moment où stop quoi.

En fait la question de fond c’est « Qu’est-ce que vous voulez faire ? ». « Qu’est-ce que vous voulez faire au piano ? »

Parce que si vous m’écoutez c’est pour faire du piano.

  • Qu’est-ce que vous voulez au piano ?
  • Vous cherchez quoi ?
  • Vous cherchez à jouer quoi ?
  • Est-ce que vous cherchez à jouer juste une musique que mamie aime bien et le lui jouer dimanche prochain parce que ça la surprendrait et ça lui ferait plaisir ?
  • Est-ce que vous voulez jouer une polonaise de Chopin ?
  • Est-ce que vous voulez faire des concerts ?
  • Est-ce que vous voulez être prof de piano ?
  • Qu’est-ce que vous voulez faire ? Quel est votre but ?

Je vais vous le dire très clairement. Si vous voulez jouer les grands tubes du piano, j’en parlais dernièrement sur le blog.

Si vous voulez jouer ces grands tubes du piano, oubliez les tutos.

C’est pas possible.

Alors si, si vous voulez faire juste le thème et puis ça vous convient. C’est-à-dire juste apprendre la mélodie et vous trouvez ça chouette et ça vous suffit, là alors le solfège il n’y en a pas besoin.

En revanche si vous voulez jouer tout le morceau et qu’au bout d’un moment vous avez appris la mélodie et vous trouvez que ça ne vous suffit pas, que vraiment c’est dommage, comme y’a pas la main gauche ça sonne pas bien, et que vous êtes frustrés, bon ben là il va falloir vous y mettre.

Il n’y a pas le choix.

Les tubes du classique, ce n’est pas possible d’apprendre ça sur un tuto. Il faut arrêter cette croyance.

C’est pas possible.

Je ne dis pas que les tutos c’est mal. Vraiment pas. C’est pas mon sujet.

Les tutos c’est super parce que ça permet à certaines personnes qui veulent juste jouer leurs morceaux favoris, leur thème favori, d’essayer. Et en plus ça leur permet peut-être de toucher pour la première fois au piano. Et puis sans peur, sans prof, ils peuvent repasser le truc mille fois.

En plus c’est du boulot les gens qui font du tuto.

Moi maintenant, qui me suis penchée sur la vidéo, je sais que c’est difficile.

Je ne suis pas là du tout pour critiquer ça.

Je pense que ça a sa place le tuto actuellement. C’est vraiment un super moyen de démarrer. De commencer à jouer.

Parce que finalement quel est le premier frein de n’importe quel pianiste ?

C’est le fait de ne pas jouer.

Donc au moins le tuto ça vous met devant le piano et ça vous dit « Maintenant tu enfonces cette touche-là. ». C’est quand même la première base avant toute chose.

Mais après si vous voulez jouer des morceaux classiques, du Bach, du Mozart, du Beethoven.

J’en ai plein qui arrivent en cours, qui voudraient jouer ça. Je suis ravie parce que je vois que la musique classique a encore de beaux jours devant elle.

Là il va falloir vous y mettre au solfège. Et ce n’est pas si compliqué que ça.

Il faut arrêter avec cette croyance.

Oui c’est du travail. Un petit peu tous les jours. Mais vous allez y arriver, il n’y a pas de souci.

  • Il faut les bonnes méthodes.
  • Il faut pratiquer.
  • Il faut bousculer de temps en temps les méthodes et des fois en changer.

Et puis ça va venir.

Je sais pourquoi, beaucoup de gens ont de mauvais souvenirs donc ils en parlent de manière traumatique.

Mais il y a vraiment moyen d’apprendre ça en ayant toujours le lien avec l’instrument. En essayant toujours de voir dans la musique pourquoi on apprend ça. Y’a moyen. Vraiment.

Il faut que vous arrêtiez de croire que c’est pas possible, que c’est dur etc.

Apprendre la lecture de notes ça se fait.

Apprendre la clé de sol et la clé de fa, vous bossez régulièrement pendant 6 mois, presque tous les jours, et c’est bon ! Vous connaissez la clé de sol et la clé de fa !

C’est fait et on en parle plus !

Qu’est-ce que c’est dans une vie 6 mois ! 6mois de 5 minutes par jour de lecture de notes.

C’est quoi franchement ?!

Oui ‘est sûr, c’est pas demain. C’est pas demain. C’est pas « Apprenez le solfège en un jour » que je vous conseille.

Mais c’est pas non plus 6 ans.

Alors bien sûr il y a des choses que vous ne saurez pas tout de suite. Mais la lecture de notes c’est bon. Ça se fait. Lecture de rythme c’est un peu plus compliqué parce qu’il y a plusieurs façons de l’aborder et puis ça dépend de choses plus corporelles. Ça dépend de votre passé.

Donc ça c’est un peu plus complexe.

Mais même les rythmes, je veux dire les rythmes simples, en quelques mois c’est acquis.

Vous les lisez bien et puis vous pouvez vous faire plaisir sur vos premiers petits morceaux.

La question de base elle n’est pas « Solfège ou pas solfège ? ». Elle est « Qu’est-ce que vous voulez faire ? »

Je l’ai déjà dit tout à l’heure mais je le redis.

C’est pas possible d’apprendre même un morceau. Vous pourriez vous dire « Bon allez un morceau je vais peut-être y arriver. ». Mais non, ce n’est pas possible. Le cerveau ne peut pas gérer une telle complexité d’écriture.

C’est comme si vous preniez un enfant de 5 ans et puis vous essayez de lui faire apprendre par cœur, s’il est motivé, une pièce de Racine ou un roman. C’est complexe !  C’est quelque chose de très long. Il faudra qu’il le répète par cœur. Mot par mot.

Ce n’est pas possible ! Il faut d’abord qu’il sache lire pour découper par petits bouts, pour comprendre chaque phrase de l’intérieur pour se la répéter, la relire…

C’est pas possible. C’est pas gérable. C’est trop complexe.

Autant c’est possible en variétés. Sur certaines chansons. Ce sont des harmonies qui peuvent être assez simples.

Et quand je dis ça ce n’est pas du tout péjoratif. C’est juste que souvent les chansons elles sont construites sur 3 ou 4 accords.

Donc vous apprenez ces 3 ou 4 accords, vous apprenez la mélodie par cœur, là sur un tutoriel, et allez hop c’est parti !

Là effectivement vous pouvez commencer à vous faire plaisir et vous avez jamais appris la moindre note de musique.

