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Comment repérer les temps sur une partition (débutant)

Je publie enfin la réponse à une question qui m’a été posée il y a plusieurs mois par une fidèle lectrice par mail. C’est une première pour ce type de format de vidéo, donc pardonnez mes hésitations. C’est un véritable cours de formation musicale sur la lecture d’une partition d’une durée de vingt minutes. N’hésitez pas à la regarder en plusieurs fois, à faire des pauses, à revenir en arrière…

J’ai tourné cette vidéo il y a quelques mois déjà mais ayant rencontré un problème de dimension d’écran, je l’ai laissé de coté jusqu’à maintenant. J’ai enfin trouvé la solution donc la voici. Ah ! les problèmes techniques si vous saviez…

Un moyen de renouer avec le plaisir de jouer

Depuis 20 ans que j’enseigne le piano, j’ai constaté que les pianistes, quel que soit leur niveau, sont nombreux à ne plus se souvenir de ce qu’ils ont joué par le passé. Et vous ?

Est-ce que ça vous rappelle quelque chose ? Vous êtes avec des amis, il y a un piano. Vous aimeriez bien jouer quelque chose, mais vous vous sentez dans l’incapacité de jouer le moindre morceau. Vos amis ont du mal à comprendre cela, sachant que vous faites du piano depuis des années. Vous pouvez à la rigueur retrouver quelques mesures du morceau que vous êtes en train de travailler, mais souvent même pas jusqu’au bout. Et surtout, où sont passé tous ces morceaux qui vous ont accompagné dans votre apprentissage ? Ceux que vous avez su parfaitement à un moment de votre vie et que vous avez adoré.

Le plaisir des retrouvailles avec vos morceaux :

Et bien j’ai une très bonne nouvelle pour vous. Ils sont là, dans votre cerveau, tout près à être réveillés, nettoyés des poussières de l’oubli. Si si je vous assure ! Je vous entends déjà vous dire :” oui mais pas moi. Je n’ai pas une bonne mémoire. C’est impossible”. Et bien je peux vous assurer que si vous l’avez aimé et eu dans les doigts à un moment, il reviendra très vite si vous allez le chercher.

Seulement voilà, c’est le bazar dans vos partitions n’est-ce pas ? Il y a des piles sur ou à coté du piano, mélangées à la méthode du petit si vous avez des enfants, ou à la facture d’EDF. Ou alors, si vous êtes un adepte de la photocopie, ou du morceau trouvé sur internet et imprimé un soir d’enthousiasme musical, vous avez certainement des piles de feuilles en vrac et en grand danger d’écroulement. C’est même tombé une fois, et n’ayant pas le temps de classer, vous avez tout remis comme ça en disant “bon on verra plus tard”. Bref, vous n’avez la plupart du temps de disponible que le morceau que vous êtes en train de travailler. Et les morceaux que vous avez appris autrefois sont même peut-être resté chez papa et maman à 300km de là.

Alors voilà où je veux en venir : Prévoyez un temps pour retrouver tous les morceaux que vous avez adoré et regroupez-les dans un contenant commun. Cela sera votre trésor à vous. Votre propre “journal intime pianistique”. Votre auto-bio-recueil de morceaux.

Passons maintenant à la pratique. Vous avez plusieurs possibilité de rassembler tout ça, selon vos habitudes concernant les documents et papiers en général. Je vous propose maintenant quelques pistes.

Deux possibilités d’assemblage :

1-Pour les adeptes de papeteries et fournitures scolaires :

Photocopiez une à une vos partitions et assemblez-les. Plusieurs options s’offre à vous :

  • dans un trieur. C’est une bonne solution de départ pour les plus pressés d’entre vous. Mais dès que vous aurez plus d’une dizaine de morceaux, ça va vite devenir ingérable…

 

Un trieur de partition

 

  • dans un cahier 24/32 sur lequel vous pourrez coller les photocopies. C’est une bonne solution quand on n’a pas trop de temps. On risque juste au bout de quelques années de se retrouver avec beaucoup de cahiers ;).

 

Des cahiers grand format pour coller ses partitions

 

  • ou reliez toutes les photocopies avec une perforelieuse pour les relier avec des spirales. Il faudra juste bien réfléchir aux tournes. Et l’idéal est d’imprimer les partitions en recto-verso. Il faut avoir une imprimante qui offre cette possibilité et savoir le faire. Mais l’avantage de cette option, est que vous pouvez ajouter ou retirer des morceaux quand vous le voulez. Vous pouvez même, si ça vous amuse vous faire vos propres page de garde et faire des recueils par année, ou par style, ou par compositeur. Bref, la meilleur des solutions je pense mais qui demande un peu de budget, du temps et quelques petites compétences en bureautique.

 

Ses propres partitions reliées

 

Je vous conseille en revanche d’oublier le porte-vue pour plusieurs raisons :

  • Vous ne pourrez pas écrire facilement un doigté ou une altération sans être obligé de sortir la feuille, puis la remettre avec difficulté…
  • Le plastique à tendance à refléter la lumière et vous pouvez être gêné à la lecture.
  • Le poids du plastique ajouté aux feuilles n’est pas négligeable.

 

Inconvénients de ces solutions à base de photocopies :

Au bout d’un moment, vous risquez de vous retrouver avec plusieurs cahiers ou dossiers reliés bien lourds. De plus, photocopier des partitions n’est pas simple, car le format standard des partitions est toujours plus grand que A4 et vous devez vous contorsionner au dessus de votre imprimante pour avoir tout sans risquer de couper les clés d’un coté ou les notes de l’autre (J’ai horreur de ça personnellement avec mon petit coté maniaque ;)).

Mais sachez que vous pouvez maintenant scanner les partitions avec une tablette beaucoup plus facilement qu’avec un scanner personnel et imprimer après d’une imprimante (voir plus bas).

Autre inconvénient et non des moindres, votre assemblage ne sera utilisable que dans votre sphère privée (voir le site de la SEAM) si vous ne voulez pas être dans l’illégalité. Vous n’avez pas légalement le droit de photocopier même des partitions que vous possédez pour les utiliser dans des lieux publics. C’est comme ça…

 

2-Pour les geek :

Ici je vais malheureusement être obliger au préalable d’avouer que je suis une adepte de la pomme, au risque de me faire mal voir par certains… je ne pourrai donc vous parler que de mon expérience sur Ipad, et je m’en excuse par avance. Je sais cependant que dans la plupart des cas, il existe les mêmes services sur tablette Androïd, donc si je dis “Ipad”, traduisez “tablette”.

Vous pouvez rassembler tous vos morceaux sur une tablette que vous pourrez emmener partout très facilement.

Première étape, scanner :

J’ai découvert dernièrement une super astuce : l’application Scannable. Vous la lancez, vous positionnez la tablette au dessus de votre partition… et au miracle ! la page apparait recadré, amélioré et adapté au format A4 sur l’écran.

Application Scannable

Si vous avez dix pages, il suffit de le faire successivement pour chaque page, et vous avez un magnifique PDF prêt à être envoyé sur Dropbox, Evernote, ICloud ou autres applications de partage. Bon pour que ça fonctionne bien, il faut veiller à avoir une bonne lumière. Et j’ai remarqué que si je levais la page en face de celle à scanner l’application détecte mieux les contours. Il ne faut pas forcément non plus rester trop statique, contrairement à ce que l’on pourrait croire naturellement…

Deuxième étape, basculer sur une application spécialisée de partitions :

Et après, connaissez vous les applications dédiées à la lecture de partition ? C’est génial. Il en existe maintenant une multitude. Mais celle que j’utilise personnellement est ForScore.

Application ForScore

Elle est très fluide. Une petite tape à droite de l’écran et hop ! la page est tournée. Bien plus facile que le papier qu’on n’arrive pas toujours à attraper rapidement. Il faudra en revanche tourner à chaque fin de page.

J’ai aussi eu l’occasion d’essayer Newzik, qui a l’énorme avantage de son coté de supporter les fichier de logiciel d’édition musicale comme Finale (.mus), si vous éditez vos partitions vous-même.

On peut aussi rajouter des éléments à la partition :

  • y écrire des doigtés ou annoter
  • gommer des indications.
  • recadrer
  • ajouter une altération qu’on a tendance à oublier systématiquement.

Mais il faudra pour cela vous équiper d’un stylet.

Et vous avez aussi la possibilité de tourner la page avec des petits appareils connectés en Bluetooth :

  • une pédale pour les pieds
  • une sorte de bouton que vous pouvez positionner où vous le souhaitez (pour le moment uniquement disponible pour Newzik à ma connaissance).

Un autre avantage de la partition sur tablette :

Vous pourrez aussi zoomer sur un passage précis pour vous concentrer sur un passage bien précis qui vous donne du fil à retordre. Cela permet de rester bien concentré sur l’endroit sans être tenté de continuer plus loin.

Le plaisir de vivre avec vos morceaux :

Bref, après avoir fait tout ça d’un coup ou petit à petit, imaginez un peu… tous vos morceaux à portée de main dans une tablette que vous pouvez glisser dans votre sac à main (pardon messieurs) ou de voyage. Mais surtout, et c’est là le plus gros intérêt, vous pourrez jouer régulièrement tous vos morceaux. Et là je parle bien de jouer pour le plaisir et non forcément de les travailler. Juste vous faire un petit moment de pur bonheur musical. Profiter de la satisfaction de savoir jouer du piano.

Alors oui, au début, vous aurez l’impression de devoir les retravailler, et c’est possible que vous en ayez vraiment besoin, mais faites-moi confiance, si déjà vous essayez régulièrement de les rejouer, ils vont sortir de l’oubli plus vite que vous ne pensez. Vous pourrez aussi facilement les lire dans votre lit (déconseillé pour le sommeil…) ou dans les transports en commun, pour faire du travail mental.

 

Le plaisir aussi du répertoire de déchiffrage :

En revoyant vos anciens morceaux dans vos partitions, vous risquez fort d’avoir envie en cours de route de faire un petit détour du coté des autres morceaux de la partition. Et c’est parfait ! faites faites ! Quoi de mieux que le déchiffrage pour progresser et prendre du plaisir à découvrir d’autres univers. Vous allez améliorer votre culture musicale et à long terme améliorer votre lecture, votre interprétation, votre connaissance des différents styles.

Et il se peut que vous tombiez amoureux de certains petits bijoux. Alors pourquoi pas vous constituer un petit répertoire de morceaux faciles pour vous mais bien agréables à jouer ! C’est ce que j’appelle un répertoire de déchiffrage. Les conditions de sélection seront :

  • ils VOUS plaisent à vous.
  • sont plus faciles que votre niveau technique actuel. Si vous avez la possibilité de vous classer dans une grille de niveaux, les morceaux doivent être deux ou trois niveaux en dessous.
  • Vous pouvez les lire et les jouer directement sans vraiment les travailler.

L’avantage de ce type de démarche, c’est que vous pourrez les améliorer rien qu’en les déchiffrant régulièrement. Nous ne sommes pas ici dans un travail de précision, mais dans une démarche de culture pianistique globale qui est certainement très profitable à long terme. Je déplore personnellement beaucoup la pauvreté du répertoire de certains apprentis musiciens qui jouent au grand maximum 4 ou 5 morceaux par an (voir moins). Ceci est bien sûr du souvent au manque de temps en cours et en dehors. Ayant déjà bien du mal à trouver des moments pour pratiquer, on se limite au travail visant la progression technique, en laissant de coté l’exploration du merveilleux et gigantesque répertoire du piano.

Je pense qu’avec cette possibilité d’avoir à disposition facilement une multitude de morceaux, vous ferez imperceptiblement plus de piano qu’auparavant. Déjà parce que vous ne ferez plus que “travailler”, mais “jouer” aussi du piano pour votre plaisir et éventuellement même celui de votre entourage. Bien sûr, il ne faudra pas que ça remplace votre travail journalier, mais le weekend ou les vacances sera pour vous une occasion de renouer avec la joie de jouer sans “prise de tête”.

N’oubliez pas bien sûr qu’il est indispensable d’acheter de temps en temps de nouvelles partitions comme vous achèteriez un bon bouquin pour les vacances, afin de renouveler vos sources. Et pour savoir quoi acheter, vous pouvez vous aider des pages de morceaux par niveau que j’ai créé sur ce site.

Je vous demande de partager cet article s’il vous a plu sur les réseaux sociaux ou par mail à vos amis.

NoteWorks, une application pour les petits et grands geeks musiciens

De nombreux enfants et adultes butent sur la lecture de note de partition, et prennent ça comme un pince-homme. Les parents ont bien du mal à motiver leurs enfants et à les aider, ne sachant pas eux-même lire les notes. Ceci est bien compréhensible, car la lecture solfégique est un processus qui demande une gymnastique au cerveau particulièrement contre-nature et couteuse en énergie. Alors on trouve toujours une bonne raison de repousser à plus tard son entrainement.

Je suis une grande fan d’application téléphone. Je trouve que pouvoir réviser quelque chose de n’importe où n’importe quand, dans un temps “perdu”, est vraiment intéressant alors que nous manquons tous tant de temps. J’ai déjà parlé de l’application NoteRush sur ce site, et vous avez été nombreux à apprécier. Et bien en voici une autre bien rigolote.

Avec cette application il n’y aura plus d’excuses, à part celle de ne pas avoir de SmartPhone ou de tablette. En effet, on la trouve à la fois sur l’Apple Store, et sur Android (par Google Play ou Amazon).

Application lecture de note

Icône sur tablette

Il s’agit de NoteWorks. Une application conçue comme un petit jeu vidéo, très conviviale et comportant de nombreux réglages qui permettent de l’adapter à tous les niveaux entre 0 et 7 ans de piano.

Une interface joyeuse et attractive :

En effet, une petite musique de fond guillerette vous accueille dès l’ouverture et vous met déjà dans une ambiance ludique. Elle est très colorée et un petit personnage croque les notes si vous avez donné la bonne réponse, ou qui les laissent aller “se brûler les ailes du coté gauche” si vous avez fait une erreur. Les enfants adorent, de 7 à 77 ans ! Un système de point et de niveaux permet d’évaluer son avancée, et de motiver les personnes attirés par une idée de performance.

Un intérêt bonus pour les plus avancés :

On entends également le son de la note sur piano à sa bonne octave (hauteur) juste après avoir répondu, ce qui présente l’intérêt pour les élèves plus confirmés de travailler leur oreille et notamment de vérifier la justesse de leur écoute interne.

Pour les débutants, cela peut certainement aussi les habituer aussi à ne pas concevoir une note sans notion de hauteur de son, ce qui est souvent le cas dans un apprentissage classique de la lecture de note.