Et je peux même vous dire qu’il y a des musiciens de variétés, de rock, des musiciens professionnels, qui ne connaissent rien, y’en a de moins en moins mais quand même, il y en a beaucoup encore je suis sûre, qui ne connaissent pas une note de solfège. Et ils n’ont jamais fait de rythme solfégique.

Et ils gagnent leur vie quand même avec la musique.

Donc je ne suis pas en train de dire que vous ne pouvez pas faire votre métier dans la musique sans savoir le solfège.

Mais en tout cas, si vous cherchez à faire du classique, ça ne sera pas possible.

Voilà. Voilà pourquoi, ce n’est quand même pas un hasard quand même que dans les écoles de musique on apprend le solfège aux gens.

Ce n’est pas forcément toujours bien fait, c’est difficile à faire.

C’est compliqué à associer.

On a un passif d’école de musique et des structures qui sont difficiles à changer.

Elles évoluent avec le temps. Et ça va toujours de mieux en mieux.

Mais c’est long à faire et c’est normal.

Mais voilà, ce n’est pas un hasard.

Ce n’est pas possible.

J’espère que j’ai répondu à vos questions, à votre questionnement sur le sujet.

C’est mon opinion à l’heure actuelle.

J’ai vu plusieurs élèves ces dernières années qui arrivaient avec des tutoriels et j’ai joué le jeu. J’ai dit « D’accord, par de problème, on fait à partir du tutoriel. »

Je leur ai montré le tutoriel, je les ai même aidés, je leur ai remontré moi-même sur l’instrument. Et bien ça ne rentre pas.

Ça ne rentre pas.

Alors il y en a qui ont une bonne mémoire et qui arrivent à aller vraiment très très loin dans l’apprentissage. Mais ça ne va pas au bout.

Ça ne peut pas aller au bout.

Ça peut aller au bout sur des morceaux assez simples et puis c’est vrai qu’il y en a qui ont une mémoire vraiment exceptionnelle.

Mais dans la plupart des cas ça ne passe pas.

C’est surtout pourquoi décider que c’est difficile ?

Forcément si on dit que c’est difficile, et c’est un peu ça le problème de fond, notre époque aussi par rapport à ce sujet-là. C’est que tout le monde dit que c’est difficile. Alors comment voulez-vous qu’on apprenne ça de manière fluide ?

En commençant en disant « Ah ça va être difficile. ». Non.

Oui c’est du travail un peu tous les jours, mais non. On finit toujours par y arriver.

Moi j’étais loin d’être un crack. J’ai eu des difficultés d’apprentissage à l’école. Ça a été long mais j’ai fini par avoir une médaille d’or de solfège.

Bon ça s’appelle formation musicale maintenant en école de musique. Mais j’ai eu ma médaille d’or de formation musicale même avant celle de piano.

Parce que j’ai aussi rencontré les bonnes personnes. Ça joue quand même aussi hein.

Ça vient. Et ne serait-ce que ça. Dans votre tête.

Changez la façon de voir ça. Ne vous dites pas que c’est difficile. Dites-vous « Allez le solfège c’est facile, ça va venir ! »

Le solfège si on bosse ça vient. Et pour n’importe qui. Faut pas être intelligent. Ça vient. Pas de souci.

Voilà j’espère que ce type de podcast vous a plu.

Si ça vous a plu n’hésitez pas à me laisser un commentaire, à vous inscrire à ce podcast, ou sur le blog https://apprendre-a-jouer-du-piano.com.

Bonne musique !

Bon piano !

Au revoir.

Apprendre le piano par les chansons, interview de Cécile Emery

Les deux volume de la méthode Apprendre le piano par les chansons

La méthode Apprendre le piano par les chansons, en deux volumes

Voici une interview réalisée au salon Musicora 2017 de Cécile Emery, co-hauteur de la méthode Apprendre le piano par les chansons.

Cette méthode est particulièrement intéressante pour former l’oreille harmonique, apprendre à accompagner des chansons et se former globalement sur la musique tout en apprenant le piano. Elle est extrêmement complète sur les différents aspects musicaux et se base sur un répertoire très varié, allant de la musique de film à Schumann, en passant par la variété ou les chansons de répertoire traditionnel français et populaire. Elle s’adresse aux enfants (à côté de la méthode traditionnelle), ainsi qu’aux adultes débutants (ou reprenant) le piano et souhaitant se former musicalement sur des bases solides.

Je vous laisse découvrir…

Transcription la texte de la vidéo :

Marie-Cécile

Bonjour Cécile.

Cécile Emery

Bonjour.

Marie-Cécile

Je voulais vous parler aujourd’hui parce que j’ai découvert dernièrement par le groupe Facebook « L’art d’enseigner le piano », votre méthode qui s’appelle « Apprendre à jouer du piano par les chansons ».

Ça m’intéressait beaucoup de vous rencontrer parce que c’est vrai que je regrette souvent que les élèves n’aient pas d’oreille, ne chantent pas intérieurement quand ils jouent, donc le titre m’a interpelé. Voilà.

Donc vous êtes Cécile Emery, et professeur de piano ?

Cécile Emery

Je suis professeur de piano au conservatoire d’Amiens depuis de nombreuses années. Et depuis disons une dizaine d’années, je travaille en collaboration avec Bruno Puren. Nous avons rencontré un jury de DE, c’était une bonne occasion de parler de pédagogie. Et depuis ce moment-là nous avons animé des stages ensemble. Et petit à petit une idée est venue de faire une méthode en commun parce que lui est professeur d’accompagnement, et moi de piano.

Marie-Cécile

D’accord.

Cécile Emery

Nous avons joint nos efforts pour faire une méthode piano et accompagnement. C’est-à-dire que l’un des objectifs c’est d’apprendre à jouer du piano, mais pour s’accompagner, pour s’accompagner lorsqu’on chante, pour accompagner un autre instrument également. Ne pas rester tout seul dans son instrument.

Et puis petite à petit, cette organisation autour des chansons a fait qu’on a monté toute une pédagogie progressive où on inclut la technique de piano mais aussi le travail de l’oreille. On travaille beaucoup avec la transposition. On apprend assez rapidement l’improvisation.

C’est une méthode globale de formation musicale et piano.

Marie-Cécile

D’accord. Il y a combien de volumes ?

Cécile Emery

Il y a actuellement 2 volumes.