De nombreux réglages :

21 Niveaux :

Les niveaux de 1 à 6 sont sans altérations. La progression se fait en écartant progressivement la zone travaillée, en commençant par un empans (une zone) de 5 notes. On a le choix d’apprendre les clés de sol et de fa de manière séparée, ou ensemble en partant du do centrale entre les deux portées et en écartant petit à petit. L’application peut donc suivre parfaitement une progression classique employée par la plupart des professeurs. A partir du niveau 7, se rajoute des altérations (les dièses et les bémols pour les touches noires), et toutes les tonalités majeures et leur relatifs sont passés en revue. Mais les altérations sont notés uniquement à l’armure (à la clé), donc on se retrouve bien en situation réelle de jeu comme face à une partition. Et ça, c’est d’un grand intérêt !

 

Une application modulable

Les préférences

 

Préférences (réglage généraux) :

  • Quatre clés proposées : Les clés de sol, fa, les deux assemblées dans la “grande portée” du pianiste (mais attention, uniquement sur tablette pour des questions évidentes de place sur l’écran) et les clés d’ut 4 et ut 3 (des clés utiles pour d’autres instruments que le piano ou pour les niveaux avancés chez les pianistes, notamment pour la transpositions rapide d’un morceau).
  • Trois façons de répondre : avec un clavier, ou les notes écrites en toute lettre selon le système français do ré mi etc ou international C D E etc. On a la possibilité de répondre par des notes altérées.
  • Elle peut aussi s’adapter à quelqu’un qui connait déjà ses notes et qui veut juste accélérer sa vitesse de lecture.
  • Bien que le concepteur soit anglophone d’après ce que j’ai compris, il est possible de régler la langue en français ou 11 autres langues. Délicate attention tout de même.
Interface sur Smart Phone

L’interface sur Smart Phone

Réglages des jeux :

Chaque partie peut avoir accès à différents réglages plus poussée comme :

  • La vitesse de présentation des notes. Quatre vitesses possibles
  • Avec aide ou sans aide. Si l’on met trop de temps à répondre, la réponse est indiquée en vert. Cela permet de rester dans une dynamique de lecture, sans se focaliser sur une note qui bloque.

 

Visuel de NoteWorks sur tablette

Interface sur tablette

 

Intérêt pour les parents et professeurs :

Cette application permet également d’ouvrir plusieurs sessions pour plusieurs joueurs. C’est d’un grand intérêt pour les enseignants qui peuvent donc garder la progression pour chaque élève d’un cours à l’autre sans être obligé de perdre du temps à modifier les réglages. Un grand avantage également pour les parents de plusieurs apprentis musicien.

 

En ouvrant NoteWorks

Jeu en fonction de la progression ou réglage ponctuel.

Et sinon, on peut créer également un “jeu sur mesure” à n’importe quel moment sur la session en cours pour un musicien qui passe par là de manière ponctuelle ou si l’on veut soit-même essayer un autre niveau que celui en cours.

 

Un regret :

Un seul regret pour moi, est qu’il manque la lecture des notes à plusieurs lignes supplémentaires sur la grande portée. En effet, sur ce mode de jeu, les notes ne vont pas plus loin que le si en dessous de la clé de fa et le si au dessus de la clé de sol. Mais ce défaut est largement compensé par le fait que le mode de jeu pour les clés seules vont jusqu’à 3 lignes supplémentaires au dessus et en dessous. Donc il est tout à fait possible de s’entrainer tout de même pour ces notes souvent négligées.

Une application ludique pour apprendre les notes de musique

Icône sur téléphone

Bref, je pense que vous avez compris maintenant les atouts de cette application que vous pourrez acquérir pour quelques euros. Je l’adore, comme tous les outils actuels qui peuvent nous faciliter l’apprentissage et nous rendre les choses ludiques.

Si cet article vous a intéressé, vous m’aiderez beaucoup en le partageant sur les réseaux sociaux. J’aimerai pouvoir atteindre le plus de monde possible pour informer, enseigner et partager sur la musique et le piano.

Comment jouer du piano sans s’arrêter

Je réponds aujourd’hui à la question : “merci de donner des astuces (conseils) pour jouer une partition sans s’arrêter!”.

Transcription texte de cette vidéo :

Bonjour !

C’est Marie-Cécile du blog  http://apprendre-a-jouer-du-piano.com/.

Aujourd’hui je vais répondre à une question qui m’a été posée dernièrement sur le blog.

« Est-ce que tu aurais des trucs ou des astuces pour jouer sans s’arrêter ? »

Alors cette question est un petit peu vague. Je ne connais pas le contexte donc je vais essayer d’y répondre en fonction de différents contextes un petit peu rapidement, et j’espère que dans le lot il y aura le contexte voulu.

Parce que je ne sais pas si c’est en déchiffrant ? Est-ce que c’est en jouant un morceau qu’on a déjà travaillé ? Est-ce que c’est en jouant en public par exemple ?

Je ne sais pas.

Donc je vais répondre un peu dans tous ces cas de figure.

  1. Au déchiffrage

Si on déchiffre et qu’on s’arrête tout le temps.

  • Il faut travailler en comptant les temps.

C’est un bon moyen d’être toujours dans un flot de rythmes pour avoir l’habitude d’avancer. Et le fait de compter ça oblige à avancer tout le temps.

C’est la pulsation qui va permettre de ne pas s’arrêter. D’accord ?

Donc de sentir une pulsation interne. Il faut compter, compter, compter.

Il faut que le fait de compter soit prioritaire par rapport au fait de jouer. C’est pas grave si au début il y a peu de notes au piano. L’important c’est de tenir tout le temps le fait de compter et d’avancer, avancer, avancer, avancer, avec l’œil sur la partition.

Bien sûr il faut savoir repérer ses temps.

  • Il faut lire un petit peu en avance.

Par exemple on joue un temps et on est déjà en train de lire le temps suivant. Ou, on joue une mesure et on est déjà en train de lire la mesure suivante. Pour les plus avancés.

  • Il faut viser le premier temps de chaque mesure.

Par exemple, « Je ne sais plus très bien… troisième temps… quatrième temps… qu’est-ce qui se passe ? ». Je me retrouve au premier temps d’après.

Ça permet d’avancer.

Toujours le même principe en fait. Il ne faut pas tout jouer quand on déchiffre. Il faut avancer et être là, toujours au premier temps suivant, ou au premier temps de la mesure suivante.

Mais toujours priorité au rythme. C’est ce qui permet de toujours avancer.

  • Il faut travailler la lecture de notes.

Après il y a un travail de fond quand même qui est la lecture de notes. Parce que moi je vois beaucoup d’élèves qui s’arrêtent pendant qu’ils sont en train de jouer pour une malheureuse note qu’ils ne savent toujours pas, et que ça fait des années qu’ils ne la savent toujours pas.

Par exemple, en général, sur les lignes supplémentaires. Vous voyez une ligne, deux lignes supplémentaires au-dessus ou en-dessous ? En général on ne sait pas. Alors bon. On s’arrête à ce moment-là.

Donc ça c’est un travail de fond, de lecture des notes.

Ça c’était dans le cas où on déchiffre.

  1. Sur le morceau travaillé

Maintenant, si on joue un morceau qu’on a déjà travaillé quelques fois, et qu’on continue encore à s’arrêter, certainement c’est qu’on n’a pas assez travaillé. Ça c’est la réponse un peu basique que réponde beaucoup de professeurs.