Un volume « Apprendre le Piano par les chansons & leur accompagnement Volume 1 », volume bleu, qui correspond aux 4 premières années de piano à peu près. Il couvre le premier cycle des conservatoires.  C’est un ouvrage qui correspond aussi aux recommençants adultes qui, grâce au site internet, peuvent avoir les exercices et compléments d’informations qu’ils ne trouveront peut-être pas dans la méthode.

Un second volume « Apprendre le Piano par les chansons & leur accompagnement Volume 2 », volume orange, à partir de la 5ème année qui correspond au milieu 2ème cycle et 3ème cycle.

Donc c’est pour les enfants et c’est pour les adultes aussi.

Marie-Cécile

Donc le site internet c’est https://apprendrelepianoparleschansons.com.

C’est aux éditions Fortin-Armiane.

Cécile Emery

C’est ça. Éditeur de chansons, de chansons françaises mais également de pédagogie, de violoncelles… Voilà ils ont 2 registres.

Donc nous on était à la jonction entre la pédagogie et les chansons.

Marie-Cécile

Comment vous ait venu l’idée de cette méthode ?

Cécile Emery

Petit à petit je me suis aperçue que les élèves, comme vous l’avez dit tout à l’heure très justement, n’entendent pas assez ce qu’ils jouent, n’anticipent pas assez ce qu’ils vont jouer. Et je pense que l’éducation de l’oreille c’est une chose absolument primordiale dans l’éducation musicale, dans l’éducation pour le piano, la guitare, tout instrument. Il faut débloquer cette oreille, il faut entendre ce qu’on va jouer avant de le jouer.

C’est « avant de jouer c’est bien d’entendre jouer ». Ça ça me semble très important. C’est parti de ça.

On va développer les 2 lignes.

La mélodie. On la mémorise.

La ligne verticale. L’harmonie. À reconnaitre la couleur, les accords, aussi travailler la polyphonie, qui est une difficulté du piano.

Au cours des 10 chapitres de la méthode on aborde à peu près tous les sujets, les thèmes techniques, les façons de jouer.

Les mains ensembles, l’initiation à la polyphonie, la phase musicale, le jeu essencifie, les accords, le jeu rebondissant, les appuis, appuis et allègements, l’indépendance des mains, la polyphonie, le piano rythmé, et les déplacements. À chaque fois on met une thématique par chapitre.

Marie-Cécile

D’accord, tout ça sur le premier volume hein ?

Cécile Emery

Tout ça sur le premier volume.

Marie-Cécile

Donc il y a 2 volumes, mais j’ai cru comprendre qu’il y a du projet.

Cécile Emery

Nous avons un projet oui de volume intermédiaire. Je ne sais pas encore comment nous l’appellerons. Sans doute « Manuel pratique à l’usage ».

Alors là ce sera très ciblé, début de 2ème cycle, pour donner les clés d’organisation de travail, de méthode de travail, comment déchiffrer, comment accompagner une mélodie, comment s’organiser pour travailler. Enfin des choses très très concrètes mais toujours à base de chansons et d’exercices techniques.

On mélange toujours les 2.

Le répertoire, les chansons, les musiques de films aussi. Tous les styles.

Et puis le répertoire classique puisque le but c’est quand même d’amener les enfants et les élèves en général vers la grande musique, comme Schubert.

Marie-Cécile

Au niveau des âges vous l’avez dit vous l’avez dit tout à l’heure, cette méthode peut s’adresser à des enfants, à des petits, ou même des adultes.

Cécile Emery

Oui, moi je commence avec pour mes élèves de 6-7 ans. Comme c’est une méthode qui est assez dense puisque le cahier couvre 4 années, il faut intercaler d’autres morceaux, d’autres petites partitions, le professeur est libre de garder tout à fait ses méthodes habituelles, que ce soit la méthode rose ou une autre, et de l’intercaler au milieu du chapitre. C’est là le bien nécessaire.

Marie-Cécile

Donc là pour une formation vraiment complète. Ce n’est pas qu’une méthode de piano. C’est une méthode aussi, d’après ce que je comprends, globale, de formation musicale globale.

Cécile Emery

Voilà. C’est une nouvelle façon d’appréhender la musique qui semble assez importante je trouve à l’heure actuelle, où les enfants viennent au piano pour pouvoir jouer des choses qu’ils ont entendu à la radio ou sur internet, donc ils ont besoin d’avoir cette formation de l’harmonie et de l’oreille.

Marie-Cécile

Oui bien sûr. Donc au niveau de la progression le volume 1 est pour tout ce qui est du 1er cycle, et volume 2 plutôt à partir de la 5ème année voire plus.

Cécile Emery

Oui voire 3ème cycle. Moi je fais souvent travailler avec 3ème cycle. Après on pioche un peu à droite et à gauche. On prend suivant les thèmes qu’on veut aborder.

Si on a envie de travailler par exemple sur un chapitre un petit peu pointu, on va directement au chapitre 5. Si on veut travailler la polyphonie, là j’ai mis un exercice à chanter à 3 élèves différents. Et on peut le faire 1 au piano, 2 autres qui chantent, ou inverser.

C’est une façon aussi de travailler la pédagogie de groupe, qu’on peut travailler avec une classe de 15 élèves.

Marie-Cécile

Voilà c’est ce que vous m’avez dit tout à l’heure c’est possible effectivement de travailler à plusieurs.

Cécile Emery

Oui voilà. Un qui chante, ou même qui joue au violon, pendant que l’autre joue. C’est une méthode qui donne des idées aux professeurs.

Marie-Cécile

Oui, pour faire le lien entre les classes éventuellement dans les écoles de musique.

Cécile Emery

Absolument.

Marie-Cécile

Ça c’est un bon moyen parce que des fois on ne sait pas trop quoi faire pour intégrer les autres instrumentistes.

Est-ce que ça peut être travaillé par quelqu’un qui est sans professeur ou est-ce que ce n’est pas trop conseillé ?

Cécile Emery

Avec un adulte qui veut commencer tout seul oui. Je crois que c’est possible avec l’aide du site. Il peut aller compléter son enseignement sur le site par les exercices, par les conseils. On a mis beaucoup de conseils de travail, d’organisation.

Donc là je crois que c’est tout à fait possible. Il y a même des exercices de lecture de notes pour ceux qui prennent à la base.

Pour un enfant de 7-8 ans je crois que le professeur est indispensable.