  • Avec partition

Si ce n’est pas le cas et qu’on a déjà pas mal travaillé et que c’est toujours par exemple au même endroit.

  • Isoler le passage en question

Si c’est toujours au même endroit, il va falloir s’arrêter à cet endroit-là et travailler juste cet endroit-là. Les deux ou trois notes. En général il n’y a pas beaucoup de notes qui posent problème.

Mais juste cet endroit-là, les deux ou trois notes qui posent problème sur cette mesure.

Si on ne s’arrête pas toujours au même endroit, mais régulièrement dans la partition.

Alors ça c’est très courant, et souvent chez les gens qui tronçonnent et qui travaillent des morceaux, donc ça c’est très bien de travailler des morceaux du morceau. Mais il faut aussi enchainer ces fameux morceaux travaillés.

  • Travailler en tuilage

Il y a une astuce qui est vraiment très très utile. C’est quand vous travaillez, vous travaillez toujours en rajoutant la note qui suit le passage travaillé.

Donc si vous travaillez par exemple deux mesures, vous jouez ces deux mesures plus la première note de la troisième mesure. Comme ça, après, quand vous travaillerez la troisième mesure avec la quatrième vous aurez déjà fait le lien.

Sinon il faut travailler tous les bouts et après il faut travailler toutes les transitions. Donc ça vous fait perdre beaucoup de temps.

Ça c’est une chose que je vous conseille dans beaucoup de cas et très souvent sur le blog.

  • Sans partition

Après, si vous connaissez déjà beaucoup votre morceau et que vous souhaitez le jouer sans partition.

Alors là en général ça veut dire que vous avez un trou de mémoire.

Pour les problèmes de trous de mémoire il y a beaucoup de choses à dire. Mais si j’avais que quelques petites choses à dire :

  • Il faut travailler la main gauche toute seule par exemple, par cœur.
  • Il faut aussi travailler les mains ensembles très, très, très lentement, par cœur.

C’est-à-dire sans élan. Note à note. Parce que si vous êtes capable, sans élan, de jouer votre morceau par cœur, ça veut dire que vraiment vous le savez. Il n’y a vraiment pas de risque.

Voilà ça c’est des petites astuces pour quand on jour sans partition.

  • Travail mental

Après il y a aussi le travail mental, qui est très important.

C’est-à-dire pas toujours travailler au piano.

  • Imaginez avec la partition

Travaillez aussi en dehors du piano, avec votre partition que vous regardez, et que vous essayez de jouer mentalement. C’est-à-dire que vous imaginez que vous êtes en train de jouer, tout en regardant la partition.

Ça peut être assez flou, c’est pas grave.

  • Vous pouvez entendre juste le son.
  • Vous pouvez avoir des sensations dans certains passages.
  • Vous pouvez avoir la partition qui défile.

Tout ça est utile. Vous pouvez avec un petit mix de tout ça, c’est pas grave. C’est quand même très très utile.

  • Imaginez sans la partition

Après quand vous connaissez bien le morceau, vous pouvez le faire carrément par cœur, sans la partition, en image mentale.

Vous imaginez que vous jouez.

Alors là ça veut dire vraiment que vous connaissez bien le morceau.

Mais même principe. C’est pas grave si c’est flou. Vous vous imaginez en train de le faire. Voilà.

C’est très très très utile.

Après qu’est-ce qui se passe ?

C’est que quand vous jouez de nouveau sur le piano, vous pouvez faire appel à cette image mentale un tout petit peu en avance. Donc vous êtes toujours en avance par rapport à ce que vous êtes en train de jouer. Ça vous permet d’être toujours dans un flux qui ne s’arrête pas.

Ça c’est vraiment la grande clé pour ne pas s’arrêter. C’est être toujours en avance par rapport aux doigts. En avance mentalement.

Comme ça, si vous avez un petit trou de mémoire ou quelque chose qui vous gêne, vous avez un petit peu de marge avant que vos doigts arrivent à ce moment-là.

Bon c’est un peu imagé la façon dont je vous le dis, mais c’est tout à fait ça.

  1. Travail de fond

Ensuite, je pourrais parler d’un travail de fond très très utile. Un travail rythmique.

Il faut absolument travailler le rythme.

Le rythme est le moteur de tout instrumentiste. Si vous êtes bon en rythme, vous aurez vraiment un atout énorme pour ne plus vous arrêter.

C’est vraiment le moteur de la musique.

Sans le rythme il n’y a pas de musique. Parce qu’il n’y a pas de temps. La musique est un art qui se déroule dans le temps. D’accord ?

Donc travaillez votre rythme avec partition et sans partition.

Juste corporellement. Les deux sont importants.

  1. En public

Maintenant, si vous êtes devant un public, là il y a un problème de trac.

Le trac je ne peux pas parler de ça en une vidéo, parce que la vidéo serait vraiment trop longue sinon.

Le trac c’est un problème :

  • De confiance en soi.
  • De confiance en son travail.

Est-ce qu’on a confiance dans le travail qu’on a fait.  Est-ce qu’on se sent solide ou pas.

Donc il y a un travail de fond vraiment à faire derrière. Souvent une grosse partie du trac peut être complètement améliorée rien que par un bon travail au préalable du morceau.

Mais après il y a un problème de confiance en soi. De respiration. Savoir gérer son corps.

Je n’avance pas plus sur ce sujet-là.

Après ce qu’il faut bien comprendre c’est que quand vous jouez en public, et que vous avez suffisamment travaillé, vous avez confiance en vous, il y a besoin de tout oublier et de se faire plaisir. D’entendre la musique à l’avance dans un plaisir énorme. De se dire « Han je vais entendre ça au bout de mes doigts et je vais pouvoir l’offrir au public, oh que ça va être chouette ! »

Comment voulez-vous après vous arrêter ?

C’est pas possible parce que le plaisir vous pousse.

Voilà ça c’est vraiment important.

En gros j’ai essayé de balayer toutes les situations qui ne me sont passées à l’esprit. Il y en a peut-être d’autres. Ce n’est pas exhaustif.

Si ça vous a plu et que ça vous a aidé, partagez la vidéo, cliquez sur le petit pouce « j’aime », ou alors « je n’aime pas » si ça ne vous a pas beaucoup aidé, pourquoi pas.

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Une application exceptionnelle pour améliorer le déchiffrage des partitions au piano

 

Avez-vous du mal à appliquer une partition au piano ? Vous êtes lents à trouver la touche qui correspond à la note écrite ? Je souhaite vous parler aujourd’hui d’une application pour smartphones que j’ai découvert dernièrement et qui est parfaite pour cela. Elle s’appelle Note Rush. Vous pouvez la trouver sur l’Apple Store si vous avez un IPhone ou un IPad, et sur Google Play si vous avez plutôt des appareils androïdes.

Note Rush

L’énorme avantage de cette application pour le piano :

De nombreuses applications existent pour améliorer le lien entre les notes de la partition et la touche devant être jouée. Elles fonctionnent par systèmes de cartes flash, c’est à dire qu’ellee vous montrent une note et vous devez la jouer sur un clavier. Cependant, elles proposent la plupart du temps de répondre en touchant un clavier qui se trouve directement sur votre écran. C’est très intéressant pour les premiers jours d’apprentissage de piano, mais cela devient vite limité, car le nombre de touches pouvant se tenir sur cette petite surface est trop restreint.