Marie-Cécile

Et oui. On est d’accord. Donc au niveau du répertoire il y a un peu de tout d’après ce que j’ai vu.

Cécile Emery

Alors il y a un peu de tout. Si je prends le 1er volume on passe de Adèle à Bach, en passant par Bartók, Led Zeppelin, Harry Potter, musiques de films, Les choristes, Titanic, Chostakovitch…

Marie-Cécile

C’est vraiment très très varié. Films, variétés.

Cécile Emery

Mais on a à chaque fois cherché des belles chansons, des beaux textes. On n’a pas pris des choses qui ne nous plaisaient pas. C’est notre avis, ça ne peut pas plaire à tout le monde, mais ce sont des choses qu’on a vraiment choisies.

Marie-Cécile

Les notions solfégiques elles sont expliquées ?

Cécile Emery

Alors les notions solfégiques sont expliquées au début.

Il y a 2 pages qui s’appellent « La musique » et « Le corps et l’esprit ».

Le corps à gauche et l’esprit à droite.

Sur la page de gauche, avec quelques exercices de bases, de techniques.

Et puis sur la page de droite, l’esprit : les transpositions, les tons, demi tons, très symboliques, mais l’élève peut se référer à ces 2 pages du début à tout moment.

Ce sont les mêmes mots qui seront employés par la suite.

Marie-Cécile

Est-ce qu’il y a aussi des exercices techniques ?

Cécile Emery

Alors à chaque chapitre il y a des exercices techniques. On commence toujours l’exercice partout. Pour apprendre à faire un petit peu tout ce qu’il faut savoir faire au piano. Au début c’est très simple.

Jeu déplié, jeu détaché, savoir se déplacer, bouger son pouce d’une note sur l’autre.

À chaque chapitre on a un exercice qui correspond. Là le chapitre 2 ce sont « Les mains ensembles ». On va avoir des exercices d’appui. Sentir le poids du bras au bout de ses doigts. Et puis on a des exercices très basiques de 5 doigts. Des exercices digitaux.

Marie-Cécile

Très bien. On peut se la procurer où ?

Cécile Emery

On peut se la procurer dans tous les magasins de musique. À Paris il y en a dans à peu près tous les magasins de musique, et en province ça commence bien. On peut se la procurer chez l’éditeur également sur www.armiane.fr.

On peut aussi se la procurer sur le site de la méthode https://apprendrelepianoparleschansons.com/.

Marie-Cécile

D’accord. Et bien merci beaucoup Cécile Emery.

Cécile Emery

De rien.

Marie-Cécile

On rappelle aussi que c’est Bruno Puren qui est professeur au conservatoire du Mans, qui vous a aidé dans la création de cette méthode.

Merci beaucoup !

Cécile Emery

Merci à vous.

Marie-Cécile

Au revoir.

Merci à Cécile Emery pour sa gentillesse et le temps qu’elle nous a consacré.

Pourquoi est-il interdit de faire des photocopies de partitions ?

 

Voici un article sur un sujet un peu spécial, que j’ai tenu à écrire car il repose sur un principe qui me tient coeur : que les personnes soit payées pour leur travail pour pouvoir en vivre. Que vous soyez musicien professionnel ou amateur, vous devez savoir qu’il est interdit de faire des photocopies (et tout type de reproduction que ce soit) de partitions sans autorisations. Je me doute que vous êtes nombreux à en avoir entendu parler, mais savez-vous exactement quelle est la législation à ce sujet ? 

Ayant lu ou entendu un peu tout et n’importe quoi à ce sujet dans mon entourage et sur la toile, je me suis dit qu’il était urgent d’écrire un article pour aller au fond de la question. Cependant je rappelle que je suis pianiste et non légiste. Donc il se peut que j’ai moi-même mal compris certaines données. N’hésitez pas à me signaler une erreur ou préciser les informations dans les commentaires.

La législation à ce sujet relève du Code de la propriété intellectuelle. Son but est de protéger les “oeuvres de l’esprit” du vol de propriété. Autrement dit, cela empêche n’importe qui de s’attribuer une oeuvre intellectuelle, et/ou d’en tirer un profit financier. Pour parler de manière encore plus explicite, cela permet aux auteurs de pouvoir vivre de leur travail, comme il semble normal pour tout un chacun…

Pour cela, les légistes de notre pays ont créé le principe d’oeuvre protégée, afin de permettre aux auteurs de vivre de leur travail durant leur vivant, et à leurs héritiers d’en percevoir quelques bénéfices après leur décès. Ce “salaire” est appelé le droit d’auteur. Si vous voulez en savoir plus sur l’histoire du droit d’auteur, voici une vidéo qui vous explique ça. Sinon passez à la suite directement.

Qu’est-ce qu’une oeuvre protégée :

Une oeuvre protégée, est une oeuvre (donc ici une musique) qui a été déposée auprès des organismes habilités par son auteur ou ses proches. A partir de ce moment, en France, elle le sera pendant 70 ans après l’année de la mort du compositeur, auxquelles on ajoutera des années par période de guerres comprises dans ces 70 ans.

Pendant toute cette période, pour la photocopier ou la jouer dans un lieu public, il va falloir demander l’autorisation à l’auteur ou à ces ayant droit (toute personne ayant le droit de percevoir de l’argent car elle a contribué à sa création ou sa publication).

Par exemple, le Clair de lune de Debussy est maintenant passé dans le domaine public depuis 2004. Voici le calcul : Claude Debussy étant mort en 1918, on compte à partir du 1er janvier 1919. On ajoute 70 ans, ça nous met au 1er janvier 1989. On ajoute ensuite des années de guerre prévues par la loi (mais non connues de moi pour le moment), ça nous amène au 1er janvier 2004.

Arrivée à la fin de cette période, c’est à dire la 85ème année pour les oeuvres publiées avant la première guerre mondiale, l’oeuvre est dite “tombée dans le domaine publique” (pourquoi ce mot tomber… quelle chute ? :)) Vous pourrez donc la jouer à loisir où bon vous semble. En revanche, et c’est là où ça se corse, ce n’est pas parce qu’une oeuvre est tombée dans le domaine publique que vous avez le droit de la photocopier. Car il y a d’autres acteurs du monde des partitions qui réclament le respect de leur travail. Le plus connu est l’éditeur.