Sur tablette, il y aura parfois le total des touches (88 comme pour la plupart des pianos acoustiques), ce qui est déjà beaucoup mieux et vous permet d’avoir une vision globale du clavier. Ces applications peuvent servir dans un deuxième temps. Mais vous n’êtes toujours pas en situation réelle. Or l’emplacement réel dans l’espace des différentes touches par rapport à votre corps est une sensation indispensable pour être rapide. Les personnes qui déchiffrent bien au piano, sont des personnes qui ne nomment et ne regardent plus leur clavier, car ce sont des processus lents. Tout est devenu réflexe pour pouvoir se concentrer sur l’essentiel: la musique et le plaisir de jouer. Vous devez donc intégrer corporellement la position de chaque touche dans le grand espace qui se trouve entre vous et le piano.

Or l’application Note Rush est idéale pour cela, car elle vous propose d’écouter et de contrôler la justesse du son des notes de votre propre piano ! N’est-ce pas génial ?

 

Note Rush au piano

 

Une aide inestimable pour l’élève et les parents :

Il est souvent difficile pour un débutant de travailler chez lui le fait de trouver rapidement la bonne touches à partir d’une note écrite. Il ne peut pas se corriger lui-même et n’a souvent personne capable de l’aider dans sa pratique quotidienne. C’est donc quelque chose qu’il ne peut travailler qu’en cours avec son professeur, s’il a la chance d’en avoir un. Avec Note Rush, il aura un professeur virtuel pour le corriger. Car la note s’affichera tant qu’il n’aura pas joué la bonne. C’est donc d’une grande aide pour le professeur, qui pourra se concentrer plus longtemps sur d’autre choses pendant le cours qui passe souvent bien vite. Et pour le parent qui souhaite aider son enfant, il sera facile de contrôler qu’il joue la note correcte, sans qu’il ait la moindre notion de musique.

Comme je vous le disais dans mon article sur une bonne méthode pour la lecture de notes, il est important de travailler tout de suite avec la “grande portée” constituée par la portée de clé de sol et la portée de clé de fa. Vous avez aussi au piano 7 octaves pleines entre deux do avec quelques notes en plus dans les aigues et le graves. Quand vous lisez un fa, il ne suffit pas de jouer n’importe quel fa. Il faut aussi que vous sachiez trouver le fa de l’octave dont il s’agit.

 

Comment ça se passe concrètement :

C’est tout simple. Vous ouvrez l’application. Vous choisissez le niveau puis l’ambiance souhaitée. Vous êtes en suite immédiatement invité à vous mettre au piano pour une partie de jeu. Pour démarrer vous devez jouer le do qui se trouve normalement au milieu du piano. Il s’agit du do se trouvant au dessus des pédales et en dessous de l’indication de la marque si vous êtes sur piano acoustique ou du do numéro 4 si vous comptez à partir de la gauche sur un clavier de 88 touches. Si vous avez un clavier de 32, 49 ou 61 touches, reportez-vous à la notice de votre appareil.

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Une fois que vous avez appuyé sur ce do, la partie commence immédiatement. Un note vous est affichée n’importe où sur la grande portée et vous devez la jouer sur votre piano. Si vous jouez la bonne, l’application vous en proposera une autre. Dans le cas contraire, si vous jouez une mauvaise note, même si elle est de même nom mais pas au bon octave, elle restera à l’affichage. Si vraiment vous mettez trop de temps cependant, la note sera passé.

Au bout d’une à deux minutes environ, la partie s’arrête et vous recevez votre récompense sous forme d’étoiles, en fonction de la rapidité à laquelle vous avez répondu et le nombre de notes justes.

Rentrons maintenant plus en détail dans l’application.

 

Adaptable à tout niveau :

Cinq niveaux sont proposés, en partant des notes centrales de la grande portée jusqu’aux notes situées au dessus et en dessous de la clé de sol et fa. Voici les niveaux en détail :

– Niveau 1 : Uniquement les notes comprises entre le fa de la quatrième ligne en clé de fa, au sol de la deuxième ligne de clé de sol.

– Niveau 2 : Les notes comprises entre le do de la deuxième interligne (on appelle interligne l’espace entre les ligne de portée) en clé de fa et le do de la troisième interligne de clé de sol.

– Niveau 3 : Les notes comprises entre le fa sous la portée de clé de fa et le sol au dessus de la portée de clé de sol.

– Niveau 4 : Les notes comprises entre le do de la deuxième ligne supplémentaire (Lignes rajoutées en dessous au au dessus des portées pour pouvoir étendre les possibilités d’écriture dans ces zones, et visibles uniquement à l’emplacement des notes en question sous forme de petits traits horizontaux) sous la portée de clé de fa et le do de la deuxième ligne supplémentaire au dessus de la clé de sol.

– Niveau 5 : Même chose que le niveau 4, mais plus de note à chaque partie de jeu.

 

Un aspect ludique :

Le côté ludique n’est pas en reste, puisque l’application se présente sous la forme d’un petit jeu vidéo. Cela fera particulièrement plaisir aux plus “geek” d’entre vous.

 

Un affichage attractif :

Plusieurs thèmes d’affichages sont possibles à l’écran, rendant le visuel abstrait et en noir et blanc plus attractif. Vous pouvez régler cet affichage après avoir passer le stade du choix du niveau, en bas à gauche. Vous pourrez transformer la grande portée en :

une prairie verdoyante, et les notes seront des coccinelles

un terrain de foot, et les notes seront des ballons de foot

l’espace, et les notes seront des planètes

ou, si vous n’en êtes plus là pour accrocher votre volonté, une portée avec un aspect classique.

– de temps à autre un thème en fonction des fêtes de l’année comme Noël, St Valentin ou Pâques.

 

Thèmes Note Rush

Un système de récompense pour booster la motivation :

A la fin de chaque partie, vous recevez de une à trois étoiles pour votre performance, ainsi que l’indication de votre temps effectué. Ceci aidera particulièrement les enfants pour qui la compétition est souvent une source de motivation.

 

Récompenses Note Rush

Possibilité d’isoler une clé :

Si cependant vous souhaitez vous concentrer sur une seule clé, l’application Note Rush vous offre cette possibilité. Pour régler ceci, regardez en haut lors du choix du niveau de jeu, et cliquez sur la clé souhaitée. Sachez que l’application fonctionne également pour d’autres instruments, ce qui rentabilise l’investissement pour les familles multi-instrumentistes.

 

Un prix qui vaut largement le coût :

Vous pourrez vous procurer cette application pour quelques euros seulement. Mais je pense qu’elle vaut largement l’investissement, si on le compare aux difficultés que vous pouvez rencontrer tous les jours pour lire et appliquer vos partitions. Pensez le prix d’un livre de poche, ou d’un paquet de cigarette !

 

Deux remarques cependant :

– Par défaut, un bip de validation sera émis à chaque bonne note jouée. Mais je vous conseille de le désactiver en touchant la roue crantée en bas à droite affichée avant chaque partie, et après le choix du niveau. Mieux vaut entendre la note jouée que ce son perturbateur. Sauf peut-être pour les parents qui faisant autre chose en même temps (et je sais à quel point on est multifonction dans ce rôle…) voudrait contrôler si les notes joués par leur enfant sont justes.

Il arrive qu’une note pourtant juste ne sois pas reconnue (arrive plus souvent sur clavier numérique), insistez en jouant plus fort ou en montant le volume de votre piano numérique.

– Seul inconvénient de cette application : elle est en anglais et non traduite en français. Mais c’est pour cela que j’ai bien détaillé toutes ses possibilités, et je pense qu’avec la lecture de cet article, vous devriez naviguer sans soucis à l’intérieur…

Dites-moi dans les commentaires ci-dessous si vous souhaitez une vidéo démonstrative, et je vous la ferai avec plaisir. N’oubliez pas aussi de partager cet article avec vos amis pour faire connaitre cette application qui mérite d’être connue !

Recherches utilisées pour trouver cet article :application notes piano, idée récompenses piano

Une excellente méthode de déchiffrage pour le piano

 

Comme promis dans mon article sur comment améliorer votre déchiffrage au piano, voici une méthode très adaptée pour travailler le déchiffrage. Si vous n’avez pas lu cet article, je vous conseille de le faire avant de lire la suite en cliquant ici .

 

Improve your sight-reading de Paul Harris :

Editions Faber Music

Sight Reading vrac

 

Dans son introduction et tout au long des pages, l’auteur insiste sur l’importance de comprendre d’abord la pièce avant de la jouer. Il est en effet important de se rappeler régulièrement que la compréhension précède le jeu. Nous sommes parfois tellement emportés par notre enthousiasme que nous fonçons tête baissée, les mains sur le clavier pour jouer le morceau, pour nous rendre compte trop tard que nous ne sommes pas dans la bonne tonalité, ou le bon caractère rythmique. C’est frustrant de faire ce travail préparatoire, je sais !! Grrr ! on voudrait entendre le morceau tout de suite ! Mais c’est juste une satisfaction reportée de quelques petites secondes. En général 30 secondes suffisent. C’est supportable quand même Clignement d'œil

 

Une progression pas à pas :

La méthode est répartie en huit volumes (plus un préparatoire rouge) à un prix tout à fait raisonnable (de 6€ à 9€ selon) et couvre toutes les difficultés majeures du déchiffrage. Les premiers volumes sont abordables dès les premiers jours d’apprentissage du piano et sont de progression très douce. Si vous avez déjà un bagage pianistique (avec travail sur partition) et que vous ne savez pas par quel volume commencer, prenez le marron clair (3). Dans le cas où il serait trop difficile, vous vous rabattrez sur le vert (2) et garderez l’autre pour après. Ne négligez pas de reprendre les bases !

 

Improve your sight-reading!

 

Le volume 1 est uniquement en mains alternées, c’est pour dire comme il peut se commencer dès les débuts. Alors foncez sans complexes, car c’est comme beaucoup de choses, avec un travail progressif on arrive à tout. Il n’y a pas de fatalité à être un mauvais lecteur !

Voici les deux premières pages du volume 1

Sight-Reading-Déchiffrage volume 1 début

et les deux dernières

Siht Reading volume 1 fin

Des morceaux courts :

L’avantage est que chaque exercice ou petit morceau est très court. Entre une ligne pour les premiers volumes à trois pour les plus avancés. Cela permet de voir en un minimum de temps plusieurs types de caractère de morceau. Plus on avance dans les cahiers, plus les styles se diversifient et ce sont de véritables petites pièces intéressantes.

Ici une double page du volume 6 :

Sight reading volume 6

Toutes les tonalités et les rythmes un par un :

Chaque étape comporte quatre pages et font travailler une tonalité associée à une cellule rythmique spécifique. On y trouve toujours la même structure :

  1. Les exercices de rythmes : Il s’agit d’exercices de polyrythmie. Si vous avez lu mon article sur le déchiffrage au piano, vous savez à quel point ces exercices me tiennent à cœur.
  2. Les exercices mélodiques : ici se rajoutent des notes sur les mêmes rythmes que travaillés précédemment, mais avec des notes et des ponctuations. Mais il faudra d’abord les travailler en rythmique pure et préparer les positions de mains, doigtés et vérifier qu’on a vu tous les signes qui se rajoutent aux notes.
  3. Les pièces préparées : Des questions précèdent chacun de ces exercices pour montrer quelle est la démarche de préparation que l’on doit avoir en déchiffrage. C’est d’un anglais assez simple, mais pour vous aider à les comprendre, j’ai créé une page de termes anglais spécifiques à la musique et au piano dans le menu du blog.
  4. Les “solo”, de véritables micro-morceaux : On arrive dans cette section à l’aboutissement et la récompense des efforts précédents. Comme je le disais plus haut certains petits morceaux sont vraiment sympathiques et gratifiants. Il ne faudra cependant pas oublier le petit temps de préparation hein !

 

Deux volumes de déchiffrage en quatre-mains :

Pratiquer le déchiffrage dès le début avec d’autres musiciens est un des meilleurs moyens de progresser dans cette compétence et plus particulièrement dans la régularité de la pulsation et du jeu qui avance quoi qu’il arrive. Il existe dans cette série deux volumes adaptés aux débutants (en format paysage) pour s’exercer à cela en duo avec son professeur, un ami ou un proche de niveau moyen.

 

Sight Reading duets

 

Les règles d’or du déchiffrage au piano :

Afin que l’anglais ne soit pas un problème pour vous dans cette méthode, je vous traduis ci-dessous un texte important. A la fin de chaque cahier sont écrites des “règles d’or” qui me semblent particulièrement fondamentales en effet ! Les remarques entre parenthèses sont de moi pour vous aider à comprendre de quoi il s’agit. Cliquez (clic droit et enregistrez sous) ici pour imprimer ces règles d’or et pouvoir les consulter durant votre travail de déchiffrage.

 

Une check-list du lecteur :

Avant de commencer à jouer une pièce “à vue”, toujours examiner ce qui suit :

  1. Regardez les chiffres indicateurs de mesure et décider comment compter la pièce (à 2, 3 ou 4 temps, à la noire, ou à la blanche par exemple).
  2. Regardez la tonalité (l’armure et trouver la tonalité) et repérez les notes les plus hautes et les plus basses.
  3. Relevez les motifs particuliers (pattern n’a pas de traduction directe en français) spécialement ceux qui sont construits sur des gammes et des arpèges.
  4. Vérifiez les doigtés et les positions de chaque main.
  5. Remarquez chaque signe (tout ce qui est écrit en dehors les notes) qui pourraient vous aider à transmettre le caractère.
  6. Comptez au moins deux mesures avant de démarrer.

 

Pendant la lecture à vue d’un morceau :

  1. Gardez la sensation de la pulsation.
  2. Gardez toujours un tempo stable.
  3. Ignorez les erreurs.
  4. Regardez en avance-au minimum la prochaine note.
  5. Gardez vos mains en position sur le clavier.
  6. Jouez musicalement, essayez toujours de traduire le caractère de la musique.

Regardez chaque pièce pendant 30 secondes et essayez de sentir (d’entendre) qu’est-ce que vous comprenez de ce que vous voyez (exactement comme quand vous lisez ces mots).

Ne commencez pas tant que vous ne pensez pas pouvoir jouer la pièce avec précision.

 

Micro-Gammes :

Si vous ne connaissez pas encore bien les gammes (les tonalités), uniquement les cinq premières notes ou même les trois premières iront très bien. Ces deux motifs vous donneront une bonne sensation de la tonalité.

(dans l’exemple ci-dessous, nous sommes en do Majeur, donc nous partons du do, mais si vous êtes en fa partez du fa en respectant le si bémol écrit à l’armure etc…)

Micro gamme cinq doigts

Mini gamme trois doigts

Cliquez droit et enregistrez sous sur ce lien pour les imprimer et les consultez lors de votre travail au piano.