Qui c’est cette bête là ? Rappelez-vous, il s’agit par exemple de Henry Lemoine, Salabert et autres noms que l’on peut lire en bas des partitions que vous achetez en magasin. Il s’agit d’entreprises qui saisissent le texte pour rendre la lecture fluide, rajoute des précisions pour aider à les jouer (comme les doigtés par exemple), et les fabriquent en masse pour pouvoir les livrer ensuite aux magasins de musique physiques ou dématérialisés. J’entends par ce dernier terme les “e-magasins” sur internet qui respectent la législation comme Di-Arezzo, Diam ou La flûte de pan pour le classique ou Noviscore plutôt orienté variétés.

Pour revenir à notre oeuvre tombée dans le domaine publique, vous avez en revanche le droit de recopier l’oeuvre à la main ou avec un logiciel d’écriture, et même de la photocopier ensuite. Il en existe une multitude d’outil informatique pour éditer soi-même comme par exemple Musescore (gratuit), EncoreFinale ou Sibélius. Des applications pour tablette font également ça assez bien comme NotateMe et Notion.

Le cas d’oeuvres musicales écrites par plusieurs auteurs :

Il existe des oeuvres musicales ayant plusieurs “créateurs” : l’auteur et le compositeur par exemple. C’est souvent le cas des chansons ou des opéras. L’auteur (appelé aussi poète ou écrivin) en écrit le texte que l’on prononce en francais, anglais ou autre. Le compositeur écrit la musique. Dans le cas de la variété, la composition peut se répartir entre le “mélodiste” qui à eu l’idée de l’air, et l’arrangeur qui a créé les accompagnements de cet air. Dans le cas donc de plusieurs créateurs associés pour créer la musique, le calcul se fait à partir de la mort du dernier survivant.

 

Comment faire des photocopies de partitions et être dans la légalité :

Distinguer le lieu public du lieu privé :

En tant que particulier, vous n’avez donc pas le droit de photocopier de partitions protégées, et ce même s’il s’agit d’une partition dont vous possédez l’original. Cependant, vous pouvez le faire à titre privé, à votre domicile. Mais la photocopie doit rester chez vous, ou dans un autre espace privé. Vous ne pouvez pas l’emporter dans un lieu public. Un lieu public concrètement est une école, un conservatoire, une association, une salle de concert ou de spectacle, ou la rue (sauf si elle se trouve dans votre sac qui est légalement un espace privé).

Vous ne pouvez-donc sortir et exposer dans ce type de lieu de photocopies d’oeuvres protégées, et/ou les jouer sans autorisation. Et oui je sais c’est dur… mais c’est dur aussi pour un auteur d’avoir du mal à finir ses fins de mois, parce que le fruit de son travail n’est pas un objet matériel. Imaginez qu’on puisse “photocopier” des machines à laver… les ingénieurs qui les conçoivent et les ouvriers qui les fabriquent auraient du soucis à se faire non ?

En revanche, votre domicile est un espace privé dans lequel l’état n’a pas son mot à dire. Dans certaines limites bien sûr, car il est interdit de tuer son mari ou son frère même s’il est à l’intérieur de votre domicile :)).

Achetez des partitions originales

Image Laurent Wangermez

Un organisme d’état qui gère la reproduction :

Il existe un organisme mandaté par l’état qui se charge de gérer la reprographie d’oeuvre musicale. Il s’agit de la SEAM, en toute lettre “Société des éditeurs et auteurs de musique”. C’est ce qu’on appelle une SPRD, soit une “société de perception et de répartition des droits d’auteur”. Oui je sais, un peu barbare à lire… Pour capter un peu plus ce que c’est, sachez que la SACEM qui est un peu plus connue en est aussi une. Mais elle s’occupe de son coté des droits de représentation. En clair du fameux droit de jouer en public une oeuvre. Vous pouvez trouver sur leur site un répertoire des oeuvres protégées bien utile. Mais il n’est pas exhaustif.

Pour revenir à la SEAM, elle offre donc la possibilité d’utiliser les oeuvres protégées pendant une durée limitée d’un an, sous forme de ce que l’on appelle une licence. Elles sont réservées à certains organismes ayant besoin de travailler sur ces partitions pour leur bon fonctionnement, comme par exemple les conservatoires ou école de musique. Un particulier ne peut obtenir ce type de licence.

Les timbres de la seam

Vous avez peut-être déjà aperçu ces petits timbres sur lesquels se trouve le logo de la SEAM, et apposé sur chaque photocopie. C’est la preuve que la personne qui vous a donné ces photocopies avait le droit de vous les confier pour les travailler à ce moment là, et ce jusqu’à l’expiration de la période indiquée sur le timbre. Vous n’avez donc vous-même pas le droit de garder ces reproductions après l’écoulement de cette période.

En résumé, si vous voulez photocopier :

  • Si vous faites partie ou représentez un organisme de formation musicale ou un ensemble se produisant sur scène, c’est à la SEAM qu’il faut s’adresser pour les oeuvres éditées, ou à l’auteur dans le cas d’oeuvres non éditées.
  • Si vous êtes un particulier, vous ne pouvez pas le faire dans un cadre public. Donc vous n’aurez pas d’autorisation. Mais ce que vous faites chez vous ne regarde que vous.
  • Si vous voulez jouer l’oeuvre en public, c’est à la SACEM qu’il faut s’adresser.

 

Pour ne plus avoir besoin de photocopier la partition de vos amis pianistes :

Evidemment la meilleur des solutions est d’acheter la partition et de travailler dessus ! Cela encourage les artistes à continuer de nous faire voyager et rêver. L’acte d’achat est un acte militant qui leur apporte toute la reconnaissance dont ils ont bien besoin dans une société centrée sur l’acquisition de biens matériels qui s’entassent inutilement dans nos placards.

Oui mais alors, me direz-vous, comment peut-on faire pour pratiquer le piano en développant sa culture musicale ? Oui vous avez entièrement raison, c’est important de fureter dans l’immense répertoire du piano. Et s’il faut tout acheter ça représente une petite fortune tout de même ! Et bien rassurez-vous, il y a un outil extraordinaire qui est né il y a une vingtaine d’année : Internet. Même s’il est aussi malheureusement l’occasion de beaucoup de diffusion dans la plus grande illégalité, il permet aussi d’avoir accès à de véritable bibliothèque en ligne d’oeuvres “élevées” dans le domaine public.