Si cet article vous a plu, partagez-le sur les réseaux sociaux ! Merci d’avance pour votre aide précieuse !

Joyeux déchiffrage !

“Good luck and happy sight-reading!” Paul Harris

Pour acheter le volume 1 sur Amazon cliquez ici.

Recherches utilisées pour trouver cet article :piano apprendre lecture a vue pdf

Comment améliorer votre déchiffrage au piano

 

Savoir bien déchiffrer est la capacité de jouer directement une partition que vous n’avez jamais travaillé auparavant. C’est finalement le rêve de beaucoup d’entre vous ! J’entends un morceau que j’adore à la radio ou à la télé, je me précipite pour me procurer la partition. Je la pose sur le piano et peux instantanément jouer moi aussi ce même morceau quand je veux, sans avoir besoin de le travailler. Quel rêve extraordinaire n’est-ce pas ? C’est ça être bon en déchiffrage.

 

Savoir déchiffrer une partition au piano

Image de ferryelegant / 123RF Banque d’images

 

C’est ce que savent particulièrement bien faire les accompagnateurs dans les conservatoires pour accompagner les petits instrumentistes mélodistes (violon, flûte, trompette etc… qui ne font qu’une mélodie sans son accompagnement), ou au sein des opéras pour soutenir les chanteurs ou les danseurs. Ils n’ont la plupart du temps pas eu la possibilité de se préparer, car la partition leur est donné quelques jours avant ou souvent le jour même. Ils sont capables de jouer directement quelque chose qui ressemble fort à l’original et qui permet à l’instrumentiste, au chanteur ou au danseur accompagné d’exercer son art confortablement.

 

Accompagnatrice

Image Riet Kulk/Flickr

Ne pas tout jouer :

Ce qu’il faut bien comprendre dans cet exercice du déchiffrage, c’est qu’on ne doit pas chercher à vouloir tout jouer. C’est là la plus grosse difficulté chez beaucoup d’entre nous, car c’est l’inverse que l’on apprend à faire la plupart du temps en cours de piano. Quand on travaille un morceau, il est évident que l’on va chercher à respecter le plus possible le texte écrit. Et pour cela, on va s’arrêter, reprendre plusieurs fois les passages difficiles, et parfois même en séparant les deux mains, pour s’approcher le plus possible de ce qui est écrit. Lors du déchiffrage, il va falloir jouer les deux mains ensembles, et ne pas s’arrêter quoi qu’il arrive. Mais bien sûr cela suppose choisir de ne pas jouer certaines notes de temps en temps pour arriver à la fin du morceau sans s’être arrêté. Il n’est pas possible de tout voir et de tout comprendre à la première lecture. Mais il est possible de faire entendre quelque chose qui s’approche tout à fait du résultat final.

 

Pourquoi est-ce important d’avancer coûte que coûte:

Parce que l’œil doit s’habituer à aller de l’avant et par là même être toujours en avance. La lecture doit toujours avoir un temps d’avance sur les doigts pour avoir le temps de mieux comprendre ce qui est écrit avant d’avoir à l’appliquer. Si nous lisons au fur et à mesure que nous jouons, au moindre problème, nous sommes obligés de nous arrêter.

 

Une clé indispensable : la pulsation.

Parce que sans pulsation, pas de rythme et que le rythme est le moteur de votre lecture. En effet, vous ne pouvez pas jouer correctement un rythme sans le placer par rapport à une pulsation de fond.

Si vous voulez être un bon lecteur au piano, il va falloir apprendre à compter les temps dans chaque mesure. En effet, le fait de compter oblige à prendre du recul par rapport aux notes et à structurer la vision de chaque rythme dans la mesure et par temps. Et quand je dis compter, il est bon de pourvoir même compter à haute voix. Pour que votre oreille entende le chiffre en même temps que le son de ce que vous jouez et qu’elle n’en soit pas troublée. Je ne dis pas qu’il faudra tout le temps le faire, mais en tout cas de vérifier régulièrement que l’on en est capable.

Certaines personnes préfèrent taper la pulsation avec le pied. Pourquoi pas, mais que faire quand vous aurez une pédale à mettre… C’est une possibilité au départ, mais il ne faudra pas tomber dans une dépendance, c’est à dire dans l’impossibilité d’être en rythme si l’on ne tape pas du pied. Au bout du compte vous devrez “sentir” la pulsation en vous sans avoir besoin qu’une partie de votre corps la marque d’une manière ou d’une autre.

 

Piano partition

Image Marc Bianès/Flickr

De bons exercices :

 

Jouer en pointillé:

Il est très efficace de s’exercer en décidant à l’avance de jouer certaines parties et d’en laisser passer d’autres sans jouer, mais en comptant dans sa tête ou à haute voix. Voici quelques exemple de choix possible :

  • jouer que les premiers temps de chaque mesure, et laisser passer les suivant, mais en laissant se dérouler le temps nécessaire à ce qui devrait être joué.
  • jouer une mesure sur deux ou deux mesures sur trois etc… mais le temps de chaque mesure est respecté.

Jouer dans votre tête :

Vous pouvez prendre une partition et essayer d’entendre le rythme du le morceau dans votre tête. Si vous arrivez à entendre aussi les notes c’est encore mieux, mais ce n’est pas indispensable. Ce qui est primordial en déchiffrage comme en musique de manière générale est le rythme. On peut reconnaître un morceau avec quelques mauvaises notes et le bon rythme, alors qu’il sera très difficile de le reconnaître avec les bonnes notes mais un mauvais rythme. C’est lui qui donne la personnalité et le caractère unique de la pièce. C’est encore lui qui sera le moteur pour l’avancement de votre œil. Plus vous êtes “dans” le rythme (ce qui veut dire aussi dans la pulsation), mieux vous lisez.

Faites des exercices de polyrythmie :

La polyrythmie est le fait d’avoir deux rythmes différents simultanément. Or c’est le cas la plupart du temps au piano, puisque nous avons deux mains qui ont souvent deux rôles différents. Soyez progressif dans les rythmes et leurs associations. On ne passe pas du rythme “deux croches noire” à la syncope d’un seul coup…

Pour ces exercices on se retrouve devant une partition qui ressemble fort à celles écrites pour la batterie. C’est à dire que nous n’avons plus qu’une ligne par main, car nul besoin de hauteur de note donc de cinq lignes comme sur une portée normale. On travaillera ces rythmes en même temps donc en tapant, sur les genoux ou sur une table, le rythme de la ligne du bas avec la main gauche et celui du haut avec la main droite.

 

Polyrythmie pour les pianistes

Lire toujours du nouveau :

Et pour finir, veillez à renouveler le plus souvent possible vos exercices et morceau déchiffrés. Car dès que vous jouez un peu de mémoire, la lecture ne s’exerce plus. Même s’il est tout à fait intéressant sur le plan pianistique d’avoir un répertoire de morceaux en “déchiffrage amélioré” (que vous pouvez jouer facilement pour votre plaisir avec partition mais que vous ne connaissez pas par cœur), cela n’exerce pas suffisamment l’adaptabilité et les réflexes que doivent acquérir un bon lecteur. Il va donc falloir trouver une méthode adaptée, télécharger à gogo, emprunter à des amis pianistes ou à votre médiathèque (si vous avez la chance d’en avoir une qui prête des partitions) ou acheter régulièrement. Il existe également certaines applications sur Ipad. Tapez “Sight Reading” dans la barre de recherche de l’Appel Store.

Comme méthode de déchiffrage, je conseille la série anglaise Improve your Sight Reading, aux éditions Faber Music. Ne vous inquiétez pas pour la langue, c’est écrit dans un anglais très simple et vous trouverez tous les termes spécifiques à la musique dans ma section sur l’anglais musical. Et de tout façon l’essentiel ce sont les exercices, les petits morceaux et leur progression. Les conseils vraiment importants sont traduits et expliqués dans mon article sur cette excellente méthode de déchiffrage pour le piano.

 

En espérant que vous avez trouvé des réponses à vos difficultés de déchiffrage, je vous invite à partager cet article sur les réseaux sociaux s’il vous a plu. J’ai besoin de vous pour faire connaître ce blog !

Bonne lecture !

Recherches utilisées pour trouver cet article :coment ameliorer la lecture des notes au piano, comment bien déchiffrer au piano, comment dechiffrer au piano ?, déchiffrage pour piano

Lire la musique en un clin d’oeil

 

Une méthode de lecture de note d’Alain Stoffen, particulièrement adaptée pour les pianistes, mais également pour les harpistes, les accordéonistes, les organistes, les clavecinistes et tout instrument utilisant la clé de sol et/ou de fa.

 

Lire la musique en un clin d'oeil

Alain Stoffen est professeur de piano et le créateur du très bon jeu Drôle de Notes dont je vous ai déjà parlé sur ce blog. C’est un passionné de pédagogie qui recherche inlassablement de nouvelles idées pour aider ses élèves à rentrer dans le monde merveilleux de la musique en prenant du plaisir. Il est également l’auteur du livre “Le solfège plaide non coupable”, malheureusement épuisé à l’heure actuelle. Mais il est toutefois possible de se le procurer d’occasion sur internet.

Voici maintenant en détail ce qu’offre “Lire la musique en un clin d’oeil” :

 

Tout d’abord un roman sur l’histoire de l’écriture musicale

Si vous n’avez jamais rien compris au solfège et que vous avez de mauvais souvenirs, cette méthode est faites pour vous. Dans le premier tiers du livre, il vous sera d’abord raconté de manière très agréable le pourquoi du solfège et comment il est apparu au fil du temps comme si vous lisiez un roman. Cette histoire va déjà vous éclairer sur certains aspect des notes et de la porté, ce qui vous permettra de savoir où vous entrez. Vous aurez “la clé” pour pouvoir explorer ce qu’on peut appeler “la maison des notes”.

 

La clé des partitions de piano

Photo de Fullempty / 123rf.com

Un test

Une très bonne idée est celle du test avant de commencer l’apprentissage proprement dit. Il ne faudra pas négliger cette étape qui est particulièrement importante pour la motivation. Pouvoir mesurer de manière concrète l’avancement permettra de vérifier régulièrement que l’effort plutôt “rébarbatif” de l’apprentissage des notes n’est pas en vain.

Ce test est à refaire régulièrement afin de mesurer les progrès et de pouvoir s’en réjouir !

 

Victoire

Photo de Michel JMartelly

Des exercices concrets pour poser les bases du déchiffrage pianistique

La suite du livre est consacré à des exercices systématiques pour chaque note utilisée au piano. Ils doivent être fait avec l’instrument. C’est le gros atout de cette méthode : le lien immédiat entre l’apprentissage d’une note et la touche en question. Je n’ai vu ceci pour l’instant nul part ailleurs.

 

D’abord les points de repère

Tout d’abord, sont présentés ce que l’ont appelle “les points de repères”, comme dans la célèbre méthode Dandelot. Tous les do et les sol en clé de sol, et tout les do et les fa en clé de fa. Et croyez-moi, si vous ne savez lire et positionner que celle-ci, c’est déjà énorme ! Vous aurez fait le plus dur. Vous pourrez trouver n’importe quelle autre note en moins de 10 secondes, car il n’y a que deux ou trois notes entre chaque point de repères.

Chaque point de repère est présenté d’abord sur la portée, entouré des autres qui l’entoure pour le placer dans son contexte. Puis il est positionné sur un schéma du clavier en entier, avec les 88 touches que comporte tout clavier de piano. L’idée de cette vision globale du clavier est excellente, car elle permet de le visualiser en plus petit et donc de mieux appréhender le placement de la note par rapport à l’ensemble.

 

Lire les points de repère

 

Puis il est demandé d’apprendre par cœur l’explication du positionnement des points de repères. Ne négligez pas cette étape de l’apprentissage des points de repères. Cela fait partie des détails qui font la différence de cette méthode. Qui peut expliquer avec des mots, peut visualiser. Or, si vous ne visualisez pas la position, vous ne pourrez pas reconnaître une note à cet emplacement. La lecture d’une note découle de la mémoire visuelle de son emplacement. Vous devez d’abord mémoriser l’image de la note à cette emplacement, pour pouvoir ensuite faire le lien entre cette image mémorisée et ce que vous avez sous les yeux.

Puis viennent des exercices d’écritures. Encore une très bonne idée d’Alain Stoffen. D’abord dessiner la note sur la portée, puis écrire son nom en dessous en toute lettre, et enfin la jouer. Le fait de répéter ces trois actions : dessiner, écrire et jouer, permet de rendre l’apprentissage actif, et d’ajouter des informations sensorielles à la mémorisation. Ceci me fait penser à l’apprentissage de la lecture selon la méthode Montessori où il est proposé à l’enfant de dessiner la lettre avec son doigt avant qu’il ne sache lire.

 

Combler les “trous” entre les points de repère, avec les notes voisines

Une fois que l’emplacement des points de repère sont intégrés, il va falloir vérifier et consolider au besoin la connaissance de l’ordre des notes et en particulier, la capacité à trouver rapidement les noms des notes se trouvant en dessous et au dessus du do, du sol et du fa. Il est proposé de mémoriser l’ordre des notes par 3 notes, en partant des points de repères, en montant et descendant. C’est là aussi très astucieux, car il est facile pour beaucoup de gens de dire l’ordre des notes mais à condition de partir du do et d’aller dans le sens ascendant. Mais en partant du fa et en descendant par exemple c’est beaucoup moins courant d’être à l’aise… Cette étape est très importante car elle conditionne toute la suite.

Puis, pour finir, vient l’apprentissage systématique de toutes les notes voisines. C’est la partie la plus longue et certainement la plus ardue au cours de laquelle il sera intéressant de refaire régulièrement le test pour garder la motivation. Arrivé à la fin de cette méthode, vous saurez lire et positionner toutes les notes des clés de sol et de fa jusqu’à trois lignes supplémentaires en haut de la clé de sol et en bas de la clé de fa. Entre les deux portés, la méthode va jusqu’à deux lignes supplémentaires.

 

Lire la musique page type

 

Points forts :

  • Ecriture des textes de manière attractive.
  • Association de la lecture, de l’écriture, et du son
  • Possibilité de refaire les exercices écrits à l’infini, grâce à la possibilité de son téléchargement en PDF.
  • Très adapté aux adultes qui ont souvent besoin de comprendre et d’avoir une vue d’ensemble avant de se lancer.

Points faibles :

  • beaucoup de texte et sera pour cette raison difficile d’accès à de jeunes enfants. Cependant si les parents se sentent impliqués dans l’apprentissage, il pourra utiliser les exercices pratiques, tout en étant guidé par l’adulte.
  • L’apprentissage des deux clés séparément.

Si vous souhaitez vous procurer cette méthode, cliquez ici