Sites de partitions passées dans le domaine public :

Voici donc la bonne nouvelle. Il existe des sites internet sur lesquels vous pouvez télécharger des partitions passées dans le domaine public. En voici quelques uns. Si vous en connaissez d’autres, s’il vous plait mettez en les liens dans les commentaires en bas de cet article et je les rajouterai ici.

photocopie partitions

  • IMSLP, une mine d’or ! et vous pouvez même y écouter des fichiers audio
  • Mutopia, partitions classiques pour instruments et orchestre
  • ChoralWiki, pour des partitions de chant choral.

Il vous suffit de télécharger les partitions sur votre tablette ou votre ordinateur (ne négligez surtout pas l’anti-virus comme Avast par exemple), de les imprimer ou les basculer sur une application spéciale partition comme indiqué dans cet article. Après cela, vous n’avez plus aucunes excuses pour ne pas faire régulièrement la découverte de perles musicale et par là même travailler votre lecture à vue au piano. Votre progression rapide au piano dépend beaucoup du nombre de morceaux que vous aurez travaillés, joués et même juste déchiffrés dans votre vie.

Voilà, j’espère que cet article aura démêlé pour vous cette question. De mon coté dès qu’il s’agit de textes officiels et de lois, je suis prise d’angoisse de ne pas comprendre et d’ennui mortel. Alors mon souhait le plus cher est que je vous avoir rendu tout cela accessible et le moins ennuyeux à lire possible. J’attends de savoir dans les commentaires si ce fût le cas…

Et puisque vous avez lu jusque là, vous méritez bien un petit dessin animé :).

 

Bon piano !

 

Un moyen de renouer avec le plaisir de jouer

Depuis 20 ans que j’enseigne le piano, j’ai constaté que les pianistes, quel que soit leur niveau, sont nombreux à ne plus se souvenir de ce qu’ils ont joué par le passé. Et vous ?

Est-ce que ça vous rappelle quelque chose ? Vous êtes avec des amis, il y a un piano. Vous aimeriez bien jouer quelque chose, mais vous vous sentez dans l’incapacité de jouer le moindre morceau. Vos amis ont du mal à comprendre cela, sachant que vous faites du piano depuis des années. Vous pouvez à la rigueur retrouver quelques mesures du morceau que vous êtes en train de travailler, mais souvent même pas jusqu’au bout. Et surtout, où sont passé tous ces morceaux qui vous ont accompagné dans votre apprentissage ? Ceux que vous avez su parfaitement à un moment de votre vie et que vous avez adoré.

Le plaisir des retrouvailles avec vos morceaux :

Et bien j’ai une très bonne nouvelle pour vous. Ils sont là, dans votre cerveau, tout près à être réveillés, nettoyés des poussières de l’oubli. Si si je vous assure ! Je vous entends déjà vous dire :” oui mais pas moi. Je n’ai pas une bonne mémoire. C’est impossible”. Et bien je peux vous assurer que si vous l’avez aimé et eu dans les doigts à un moment, il reviendra très vite si vous allez le chercher.

Seulement voilà, c’est le bazar dans vos partitions n’est-ce pas ? Il y a des piles sur ou à coté du piano, mélangées à la méthode du petit si vous avez des enfants, ou à la facture d’EDF. Ou alors, si vous êtes un adepte de la photocopie, ou du morceau trouvé sur internet et imprimé un soir d’enthousiasme musical, vous avez certainement des piles de feuilles en vrac et en grand danger d’écroulement. C’est même tombé une fois, et n’ayant pas le temps de classer, vous avez tout remis comme ça en disant “bon on verra plus tard”. Bref, vous n’avez la plupart du temps de disponible que le morceau que vous êtes en train de travailler. Et les morceaux que vous avez appris autrefois sont même peut-être resté chez papa et maman à 300km de là.

Alors voilà où je veux en venir : Prévoyez un temps pour retrouver tous les morceaux que vous avez adoré et regroupez-les dans un contenant commun. Cela sera votre trésor à vous. Votre propre “journal intime pianistique”. Votre auto-bio-recueil de morceaux.

Passons maintenant à la pratique. Vous avez plusieurs possibilité de rassembler tout ça, selon vos habitudes concernant les documents et papiers en général. Je vous propose maintenant quelques pistes.

Deux possibilités d’assemblage :

1-Pour les adeptes de papeteries et fournitures scolaires :

Photocopiez une à une vos partitions et assemblez-les. Plusieurs options s’offre à vous :

  • dans un trieur. C’est une bonne solution de départ pour les plus pressés d’entre vous. Mais dès que vous aurez plus d’une dizaine de morceaux, ça va vite devenir ingérable…

 

Un trieur de partition

 

  • dans un cahier 24/32 sur lequel vous pourrez coller les photocopies. C’est une bonne solution quand on n’a pas trop de temps. On risque juste au bout de quelques années de se retrouver avec beaucoup de cahiers ;).

 

Des cahiers grand format pour coller ses partitions

 

  • ou reliez toutes les photocopies avec une perforelieuse pour les relier avec des spirales. Il faudra juste bien réfléchir aux tournes. Et l’idéal est d’imprimer les partitions en recto-verso. Il faut avoir une imprimante qui offre cette possibilité et savoir le faire. Mais l’avantage de cette option, est que vous pouvez ajouter ou retirer des morceaux quand vous le voulez. Vous pouvez même, si ça vous amuse vous faire vos propres page de garde et faire des recueils par année, ou par style, ou par compositeur. Bref, la meilleur des solutions je pense mais qui demande un peu de budget, du temps et quelques petites compétences en bureautique.

 

Ses propres partitions reliées

 

Je vous conseille en revanche d’oublier le porte-vue pour plusieurs raisons :

  • Vous ne pourrez pas écrire facilement un doigté ou une altération sans être obligé de sortir la feuille, puis la remettre avec difficulté…
  • Le plastique à tendance à refléter la lumière et vous pouvez être gêné à la lecture.
  • Le poids du plastique ajouté aux feuilles n’est pas négligeable.

 

Inconvénients de ces solutions à base de photocopies :

Au bout d’un moment, vous risquez de vous retrouver avec plusieurs cahiers ou dossiers reliés bien lourds. De plus, photocopier des partitions n’est pas simple, car le format standard des partitions est toujours plus grand que A4 et vous devez vous contorsionner au dessus de votre imprimante pour avoir tout sans risquer de couper les clés d’un coté ou les notes de l’autre (J’ai horreur de ça personnellement avec mon petit coté maniaque ;)).

Mais sachez que vous pouvez maintenant scanner les partitions avec une tablette beaucoup plus facilement qu’avec un scanner personnel et imprimer après d’une imprimante (voir plus bas).

Autre inconvénient et non des moindres, votre assemblage ne sera utilisable que dans votre sphère privée (voir le site de la SEAM) si vous ne voulez pas être dans l’illégalité. Vous n’avez pas légalement le droit de photocopier même des partitions que vous possédez pour les utiliser dans des lieux publics. C’est comme ça…

 

2-Pour les geek :

Ici je vais malheureusement être obliger au préalable d’avouer que je suis une adepte de la pomme, au risque de me faire mal voir par certains… je ne pourrai donc vous parler que de mon expérience sur Ipad, et je m’en excuse par avance. Je sais cependant que dans la plupart des cas, il existe les mêmes services sur tablette Androïd, donc si je dis “Ipad”, traduisez “tablette”.

Vous pouvez rassembler tous vos morceaux sur une tablette que vous pourrez emmener partout très facilement.

Première étape, scanner :

J’ai découvert dernièrement une super astuce : l’application Scannable. Vous la lancez, vous positionnez la tablette au dessus de votre partition… et au miracle ! la page apparait recadré, amélioré et adapté au format A4 sur l’écran.

Application Scannable

Si vous avez dix pages, il suffit de le faire successivement pour chaque page, et vous avez un magnifique PDF prêt à être envoyé sur Dropbox, Evernote, ICloud ou autres applications de partage. Bon pour que ça fonctionne bien, il faut veiller à avoir une bonne lumière. Et j’ai remarqué que si je levais la page en face de celle à scanner l’application détecte mieux les contours. Il ne faut pas forcément non plus rester trop statique, contrairement à ce que l’on pourrait croire naturellement…

Deuxième étape, basculer sur une application spécialisée de partitions :

Et après, connaissez vous les applications dédiées à la lecture de partition ? C’est génial. Il en existe maintenant une multitude. Mais celle que j’utilise personnellement est ForScore.

Application ForScore

Elle est très fluide. Une petite tape à droite de l’écran et hop ! la page est tournée. Bien plus facile que le papier qu’on n’arrive pas toujours à attraper rapidement. Il faudra en revanche tourner à chaque fin de page.

J’ai aussi eu l’occasion d’essayer Newzik, qui a l’énorme avantage de son coté de supporter les fichier de logiciel d’édition musicale comme Finale (.mus), si vous éditez vos partitions vous-même.

On peut aussi rajouter des éléments à la partition :

  • y écrire des doigtés ou annoter
  • gommer des indications.
  • recadrer
  • ajouter une altération qu’on a tendance à oublier systématiquement.

Mais il faudra pour cela vous équiper d’un stylet.

Et vous avez aussi la possibilité de tourner la page avec des petits appareils connectés en Bluetooth :

  • une pédale pour les pieds
  • une sorte de bouton que vous pouvez positionner où vous le souhaitez (pour le moment uniquement disponible pour Newzik à ma connaissance).

Un autre avantage de la partition sur tablette :

Vous pourrez aussi zoomer sur un passage précis pour vous concentrer sur un passage bien précis qui vous donne du fil à retordre. Cela permet de rester bien concentré sur l’endroit sans être tenté de continuer plus loin.

Le plaisir de vivre avec vos morceaux :

Bref, après avoir fait tout ça d’un coup ou petit à petit, imaginez un peu… tous vos morceaux à portée de main dans une tablette que vous pouvez glisser dans votre sac à main (pardon messieurs) ou de voyage. Mais surtout, et c’est là le plus gros intérêt, vous pourrez jouer régulièrement tous vos morceaux. Et là je parle bien de jouer pour le plaisir et non forcément de les travailler. Juste vous faire un petit moment de pur bonheur musical. Profiter de la satisfaction de savoir jouer du piano.

Alors oui, au début, vous aurez l’impression de devoir les retravailler, et c’est possible que vous en ayez vraiment besoin, mais faites-moi confiance, si déjà vous essayez régulièrement de les rejouer, ils vont sortir de l’oubli plus vite que vous ne pensez. Vous pourrez aussi facilement les lire dans votre lit (déconseillé pour le sommeil…) ou dans les transports en commun, pour faire du travail mental.

 

Le plaisir aussi du répertoire de déchiffrage :

En revoyant vos anciens morceaux dans vos partitions, vous risquez fort d’avoir envie en cours de route de faire un petit détour du coté des autres morceaux de la partition. Et c’est parfait ! faites faites ! Quoi de mieux que le déchiffrage pour progresser et prendre du plaisir à découvrir d’autres univers. Vous allez améliorer votre culture musicale et à long terme améliorer votre lecture, votre interprétation, votre connaissance des différents styles.

Et il se peut que vous tombiez amoureux de certains petits bijoux. Alors pourquoi pas vous constituer un petit répertoire de morceaux faciles pour vous mais bien agréables à jouer ! C’est ce que j’appelle un répertoire de déchiffrage. Les conditions de sélection seront :

  • ils VOUS plaisent à vous.
  • sont plus faciles que votre niveau technique actuel. Si vous avez la possibilité de vous classer dans une grille de niveaux, les morceaux doivent être deux ou trois niveaux en dessous.
  • Vous pouvez les lire et les jouer directement sans vraiment les travailler.

L’avantage de ce type de démarche, c’est que vous pourrez les améliorer rien qu’en les déchiffrant régulièrement. Nous ne sommes pas ici dans un travail de précision, mais dans une démarche de culture pianistique globale qui est certainement très profitable à long terme. Je déplore personnellement beaucoup la pauvreté du répertoire de certains apprentis musiciens qui jouent au grand maximum 4 ou 5 morceaux par an (voir moins). Ceci est bien sûr du souvent au manque de temps en cours et en dehors. Ayant déjà bien du mal à trouver des moments pour pratiquer, on se limite au travail visant la progression technique, en laissant de coté l’exploration du merveilleux et gigantesque répertoire du piano.

Je pense qu’avec cette possibilité d’avoir à disposition facilement une multitude de morceaux, vous ferez imperceptiblement plus de piano qu’auparavant. Déjà parce que vous ne ferez plus que “travailler”, mais “jouer” aussi du piano pour votre plaisir et éventuellement même celui de votre entourage. Bien sûr, il ne faudra pas que ça remplace votre travail journalier, mais le weekend ou les vacances sera pour vous une occasion de renouer avec la joie de jouer sans “prise de tête”.

N’oubliez pas bien sûr qu’il est indispensable d’acheter de temps en temps de nouvelles partitions comme vous achèteriez un bon bouquin pour les vacances, afin de renouveler vos sources. Et pour savoir quoi acheter, vous pouvez vous aider des pages de morceaux par niveau que j’ai créé sur ce site.

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NoteWorks, une application pour les petits et grands geeks musiciens

De nombreux enfants et adultes butent sur la lecture de note de partition, et prennent ça comme un pince-homme. Les parents ont bien du mal à motiver leurs enfants et à les aider, ne sachant pas eux-même lire les notes. Ceci est bien compréhensible, car la lecture solfégique est un processus qui demande une gymnastique au cerveau particulièrement contre-nature et couteuse en énergie. Alors on trouve toujours une bonne raison de repousser à plus tard son entrainement.

Je suis une grande fan d’application téléphone. Je trouve que pouvoir réviser quelque chose de n’importe où n’importe quand, dans un temps “perdu”, est vraiment intéressant alors que nous manquons tous tant de temps. J’ai déjà parlé de l’application NoteRush sur ce site, et vous avez été nombreux à apprécier. Et bien en voici une autre bien rigolote.

Avec cette application il n’y aura plus d’excuses, à part celle de ne pas avoir de SmartPhone ou de tablette. En effet, on la trouve à la fois sur l’Apple Store, et sur Android (par Google Play ou Amazon).

Application lecture de note

Icône sur tablette

Il s’agit de NoteWorks. Une application conçue comme un petit jeu vidéo, très conviviale et comportant de nombreux réglages qui permettent de l’adapter à tous les niveaux entre 0 et 7 ans de piano.

Une interface joyeuse et attractive :

En effet, une petite musique de fond guillerette vous accueille dès l’ouverture et vous met déjà dans une ambiance ludique. Elle est très colorée et un petit personnage croque les notes si vous avez donné la bonne réponse, ou qui les laissent aller “se brûler les ailes du coté gauche” si vous avez fait une erreur. Les enfants adorent, de 7 à 77 ans ! Un système de point et de niveaux permet d’évaluer son avancée, et de motiver les personnes attirés par une idée de performance.

Un intérêt bonus pour les plus avancés :

On entends également le son de la note sur piano à sa bonne octave (hauteur) juste après avoir répondu, ce qui présente l’intérêt pour les élèves plus confirmés de travailler leur oreille et notamment de vérifier la justesse de leur écoute interne.

Pour les débutants, cela peut certainement aussi les habituer aussi à ne pas concevoir une note sans notion de hauteur de son, ce qui est souvent le cas dans un apprentissage classique de la lecture de note.

De nombreux réglages :

21 Niveaux :

Les niveaux de 1 à 6 sont sans altérations. La progression se fait en écartant progressivement la zone travaillée, en commençant par un empans (une zone) de 5 notes. On a le choix d’apprendre les clés de sol et de fa de manière séparée, ou ensemble en partant du do centrale entre les deux portées et en écartant petit à petit. L’application peut donc suivre parfaitement une progression classique employée par la plupart des professeurs. A partir du niveau 7, se rajoute des altérations (les dièses et les bémols pour les touches noires), et toutes les tonalités majeures et leur relatifs sont passés en revue. Mais les altérations sont notés uniquement à l’armure (à la clé), donc on se retrouve bien en situation réelle de jeu comme face à une partition. Et ça, c’est d’un grand intérêt !

 

Une application modulable

Les préférences

 

Préférences (réglage généraux) :

  • Quatre clés proposées : Les clés de sol, fa, les deux assemblées dans la “grande portée” du pianiste (mais attention, uniquement sur tablette pour des questions évidentes de place sur l’écran) et les clés d’ut 4 et ut 3 (des clés utiles pour d’autres instruments que le piano ou pour les niveaux avancés chez les pianistes, notamment pour la transpositions rapide d’un morceau).
  • Trois façons de répondre : avec un clavier, ou les notes écrites en toute lettre selon le système français do ré mi etc ou international C D E etc. On a la possibilité de répondre par des notes altérées.
  • Elle peut aussi s’adapter à quelqu’un qui connait déjà ses notes et qui veut juste accélérer sa vitesse de lecture.
  • Bien que le concepteur soit anglophone d’après ce que j’ai compris, il est possible de régler la langue en français ou 11 autres langues. Délicate attention tout de même.
Interface sur Smart Phone

L’interface sur Smart Phone

Réglages des jeux :

Chaque partie peut avoir accès à différents réglages plus poussée comme :

  • La vitesse de présentation des notes. Quatre vitesses possibles
  • Avec aide ou sans aide. Si l’on met trop de temps à répondre, la réponse est indiquée en vert. Cela permet de rester dans une dynamique de lecture, sans se focaliser sur une note qui bloque.

 

Visuel de NoteWorks sur tablette

Interface sur tablette

 

Intérêt pour les parents et professeurs :

Cette application permet également d’ouvrir plusieurs sessions pour plusieurs joueurs. C’est d’un grand intérêt pour les enseignants qui peuvent donc garder la progression pour chaque élève d’un cours à l’autre sans être obligé de perdre du temps à modifier les réglages. Un grand avantage également pour les parents de plusieurs apprentis musicien.

 

En ouvrant NoteWorks

Jeu en fonction de la progression ou réglage ponctuel.

Et sinon, on peut créer également un “jeu sur mesure” à n’importe quel moment sur la session en cours pour un musicien qui passe par là de manière ponctuelle ou si l’on veut soit-même essayer un autre niveau que celui en cours.

 

Un regret :

Un seul regret pour moi, est qu’il manque la lecture des notes à plusieurs lignes supplémentaires sur la grande portée. En effet, sur ce mode de jeu, les notes ne vont pas plus loin que le si en dessous de la clé de fa et le si au dessus de la clé de sol. Mais ce défaut est largement compensé par le fait que le mode de jeu pour les clés seules vont jusqu’à 3 lignes supplémentaires au dessus et en dessous. Donc il est tout à fait possible de s’entrainer tout de même pour ces notes souvent négligées.

Une application ludique pour apprendre les notes de musique

Icône sur téléphone

Bref, je pense que vous avez compris maintenant les atouts de cette application que vous pourrez acquérir pour quelques euros. Je l’adore, comme tous les outils actuels qui peuvent nous faciliter l’apprentissage et nous rendre les choses ludiques.

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